A retenir :
La convention collective de la répartition pharmaceutique (IDCC 1621) couvre les grossistes-répartiteurs pharmaceutiques, identifiés par le code NAF 46.46Z ;
La grille des salaires a été revalorisée deux fois en 2025 : une hausse de 1 % au 1er janvier, puis une seconde hausse de 1 % au 1er juillet ;
Les employés et techniciens correspondent aux coefficients 135 à 230, tandis que les techniciens supérieurs, agents de maîtrise et cadres commencent au coefficient 240 ;
La durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine, avec des dispositions spécifiques pour le travail de nuit ;
L'employeur doit financer au moins 50 % de la mutuelle d'entreprise et proposer un régime de prévoyance couvrant décès, incapacité et invalidité.
Quels sont les salaires minimaux prévus par la convention collective répartition pharmaceutique ?
La grille des salaires de la convention collective répartition pharmaceutique repose sur un système de coefficients allant de 135 à 800. Chaque coefficient correspond à un niveau de qualification, de responsabilité et d'autonomie dans le poste occupé. Les rémunérations mensuelles brutes minimales garanties sont calculées pour une durée de travail de 151,67 heures par mois, soit 35 heures par semaine.
L'accord du 22 avril 2025 relatif aux salaires a prévu une revalorisation en deux temps : une augmentation de 1 % au 1er janvier 2025, puis une seconde augmentation de 1 % au 1er juillet 2025. Cet accord a été étendu par arrêté du 1er juillet 2025, publié au Journal officiel le 5 juillet 2025, ce qui le rend applicable à toutes les entreprises du secteur, adhérentes ou non à une organisation patronale signataire.
| Coefficient |
Salaire brut mensuel au 1er janvier 2025 |
Salaire brut mensuel au 1er juillet 2025 |
| 135 |
1 852,81 € |
1 871,34 € |
| 150 |
1 918,97 € |
1 938,16 € |
| 175 |
2 034,79 € |
2 055,14 € |
| 200 |
2 156,09 € |
2 177,65 € |
| 250 |
2 509,01 € |
2 534,10 € |
| 300 |
2 844,38 € |
2 872,82 € |
| 400 |
3 612,52 € |
3 648,65 € |
| 500 |
4 450,42 € |
4 494,92 € |
| 600 |
5 306,98 € |
5 360,05 € |
| 800 |
7 020,07 € |
7 090,27 € |
Les salaires conventionnels constituent un plancher. Tout employeur relevant de la convention collective répartition pharmaceutique doit garantir à chaque salarié une rémunération au moins égale au minimum prévu pour son coefficient. En cas de revalorisation du SMIC au-delà du minimum conventionnel pour les premiers coefficients, c'est le montant le plus favorable au salarié qui s'applique.
Le calcul du salaire dépend notamment du coefficient, de la durée de travail et des éventuelles primes ou majorations applicables. La grille de salaire de la convention collective répartition pharmaceutique encadre les rémunérations minimales de l'ensemble des grossistes-répartiteurs pharmaceutiques en France, quelle que soit leur taille.
Qu'est-ce que la convention collective de la répartition pharmaceutique ?
La convention collective nationale de la répartition pharmaceutique (IDCC 1621, brochure JO n° 3262) régit les relations de travail entre employeurs et salariés des entreprises de grossistes-répartiteurs pharmaceutiques. Elle a été signée le 7 janvier 1992 et étendue par arrêté du 28 juillet 1992, ce qui la rend applicable sur l'ensemble du territoire national, y compris dans les départements d'outre-mer.
L'IDCC rattaché à cette convention est le 1621. Le code NAF rattaché à cette convention est le code NAF et APE 46.46Z, correspondant au commerce de gros de produits pharmaceutiques. Les grossistes-répartiteurs achètent les produits pharmaceutiques auprès des laboratoires et les distribuent aux officines de pharmacie, aux hôpitaux et aux autres établissements de santé.
