Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Un intérimaire perçoit
la même rémunération
qu'un salarié permanent de l'entreprise utilisatrice à poste et qualification équivalents (principe d'égalité de traitement).
À la fin de mission, l'intérimaire touche deux indemnités :
l'indemnité de fin de mission (IFM)
et
l'indemnité compensatrice de congés payés (ICCP)
, chacune au moins égale à 10 % de la rémunération brute.
La gestion et le versement du salaire sont
assurés par l'agence d'intérim (ETT)
, pas par l'entreprise utilisatrice.
En cas de défaillance de l'ETT, l'
entreprise utilisatrice peut se substituer
au paiement des rémunérations dues, via la garantie financière obligatoire de l'agence.
Pour recruter un salarié, une société peut avoir recours à
l’intérim
. Le contrat de travail temporaire lie
trois parties
: l'intérimaire, l'
agence d'intérim
(ETT) et l'
entreprise utilisatrice
.
L’intérimaire en CTT (Contrat Temporaire de Travail) est ainsi mis à
disposition de l’entreprise utilisatrice
pour réaliser une
mission définie dans le temps
.
Mais une question essentielle se pose :
comment est calculé le salaire d’un intérimaire et quelles règles encadrent sa rémunération ?
En France, la rémunération en intérim est strictement encadrée par le droit du travail. Elle repose sur un principe fondamental :
l’égalité de traitement avec les salariés de l’entreprise utilisatrice
, auquel s’ajoutent des indemnités spécifiques et des mécanismes de rémunération complémentaires.
À quoi correspond le salaire d’un intérimaire ?
Le salaire d’un intérimaire est fixé dans le contrat de mission, mais il est encadré par une règle essentielle :
le principe d’égalité de traitement
.
Le principe du "à travail égal, salaire égal"
En intérim, le salaire doit respecter les
minimums légaux
(SMIC) ou
conventionnels
. En vertu du principe "à travail égal salaire égal", l'intérimaire doit percevoir une
rémunération au moins équivalente à celle des collaborateurs permanents
occupant :
le même poste ;
avec une qualification équivalente ;
et des missions comparables.
En ce sens, il n’y a
aucune différence de traitement salarial
entre un CDI, un CDD et un CTT.
📌
Exemple
: si l'entreprise utilisatrice emploie un cariste en CDI rémunéré
13,00 € brut de l'heure
avec une prime de panier de
6 € par jour
, un intérimaire embauché comme cariste avec la même qualification et sur les mêmes horaires devra percevoir exactement le même taux horaire (
13,00 € brut
) et la même prime de panier (
6 €
). Il n'y a aucune différence de traitement salarial.
Les primes et accessoires de salaire
Le principe d'égalité s'applique également aux "à-côtés". L'intérimaire bénéficie des mêmes avantages financiers que les salariés permanents, proratisés selon son temps de présence, tels que :
les
tickets restaurant
ou primes de panier ;
le
remboursement des frais de transport
(ex : 50 % de l'abonnement aux transports en commun ) ;
les
primes de 13ème mois
, de risque, de froid ou de rendement.
💡 Bon à savoir
: une agence d'intérim peut embaucher en CDI des intérimaires ce qui leur ouvre le droit au versement d’une rémunération mensuelle minimale garantie.
Les indemnités spécifiques
En plus de la rémunération de base,
l'intérimaire a droit à deux primes
versées à la fin de la mission.
Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP)
L'ICCP est
au moins égale à 10 % de la rémunération totale brute
perçue par l'intérimaire, incluant l'IFM. Elle est due quelle que soit la durée de la mission. Pour calculer cette indemnité, certaines périodes d'absence sont assimilées à du temps de mission :
les périodes de
congé légal de maternité et d'adoption
;
les périodes de
suspension du contrat de mission
pour cause d'
accident du travail
ou de
maladie professionnelle
, limitées à une durée ininterrompue d'un an ;
les périodes d’
enrôlement dans l’armée
, à condition que le point de départ de ces périodes se place au cours d'une mission.
Indemnité de fin de mission
L’
indemnité de fin de mission
, appelée la prime de précarité, est due, sauf si :
un CDI est conclu à la fin de la mission ;
un complément de formation professionnelle est dispensé au travailleur ;
l'intérimaire rompt le contrat de manière anticipée ;
le contrat est rompu pour faute grave ou force majeure ;
le contrat était à caractère saisonnier et la convention ou l'accord applicable ne prévoit pas d'indemnité de fin de contrat.
Le montant de l’indemnité de fin de mission est
égal à au moins 10 % de la rémunération brute totale
perçue au cours de la mission.
📌
Exemple
de calcul des indemnités (IFM et ICCP)
:
un salarié a effectué une mission d'un mois. Son salaire de base pour cette période s'élève à
2 000 € brut
:
IFM :
10 % de 2 000 € =
200 € brut
.
