Le meilleur moment pour changer de solution de paie, c'est maintenant. Découvrez pourquoi dans ce guide !
Des collaborateurs satisfaits et autonomes dès le 1er mois. Un guide concret, 0 temps perdu.
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La montée de l’apprentissage et des contrats de professionnalisation a renforcé le rôle du tuteur dans l’entreprise. Encadrer un apprenti suppose non seulement du temps, mais aussi une réelle maîtrise des fonctions métier et un suivi tout au long de l’exercice.
Pour reconnaître cet engagement, certaines organisations permettent au salarié de bénéficier d’une prime de tutorat, dont l’employeur encadre la somme, la prise en compte et les conditions d’attribution.
Même si aucun texte général du droit du travail ne fixe un montant en euros ou une allocation minimum obligatoire, cette prime s’intègre comme un élément de rémunération à part entière. Elle doit donc être correctement paramétrée dans les variables de paie.
L’objectif reste simple : assurer une gestion cohérente, sécurisée et transparente pour tous les collaborateurs impliqués dans l’accompagnement des apprentis et alternants. PayFit vous explique.
La prime de tutorat n’est pas obligatoire au sens du Code du travail. Elle devient cependant impérative dans deux cas :
lorsque la convention collective fixe un montant ou un cadre précis ;
ou lorsque l’entreprise applique déjà un usage ou un accord interne rendant son versement régulier et constant.
Dans ces situations, son attribution relève du droit et ne peut pas être modifiée sans procédure adaptée.
Dans certaines branches, l’intervention de l’OPCO (OPérateur de COmpétences) par exemple l’AFDAS (Assurance Formation des Activités du Spectacle) pour les secteurs culturels et créatifs peut s’accompagner de règles spécifiques liées au rôle du tuteur ou du maître d’apprentissage. Cela influe parfois sur la reconnaissance financière attendue.
En dehors de ces cas, la prime reste facultative. Elle peut prendre la forme d’un versement de prime annuelle ou ponctuelle, selon les pratiques de l’entreprise. Beaucoup d’organisations choisissent néanmoins de la maintenir, car elle permet de valoriser l’investissement du tuteur et de soutenir les objectifs de formation que l’État encourage via le développement de l’apprentissage et de la professionnalisation.
La mise en place commence par une définition claire du rôle du tuteur, des missions attendues et du temps réellement consacré à l’accompagnement. L’organisation doit ensuite préciser le montant, les critères d’attribution, les modalités de versement et les éventuels points d’étape prévus pour suivre le déroulement du tutorat.
Pensez à partager ces règles avec les managers et les salariés concernés afin d’assurer une application homogène et éviter les écarts de traitement entre services.
💡 Bon à savoir : lorsqu’une prime existe déjà, elle doit être appliquée dans les mêmes conditions à chaque salarié éligible. Toute différence doit être justifiable par un critère objectif.
Voici un le tableau récapitulatif des conditions et montants de la prime de tutorat selon les conventions collectives :
| Branche / Convention collective | Prime obligatoire ? | Montant | Conditions |
|---|---|---|---|
| Hospitalisation privée (HP) | OUI | 500 € bruts (6 mois) OU 84 €/mois | Maître d’apprentissage ou tuteur CP |
| Hôtellerie-restauration (HCR) | OUI | Fixé par la branche | Tutorat > 6 mois consécutifs |
| Transport routier | OUI | 5 % taux horaire × horaire mensuel | Pendant l’exercice de ses fonctions |
| BTP | OUI | Selon accord de branche | Maître d’apprentissage |
| Propreté | OUI | Selon accord de branche | Tuteur contrat pro |
| Immobilier | OUI (via OPCA) | 230 €/mois maximum (prise en charge par l’OPCO) | Contrat de professionnalisation |
| Commerce | NON | Facultatif | À la discrétion de l’entreprise |
| Syntec (bureaux d’études) | NON | Facultatif | À la discrétion de l’entreprise |
| Autres secteurs | Variable | Consulter votre CC | Vérifier votre accord de branche |
L’accueil d’un apprenti ou d’un alternant implique des obligations administratives et pédagogiques. La prime peut alors reconnaître la charge de travail supplémentaire liée à l’encadrement :
apprentissage : certaines conventions prévoient un montant obligatoire. Lorsqu’aucun texte ne l’impose, l’entreprise peut définir librement sa politique interne. La prime n’a aucune incidence sur les aides de l’État ou de l’OPCO ;
contrat de professionnalisation : même principe, sauf dispositions imposées par la convention collective ;
stagiaires : aucune obligation légale ; l’entreprise peut néanmoins instaurer une prime interne pour valoriser l’accompagnement.
