A retenir :
La convention collective des industries et services nautiques porte le numéro IDCC 3236 et concerne les entreprises du secteur nautique : construction, réparation, commerce, location, transport de passagers ;
La grille salariale en vigueur résulte de l'avenant du 16 avril 2025, applicable depuis le 1er avril 2025 pour les entreprises adhérentes et depuis le 1er juillet 2025 pour les autres ;
La classification des emplois comporte sept niveaux, de l'ouvrier (niveau I) au cadre (niveau VII) ;
La période d'essai varie de 2 à 4 mois selon la catégorie professionnelle ;
Un avenant salarial du 10 juillet 2026 prévoit une revalorisation de 2,11 % pour les entreprises adhérentes à la Fédération des Industries Nautiques, en attente d'extension.
Quelle est la grille de salaires 2025 de la convention collective des industries et services nautiques ?
Les salaires minima 2025 résultent de l'avenant du 16 avril 2025, étendu par arrêté du 19 juin 2025. Ils sont exprimés en salaire mensuel brut pour une base de 151,67 heures (35 heures par semaine). La grille de salaire permet de déterminer le minimum conventionnel applicable selon le niveau, l'échelon et le coefficient du salarié.
| Catégorie |
Niveau |
Échelon |
Coefficient |
Salaire minimum brut mensuel |
| Ouvriers / Employés |
I |
1 |
35 |
1 801,80 € |
| Ouvriers / Employés |
I |
2 |
38 |
1 842,24 € |
| Ouvriers / Employés |
II |
1 |
42 |
1 852,62 € |
| Ouvriers / Employés |
II |
2 |
47 |
1 863,96 € |
| Ouvriers / Employés |
II |
3 |
53 |
1 888,21 € |
| Ouvriers / Employés |
III |
1 |
59 |
1 912,44 € |
| Ouvriers / Employés |
III |
2 |
66 |
1 940,71 € |
| Ouvriers / Employés |
III |
3 |
75 |
1 955,52 € |
| Techniciens |
IV |
1 |
66 |
1 955,52 € |
| Techniciens |
IV |
2 |
75 |
1 972,75 € |
| TAM |
V |
1 |
89 |
1 993,31 € |
| TAM |
V |
2 |
115 |
2 090,19 € |
| TAM |
VI |
1 |
164 |
2 279,21 € |
| TAM |
VI |
2 |
220 |
2 477,87 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
1 |
— |
2 291,16 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
2 |
— |
2 500,60 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
3 |
— |
3 667,22 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
4 |
— |
5 103,16 € |
👉 À noter : pour les entreprises non adhérentes à la Fédération des Industries Nautiques (FIN), cette grille s'applique à compter du 1er juillet 2025, date de publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel. Un avenant du 10 juillet 2026 prévoit déjà une revalorisation moyenne de 2,11 % pour les entreprises adhérentes à la FIN, mais cet avenant reste en attente d'extension. Le calcul de salaire doit tenir compte du salaire minimum conventionnel correspondant à la classification du salarié, sans pouvoir être inférieur au montant du Smic applicable.
Quel est le champ d'application de la convention collective des industries et services nautiques ?
La convention collective des industries et services nautiques régit les relations de travail entre employeurs et salariés du secteur nautique en France. Elle a été signée le 13 octobre 2020 et étendue par arrêté du 10 novembre 2021, publié au Journal officiel le 4 décembre 2021. Elle remplace l'ancienne convention collective de la navigation de plaisance.
Ce texte couvre un périmètre large : construction et réparation de bateaux de plaisance, voilerie, fabrication d'articles nautiques, commerce de gros et de détail d'articles nautiques, location d'équipements, transport maritime et côtier de passagers, et enseignement de la conduite nautique. Les codes NAF référencés sont notamment 13-92Z, 30-12Z, 32-30Z, 33-15Z, 46-49Z, 46-75Z, 47-64Z, 50-10Z, 77-21Z et 85-53Z.
💡 Bon à savoir : cette convention collective a été étendue par arrêté ministériel, ce qui la rend obligatoire pour toutes les entreprises entrant dans son champ d'application, y compris celles qui ne sont pas adhérentes aux organisations patronales signataires.
Quels sont les niveaux de classification des emplois dans la convention collective des industries et services nautiques ?
