Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Depuis 2016, proposer une mutuelle d’entreprise à l’ensemble de ses salariés est une obligation légale pour les entreprises du privé.
L’employeur doit ainsi souscrire un contrat collectif auprès d’un organisme assureur et financer au minimum 50 % de la cotisation mutuelle.
La mutuelle d’entreprise obligatoire doit garantir un panier de soins minimal (comme l’intégralité du ticket modérateur ou certains remboursements minimums pour le dentaire et l’optique).
Certains collaborateurs peuvent bénéficier d’une dispense d’adhésion selon leur situation.
En France, l’Assurance maladie ne rembourse qu’une partie des frais de santé. Pour compléter cette couverture, les salariés ont le droit de bénéficier d’une complémentaire santé, aussi appelée mutuelle d’entreprise.
Depuis 2016, la loi ANI (l'Accord National Interprofessionnel) impose aux entreprises de mettre en place une mutuelle collective et de participer à son financement. Mais en pratique, instaurer un dispositif de mutuelle et de prévoyance répond à des règles précises.
En quoi consiste la mutuelle d’entreprise obligatoire ?
Avant de mettre en place une complémentaire santé collective, il est essentiel de comprendre ce qu'est réellement une mutuelle d'entreprise obligatoire. Ce dispositif, encadré par la loi, vise à garantir à tous les salariés une couverture santé minimale financée en partie par l'employeur.
Définition
Les employeurs ont l’obligation de proposer à leurs salariés une complémentaire santé, plus communément appelée mutuelle obligatoire d’entreprise, et ce, quelle que soit la taille de leur entreprise (TPE, PME, ETI, etc.) ou l’ancienneté du salarié. Cette obligation découle de la loi ANI entrée en vigueur au 1er janvier 2016.
Pour respecter les obligations légales, la mutuelle d’entreprise doit avoir un caractère collectif et obligatoire.
L’objectif est de garantir la protection de la santé des salariés de l'entreprise, grâce à un remboursement complémentaire des dépenses occasionnées par certains évènements de la vie (comme une maladie, une maternité ou un accident).
La participation de l'employeur à la mutuelle peut se faire en totalité ou en partie. Mais la loi impose qu’il assure le financement d’au moins 50 % du prix de la cotisation (le reste étant à la charge du salarié).
💡 Bon à savoir : le salarié n’a aucune démarche à faire pour bénéficier de la mutuelle de l’entreprise. C’est l’employeur qui doit négocier le contrat collectif puis transmettre un bulletin d’adhésion aux salariés. L’attestation d’affiliation à la mutuelle lui sera par la suite envoyée.
Le panier de soins minimal et le contrat responsable
La complémentaire santé (ou mutuelle) d’entreprise doit prendre en charge au minimum certaines garanties. On parle alors de panier de soins minimal.
Pour être conforme à la loi, celui-ci doit couvrir :
l'intégralité du ticket modérateur sur les consultations, actes et prestations remboursables par l'Assurance maladie ;
la totalité du forfait journalier hospitalier (en cas d’hospitalisation) ;
les frais optiques, sur la base d’un forfait allant de 100 à 200 € sur 2 ans ;
les frais dentaires, à hauteur d'au moins 125 % des tarifs conventionnels servant de base au calcul des prestations d'Assurance maladie.
Tant qu’il prend en charge au minimum 50 % du financement de la cotisation mutuelle, l’employeur est libre de choisir l’organisme assureur et l’offre de services de son choix. Ainsi, selon les contrats, il est possible que certaines mutuelles collectives prennent en charge les membres de la famille d’un collaborateur (on parle alors d’ayant droit).
💡 Bon à savoir : contrairement à une mutuelle individuelle, un contrat collectif offre généralement des garanties plus adaptées au secteur ou aux activités de l’entreprise. Dans tous les cas, la mention de la cotisation mutuelle sur la fiche de paie est requise.
Pour que l'entreprise bénéficie d'avantages fiscaux et sociaux, le contrat souscrit doit être un contrat responsable. Ce type de dispositif encourage les salariés assurés à adopter des comportements vertueux pour leur santé, comme le respect du parcours de soins coordonnés, et impose des plafonds de remboursement sur certains dépassements d'honoraires.
L’affiliation à la mutuelle d’entreprise est-elle obligatoire pour les salariés ?
le salarié qui bénéficie de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) ;
le salarié couvert par une assurance individuelle de frais de santé au moment de la mise en place des garanties ou de l'embauche si elle est postérieure ;
le salarié qui bénéficie d’une couverture collective en tant qu'ayant droit (enfant, conjoint, pacsé) ;
les salariés à temps partiel (inférieur ou égal à 15 heures par semaine) ou certains apprentis ;
les CDD de moins de 3 mois.
Comment l'employeur doit-il mettre en place la mutuelle et quelles sont ses obligations ?
La mise en place d'une mutuelle d'entreprise ne consiste pas uniquement à choisir un organisme assureur. L'employeur doit également respecter un certain nombre d'obligations légales concernant les modalités de mise en œuvre, l'information des salariés et le financement du contrat.
Mise en place
La mutuelle d’entreprise doit être mise en place, soit :
à la suite de la ratification, à la majorité des intéressés, d'un projet d'accord proposé par le chef d'entreprise ;
par une décision unilatérale de l’employeur, cette décision doit être constatée par écrit et remise par l’employeur à chaque intéressé.
