Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
rupture conventionnelle
permet de
mettre fin à un CDI d'un commun accord
, avec indemnités et droit aux allocations chômage (durée d'indemnisation réduite à compter du 1er septembre 2026).
Elle repose sur un
consentement
libre et éclairé
et suit une procédure encadrée (entretien, convention, homologation).
Elle n’est
possible qu’en CDI
et peut être
contestée dans un délai de 12 mois
après homologation.
Bien
respecter chaque étape
et
formaliser les accords par écrit
est essentiel pour sécuriser la procédure.
La
rupture conventionnelle
est une solution qui permet à un employeur et un salarié de mettre
fin à un CDI d’un commun accord
. Contrairement à une
démission
ou un
licenciement
, elle repose sur une
volonté mutuelle
et offre un
cadre sécurisé
, encadré par le Code du travail.
De
l’entretien préalable
à
l’homologation par l’administration
, cette
rupture du contrat de travail
suit des étapes précises qu’il est essentiel de respecter pour garantir sa validité.
Qu’est-ce que la rupture conventionnelle ?
Mécanisme de séparation basé sur un
accord mutuel
entre l’employeur et le salarié, elle permet de mettre fin à un contrat de travail de manière négociée, dans un
cadre légal précis
.
Un accord mutuel de séparation
La rupture conventionnelle est fondée sur un
accord mutuel entre l’employeur et le salarié
. Elle permet de
mettre fin à un CDI
de manière négociée, dans un cadre légal.
Prévue par les articles
L. 1237-11
à
L. 1237-16
du Code du travail, cette procédure repose sur un principe essentiel : le
consentement libre et éclairé des deux parties
. Autrement dit, ni l’employeur ni le salarié ne peut imposer une rupture conventionnelle à l’autre.
L’initiative peut venir indifféremment de l’un ou de l’autre. En pratique,
la demande se formalise par écrit
(courrier simple ou recommandé), sauf dispositions spécifiques prévues par la convention collective ou le contrat de travail.
Réforme du chômage après rupture conventionnelle
La
loi du 2 juin 2026
réduit la durée maximale d'indemnisation chômage des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle. À compter du
1er septembre 2026
:
Âge du salarié
Avant (jusqu’au 31/08/2026)
À partir du 01/09/2026
Moins de 55 ans
18 mois max
15 mois max
55-56 ans
22,5 mois
20,5 mois
57 ans et plus
27 mois
20,5 mois
En contrepartie, les bénéficiaires profitent d'un
accompagnement personnalisé
par France Travail. Les salariés de
55 ans et plus
peuvent demander une
prolongation de l'indemnisation
, soumise à l'appréciation de France Travail.
👉 À noter :
Ces règles s'appliquent uniquement aux ruptures dont la fin de contrat intervient à partir du
1er septembre 2026
.
Situations de suspension du contrat
Dès lors que l’accord des deux parties est réel et non équivoque, elle peut
intervenir à tout moment de la relation de
travail
, même lorsque le contrat est suspendu (congé sabbatique, etc.).
Quelques
précautions
s’imposent toutefois selon les situations :
accident du travail : vigilance accrue sur l’absence de pression ;
congé maternité : faisable, mais nécessite une attention particulière à la situation de la salariée.
Dans tous les cas, l’employeur doit veiller à
ne tirer aucun avantage d’une éventuelle situation de vulnérabilité.
Situations où la rupture conventionnelle est interdite
La loi interdit le recours à la
rupture conventionnelle pour les CDD
. Toutefois, même en CDI, ce
type de procédure n’est pas toujours possible
. Elle est notamment exclue lorsque :
le
consentement est vicié
(pression, fraude, menace) ;
elle s’inscrit dans un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (
PSE
) ou une démarche de
GPEC
;
elle relève d’un dispositif de
rupture conventionnelle collective
;
elle vise à
contourner les règles du licenciement économique
.
⚠️
Attention
: certaines professions spécifiques, comme les assistants maternels, ne peuvent pas recourir à ce dispositif.
Quelles sont les étapes de la procédure de rupture conventionnelle ?
Une fois que l’employeur et le salarié ont exprimé leur
volonté commune de mettre fin au contrat de travail
, une
procédure de rupture conventionnelle
doit être respectée.
Étape
Actions
Détails / Bonnes pratiques
1. Entretien préalable
Organisation des entretiens
Négocier date de fin, montant de l’indemnité. Assistance possible (représentant du personnel ou conseiller). Pas d’avocat.
2. Rédaction de la convention
Formalisation écrite
Signée par les deux parties. Délai de rétractation de 15 jours calendaires.
3. Homologation
Transmission à l’administration
Exclusivement en ligne via TéléRC. Délai 15 jours ouvrables. Tacite si pas de réponse. Salarié protégé : autorisation inspecteur du travail.