Guide de la gestion des primes
La somme varie d’une structure à l’autre. Il peut s’agir :
d’un forfait mensuel (souvent entre 20 € et 100 €) ;
d’une prime globale en fin de tutorat ;
d’un montant ajusté selon la durée du tutorat, la technicité du métier ou le niveau d’autonomie attendu ;
d’une prime par apprenti ou alternant, dans la limite d’un quota défini.
L’important est que les critères soient explicités par écrit : note interne, accord d’entreprise ou fiche de mission tutorale.
Plusieurs méthodes existent :
fixe : même prime chaque mois durant toute la période d’accompagnement ;
proportionnel : calcul basé sur le nombre de semaines ou mois exercés en tutorat ;
montant par apprenant suivi : utile pour les structures qui encadrent plusieurs alternants ;
prime conditionnée à l’évaluation finale : versée lorsque le tutorat est mené jusqu’à son terme.
📌 Exemple 1 : méthode proportionnelle
Une entreprise du secteur commerce décide d'instaurer une prime de tutorat de 60 € bruts par mois. Un salarié encadre un alternant pendant 8 mois (de septembre à avril). La prime totale versée s'élève à 480 € bruts (60 € × 8 mois). Sur chaque bulletin de paie mensuel figure la ligne "Prime tutorat : 60,00 €", soumise à cotisations sociales et imposable.
📌 Exemple 2 : prime conditionnée à l'évaluation finale
Une entreprise du secteur hôtellerie-restauration verse une prime globale de 600 € bruts à l'issue du tutorat, si le tuteur a mené l'accompagnement jusqu'à son terme. Un maître d'apprentissage encadre un apprenti pendant 12 mois et l'apprenti valide son diplôme. À la fin des 12 mois, le tuteur reçoit 600 € bruts en une seule fois sur son bulletin de paie. Si l'apprenti avait rompu son contrat au bout de 6 mois, la prime aurait pu être proratisée (300 €) ou ne pas être versée, selon les règles définies dans l'accord d'entreprise.
💡 Bon à savoir : en paie, la prime doit être paramétrée comme un élément soumis à cotisations et à CSG-CRDS, avec les règles de calcul propres à chaque contrat.
Lorsque le tuteur n’a plus d’apprenti ou d’alternant à accompagner (désistement, rupture du contrat, report d’entrée en formation…), la prime de tutorat n’a plus lieu d’être, puisqu’elle rémunère une fonction liée à l’encadrement effectif. L’entreprise peut alors suspendre son versement dès la fin de la mission tutorale.
En pratique, il est recommandé d’informer rapidement le salarié de la date d’arrêt de la prime, et de préciser ce qu’il advient de la fonction tutorale en interne : maintien en attente d’un nouvel apprenant, réaffectation temporaire, ou clôture du tutorat.
💡 Bon à savoir : si la prime repose sur un usage interne ou un accord collectif, il convient d’appliquer exactement les règles prévues pour la suspension ou la modification du versement.
C’est une rémunération complémentaire versée au salarié qui encadre un apprenant. Elle peut être forfaitaire, mensuelle ou liée à la durée du tutorat. Certaines conventions collectives la rendent obligatoire (ex. BTP, transport routier, propreté, formation professionnelle).
Oui. Le tutorat repose en principe sur l’accord du salarié, sauf dispositions contraires dans certains accords de branche. La fonction de tuteur implique du temps, des responsabilités et parfois une coordination avec l’OPCO ou le CFA.
Oui, le versement de cet élément variable de la paie est tout de même possible. En effet, l’entreprise peut prévoir une prime adaptée, soit au prorata de la durée, soit sous forme de forfait minimal.
L’entreprise peut instaurer une règle de cumul ou un plafond. L’essentiel est de formaliser ces choix pour garantir une égalité de traitement.
Oui. Les OPCO peuvent prendre en charge la formation du tuteur ou du maître d’apprentissage, mais pas la prime de tutorat, qui reste entièrement financée par l’employeur. Les démarches se font via l’OPCO de rattachement (ex. Atlas pour les secteurs financiers, Afdas pour la culture, Opco EP pour les entreprises de proximité), selon les règles et les plafonds propres à chaque opérateur.
À l’instar de la prime de tutorat, il existe plusieurs types de primes pouvant être versées aux salariés, selon la situation, la fonction ou les performances :
prime sur objectif : liée aux résultats individuels ou collectifs ;
prime d’ancienneté : versée en fonction de la durée de présence dans l’entreprise ;
prime de fin d’année ou 13ᵉ mois : souvent versée en décembre ou en fin d’exercice ;
prime exceptionnelle ou “pouvoir d’achat” : peut être attribuée ponctuellement, par exemple en fonction des résultats de l’entreprise ou de la loi ;
prime d'assiduité, et bien d’autres encore.
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