Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
télétravail médical
permet à un salarié rencontrant des problèmes de santé de continuer de travailler, si son état le permet, grâce à un
aménagement de ses conditions de travail.
Pour cela, le poste doit être
compatible
avec un
exercice à distance
, ce qui est parfois impossible pour certaines professions.
Seul le
médecin du travail est habilité à prescrire du télétravail médical
. Le projet de loi visant à étendre ce pouvoir au médecin traitant/généraliste a été abandonné en novembre 2025.
L’employeur peut
refuser
le télétravail médical malgré l’avis de la médecine du travail à condition de
motiver son refus.
Lorsqu’un collaborateur rencontre des
difficultés de santé
, il est parfois possible d’adapter l’organisation du travail avec des options en distanciel.
Le
télétravail médical
est un
aménagement
du poste de travail à distance accordé à un salarié dont l’état de santé ne lui permet pas d’exercer son activité en présentiel dans des conditions normales. Il s’appuie sur les articles L1222-9 à L1222-11 et L4624-3 du Code du travail mais ne constitue pas un droit automatique pour le salarié.
Qu’est-ce que le télétravail médical ?
Le
télétravail pour raison médicale
est une forme de télétravail accordée pour raison de santé. Il permet à un salarié souffrant d’un
problème de santé ponctuel
de
continuer d’exercer sans interrompre son activité
, parfois en travaillant depuis son domicile.
Le terme de “
télétravail médical
” ne figure pas en tant que tel dans le Code du travail : il résulte de la combinaison du cadre général du
télétravail
(art. L1222-9) et du
pouvoir du médecin du travail
de recommander des aménagements de poste (art. L4624-3).
⚠️
Attention
: le télétravail “sur ordonnance“, prescrit par le médecin traitant/généraliste, n’existe pas en 2026, l’amendement au projet de loi ayant été rejeté fin 2025. Seul le médecin du travail est habilité à le préconiser.
Qui peut bénéficier du télétravail médical et dans quelles situations ?
Tout salarié dont le poste est
compatible
avec le
travail à distance
peut solliciter un
télétravail pour raison médicale,
quel que soit son contrat de travail, si son état de santé le justifie.
Situations médicales ouvrant droit à la demande
Les cas les plus
fréquents
pour recourir au
travail médical
concernent, par exemple :
une
convalescence
après une opération ;
les
maladies chroniques
(diabète, cancer, maladies auto-immunes, etc.) ou un traitement médical lourd ;
une
blessure accidentelle
;
les salariés en situation de
handicap
avec ou sans RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) ;
les
femmes enceintes
avec une grossesse à risque ;
les
personnes vulnérable
s lors d’épidémies ;
les
troubles psychiques
sévères, etc.
💡
Bon à savoir
: un
salarié aidant
d’un proche malade, âgé ou handicapé peut également demander un aménagement vers le télétravail depuis la loi du 19 juillet 2023.
Compatibilité du poste avec le télétravail
La
condition clé
pour que le
télétravail médical
soit possible reste que le poste doit pouvoir s’exercer à distance.
C’est pourquoi
certains métiers ne peuvent bénéficier du télétravail
comme les services d’accueil physique, la restauration, le transport et la manutention ou encore la santé ou les soins.
👉
À noter
: la
non-compatibilité
avec le distanciel est généralement la
première cause de refus légitime
de l’employeur.
Comment mettre en place le télétravail médical pas à pas ?
vérifier que la convention collective ou la charte d’entreprise l’autorise ;
prendre rendez-vous pour consulter la médecine du travail ;
obtenir la préconisation de télétravail ;
puis informer son employeur par écrit.
La demande à l’initiative du salarié
C’est principalement le
salarié
qui est à l’origine d’une demande de
télétravail médical
. Pour cela, il doit
saisir la médecine du travail
pour procéder à une
évaluation
de son état de santé.
En effet, solliciter son
médecin traitant
ne suffit pas dans une telle démarche. Si le médecin généraliste peut prescrire un arrêt maladie, il n’est pas habilité à recommander le télétravail médical. Toutefois, il peut établir un certificat médical pour appuyer la demande, mais le document n’aura pas la même valeur que l’
avis de la médecine du travail
.