Parmi les principales entreprises couvertes par cette convention figurent OCP Répartition, Alliance Healthcare, le groupe CERP (CERP Rouen et CERP Rhin Rhône Méditerranée, aujourd'hui fusionnés), CERP Bretagne Nord et Phoenix Pharma. Ces acteurs représentent la grande majorité du marché de la répartition pharmaceutique en France, avec plusieurs centaines d'établissements répartis sur tout le territoire.
💡 Bon à savoir : la convention collective répartition pharmaceutique (IDCC 1621) ne doit pas être confondue avec la convention collective de l'industrie pharmaceutique (IDCC 176), qui couvre les laboratoires de fabrication de médicaments. Le salarié doit vérifier le code IDCC indiqué sur son bulletin de paie pour identifier la convention qui s'applique à son contrat.
La classification des emplois distingue quatre catégories professionnelles, réparties selon des tranches de coefficients précises. Les employés et techniciens correspondent aux coefficients 135 à 230, tandis que les techniciens supérieurs, agents de maîtrise et cadres se situent dans les coefficients supérieurs, à partir de 240 et jusqu'à 800.
Chaque poste est rattaché à un coefficient selon des critères objectifs : le niveau de formation requis, le degré d'autonomie, la complexité des tâches, le niveau de responsabilité hiérarchique et l'expérience professionnelle. Ce coefficient détermine non seulement le salaire minimum applicable, mais aussi d'autres droits comme la durée du préavis ou les conditions de la période d'essai.
La notion de coefficient de salaire permet de situer le salarié dans la grille de classification applicable.L'évolution du coefficient peut résulter d'une promotion, d'une montée en compétences validée par l'employeur ou d'un changement de poste. Le salarié peut vérifier son coefficient sur son bulletin de paie ou dans son contrat de travail.
👉 À noter : le coefficient est un élément essentiel du contrat de travail. Toute modification doit faire l'objet d'un accord entre le salarié et l'employeur, sauf en cas de promotion liée à un avenant conventionnel applicable de plein droit.
Quelle est la durée du travail applicable dans la répartition pharmaceutique ?
La durée du travail dans la convention collective répartition pharmaceutique est fixée à 35 heures par semaine, conformément au cadre légal. Le temps de travail peut être aménagé selon différentes modalités prévues par la convention ou par des accords d'entreprise.
Les heures supplémentaires sont rémunérées selon les taux de majoration prévus par la loi, sauf disposition conventionnelle plus favorable. La convention prévoit également des dispositions spécifiques concernant le travail de nuit, fréquent dans le secteur en raison des contraintes logistiques liées à la distribution de médicaments aux officines dès les premières heures de la journée.Les cadres au forfait-jours bénéficient de jours de repos supplémentaires (RTT) dont le nombre dépend du calendrier de l'année considérée.
L'organisation du temps de travail tient compte des impératifs d'approvisionnement continu des pharmacies.
Quelles sont les règles de congés payés et d'absences dans la répartition pharmaceutique ?
Les salariés de la convention collective répartition pharmaceutique bénéficient de congés payés dans les conditions prévues par le Code du travail, soit 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif. Cela correspond à 30 jours ouvrables, soit 5 semaines, pour une année complète.La convention peut prévoir des congés supplémentaires liés à l'ancienneté. Certains accords d'entreprise accordent également des jours de congé additionnels selon la catégorie professionnelle ou la durée de présence dans l'entreprise
.En matière d'arrêt maladie, la convention prévoit un maintien de salaire sous conditions d'ancienneté. Le salarié doit justifier de son absence par un certificat médical transmis dans les 48 heures, et les conditions d'indemnisation complémentaire varient selon son ancienneté et sa catégorie professionnelle. Les règles générales relatives au salaire pendant un arrêt maladie peuvent compléter ces dispositions conventionnelles.
Les congés pour événements familiaux (mariage, naissance, décès d'un proche) sont également prévus par la convention, avec des durées qui peuvent être supérieures aux minimums légaux.
Que prévoit la convention en matière de période d'essai et de préavis ?
Quelle est la durée de la période d'essai dans la répartition pharmaceutique ?
