A retenir :
La convention collective industries et services nautiques (IDCC 3236) compte 18 lignes de classification ;
Le niveau III regroupe les coefficients 59, 66 et 75 ;
Le niveau VII, réservé aux ingénieurs et cadres, ne comporte aucun coefficient ;
Les salaires minima appliqués depuis le 1ᵉʳ juillet 2025 proviennent de l'avenant du 16 avril 2025, étendu par arrêté du 19 juin 2025 ;
Le coefficient détermine à la fois le salaire minimum conventionnel et le taux de la prime d'ancienneté.
Quelle est la grille des coefficients et salaires minima dans la convention collective industries et services nautiques ?
La convention collective industries et services nautiques fixe 18 niveaux de rémunération minimale, du coefficient 35 pour les postes d'entrée jusqu'au 4ᵉ échelon cadre. Elle distingue quatre grandes catégories professionnelles : ouvriers et employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres.
| Catégorie |
Niveau |
Échelon |
Coefficient |
Salaire minimum mensuel |
| Ouvriers / employés |
I |
1 |
35 |
1 801,80 € |
| Ouvriers / employés |
I |
2 |
38 |
1 842,24 € |
| Ouvriers / employés |
II |
1 |
42 |
1 852,62 € |
| Ouvriers / employés |
II |
2 |
47 |
1 863,96 € |
| Ouvriers / employés |
II |
3 |
53 |
1 888,21 € |
| Ouvriers / employés |
III |
1 |
59 |
1 912,44 € |
| Ouvriers / employés |
III |
2 |
66 |
1 940,71 € |
| Ouvriers / employés |
III |
3 |
75 |
1 955,52 € |
| Techniciens |
IV |
1 |
66 |
1 955,52 € |
| Techniciens |
IV |
2 |
75 |
1 972,75 € |
| TAM |
V |
1 |
89 |
1 993,31 € |
| TAM |
V |
2 |
115 |
2 090,19 € |
| TAM |
VI |
1 |
164 |
2 279,21 € |
| TAM |
VI |
2 |
220 |
2 477,87 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
1 |
— |
2 291,16 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
2 |
— |
2 500,60 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
3 |
— |
3 667,22 € |
| Ingénieurs et cadres |
VII |
4 |
— |
5 103,16 € |
💡 Bon à savoir : les ingénieurs et cadres du niveau VII ne reçoivent aucun coefficient chiffré ; leur positionnement repose sur quatre échelons définis selon l'autonomie et les responsabilités confiées.
La convention collective industries et services nautiques couvre notamment la construction de bateaux de plaisance, la maintenance navale, le commerce d'articles nautiques et l'enseignement de la conduite nautique. Le nombre exact d'entreprises adhérentes n'est pas précisé par le texte conventionnel.
Dans ce secteur, le coefficient hiérarchique positionne chaque salarié dans la grille de classification et conditionne son salaire minimum, ses conditions de préavis et le calcul de certaines indemnités.
La classification de la convention collective industries et services nautiques repose sur sept niveaux, du niveau I pour les postes d'entrée au niveau VII pour les cadres. Chaque niveau se décline en échelons, eux-mêmes associés à un coefficient précis.
Cette grille de classification permet de situer les emplois selon les compétences et les responsabilités attendues.
Quel est le classement des ouvriers, employés et techniciens ?
Les ouvriers et employés se répartissent sur les niveaux I à III, avec des coefficients allant de 35 à 75. Un salarié débutant en voilerie ou en fabrication d'articles nautiques démarre généralement au niveau I, coefficient 35. Avec l'expérience et la maîtrise de tâches plus complexes, il progresse vers le niveau III.
Les techniciens occupent le niveau IV, aux coefficients 66 et 75. Un technicien de maintenance navale capable d'intervenir seul sur des pannes moteur complexes relève typiquement de ce niveau.
Cette organisation en quatre niveaux permet de valoriser :
l'ancienneté dans le poste ;
la polyvalence sur plusieurs tâches ;
la montée en compétences techniques ;
la prise d'initiative sur des opérations courantes.
Quel est le classement des agents de maîtrise et cadres ?
Les agents de maîtrise (TAM) se situent aux niveaux V et VI, avec des coefficients compris entre 89 et 220. Un chef d'atelier supervisant plusieurs techniciens en réparation navale correspond souvent au niveau VI, coefficient 164 ou 220.
Les ingénieurs et cadres occupent le niveau VII, réparti en quatre échelons sans coefficient chiffré. Un directeur technique responsable de plusieurs sites de maintenance nautique relève du dernier échelon, avec un salaire minimum de 5 103,16 €.
Le passage vers ces niveaux supérieurs repose sur :
la capacité à encadrer une équipe ;
l'autonomie dans la prise de décision ;
la responsabilité budgétaire ou technique ;
l'expertise reconnue dans un domaine spécifique.
Quels critères déterminent le coefficient d'un salarié ?
Quatre critères classants déterminent le coefficient d'un salarié dans la convention collective industries et services nautiques : la nature des activités confiées, les compétences requises, le degré d'autonomie et le niveau de responsabilité.
nature des activités : type de tâches confiées au salarié ;
compétences requises : formation, qualifications, certificats de qualification professionnelle (CQP) ;
degré d'autonomie : niveau de supervision nécessaire pour réaliser la mission ;
responsabilité : impact des décisions prises sur l'activité de l'entreprise.
La détermination du coefficient doit donc s'appuyer sur les fonctions réellement exercées et non uniquement sur l'intitulé du poste.
Quel est l'impact du coefficient sur la rémunération ?
Le coefficient détermine directement le salaire minimum conventionnel applicable à chaque poste. Il sert aussi de base au calcul de salaire et au calcul de la prime d'ancienneté, fixée entre 3 % et 15 % selon l'article 32 de la convention. Les durées de préavis de licenciement et les montants de l'indemnité de licenciement varient également selon la catégorie professionnelle liée au coefficient.
👉 À noter : la prime d'ancienneté progresse par palier : 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, 12 % après 12 ans et 15 % après 15 ans d'ancienneté.
Quelle différence entre coefficient et échelon ?
L'échelon est une subdivision au sein d'un niveau, tandis que le coefficient est la valeur chiffrée qui lui est associée. Deux échelons situés dans des niveaux différents peuvent partager le même coefficient, comme le coefficient 66 présent au niveau III (ouvriers, échelon 2) et au niveau IV (techniciens, échelon 1). Les droits associés diffèrent pourtant selon la catégorie professionnelle.
Quelles sont les obligations de l'employeur concernant le coefficient ?
L'employeur doit mentionner le coefficient du salarié sur son contrat de travail et sur son bulletin de paie, conformément à l'article R. 3243-1 du Code du travail. Les mentions obligatoires du bulletin de paie comprennent notamment les informations relatives à l'emploi et à la classification du salarié.Il doit également réviser la classification dès que les fonctions exercées évoluent durablement.
mention du coefficient sur le contrat de travail ;
mention obligatoire sur le bulletin de paie ;
révision de la classification en cas d'évolution des fonctions.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-18.
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