Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Les
frais professionnels
correspondent aux dépenses engagées par le salarié dans l’intérêt de l’entreprise.
Ils peuvent être
remboursés au réel, forfaitairement ou via un abattement automatique.
Les remboursements sont
exonérés de cotisations sociales
si les barèmes Urssaf sont respectés.
Une bonne gestion des frais professionnels
simplifie la paie
et
sécurise l’entreprise contre les redressements.
Tout salarié peut être amené, dans le cadre de son activité, à engager des dépenses nécessaires à la réalisation de ses missions. Ces dépenses, appelées
frais professionnels
, sont effectuées
dans l’intérêt de l’entreprise
et doivent, à ce titre,
être remboursées par l’employeur
.
La gestion des frais professionnels qui constituent des
éléments variables de paie
peut rapidement devenir complexe pour une entreprise. Elle implique en effet de respecter un
cadre légal strict
en matière de remboursement, tout en assurant une traçabilité rigoureuse des justificatifs.
Par ailleurs, une bonne gestion des frais professionnels présente un
enjeu économique et social majeur
pour l’entreprise : elle peut ouvrir droit à des
exonérations sociales et fiscales
, sous réserve du respect des barèmes et conditions fixés par l’Urssaf.
Qu’est-ce que les frais professionnels ?
Les
frais professionnels
correspondent à l’ensemble des
dépenses engagées par un salarié
pour les besoins de son activité et dans l’intérêt de l’entreprise. Ces dépenses, lorsqu’elles sont
nécessaires à l’exécution du travail
, doivent être
prises en charge par l’employeur
, sur présentation d’un
justificatif de dépense
(facture, ticket, note de frais, etc.).
Il existe une grande variété de frais pouvant être considérés comme des
frais professionnels
, parmi lesquels :
les
frais de déplacement professionnel
(missions, trajets inter-sites, rendez-vous clients) ;
les
frais de transport
(billets de train, d’avion, carburant, stationnement, péages) ;
les
frais de restauration
(repas pris en dehors du lieu habituel de travail) ;
les
frais d’hébergement
(nuitées lors de déplacements professionnels) ;
les
frais de mobilité professionnelle
(installation, hébergement provisoire, déménagement).
💡 Bon à savoir
: les frais professionnels doivent être distingués des
avantages en nature
qui sont des biens et services fournis par l’employeur au salarié gratuitement ou moyennant une participation.
Comment procéder au remboursement des frais professionnels ?
Les frais professionnels doivent impérativement être
remboursés par l’employeur
et ne peuvent pas être imputés sur la rémunération du salarié. Le remboursement des frais professionnels peut prendre la forme d’un :
remboursement aux frais réels
sur la base des dépenses exactes effectuées par le salarié sur présentation d’un justificatif annexé à une
note de frais
;
remboursement sur la base d’une allocation forfaitaire fixe
versée au salarié qui ne nécessite pas de justificatif ;
abattement des frais professionnels
automatique sur le revenu brut du salarié pour certaines catégories de travailleurs (BTP, représentants de commerce).
En l’absence de dispositions spécifiques conventionnelles ou contractuelles relatives à la forme du remboursement, le remboursement de frais professionnels s’effectue au réel.
En pratique, les entreprises recourent au
remboursement aux frais réels pour les dépenses ponctuelles
, et au
versement d’une allocation forfaitaire
lorsque les dépenses du salarié sont
récurrentes
. Notez également que tout salarié dispose de 3 ans à compter de l’engagement des dépenses pour solliciter le remboursement de frais professionnels. À défaut, les frais engagés sont perdus et ne pourront pas faire l’objet d’un remboursement.
💡 Bon à savoir :
l’employeur peut fixer un délai de production des justificatifs des frais professionnels plus court, le salarié est tenu de respecter ce délai.
Quelles sont les conditions d’exonérations sociales et fiscales applicables aux frais professionnels ?
Quel que soit le mode de remboursement choisi par l’employeur, frais réels, allocation forfaitaire ou abattement automatique, le remboursement des frais professionnels peut bénéficier d’une
exonération de cotisations sociales
, dans le respect des plafonds fixés par l’Urssaf.
Ces limites visent à garantir que les sommes versées correspondent bien à des dépenses professionnelles réelles et non à un
complément de rémunération déguisé.
⚠️ Attention
: lorsque les montants remboursés dépassent les barèmes officiels de l’Urssaf, la fraction excédentaire est réintégrée dans l’assiette des cotisations sociales et fiscales. Elle est alors considérée comme un revenu imposable soumis aux charges sociales.
Les entreprises ont tout intérêt à se référer aux montants en vigueur pour sécuriser leur politique de remboursement et
éviter tout redressement social.
💡
Bon à savoir
: les barèmes Urssaf sont actualisés chaque année afin de tenir compte de l’évolution du coût de la vie.
