Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Un bulletin de paie se lit en cinq parties : identification, rémunération brute, cotisations sociales, salaire net et impôt, congés payés.
Le salaire brut inclut la rémunération contractuelle et les éléments variables (heures supplémentaires, primes, avantages en nature)
Les cotisations salariales sont déduites du brut, tandis que les cotisations patronales sont payées en plus par l’employeur.
Le montant net social, obligatoire depuis juillet 2023, sert de référence pour certaines prestations sociales.
L’impôt sur le revenu est prélevé à la source et apparaît distinctement sur le bulletin.
Tout salarié doit recevoir une fiche de paie à chaque versement de salaire et la conserver sans limite de durée.
Vous venez de recevoir votre fiche de paie et vous bloquez sur certaines lignes ? Vous n'êtes pas seul : 75% des Français disent avoir du mal à comprendre leur bulletin de salaire (étude How Much, 2026). Entre 1948 et 2017, le document est passé de 5 à près de 40 lignes en France, là où le bulletin allemand n'en compte que 6.
Pourtant, lire son bulletin n'est pas si compliqué une fois qu'on en connaît la structure. Depuis le 1er janvier 2018, le bulletin suit un modèle clarifié qui regroupe les cotisations par grandes catégories. Et depuis le 1er juillet 2023, le montant net social y figure obligatoirement pour faciliter vos démarches RSA ou prime d'activité.
Dans ce guide à jour en juin 2026, on décompose la fiche de paie en 5 grandes parties : identification, rémunération brute, cotisations sociales, net à payer et impôt, compteur de congés. À la fin, vous saurez aussi comment vérifier en 7 points que votre bulletin est correct.
Le bulletin de paie va-t-il évoluer en 2026 et 2027 ?
Le modèle de bulletin de paie en vigueur est celui dit "provisoire", en application depuis le 1er juillet 2023. Initialement prévue au 1er janvier 2026, la bascule obligatoire vers le modèle pérenne dit simplifié a été repoussée d'un an par l'arrêté du 11 août 2025 et sera effective à compter du 1er janvier 2027.
Ce report donne aux entreprises une année supplémentaire pour mettre à jour leur paramétrage de paie et leur logiciel. Le montant net social, lui, reste obligatoire sur chaque bulletin depuis juillet 2023.
Ce qui va changer avec le modèle simplifié
Le futur bulletin garde la même architecture générale, mais revoit la présentation pour la rendre plus lisible côté salarié :
regroupement encore plus poussé des cotisations par finalité (santé, retraite, famille, chômage, autres contributions) ;
mise en avant du montant net social et du net à payer avant impôt ;
harmonisation des libellés pour faciliter la lecture d'un bulletin à l'autre.
Aucune nouvelle obligation déclarative ne s'ajoute. Ce qui évolue, c'est la forme, pas le fond du calcul de la paie.
Le calendrier à retenir
Période
Modèle applicable
Statut
Jusqu’au 31 décembre 2026
Modèle provisoire (arrêté du 31 janvier 2023)
Utilisable
À partir du 1ᵉʳ janvier 2027
Modèle pérenne dit simplifié
Obligatoire
💡 Bon à savoir : entre les deux modèles, la structure reste découpée selon les mêmes grandes parties. Comprendre les rubriques actuelles, c'est déjà avoir une longueur d'avance sur le bulletin simplifié à venir.
Comprendre une fiche de paie : schéma explicatif
Pour comprendre une fiche de paie, il suffit de la décomposer en différentes parties distinctes.
Vérifiez ensuiteces mêmes parties systématiquement chaque mois pour détecter toute erreur rapidement.
Ces mentions font partie des mentions obligatoires du bulletin de paie.
👉 À noter : c’est l’agence d’intérim qui délivre la fiche de paie au salarié intérimaire. Elle calcule la paie, établit le bulletin, verse le salaire et paie les charges patronales. L’entreprise d’accueil reste néanmoins responsable des conditions de travail (horaires, sécurité, poste), mais jamais de la paie.
Partie 2 : Composition de la rémunération brute
Le salaire brut correspond à la rémunération contractuelle avant toute déduction de cotisations sociales. Il est calculé à partir de la rémunération prévue au contrat de travail, processus de paie auquel peuvent s’ajouter, selon les situations :
les heures supplémentaires, dans le cas d’un CDI, ou complémentaires, dans le cadre d’un CDD ;
les primes (ancienneté, performance, exceptionnelles, etc.) ;
les majorations liées aux astreintes ;
les avantages en nature (véhicule, logement, outils professionnels mis à disposition).