4. Rupture effective
Fin du contrat
Date fixée dans la convention. Versement indemnités, remise certificat de travail, attestation France Travail, solde de tout compte.
Étape 1 : Convocation à l’entretien préalable
La procédure débute obligatoirement par un ou plusieurs
entretiens entre les deux parties
. Ces échanges permettent de
négocier les conditions de la rupture
, notamment :
⚠️
Attention
: l’employeur qui souhaite conclure avec un salarié en arrêt maladie doit veiller à le convoquer durant les horaires de sorties autorisées.
Le salarié a le droit à une
assistance au cours des entretiens
avec une
personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise
(un représentant du personnel ou tout autre salarié), ou avec un
conseiller du salarié
en l’absence de représentant du personnel.
Dans ce cas, le collaborateur doit informer sa direction en amont de l’entretien de sa volonté de se faire assister.
L'employeur
ne peut quant à lui
être assisté que si le salarié l’est également
, par :
une personne appartenant au
personnel de l’entreprise
;
ou pour les entreprises de moins de 50 salariés, un
membre de la même organisation syndicale
ou un
employeur de la même branche
.
Dans cette situation, l’employeur doit obligatoirement
informer en retour le salarié
qu’il fera l’objet d’une assistance.
💡
Bon à savoir
: l’employeur ou le salarié ne peuvent en aucun cas avoir recours au service d’un avocat lors de ces entretiens préalables.
Modèle de lettre de convocation à un entretien de rupture conventionnelle
Étape 2 : Rédaction de la convention de rupture conventionnelle
À l’issue des entretiens préalables, les
conditions
convenues entre l’employeur et le salarié doivent être formalisées par écrit dans une
convention de rupture conventionnelle
. Ce document officiel précise notamment les
éléments essentiels de l’accord
, comme la date de fin du contrat et le montant de l’indemnité versée.
La convention doit impérativement être
signée par les deux parties
. À compter du lendemain de cette signature, chacune dispose d’un
délai de rétractation de 15 jours calendaires
, durant lequel elle peut revenir librement sur sa décision, sans justification.
⚠️
Attention
: la date de fin du contrat doit être fixée en tenant compte des délais incompressibles de la procédure (rétractation + homologation). En pratique, le
délai d’une rupture conventionnelle
est d’
environ 40 à 45 jours
.
Étape 3 : Demande d’homologation
Une fois le délai de rétractation écoulé, la convention doit être transmise à l’administration pour validation. Depuis le 1er avril 2022, cette démarche s’effectue exclusivement en ligne via le
téléservice dédié TéléRC
, à l’aide du formulaire
Cerfa de rupture conventionnelle
.
À réception de la demande, l’administration dispose d’un
délai de 15 jours ouvrables
pour :
vérifier le respect de la procédure ;
s’assurer du consentement libre et éclairé des deux parties.
Sans réponse dans ce délai
, la convention est
automatiquement homologuée
: on parle d’acceptation tacite. En cas de
refus
, la rupture conventionnelle est
annulée
et le contrat de travail se poursuit normalement.
La rupture intervient à la date fixée dans la convention, au plus tôt le
lendemain de son homologation
par l’administration.
Contrairement à une démission ou à un licenciement, la loi ne prévoit aucun
préavis de rupture conventionnelle
,
sauf si les parties ont décidé d’en établir un
dans la convention signée.
Une fois le départ effectif, l’employeur doit verser
l’indemnité de rupture conventionnelle
convenue puis remettre au salarié l’ensemble des
documents de fin de contrat
:
le certificat de travail ;
l’attestation destinée à France Travail ;
le reçu pour solde de tout compte.
Quelles sont les indemnités à verser pour une rupture conventionnelle ?
Lorsqu’un salarié quitte l’entreprise dans le cadre d’une rupture conventionnelle, il perçoit obligatoirement une
indemnité spécifique
.
L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle
Son montant est
fixé d’un commun
accord
entre l’employeur et le salarié lors des négociations, puis inscrit dans la convention. Toutefois, la loi impose un
minimum
: cette indemnité ne peut pas être inférieure à l’
indemnité légale de licenciement
.
Si aucune condition d’ancienneté n’est requise pour en bénéficier, le calcul dépend des
années de présence du salarié
dans l’entreprise :
moins de 10 ans
, l’indemnité compte pour
au moins 1/4 de mois de salaire par année de présence
;
plus de 10 ans
, le montant de l’indemnité équivaut à
1/4 de mois par année jusqu’à la 10ᵉ
,
puis 1/3 de mois
pour chaque année supplémentaire.
💡
Bon à savoir
: certaines conventions collectives peuvent prévoir un calcul plus avantageux. Dans ce cas, c’est toujours la règle la plus favorable au salarié qui s’applique.