💡 Bon à savoir : lorsqu'un salarié quitte l'entreprise (licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD), il peut continuer à bénéficier gratuitement de la mutuelle d'entreprise : c'est la portabilité.
Pour y avoir droit, la rupture du contrat ne doit pas faire suite à une faute lourde, et le salarié doit être pris en charge par l'assurance chômage (France Travail). La durée de ce maintien de droits est égale à la durée du dernier contrat de travail, dans la limite stricte de 12 mois maximum.
⚠️ Attention : un employeur qui ne propose pas de mutuelle collective obligatoire s'expose à :
le rappel de cotisations URSSAF (perte du caractère obligatoire = redressement de la part patronale exonérée) ;
le paiement des dépenses de santé non couvertes du salarié (Cass. soc., 17 octobre 2024, n° 23-13.099) ;
une éventuelle action prud'homale du salarié pour préjudice.
Selon la DREES (rapport 2025), 96 % des salariés du secteur privé bénéficient d'une complémentaire santé d'entreprise, qui représente un marché de plus de 15 milliards d'euros de cotisations annuelles.
Les avantages fiscaux et sociaux pour l'employeur
Si la mise en place d'une mutuelle représente un coût, le législateur a prévu des incitations fortes pour les entreprises. Lorsque le contrat est collectif, obligatoire et responsable, la part patronale de la cotisation bénéficie :
d’une exonération de cotisations sociales : la participation de l'employeur est exclue de l'assiette des cotisations de la Sécurité sociale (dans certaines limites fixées par l'URSSAF) ;
d’une déductibilité fiscale : la part financée par l'entreprise est déductible du bénéfice imposable, ce qui permet de réduire l'impôt sur les sociétés (IS).
Les différences entre cadres et non-cadres
L'employeur a la possibilité de proposer des niveaux de garanties différents selon les catégories objectives de personnel (généralement le collège des cadres et celui des non-cadres).
Il est crucial de ne pas confondre mutuelle (frais de santé) et prévoyance (risques lourds : décès, invalidité, incapacité). Si la mutuelle est obligatoire pour tous, l'employeur a une obligation supplémentaire stricte envers les cadres : financer une prévoyance à hauteur de 1,50 % de la tranche 1 (anciennement tranche A, soit la rémunération jusqu'au plafond de la Sécurité sociale, 48 060 € en 2026), affectée en priorité à la couverture du risque décès (ANI du 17 novembre 2017, article 1).
Il existe de nombreux organismes proposant des contrats collectifs à destination des TPE, des PME, des ETI ou des grands groupes (exemple : Harmonie Mutuelle, AESIO, Malakoff Humanis, AG2R, etc.).
Pour choisir une solution adaptée (voire sur mesure), il est conseillé de consulter plusieurs avis, réaliser des devis ou encore d'utiliser un comparateur d'offres afin d'évaluer les garanties, les avantages et inconvénients, le coût, les services proposés et la qualité de l'accompagnement.
La mention de la complémentaire santé sur la fiche de paie est obligatoire. Elle doit à la fois figurer sur deux lignes distinctes de la rubrique santé avec la prise en charge employeur (c’est-à-dire la part patronale) et la contribution salariale (part retenue sur salaire du collaborateur).
Le maintien de la complémentaire santé dépend de la situation du salarié. Si le collaborateur est indemnisé par l’employeur ou la Sécurité sociale (dans le cas d’un arrêt maladie par exemple), la couverture est obligatoirement maintenue. En revanche, si le salarié ne perçoit pas d’indemnisation (congé sans solde, congé sabbatique), l’employeur n'est pas tenu par l'obligation de préserver la couverture.
Dans les cas de rupture du contrat de travail (licenciement, démission, etc.), pour un autre motif qu'une faute lourde, la couverture de la complémentaire santé se prolonge pour une durée égale équivalente à la période d'indemnisation chômage (sans toutefois excéder 1 an).
Le contrat responsable (art. L871-1 du Code de la Sécurité sociale) impose à la mutuelle d'entreprise un cahier des charges précis pour ouvrir droit aux avantages fiscaux et sociaux côté employeur.
Il doit obligatoirement prendre en charge :
le ticket modérateur et le forfait journalier hospitalier ;
le 100 % santé sur le dentaire, l'optique et l'auditif (reste à charge zéro).
Il ne peut pas couvrir :
les dépassements d'honoraires des médecins non-adhérents à l'OPTAM au-delà de 100 % du tarif Sécu ;
la majoration du ticket modérateur en cas de hors parcours de soins coordonnés ;
les franchises médicales et la participation forfaitaire de 1 €.
💡 Bon à savoir : seul un contrat responsable permet à l'employeur de bénéficier de l'exonération URSSAF sur la part patronale (plafond 2026 : 6 % du PASS, soit 2 883,60 €).
Tout dépend du contrat, de l’assureur choisi ainsi que de l’effectif de la société. Les tarifs varient généralement en fonction des formules proposées aux entreprises et le niveau de garanties supplémentaire (prise en charge au-delà du panier de soins minimal), ainsi que la couverture éventuelle des ayants droit.
Selon France Assureurs (rapport annuel 2025), le coût moyen d'une mutuelle d'entreprise se situe entre 30 € et 80 € par salarié et par mois, selon les garanties choisies et l'effectif de l'entreprise.