⚠️ Attention : les congés payés ne constituent pas un “ajout” au salaire, mais correspondent à une période rémunérée, intégrée au salaire brut, sauf cas particulier d’indemnités distinctes.
La rémunération brute doit respecter :
les minima conventionnels, s’ils existent ;
à défaut, le SMIC en vigueur.
Partie 3 : Cotisations et contributions sociales
Le salaire brut ne correspond pas au montant effectivement versé au salarié. Il est diminué des cotisations salariales, tandis que l’employeur verse en parallèle des cotisations patronales à part (ces dernières ne sont pas amputées au salarié).
Depuis 2018, le bulletin de paie clarifiéregroupe les cotisations par grandes catégories :
la Contribution d’Équilibre Technique (CET), lorsque le salaire dépasse le plafond de la Sécurité sociale ;
la cotisation spécifique au régime local d’Alsace-Moselle, le cas échéant.
2. Les cotisations patronales
En plus du salaire brut, l’employeur verse notamment les cotisations patronales, dont :
les cotisations d’assurance maladie, maternité, invalidité et décès ;
les allocations familiales ;
les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles ;
la contribution FNAL ;
le versement mobilité (selon zone géographique) ;
la contribution solidarité autonomie (CSA) ;
la contribution au dialogue social ;
la cotisation AGS ;
l’assurance chômage ;
la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO.
Certaines contributions dépendent :
de l’effectif (forfait social, formation professionnelle) ;
de la convention collective (prévoyance, mutuelle).
3. Le forfait social : cas particuliers
Le forfait social est une contribution patronale applicable à certaines rémunérations exonérées de cotisations sociales mais soumises à CSG (intéressement, participation, abondements à l’épargne salariale).
⚠️ Attention : en 2026, son application dépend fortement de l’effectif de l’entreprise, puisqu’on observe que de nombreuses PME en sont exonérées.
Une fois la déduction des cotisations sociales effectuée, viennent les ajouts en net (non-soumis à cotisation). Les cas les plus courants sont les notes de frais ou les frais de transport.
💡 Bon à savoir : depuis le 1er juillet 2023, le montant net social doit obligatoirement figurer sur le bulletin de paie. Il correspond au revenu net servant de référence pour certaines prestations sociales.
Tableau récapitulatif : qui paie quoi ?
Voici un tableau pour comprendre rapidement la répartition des cotisations sociales.
Type de cotisation
Payée par le salarié (déduite du brut)
Payée par l’employeur (en plus du brut)
Finalité
Assurance maladie
Non
Oui (7%)
Remboursements santé
Assurance vieillesse plafonnée
Oui (6,90%)
Oui (8,55%)
Retraite de base
Assurance vieillesse déplafonnée
Oui (0,40%)
Oui (2,11%)
Retraite de base
Retraite complémentaire tranche 1
Oui (3,15%)
Oui (4,72%)
Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO
Retraite complémentaire tranche 2
Oui (8,64%)
Oui (12,95%)
Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO
Assurance chômage
Non
Oui (4,05%)
Allocations chômage
Allocations familiales
Non
Oui (3,45% ou 5,25%)
Prestations familiales (CAF)
CSG déductible
Oui (6,80%)
Non
Financement Sécurité sociale
CSG non déductible
Oui (2,40%)
Non
Financement Sécurité sociale
CRDS
Oui (0,50%)
Non
Remboursement dette sociale
Accidents du travail
Non
Oui (variable selon secteur)
Indemnités AT/MP
Contribution solidarité autonomie
Non
Oui (0,30%)
Financement perte d’autonomie
💡 Clé de lecture : les cotisations payées par le salarié sont déduites de son salaire brut et réduisent donc son salaire net. Les cotisations payées uniquement par l'employeur n'impactent pas le net à payer du salarié mais augmentent le coût total employeur.
Partie 4 : Salaire net et prélèvement à la source
Le salaire net à payer est obtenu après déduction de l’ensemble des cotisations salariales. Depuis le 1er janvier 2019, l’impôt sur le revenu est prélevé directement sur le salaire via le Prélèvement À la Source (PAS).
Le taux applicable est transmis à l’employeur par l’administration fiscale (ou remplacé par un taux neutre). Le montant du PAS est :
calculé sur le salaire net imposable ;
affiché distinctement sur le bulletin de paie.
💡 Bon à savoir : le stagiaire n’est pas un salarié et ne reçoit pas de fiche de paie. En revanche, l’organisme d’accueil doit lui remettre une attestation de versement de gratification lorsque celle-ci est due.