La classification des emplois comporte sept niveaux, numérotés de I à VII. Les ouvriers et employés relèvent des niveaux I à III, les techniciens du niveau IV, les techniciens et agents de maîtrise (TAM) des niveaux V et VI, et les ingénieurs et cadres du niveau VII.
Chaque niveau comporte des échelons associés à un coefficient hiérarchique pour les ouvriers, employés, techniciens et TAM. Les ingénieurs et cadres du niveau VII sont classés par échelon, sans coefficient chiffré dans la grille salariale. La classification attribuée doit figurer sur le contrat de travail et sur chaque bulletin de paie.
Quelle est la durée du travail dans la convention collective des industries et services nautiques ?
La durée du travail est organisée sur la base de la durée légale de 35 heures par semaine dans la convention collective des industries et services nautiques.
Quelle est la durée légale hebdomadaire de travail ?
La durée légale hebdomadaire est de 35 heures, conformément au droit commun. Un repos compensateur de remplacement peut se substituer au paiement majoré des heures supplémentaires, selon les modalités prévues par la convention. Cette option permet à l'employeur d'organiser le temps de travail sans générer systématiquement une charge financière liée aux majorations.
Dans la pratique, cet aménagement concerne notamment les périodes de forte activité, fréquentes dans le secteur nautique :
en haute saison, un chantier naval peut demander des heures supplémentaires ponctuelles pour livrer les bateaux avant l'été ;
ces heures peuvent être compensées par du repos plutôt que par une majoration salariale ;
l'accord du salarié ou les modalités fixées par accord d'entreprise encadrent ce choix.
Le forfait jours s'applique aux salariés qui disposent d'une réelle autonomie dans l'organisation de leur emploi du temps, à partir du niveau IV, échelon 1 de la classification. Il ne se limite donc pas aux seuls cadres : les techniciens autonomes remplissant cette condition peuvent également en bénéficier. Le plafond est fixé à 218 jours travaillés par an.
Ce mode d'organisation concerne par exemple :
un technicien confirmé chargé de la coordination de plusieurs chantiers, dont l'emploi du temps ne peut être prédéterminé ;
un cadre commercial qui organise librement ses déplacements auprès des distributeurs d'articles nautiques ;
un responsable technique qui gère seul la planification de ses interventions sur les bateaux.
La convention prévoit qu'un avenant au contrat de travail formalise le passage au forfait jours, avec un suivi de la charge de travail par l'employeur.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective des industries et services nautiques ?
La période d'essai varie selon la catégorie professionnelle du salarié dans la convention collective des industries et services nautiques. Les règles générales relatives au renouvellement et à la rupture de cette période doivent également être respectées.
| Catégorie professionnelle |
Durée initiale |
Renouvellement |
| Ouvriers et employés |
2 mois |
1 mois |
| Techniciens et agents de maîtrise |
3 mois |
1 mois et demi |
| Ingénieurs et cadres |
4 mois |
2 mois |
Quels sont les droits aux congés payés dans la convention collective des industries et services nautiques ?
Les salariés bénéficient de 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois, soit 30 jours par an, dans la convention collective des industries et services nautiques. Des congés supplémentaires d'ancienneté s'y ajoutent : 1 jour après 20 ans, 2 jours après 25 ans et 4 jours après 30 ans d'ancienneté.
Le calcul des congés payés dépend notamment de la durée de travail effectif et de la période de référence.
👉 À noter : les salariés saisonniers bénéficient des droits à congés payés calculés au prorata de leur durée de travail effectif.
En cas d'arrêt maladie, un maintien de salaire est prévu sous conditions d'ancienneté, en complément des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS). L'employeur doit également respecter les formalités liées à la transmission de l'arrêt et à l'établissement du bulletin de salaire.
Quelles sont les garanties de mutuelle et de prévoyance dans la convention collective des industries et services nautiques ?
La convention prévoit une complémentaire santé collective, avec une participation employeur d'au moins 50 %. La mutuelle d'entreprise doit respecter les garanties minimales prévues par la réglementation et les éventuelles dispositions conventionnelles applicables.
Elle prévoit également un régime de prévoyance couvrant l'incapacité, l'invalidité et le décès.
Quels sont les autres thèmes couverts par la convention collective des industries et services nautiques ?
La convention collective des industries et services nautiques traite également d'autres sujets :
La durée du préavis de licenciement dépend notamment de l'ancienneté et de la catégorie professionnelle du salarié.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-18.
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