Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de plus de 10 salariés et dans lalimite des 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 21 avril et le 30 mai 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués.
La régularisation des congés payés permet de verser au salarié la différence entre la méthode du maintien de salaire et la méthode du 1/10e.
Elle est réalisée lorsque laméthode du 1/10e s’avère plus avantageuse pour le salarié.
L’employeur doit comparer les deux calculs à la fin de la période de référence ou lors du départ du salarié.
S’il est dû, le complément d’indemnité apparaît sur le bulletin de paie.
L'apparition de la ligne “régularisation indemnité CP N” sur une fiche de paie traduit un ajustement légal des congés payés. Durant leurs congés, les salariés ne perçoivent pas leur salaire de base, mais une indemnité dédiée.
La loi imposant de comparer différentes méthodes de calcul pour cette indemnité de congés payés, un ajustement s'avère parfois nécessaire. Cette démarche permet de corriger les écarts de paie et d'assurer que le collaborateur perçoive systématiquement le montant le plus avantageux.
En quoi consiste la régularisation des congés payés ?
La régularisation des congés payés consiste à ajuster l'indemnité versée au salarié en comparant deux méthodes de calculobligatoires : le maintien de salaire et la règle du 1/10e.
L'employeur doit verser le montant le plus avantageux pour le salarié.La loi prévoit deux méthodes d'évaluation de cette indemnité :
la méthode du maintien de salaire : l'indemnité correspond au salaire que le salarié aurait perçu s'il avait continué à travailler pendant sa période de congé
la méthode du dixième : l'indemnité est égale à 1/10e de la rémunération brute totale perçue par le collaborateur durant la période de référence
Le calcul au cours de l’année
Durant l’année, lorsque les salariés prennent leurs congés, l’indemnité est généralement calculée selon la méthode du maintien de salaire. En effet, la rémunération brute annuelle n’étant pas encore définitivement connue, il n’est pas possible d’appliquer avec précision la règle du 10e.
La comparaison en fin de période de référence
C'est à la fin de la période de référence des congés payés (ou lors de la rupture du contrat de travail) que la comparaison s'opère. L'employeur compare les deux méthodes pour les congés payés en cours d’acquisition (N), afin de déterminer celle qui est la plus avantageuse pour le salarié.
Si la méthode du dixième s’avère plus favorable, une régularisation est effectuée afin de verser un complément d’indemnité. Cette dernière apparaît alors sur le bulletin de paie sous la mention : “régularisation indemnité CP N”.
Comment calculer la régularisation des congés payés ?
La régularisation des congés payés correspond à la différence entre les deux méthodes de calcul de l’indemnité de congés payés, lorsque la méthode du 10e s’avère plus favorable au collaborateur.
La formule est simple : régularisation = (indemnité globale calculée au 1/10e) - (indemnités déjà versées en maintien de salaire)
💡 Bon à savoir : si le résultat est négatif (maintien de salaire > 1/10e), aucune régularisation n'est due car le salarié a déjà perçu le montant le plus avantageux.
📌 Exemple : un salarié décide de diviser ses 30 jours (ouvrables) de congés payés de la sorte :
en avril : 6 jours ;
en juillet : 15 jours ;
en septembre : 4 jours ;
en décembre : 5 jours.
Mois concerné
Calcul au 1/10e
Calcul maintien de salaire
Méthode la plus favorable
Régularisation
Avril
362,40 €
350 €
362,40 €
12,40 €
Juillet
960 €
892,50 €
960 €
67,50 €
Septembre
241,60 €
245 €
245 €
/
Décembre
302 €
360 €
360 €
/
Total
1 866 €
1 847,50 €
1 866 €
18,50 €
Une régularisation de congés payés d’un montant de 18,50 € devra donc être versée au salarié sur sa paie de décembre (ou lors de la prise de son dernier jour de congé) pour compenser l'écart.
💡 Bon à savoir : si le nombre de jours de congés acquis à la fin de la période de référence n’est pas un nombre entier, il est arrondi au nombre entier supérieur.
Quelles sont les obligations de l'employeur ?
La régularisation des congés payés s'inscrit dans un cadre légal rigoureux qui impose à l'employeur des devoirs stricts et nécessite une vigilance accrue face à certaines situations spécifiques.L'employeur doit respecter trois obligations principales :
Démarche proactive obligatoire : l'employeur doit effectuer la comparaison (entre la règle du maintien de salaire et celle du 1/10e) et procéder à la régularisation de sa propre initiative. En cas d'omission, le salarié est en droit de réclamer son dû. À noter que le délai de prescription pour les rappels de salaire est de 3 ans.
Vigilance accrue sur les contrats atypiques : la régularisation nécessite une attention particulière pour les salariés à temps partiel effectuant des heures complémentaires, ou ceux en année incomplète.
Envie de limiter les allers-retours liés aux absences ?
Depuis la loi d'avril 2024 (transposition du droit européen), les salariés acquièrent désormais des congés payés même pendant une absence justifiée d’un arrêt maladie d'origine non professionnelle (dans la limite de 2 jours par mois, soit 24 jours par an).
L'employeur doit donc impérativement intégrer ces nouvelles règles d'acquisition dans les compteurs de congés sur la fiche de paie.
La gestion des congés payés à temps partiel garantit exactement les mêmes droits d'acquisition que pour un temps plein (soit 2,5 jours par mois). Bien que le volume horaire de travail soit réduit, le collaborateur cumule ses jours normalement. L'indemnité sera simplement proportionnée au salaire. Lors de la régularisation, on comparera son maintien de salaire partiel avec le 1/10e de ses revenus annuels.
Lorsqu'il reste des congés payés non pris à l'expiration du délai légal d'utilisation, ceux-ci peuvent être définitivement perdus, sauf si un accord préalable existe avec l'entreprise (comme le placement sur un Compte Épargne-Temps dit CET). Les employeurs n'ont pas d'obligation d'indemniser un solde de congés non utilisé, sauf en cas de rupture du contrat de travail.
Le calcul s'adapte directement aux pratiques de l'entreprise. L'application d'un taux journalier pour déterminer l'indemnité peut se faire sur une base de 25 jours ouvrés ou de 30 jours ouvrables. Quelle que soit la méthode choisie par l'employeur, le résultat final après régularisation ne doit jamais désavantager le collaborateur.
L'employeur doit effectuer la régularisation des congés payés à deux moments clés : à la fin de la période de référence (généralement le 31 mai de chaque année) ou lors de la rupture du contrat de travail (démission, licenciement, fin de CDD).
La régularisation apparaît alors sur le dernier bulletin de paie de la période concernée ou sur le solde de tout compte en cas de départ. Cette comparaison permet de s'assurer que le salarié a bien perçu le montant le plus avantageux entre la méthode du maintien de salaire et la règle du 1/10e.