Partie 5 : Compteur des congés payés
Le bulletin de paie mentionne également la situation (le compteur) des congés payés du salarié :
les congés acquis au titre d’une période antérieure (souvent notés CP N-1) ;
les congés en cours d’acquisition (CP N) ;
les congés pris ;
le solde restant.
💡 Bon à savoir : la période de référence (1er juin au 31 mai ou année civile) dépend de la convention collective ou d’un accord d’entreprise. En l’absence de disposition spécifique, l’employeur applique la période légale.
👉 À noter : l’automatisation de la paie via un logiciel RH accessible aux PME est la solution idéale pour garantir la conformité de sa gestion des ressources humaines avec le Code du travail et les règles conventionnelles en vigueur.
Comment vérifier si votre fiche de paie est correcte ?
Vous avez 3 ans à compter de la remise du bulletin pour contester une erreur (art. L3245-1 du Code du travail). Voici les 7 points à passer en revue.
1. Les éléments d'identification
Vérifiez que votre bulletin correspond bien à votre contrat :
nom, prénom, intitulé de poste ;
coefficient et classification ;
convention collective mentionnée ;
SIRET et code APE/NAF.
2. La période et le volume de travail
Une heure mal comptée fausse tout le calcul. Passez donc en revue les éléments suivants :
période de paie exacte ;
heures normales conformes au contrat ;
heures supplémentaires isolées avec leur majoration (25 % pour les 8 premières, 50 % au-delà) ;
absences correctement décomptées.
3. Le salaire brut
Comparez ligne à ligne avec votre contrat : salaire de base, primes, avantages en nature. Contrôlez aussi le respect du SMIC ou du minimum conventionnel.
4. Les cotisations sociales
Depuis 2018, elles sont regroupées en 5 rubriques : santé, AT/MP, retraite, famille, chômage. Veillez à ce que :
les 5 rubriques soient présentes ;
les taux soient cohérents avec ceux de l'Urssaf ;
les cumuls annuels progressent normalement.
5. Le net à payer et le PAS
Le taux de prélèvement à la source doit être identique à celui affiché sur impots.gouv.fr. Un écart signale une mise à jour DGFiP non appliquée.
6. Le montant net social
Obligatoire depuis le 1ᵉʳ juillet 2023, le montant net social sert de base au RSA et à la prime d'activité. Il figure sur une ligne dédiée.
7. Le compteur de congés payés
Le décompte des congés doit impérativement inclure :
le solde N-1 cohérent ;
les congés acquis (N) sur la période 1ᵉʳ juin - 31 mai ;
les congés pris dans le mois décomptés.
💡 Bon à savoir : en cas d'anomalie détectée, signalez-la par écrit à votre service paie. Un bulletin rectificatif doit être émis sans attendre.
En cas d’erreur (coefficient de salaire, jours de congé, calcul de prime, etc.), le salarié doit en informer rapidement son employeur ou le service paie. Un bulletin de salaire rectificatif devra alors être émis. L’employeur est tenu de corriger toute erreur modifiant la rémunération ou les cotisations sociales de son collaborateur.
Pour vérifier sa paie, le salarié peut comparer le salaire brut au contrat, contrôler le nombre total des heures travaillées, les primes prévues et celles réellement versées, le taux de prélèvement à la source et vérifier le passage du salaire brut au net, ainsi que la cohérence des cotisations avec les taux en vigueur.
Le salarié a droit à une fiche de paie claire, conforme à la loi, comme au contrat de travail, et remise à chaque versement de salaire. Il doit la conserver, la vérifier et signaler toute anomalie. La fiche de paie constitue un justificatif de droits sociaux.
Les salariés doivent conserver leurs fiches de paie toute leur vie, sans limitation de durée, étant des pièces justificatives pour le droit à la retraite. Les employeurs sont tenus de conserver un double des bulletins pendant au moins 5 ans, sous format papier ou électronique.
Les erreurs de paie fréquentes concernent le nombre d’heures, les primes oubliées, les taux de cotisations incorrects ou un mauvais prélèvement à la source. Une lecture ligne par ligne et la comparaison avec le contrat permettent de les repérer. Il est également important de lire les congés sur la fiche de paie pour vérifier que le compteur est juste.
Tout salarié lié par un contrat de travail (CDI, CDD, temps plein ou partiel, apprentissage) doit recevoir une fiche de paie à chaque versement de rémunération, quel que soit le montant du salaire ou la durée du contrat.