Les barèmes de l’Urssaf applicables aux frais professionnels au 1er janvier 2026 correspondent aux montants suivants.
Frais de restauration
Nature de l’indemnité
Limites d’exonération
Salarié contraint de prendre une restauration sur son lieu de travail effectif en raison de conditions particulières d’organisation ou d’horaires de travail
7,50 €
Salarié contraint de prendre son repas au restaurant
21,40 €
Salarié non contraint de prendre son repas au restaurant
10,40 €
Frais de transport
Les
frais de transport
regroupent l’ensemble des dépenses engagées par un salarié dans le cadre de ses
déplacements professionnels
. Ils peuvent concerner :
les
frais pris en charge directement par l’employeur
, avant le déplacement (billets de train, d’avion, de métro, taxi, etc.) ;
ou les
frais liés à l’utilisation d’un véhicule personnel
, lorsque le salarié se rend en mission à l’extérieur de son lieu habituel de travail.
Lorsqu'un salarié fait usage de son
véhicule personnel
(voiture, moto, scooter) dans le cadre d’un déplacement professionnel, le calcul des frais de transport s’effectue sur la base du barème d’
indemnités kilométriques
. Ce barème tient compte de la
puissance du véhicule
et du
nombre de kilomètres parcourus
à titre professionnel par le salarié au cours de l’année.
💡
Bon à savoir :
ce mode de calcul vise à compenser les dépenses réelles supportées par le salarié (carburant, entretien, assurance, usure du véhicule, etc.) tout en garantissant une exonération de cotisations sociales dans la limite des montants fixés par l’Urssaf.
Barème kilométrique applicable aux voitures en 2026
Puissance administrative du véhicule (en CV)
Jusqu’à 5 000 km
Entre 5 001 et 20 000 km
Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins
d* x 0,529 €
(d x 0,316) + 1 065 €
d x 0,370 €
4 CV
d x 0,606 €
(d x 0,340) + 1 330 €
d x 0,407 €
5 CV
d x 0,636 €
(d x 0,356) + 1 395 €
d x 0,427 €
6 CV
d x 0,665 €
(d x 0,374) + 1 457 €
d x 0,447 €
7 CV et plus
d x 0,697 €
(d x 0,394) + 1 515 €
d x 0,470 €
*d = distance parcourue en kilomètre
Barème kilométrique applicable aux motos en 2026
Puissance administrative (en CV)
Jusqu’à 3 000 km
Entre 3 001 et 6 000 km
Au-delà de 6 000 km
1 ou 2 CV
d x 0,395 €
(d x 0,099) + 891 €
d x 0,248 €
3 à 5 CV
d x 0,468 €
(d x 0,082) + 1 158 €
d x 0,275 €
5 CV et plus
d x 0,606 €
(d x 0,079) + 1 583 €
d x 0,343 €
Barème kilométrique applicable aux scooters en 2026
Jusqu’à 3 000 km
Entre 3 001 et 6 000 km
Au-delà de 6 000 km
d x 0,315 €
(d x 0,079) + 711 €
d x 0,198 €
Frais d’hébergement et grand déplacement
Le
remboursement des frais d’hébergement et de grand déplacement
concerne uniquement les
salariés temporairement empêchés de regagner leur domicile
en raison de leurs conditions de travail.
Cette situation se vérifie lorsque l’une des conditions suivantes est remplie :
la
distance
entre le domicile et le lieu de travail est
supérieure ou égale à 50 km
(pour un trajet aller ou retour) ;
les
transports en commun
ne permettent pas d’effectuer ce trajet en
moins d’1h30
(pour un aller ou un retour).
Dans ce cas, le salarié peut prétendre au
remboursement de ses frais de logement, de repas et de petit-déjeuner
, selon les
barèmes d’exonération fixés par l’Urssaf
.
💡
Bon à savoir :
ces remboursements visent à compenser les dépenses supplémentaires supportées par le salarié du fait de son éloignement temporaire, sans constituer pour autant un avantage en nature.
Repas
Logement et petit déjeuner à Paris et dans les départements 92, 93 et 94
Logement et petit déjeuner dans les autres départements
Pour les 3 premiers mois
21,10 €
75,60 €
Au-delà du 3ème mois et jusqu’au 24ème mois
17,90 €
64,30 €
Au-delà du 24ème mois et jusqu’au 72ème mois
14,80 €
52,90 €
Frais de mobilité
Un
salarié en situation de mobilité professionnelle
est considéré comme ayant engagé des
frais professionnels
lorsque son changement de lieu de travail entraîne un
éloignement significatif de son ancien domicile
.
Cette situation est reconnue lorsque les deux conditions suivantes sont remplies :
la
distance
entre l’ancien domicile et le nouveau lieu de travail est
au moins égale à 50 km
(pour un trajet aller ou retour) ;
le
temps de trajet
aller ou retour excède
1h30
avec les moyens de transport disponibles.