Pour le
salarié
, l’indemnité bénéficie d’une
exonération partielle de cotisations sociales
dans certains cas. Pour l’employeur, elle est soumise à une contribution patronale calculée sur la part de l’indemnité qui bénéficie d’une exonération de cotisations sociales.
Cette contribution s'applique sur la fraction d'indemnité :
exonérée de cotisations sociales
dans la limite de
2 fois le PASS
(soit
96 120 € en 2026
)
📌
Exemple concret
: un salarié perçoit une indemnité de rupture conventionnelle de 50 000 €, dont 30 000 € sont exonérés de cotisations sociales. Dans ce cas de figure, la contribution patronale due est de 30 000 € × 40 % =
12 000 €.
Cette contribution est à déclarer en DSN avec le
code CTP 719.
💡
Bon à savoir
: cette hausse de 10 points (de 30 % à 40 %) impacte directement le coût de la rupture conventionnelle pour l'employeur. Elle s'ajoute au montant de l'indemnité versée au salarié.
Exemple de calcul d'indemnité de rupture conventionnelle
💡
Bon à savoir
: ces éléments sont versés au moment du solde de tout compte, remis au salarié lors de son départ. Ils viennent s’ajouter à l’indemnité spécifique et peuvent représenter une part significative des sommes perçues.
Peut-on contester une rupture conventionnelle ?
Oui,
employeur et salarié peuvent contester une rupture conventionnelle
même après son homologation. Cette possibilité permet de protéger les deux parties contre des accords conclus sous pression ou en violation des règles légales.
Délai et procédure
La contestation doit être engagée dans un
délai de 12 mois
à compter de la date d’homologation. Elle se fait devant le
Conseil de prud’hommes
, qui examinera la validité de la rupture et le respect des procédures.
Motifs d’annulation possibles
Une rupture conventionnelle peut être
annulée si
:
il existe
fraude ou vice de consentement
(pression, menace, consentement vicié) ;
la procédure n’a pas été
respectée
(entretiens, signature, délai de rétractation…) ;
l’exemplaire de la convention
n’a pas été remis au salarié
, privant ce dernier de ses droits à l’information et à la rétractation.
⚠️
Attention
: en cas d’annulation, la rupture produit les effets d’un
licenciement sans cause réelle et sérieuse
. Le salarié peut alors prétendre aux
indemnités légales de licenciement
, ainsi qu’à d’autres compensations associées à un licenciement abusif.
Les erreurs les plus fréquentes concernent le
non-respect du processus légal
. Par exemple, ne pas organiser les
entretiens préalables
, ne pas remettre l’
exemplaire de la convention
au salarié, ou omettre le
délai de rétractation de 15 jours
peut compromettre la validité de la rupture.
Obtenir un
consentement sous pression ou vicié
constitue également un motif d’annulation. Enfin, ne pas transmettre la convention à l’administration pour
homologation
est une faute fréquente.
La
rupture conventionnelle n’est pas applicable aux apprentis
, CDD ou autres contrats temporaires. Elle est strictement réservée aux CDI.
Dans le cas d’un apprenti, la résiliation doit se faire selon les règles spécifiques prévues par le Code du travail ou par le contrat de formation. Par exemple, la rupture peut intervenir par
accord mutuel encadré par le CFA et l’employeur
, ou dans certains cas pour
motifs sérieux
.
La
rupture conventionnelle et la démission
offrent des avantages et contraintes différents. La premièregarantit une
indemnité minimale obligatoire
, un accès aux
allocations chômage
, et une
procédure encadrée par la
loi. En revanche, elle nécessite plusieurs étapes (entretien, convention, homologation) et un respect strict des délais.
La
démission
, plus rapide,
ne donne pas droit aux indemnités ni aux allocations chômage,
sauf exceptions légales. Le choix dépend donc de la situation personnelle et professionnelle : sécurité financière et droits ou rapidité et simplicité.
Dans le cadre d'un projet de reconversion professionnelle, la rupture conventionnelle présente un avantage supplémentaire
: après la fin du contrat, le salarié peut mobiliser une période de reconversion financée par son OPCO. Ce dispositif permet de suivre une formation qualifiante (entre 150 et 450 heures) tout en bénéficiant des allocations chômage, facilitant ainsi la transition vers un nouveau métier.
Si l’employeur ou le salarié émet le
refus de procéder à une rupture conventionnelle
,
aucune partie ne peut l’imposer
à l’autre. La procédure s’arrête immédiatement, et la relation contractuelle se poursuit normalement.
Refuser la rupture n’entraîne
aucune sanction
, mais il est conseillé de formaliser par écrit ce refus afin d’éviter tout malentendu.
Depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d'indemnisation chômage est réduite : 15 mois pour les moins de 55 ans, 20,5 mois pour les 55 ans et plus. Les salariés bénéficient en contrepartie d'un accompagnement renforcé par France Travail.