Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Dans le cadre d’un licenciement pour motif personnel ou économique, le salarié a droit à une
indemnité de licenciement
sous certaines conditions.
Versée à la
fin du contrat de travail
, son montant dépend de l’ancienneté du salarié ainsi que d’un salaire de référence déterminé à partir de la rémunération du salarié.
Qu’est-ce que l’indemnité légale de licenciement ? Quelles sont les conditions d’attribution de l’indemnité légale de licenciement ? Comment se calcule l’indemnité légale de licenciement ? L’indemnité légale de licenciement est-elle imposable ? PayFit vous explique.
Qu’est-ce que l’indemnité légale de licenciement ?
L’
indemnité légale de licenciement
est une indemnité versée à l’occasion de la
rupture du contrat de travail
d’un salarié par licenciement.
Il s’agit d’une
somme d’argent
que le salarié reçoit pour compenser la perte de son emploi.
Cette
indemnité de fin de contrat
est prévue par le code du travail. Cependant, il existe également
l’indemnité conventionnelle
de licenciement et
l’indemnité contractuelle
.
C’est l’indemnité
la plus avantageuse
au salarié qui lui est versée.
Quelles sont les conditions d’attribution de l’indemnité légale de licenciement ?
Tous les
motifs de licenciement
ne permettent pas au salarié de percevoir cette indemnité. Pour bénéficier de l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, le salarié doit
être en CDI
et
avoir été licencié soit
pour motif personnel
(sauf faute grave ou lourde)
ou
pour motif économique
.
⚠️
Attention
: il ne faut pas confondre l’indemnité légale de licenciement économique avec les indemnités de licenciement versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi.
En cas de licenciement économique, le salarié peut se voir proposer le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) dans les entreprises de
moins de 1 000 salariés
ou en
redressement/liquidation judiciaire
. L'acceptation du CSP
modifie les modalités de rupture
: le contrat est rompu immédiatement, sans préavis, et le salarié perçoit l'
indemnité légale de licenciement
ainsi qu'une
allocation spécifique
(75 % du salaire brut de référence) pendant 12 mois maximum. Le dispositif offre également un
accompagnement renforcé vers le retour à l'emploi
.
De plus, le salarié doit également justifier d’
au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompue
au service du même employeur. Le calcul de l’ancienneté s’effectue à la date d’envoi de la lettre de licenciement.
Des dispositions conventionnelles ou un usage peuvent prévoir une ancienneté inférieure.
💡
Bon à savoir
: l’indemnité légale de licenciement
n’est pas due dans le cadre d’un licenciement pour faute grave ou faute lourde
. Cependant, des dispositions conventionnelles peuvent prévoir le contraire.
Comment se calcule l’indemnité légale de licenciement ?
Le
calcul de l’indemnité légale de licenciement
s’effectue sur la
base d’un salaire de référence
calculé à partir des salaires bruts précédant le licenciement.
Le calcul
dépend également de l’ancienneté du salarié
. Elle est calculée jusqu’à la date de rupture effective du contrat.
Calcul du salaire de référence
Le salaire de référence est déterminé selon deux méthodes dont la plus avantageuse sera prise en compte :
soit la
moyenne mensuelle des 12 derniers mois
précédant le licenciement ;
soit la
moyenne mensuelle des 3 derniers mois
.
Le salaire pris en compte est le salaire brut, les primes et autres gratifications.
💡
Bon à savoir
: si le salarié a été en arrêt de travail, le salaire de référence à prendre en compte est celui des 12 ou des 3 derniers mois précédant l’arrêt.
L'indemnité de licenciement ne peut être inférieure aux montants suivants :
1/4 de mois de salaire
par année d'ancienneté pour les années jusqu'à dix ans ;
1/3 de mois de salaire
par année d'ancienneté pour les années à partir de dix ans.
➡️
Exemple d’un salarié avec moins de 10 ans d’ancienneté
: un salarié disposant de 5 ans et 8 mois d’ancienneté et ayant un salaire de référence de 2 000 €. Le calcul du montant de l’indemnité s’effectue comme suit :
[(2 000 x 1/4) x 5] + [(2 000 x 1/4) x (8/12)] = 2 916,60 €.
➡️
Exemple d’un salarié avec plus de 10 ans d’ancienneté
: un salarié disposant de 12 ans et 8 mois d’ancienneté et ayant un salaire de référence de 2 000 €. Le calcul du montant de l’indemnité s’effectue comme suit :
[(2 000 x 1/4) x 10] + [(2 000 x 1/3) x 2] + [(2 000 x 1/3) x (8/12)] = 6 888,80 €.
💡
Bon à savoir
: il est possible d’effectuer le calcul de l’indemnité légale de licenciement par un simulateur.
Simulateur de calcul de l'indemnité de licenciement
L’indemnité légale de licenciement est-elle imposable ?
L’indemnité versée est
en partie exonérée d’impôt sur le revenu
.
Le montant correspondant à l'indemnité fixée par la loi ou la convention collective est
exonéré en totalité
.
Si le montant versé est supérieur, l'exonération est limitée à l'un des montants suivants :
2 fois le montant de la rémunération brute que le salarié a perçue l'année précédant son licenciement ;
la moitié de l'indemnité de licenciement que le salarié a perçue.
⚠️
Attention
: En 2026 (pour les indemnités perçues en 2025), l'exonération fiscale
est plafonnée à 282 600 €
maximum. Au-delà de ce montant, la part excédentaire est imposable, même si elle rentre dans les critères ci-dessus (2 fois la rémunération ou la moitié de l'indemnité).
💡
Bon à savoir
: Ce plafond est indexé chaque année sur le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) et évolue donc annuellement. Pour les indemnités perçues en 2024, le plafond était de 278 208 €.