Le rôle central du médecin du travail
Si l’état de santé d’un collaborateur le justifie, l’article L4624-3 donne au
médecin du travail
le pouvoir de recommander des aménagements du poste, dont le télétravail.
Cet
avis confidentiel
est alors transmis directement à l’employeur.
Quelles sont les obligations de confidentialité de l'employeur ?
La gestion du télétravail médical impose un
respect strict du secret médical et de la vie privée du collaborateur
.
L'employeur ne reçoit
que la préconisation d'aménagement
formulée par la médecine du travail (par exemple : “aménagement du poste en télétravail à raison de 3 jours par semaine”). En aucun cas l'employeur n'a accès au diagnostic médical ni à la nature de la pathologie.
De plus, l'employeur est tenu de traiter cette information conformément au
RGPD
:
accès restreint :
la donnée liée à l'aménagement pour motif de santé ne doit être partagée qu'aux personnes strictement nécessaires à sa mise en œuvre (service RH, manager direct), sans jamais en évoquer la cause médicale ;
durée de conservation :
les documents émis par la médecine du travail ne doivent pas être conservés au-delà de la durée de la relation de travail ou de la nécessité de l'aménagement.
L’employeur peut-il refuser le télétravail médical ?
Oui, l’employeur a le
droit de refuser
de mettre en place un télétravail médical.
Cependant, les
règles de refus
varient selon que la demande du collaborateur soit accompagnée ou non d’une recommandation de la médecine du travail :
sans
préconisation du médecin du travail, l’employeur est libre d’accepter ou de refuser ;
avec
la recommandation de la médecine du travail (selon l’article L4624-3), s’il souhaite refuser, il doit
obligatoirement motiver son refus
par écrit.
Dans ce dernier cas, l’employeur peut justifier sa décision par
plusieurs raisons
(absence de compatibilité technique ou organisationnelle, voire un risque pour la continuité de l’activité de l’entreprise et sa pérennité).
⚠️
Attention
: un
refus non motivé par écrit
suite à la préconisation du médecin du travail peut être requalifié en
manquement à l’obligation de sécurité
(selon l’art. L4121-1 du Code du travail). En l’absence de refus sans motif valable, le salarié peut saisir le conseil des prud’hommes.
Quelles sont les obligations de l’employeur qui accepte le télétravail médical ?
Non. Même recommandé par le médecin du travail, le
télétravail médical
nécessite l’
accord de l’employeur
. Ce dernier peut refuser, mais doit
motiver son refus
par écrit s’il existe une recommandation médicale du médecin du travail.
Si le poste ne peut pas s’exercer à distance, l’employeur peut légitimement
refuser
. D’autres
aménagements
peuvent être envisagés en lien avec la médecine du travail comme l’
adaptation des horaires
ou encore le recours à un temps partiel thérapeutique.
Non. Si un
certificat du médecin
traitant peut appuyer la demande du salarié,
il n’a pas la même portée juridique qu’une prescription du médecin du travail
. Seul le
médecin du travail
peut émettre une
recommandation d’aménagement de poste
au sens de l’art. L4624-3, l’amendement au projet de loi ayant été abandonné en novembre 2025. Un médecin traitant peut toutefois prescrire un arrêt de travail selon la réforme 2026 si l’état de santé du travailleur le nécessite.
Non, le
télétravail médical
n’affecte pas le salaire : le collaborateur continue de percevoir sa rémunération habituelle et de bénéficier de tous ses avantages comme s’il exerçait en présentiel (formation, titres-restaurant, droits collectifs). Selon le Baromètre RH 2026 PayFit, 89 % des entreprises maintiennent leur politique de télétravail en 2026.
L’employeur peut refuser la demande d’un salarié en
motivant son refus par écrit
avec des
éléments objectifs
(incompatibilité technique du poste, impossibilité organisationnelle ou risque pour la continuité de l’activité). Le refus de télétravail médical doit être
proportionné
et
documenté
, surtout face aux recommandations de la médecine du travail.