Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Plus souple que les CDI et CDD classiques, le
CDI de chantier
est un contrat de travail qui permet à un employeur d’embaucher un salarié pour une
mission précise
dont la
durée ne peut être déterminée à l’avance
.
Initialement réservé au BTP, le
recours au CDI de chantier
s’est étendu à d’autres secteurs d’activité grâce à des accords collectifs de branche étendus ou, à défaut, par un usage professionnel reconnu. C’est notamment le cas de la
convention collective Syntec (IDCC 1486)
qui permet de le transposer à la
gestion de projets
liés aux domaines de l’ingénierie et de conseils en études techniques.
Pour être valable, le
contrat d’un CDI
de chantier doit comporter certaines
mentions obligatoires
(comme l’objet du chantier, le type de contrat, etc.).
Les employeurs, couverts par la
Syntec
, doivent souvent
gérer des projets clients
dont la
durée est incertaine
. Pour recruter des salariés sur ce type de missions à l’échéance variable, ils ont besoin d’un cadre contractuel adapté, plus souple que le CDD traditionnel.
Aussi appelé
CDIC
, le
CDI de Chantier
ou d’opération est un
contrat à durée indéterminée
dont la
fin
est liée à la réalisation d’un projet ou chantier précis (conformément à l’article L1223-8 du Code du travail).
Par un
accord de branche
spécifique, la
CCN Syntec
(IDCC 1486) permet son utilisation dans l’ingénierie et le conseil en études techniques pour des missions clients à durée non déterminée à l’avance.
Qu’est-ce que le CDI de chantier ou d’opération ?
Pour répondre aux besoins des entreprises dont l’activité repose sur des projets à durée incertaine, la loi prévoit un contrat spécifique : le CDI de chantier ou d’opération. Souvent utilisé dans le BTP, mais également dans d’autres secteurs autorisés, ce contrat combine la stabilité du CDI avec une fin de contrat liée à l’achèvement d’un projet déterminé.
Définition légale du CDI de chantier
Par définition, le
CDI de chantier
est un
CDI
dont la
fin
est conditionnée à la réalisation d’un projet ou chantier précisément
identifié
dans le contrat du salarié.
S’il est prévu par l’article L1223-8 du Code du travail (ordonnance 2017-1387), il n’est possible que dans les secteurs couverts par un
accord collectif étendu
l’autorisant ou, à défaut, si son
usage est habituel et reconnu
.
Concrètement, le CDIC possède donc le
même cadre légal qu'un
CDI
classique
(droits et obligations, etc.). Cependant, son terme est
défini par la fin du projet
pour lequel un salarié a été embauché.
Les principales différences pour l’employeur entre CDI de chantier et CDD
Le dispositif permet aux entreprises de
recruter
du personnel pour
une mission dont la durée est incertaine
. Vous savez que le projet prendra fin, sans toutefois connaître sa date précise d’achèvement, ce qui rend impossible l’embauche en CDD et complique celle en CDI.
Le
CDI de chantier
existe pour répondre à ce besoin :
il permet de
sécuriser les salariés
avec un contrat de travail encadré par la loi ;
tout en donnant plus de
souplesse
aux entreprises.
💡
Bon à savoir
: contrairement à un CDD, le CDIC n’est donc
pas limité dans le temps
car il prend fin à l’issue de la mission. Il est ainsi possible de renforcer ses effectifs sur un projet à long terme sans dépendre des motifs de recours du CDD.
Quelles entreprises peuvent recourir au CDI de chantier selon la CCN Syntec ?
Dans la
CCN Syntec
(IDCC 1486), un
accord de branche spécifique
autorise les sociétés d’ingénierie à recourir au
CDI de chantier
pour des missions clients dont le terme précis n’est pas déterminable à l’avance.
Si
l’accord de branche Syntec n’est pas étendu
, son avenant n°11 du 8 juillet 1993 relatif aux fins de chantier dans l'ingénierie reconnaît que le "recours aux contrats de chantier, tant pour les missions en France qu'à l'étranger, constitue un usage reconnu et établi dans le secteur professionnel de l'ingénierie".
L’utilisation du CDIC est donc
possible dans les entreprises relevant de la convention Syntec
, référencées sous l’ancien
code NAF 74 C2
(soit 7112B depuis 2008), c’est-à-dire pour les
sociétés d’ingénierie et de conseil dans les études techniques
ayant pour activité :
les processus et sites industriels ;
les projets liés au génie civil, hydraulique, etc. ;
les projets de gestion de l’eau ;
les services de gestion de projets de constructions, etc.
💡
Bon à savoir
: l’utilisation du
CDI de chantier
est couramment utilisée par les
ESN
(Entreprises de Services du Numérique, anciennement appelées SSII) pour des projets de déploiement de logiciel, de migration informatique, etc.
Le CDI de chantier dans le BTP et les autres secteurs
Historiquement, le
CDI de chantier
était principalement utilisé dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP). Mais son usage a été
généralisé
par l’ordonnance n 2017-1387 du 22 septembre 2017.
Le CDIC ne peut être conclu que dans les secteurs régis par un
accord collectif
l’autorisant ou si la pratique est jugée habituelle et reconnue dans une profession : Syntec en est l’un des rares exemples en dehors du BTP.