ICCP :
Elle se calcule sur la base du salaire ET de l'IFM (soit 2 000 € + 200 € = 2 200 €). 10 % de 2 200 € =
220 € brut
.
Ces indemnités expliquent pourquoi le
salaire en intérim
est souvent
plus élevé qu’en
CDI
.
Comment fonctionnent les acomptes, les heures supplémentaires et le CET ?
La rémunération en intérim offre plusieurs mécanismes de flexibilité permettant d’adapter les revenus aux besoins des travailleurs.
Les acomptes sur salaire
L'intérim offre une certaine souplesse financière, notamment grâce à la
possibilité pour l'intérimaire de demander un acompte sur salaire
. En cas de besoin de trésorerie avant la fin du mois, il peut solliciter directement son agence.
Cet acompte est calculé sur la base des heures déjà effectuées. Selon la pratique de l'agence, il peut représenter une part significative de la rémunération acquise, généralement autour de
70 à 80 %
.
👉 À noter : En tant qu'entreprise utilisatrice, vous n'intervenez pas directement dans le versement de l'acompte
: c'est l'agence d'intérim qui le gère, à la demande de l'intérimaire.
La rémunération des heures supplémentaires
Lorsque la durée légale du travail (35 heures par semaine) est dépassée dans le cadre d’une mission,
les heures supplémentaires sont rémunérées et majorées.
Les taux de majoration applicables sont ceux en vigueur dans l'
entreprise utilisatrice
. À défaut d’accord spécifique, les règles légales s’appliquent :
25 % de majoration
pour les huit premières heures supplémentaires, puis
50 %
pour les suivantes.
Le Compte Épargne Temps (CET)
De nombreuses agences de travail temporaire proposent à leurs intérimaires un Compte Épargne Temps (CET). Ce dispositif permet de placer certaines sommes, notamment les IFM et les ICCP.
Le CET constitue ainsi un
outil d’épargne flexible
, permettant de constituer une réserve financière, souvent valorisée par un taux d’intérêt attractif.
Le paiement du salaire obéit à des règles spécifiques selon la situation
de l'ETT
.
Paiement du salaire dans les conditions normales
Contrairement à un salarié en CDI ou CDD, l'intérimaire n'est
pas salarié de l'entreprise utilisatrice
et ne fait pas partie de ses effectifs : il reste employé par l'agence d'intérim. Cela a une incidence directe sur le circuit de paiement du salaire.
L’entreprise utilisatrice verse ainsi le salaire à l’ETT
, qui reverse à son tour le salaire à
l’intérimaire
et lui fournit son bulletin de paie. La gestion de la paie (calcul du salaire, versement, cotisations, bulletin de paie) est donc entièrement
assurée par l’agence d’intérim
.
Paiement du salaire en cas de
défaillance de l'agence d'intérim
Les entreprises de travail temporaire ont l’obligation de disposer d’une
garantie financière
destinée à assurer le paiement des salaires et indemnités dus aux intérimaires.
En cas de défaillance de l’agence d’intérim, cette garantie permet en principe de couvrir les sommes dues. Toutefois, si la garantie s’avère insuffisante ou inexistante,
l’entreprise utilisatrice peut être amenée à se substituer à l’agence d’intérim
pour assurer le paiement des rémunérations restant dues aux intérimaires.
Combien coûte réellement un intérimaire à l'entreprise utilisatrice ?
Le tarif facturé par l'agence d'intérim ne se limite pas au salaire brut de l'intérimaire. Il intègre également les charges sociales, l'IFM, l'ICCP, ainsi qu'un coefficient de facturation qui rémunère l'ETT pour son rôle (recrutement, gestion administrative, paie). En pratique, le coût total pour l'entreprise utilisatrice est
généralement compris entre 1,8 et 2,3 fois le salaire brut, selon la qualification et l'agence choisie.
💡
Bon à savoir :
ce coefficient de facturation est négociable, surtout pour les missions longues ou récurrentes. N'hésitez pas à comparer les grilles tarifaires de plusieurs ETT.
La fixation du salaire d'un intérimaire suit les mêmes règles que celles applicables aux salariés de l'entreprise utilisatrice occupant un poste équivalent. Il doit respecter le SMIC ou les minimums conventionnels et tenir compte de la qualification de l'intérimaire.
Le calcul de la prime de précarité, ou indemnité de fin de mission, correspond généralement à
10 % du salaire brut total perçu durant la mission
. Certaines situations prévues par la loi peuvent toutefois exclure son versement (embauche en CDI à l'issue de la mission, rupture anticipée par l'intérimaire, faute grave, contrat saisonnier…).
Oui. Les jours fériés sont
rémunérés
dès lors que
les collaborateurs de l’entreprise utilisatrice bénéficient également de ce maintien de salaire
, sans condition d’ancienneté.
Le salaire des intérimaires est généralement versé par l’agence d’intérim le
mois suivant la période travaillée
, le plus souvent entre le
10 et le 15 du mois
(par exemple, autour du 12 juin pour les missions effectuées en mai).