La durée de la période d'essai varie selon la catégorie professionnelle du salarié dans la convention collective répartition pharmaceutique. Elle correspond aux plafonds fixés par le Code du travail, renouvelables une fois sous conditions.Les durées appliquées sont les suivantes :
pour les employés, la période d'essai est généralement fixée à deux mois ;
pour les agents de maîtrise, elle peut atteindre trois mois ;
pour les cadres, elle peut aller jusqu'à quatre mois ;
le renouvellement doit être prévu dans le contrat de travail ou la lettre d'engagement.
Un magasinier embauché en CDI au coefficient 150 aura ainsi une période d'essai de deux mois, renouvelable une fois si son contrat le prévoit expressément.
Quelle est la durée du préavis en cas de rupture du contrat ?
La durée du préavis dépend de la catégorie professionnelle et de l'ancienneté du salarié dans la répartition pharmaceutique. Elle s'applique aussi bien en cas de démission que de licenciement, sauf faute grave.Les cadres bénéficient en général d'un préavis plus long que les employés, ce qui leur laisse plus de temps pour organiser leur transition professionnelle. Les techniciens et agents de maîtrise se situent à un niveau intermédiaire. Le préavis figure sur le contrat de travail ou peut être précisé par accord d'entreprise.
Un salarié cadre qui démissionne après plusieurs années d'ancienneté devra ainsi respecter un préavis plus long qu'un employé récemment embauché, sauf accord contraire avec son employeur sur une dispense de préavis.
Quelles sont les garanties de prévoyance et de mutuelle dans la répartition pharmaceutique ?
Que couvre le régime de prévoyance de la branche ?
Le régime de prévoyance de la convention collective répartition pharmaceutique couvre les risques décès, incapacité temporaire et invalidité. Ces garanties complètent les prestations versées par la Sécurité sociale et renforcent la protection du salarié et de sa famille.Les garanties prévues incluent notamment :
un capital décès versé aux ayants droit du salarié ;
une rente d'invalidité en cas de réduction durable de la capacité de travail ;
une indemnisation complémentaire en cas d'incapacité temporaire de travail ;
une révision régulière des taux de cotisation par les partenaires sociaux de la branche.
Un salarié victime d'un accident entraînant une invalidité permanente pourra ainsi percevoir une rente complémentaire, en plus de la pension d'invalidité versée par la Sécurité sociale.
Quelles sont les règles de la mutuelle d'entreprise ?
L'employeur doit proposer une couverture santé collective obligatoire à tous les salariés de la répartition pharmaceutique. Cette obligation découle de l'accord national interprofessionnel et s'applique quelle que soit la taille de l'entreprise.
La participation de l'employeur au financement de la mutuelle est au minimum de 50 % de la cotisation. Le panier de soins minimal est fixé par la réglementation, mais des accords d'entreprise peuvent prévoir des garanties plus étendues pour les salariés. L'employeur peut notamment s'appuyer sur les règles applicables à la mutuelle d'entreprise pour organiser la couverture collective.
👉 À noter : un salarié qui quitte l'entreprise peut conserver sa mutuelle grâce à la portabilité, gratuitement et pendant douze mois maximum, sous réserve d'être pris en charge par l'assurance chômage.
Quels sont les autres avantages prévus par la convention collective répartition pharmaceutique ?
La convention collective répartition pharmaceutique prévoit plusieurs avantages complémentaires pour les salariés du secteur. L'indemnité repas peut être versée sous forme de titre-restaurant ou d'indemnité forfaitaire selon les pratiques de chaque entreprise, avec des conditions d'attribution qui varient selon les accords en vigueur.
En matière de formation professionnelle, la convention encourage le développement des compétences des salariés à travers des dispositifs adaptés aux métiers de la logistique pharmaceutique. Les grossistes-répartiteurs investissent dans la formation de leurs équipes pour répondre aux exigences réglementaires du secteur, notamment en matière de bonnes pratiques de distribution.
Les cotisations sociales spécifiques à la branche, notamment celles liées à la prévoyance et à la retraite complémentaire, sont réparties entre employeur et salarié selon les taux fixés par les accords de branche. Les entreprises doivent veiller à appliquer les bons taux selon la catégorie professionnelle de chaque salarié.
Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-26.
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