Comment rédiger un CDI de chantier conforme à la CCN Syntec ?
La rédaction d’un CDI de chantier ou d’opération sous la convention Syntec nécessite une attention particulière. Au-delà des mentions obligatoires communes à tout CDI, le contrat doit identifier clairement le projet ou la mission qui justifie le recours à ce dispositif. Une rédaction précise est essentielle pour sécuriser la relation de travail et prévenir tout risque de contestation ou de requalification du contrat.
Pour un CDI de chantier conforme à la CCN Syntec, l’employeur doit
rédiger un contrat écrit
mentionnant précisément :
l’
objet du contrat
(avec une description rapide de la mission cliente sur laquelle le salarié a été affecté) ;
le
poste
et les
fonctions
;
la
rémunération
;
la
durée estimée de la mission
sur le chantier ;
le
type de contrat conclu
(“contrat de travail à durée indéterminée de chantier“) ;
la
période d’essai
si existante ;
certaines
clauses
(confidentialité, non-concurrence, etc.) le cas échéant ;
les
modalités précises pour la fin de contrat
(notamment en cas d’interruption), etc.
Définition du périmètre du projet ou de l’opération
Les informations de la mission sont déterminantes. Pour éviter tout litige, il est indispensable de réaliser une
définition rigoureuse de son périmètre
.
Autrement, l’employeur s’expose à une
requalification
du contrat de travail ou à une contestation des salariés concernés aux prud’hommes.
💡
Bon à savoir
: pour les entreprises sous Syntec, notre
logiciel de paie
vous accompagne sur la gestion des contrats, la paie et les procédures de fin de mission, dans le respect de la CCN Syntec.
Et entre deux missions clients ?
En
ESN
comme en
cabinet de conseil
, un même salarié enchaîne souvent plusieurs missions. Deux options s'offrent à vous :
lier le CDIC à une mission unique
: à la fin du projet, vous proposez un reclassement sur un autre chantier. En cas de refus du salarié ou d'impossibilité de reclassement, la procédure de licenciement pour fin de chantier s'enclenche.
couvrir plusieurs missions consécutives dans un même contrat
: le contrat se termine alors à l'achèvement du dernier projet identifié dès la signature.
👉 Dans tous les cas, la rédaction de la clause d'objet du contrat reste déterminante pour éviter une requalification en CDI classique aux prud'hommes.
Comment se termine un CDI de chantier sous la CCN Syntec ?
Un
CDI de chantier Syntec
prend fin à l’
achèvement de la mission cliente
définie dans le contrat dès lors que le réemploi du salarié ne peut être assuré (ou s’il l’a refusé).
La fin de chantier comme motif légitime de licenciement
Généralement, la fin de contrat de travail du CDIC est marquée par l’issue même de la mission. D’après le Code du travail, l’
achèvement du chantier
(ou de l’opération) constitue un motif de rupture
justifiée
du contrat pour cause réelle et sérieuse.
L’employeur doit alors initier une
procédure de licenciement
pour motif personnel (tout manquement expose à une contestation prud’homale).
👉
À noter
: l’entreprise peut se servir de la “
clause de chantier
” pour justifier que le licenciement n’est pas abusif.
La procédure de licenciement et les délais à respecter
Comme pour un CDI classique, la procédure de licenciement d’un CDIC doit respecter
différentes étapes
telles que :
⚠️
Attention
: pour les employeurs sous Syntec, le
préavis
est dû conformément aux dispositions conventionnelles de la CCN des bureaux d’études techniques. De plus, la lettre de licenciement devra mentionner les possibilités d’accès au dispositif de formation institué par l’accord de branche.
Les indemnités de fin de CDI de chantier applicables
Comme pour un
CDI classique
, à la fin du CDIC, le salarié peut bénéficier des
indemnités classiques de licenciement
comme :
l’indemnité compensatrice de congés payés ;
l’indemnité compensatrice de préavis le cas échéant ;
Un
CDIC sous Syntec
permet à un employeur d’une société de conseil, d’études techniques ou d’ingénierie sous la CCN 1486, de recruter des salariés pour des projets clients dont la
date d’échéance n’est pas précisément définie
.
L’avenant n° 11 du 8 juillet 1993 relatif aux fins de chantier (L1223-8, ordonnance 2017-1387) précise que le CDIC “
revêt un caractère normal selon la pratique habituelle et l’exercice régulier
“ dans les professions de l’ingénierie.
Ce type de contrat de travail garantit la
protection des salariés recrutés
pour intervenir sur des missions précises identifiées en encadrant précisément la
fin de leur mission
, sans devoir réaliser un licenciement économique.
Si le contrat de chantier ou d’opération comporte une
période d’essai
, sa durée est la même que la période d’essai en CDI habituel.
Non, la rupture conventionnelle ne s’applique pas au CDIC. Toutefois, il est possible d’y mettre un terme de façon
anticipée
si le projet est terminé ou s’il ne peut pas aboutir.
La
fin de mission du CDIC
ne dispense pas de la
procédure de licenciement
qui doit être réalisée par l’employeur. Celle-ci suit les mêmes étapes que celle d’un
CDI traditionnel
.