Dans ce cas, le salarié peut prétendre au
remboursement forfaitaire
de ses
frais de mobilité
, couvrant notamment :
les
dépenses d’hébergement provisoire
et de
restauration
dans l’attente d’un logement définitif ;
les
frais d’installation
dans le nouveau logement.
💡
Bon à savoir :
ces indemnités bénéficient d’une exonération de cotisations sociales dans la limite des montants fixés par l’Urssaf, à condition que la mobilité soit motivée par des nécessités professionnelles réelles.
Nature de l’indemnité
Limite du forfait
Indemnité journalière destinée à compenser les dépenses d’hébergement provisoire et les frais supplémentaires de nourriture dans l’attente d’un logement définitif pour une durée maximale de 9 mois
84 €
Indemnité destinée à compenser les dépenses inhérentes à l’installation dans le nouveau logement
1 683,80 €
Comment sont intégrés les frais professionnels dans un bulletin de paie ?
Le
remboursement des frais professionnels
doit impérativement être
formalisé
par l’entreprise. En pratique, il fait souvent l’objet d’une mention spécifique sur le
bulletin de paie,
afin d’assurer la traçabilité et la transparence des sommes versées.
Le bulletin de paie doit clairement
distinguer deux éléments
:
la
rémunération habituelle du salarié
, soumise aux cotisations sociales ;
le
remboursement des notes de frais
, qui correspond à une dépense engagée pour les besoins de l’activité professionnelle et
n’entre pas dans l’assiette des cotisations
lorsqu’il respecte les plafonds légaux.
💡
Bon à savoir :
même si le remboursement figure sur le bulletin de paie, il ne constitue
ni un salaire
,
ni un avantage en nature
. Il s’agit d’un
remboursement de dépense
, justifié par la nature professionnelle du frais.
Les
frais de déplacement
correspondent aux
dépenses engagées pour des missions professionnelles en dehors du lieu habituel de travail
: trajets en train, avion, métro, ou utilisation d’un véhicule personnel.
Le remboursement peut être au réel (avec justificatifs) ou sous forme forfaitaire selon un barème kilométrique défini par l’Urssaf.
👉 À noter :
les limites d’exonération dépendent de la puissance du véhicule et du nombre de kilomètres parcourus. Ces remboursements sont exonérés de cotisations sociales s’ils respectent les montants fixés par la réglementation.
L’indemnité de repas
est une
compensation des frais professionnels
engagés par un salarié obligé de se restaurer à l’extérieur pendant son activité. La
prime de panier
, quant à elle, concerne les salariés qui prennent leur repas sur leur lieu de travail en raison de contraintes d’horaires ou d’organisation.
Ces indemnités bénéficient d’une
exonération sociale dans la limite des montants fixés par l’Urssaf
(par exemple 7,40 € pour un repas pris sur le lieu de travail en 2025).
Les
tickets-restaurant pour les salariés
ne sont pas des frais professionnels, mais un
avantage
. Ils participent à la
prise en charge des repas
et bénéficient d’une
exonération de cotisations sociales sous conditions
: la part patronale ne doit pas dépasser 7,26 € par titre en 2025 (soit 60 % du montant du ticket).
Lors d’une mobilité professionnelle, un salarié peut percevoir une
indemnité pour couvrir ses frais d’hébergement, de nourriture et d’installation dans le nouveau logement
. Les montants forfaitaires de
mobilité durable
peuvent par exemple atteindre
900 € par an et par salarié, depuis le 1er janvier 2025.
Une
indemnité de télétravail
peut être versée pour compenser les dépenses de connexion, d’électricité ou de matériel, dans la limite fixée par l’Urssaf. Ces sommes sont
déductibles et exonérées de cotisations
si elles sont justifiées par un usage professionnel.
Oui, lorsqu’un salarié est en
grand déplacement
et ne peut regagner son domicile (
trajet domicile-travail
≥ 50 km ou temps de trajet > 1h30), il peut prétendre au remboursement forfaitaire de ses frais d’hébergement et de repas. Les indemnités journalières varient selon la
situation géographique
:
jusqu’à 74,30 € à Paris pour logement + petit-déjeuner pendant les 3 premiers mois ;
puis montants dégressifs selon la durée.
Ces frais professionnels sont
exonérés de charges sociales dans la limite des barèmes
.
La
prime d’assiduité
est un
complément de rémunération
attribué en fonction de la présence ou du comportement du salarié. Elle n’est pas liée à une dépense professionnelle et est donc soumise aux cotisations sociales. À l’inverse, les
frais professionnels
correspondent à une
dépense réelle engagée pour les besoins de l’activité
, qui ouvre droit à une exonération et ne constitue pas un revenu imposable.
Ces deux éléments peuvent toutefois apparaître sur le
bulletin de paie
dans des rubriques distinctes.