Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
Contrat de Première Embauche
(CPE) était une idée de
CDI destiné aux jeunes de moins de 26 ans
avec une période de consolidation de 2 ans.
Le texte prévoyait que durant cette période, l’employeur
pouvait rompre le contrat sans motif
, avec des délais de prévenance variables.
Le dispositif visait à
faciliter l’embauche des jeunes
, mais a été fortement
contesté et abrogé
quelques jours seulement après sa promulgation.
Il a été
remplacé par d’autres dispositifs d’insertion professionnelle
plus encadrés.
Le
Contrat de Première Embauche
(CPE) était une idée de Contrat de travail à Durée Indéterminée (CDI) destiné aux
jeunes de moins de 26 ans
. La principale particularité de ce dispositif résidait dans l’instauration d’une période de consolidation de deux ans durant laquelle l’employeur pouvait mettre fin au contrat sans avoir à motiver sa décision.
Présenté comme un
outil visant à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes
, le CPE a toutefois suscité une
vive contestation sociale et politique
. Bien que le texte ait été promulgué le 31 mars 2006, l’ampleur des manifestations, des mobilisations étudiantes et syndicales a conduit le gouvernement à revenir sur sa position. Dominique de Villepin a ainsi annoncé son
abandon le 10 avril 2006
, entraînant la suppression effective du dispositif.
Qu’est-ce que le contrat de première embauche ?
Le
CPE
était un contrat de travail à durée indéterminée destiné aux
jeunes de moins de 26 ans
recrutés par des entreprises de plus de 20 salariés.
Sa particularité était de permettre l'embauche directe en CDI tout en accordant à l'employeur une plus grande flexibilité durant les premières années du contrat. En effet, le CPE prévoyait une période de
consolidation pouvant aller jusqu’à deux ans
, pendant laquelle l’employeur pouvait
rompre le contrat sans avoir à justifier sa décision.
Ce dispositif offrait également certains avantages aux employeurs, notamment :
une
période de consolidation de deux
ans
maximum permettant une rupture du contrat sans motif ;
une
exonération de certaines cotisations patronales
pendant trois ans.
Le CPE a toutefois suscité une
forte opposition sociale et syndicale
. Face à l’ampleur des contestations, il a été retiré puis abrogé en 2006.
⚠️
Attention :
le contrat de première embauche ne doit pas être confondu avec la “première embauche”, qui désigne simplement le recrutement du premier salarié par une entreprise.
Quelles étaient les spécificités de ce contrat de première embauche ?
Pensé comme un compromis entre la lutte contre le chômage des jeunes et le besoin de flexibilité des entreprises, le CPE instaurait des règles de rupture dérogatoires au droit commun.
Spécificités pour le salarié
Ce contrat d’embauche spécifique permettait aux jeunes de moins de 26 ans d'accéder directement à un contrat à durée indéterminée, facilitant ainsi leur
entrée sur le marché du travail à l'issue de leurs études.
Bien que ce contrat accordait une
grande flexibilité à l'employeur
pendant la période de consolidation, il prévoyait également certaines
garanties pour le salarié
en cas de rupture du contrat à l'initiative de l'employeur.
Le salarié pouvait notamment bénéficier :
d'une
indemnité de rupture
lorsqu'il justifiait d'au moins trois mois d'ancienneté dans l'entreprise, sauf en cas de faute grave ou de force majeure ;
d'une
allocation forfaitaire de 490 € par mois
, versée par l'État pendant deux mois, lorsque la rupture intervenait après au moins quatre mois de présence dans l'entreprise.
Ces mesures avaient pour objectif d'
atténuer les conséquences d'une rupture anticipée
du contrat et de
soutenir le jeune salarié
dans sa recherche d'un nouvel emploi.
Spécificités pour l’employeur
La principale spécificité du CPE pour l’employeur résidait dans la
période de consolidation de deux ans
. Durant cette période, ce dernier pouvait
rompre le contrat de travail sans avoir à justifier sa décision
par un motif de licenciement.
En contrepartie, l’employeur devait respecter un
délai de prévenance
dont la durée variait en fonction de l’ancienneté du salarié :
aucun délai de prévenance
lorsque le contrat avait été conclu depuis
moins d’un mois
;
deux semaines
lorsque le salarié était présent dans l'entreprise
depuis un à six mois
;
un mois
lorsque le salarié comptait
plus de six mois d’ancienneté
.
Alors que le taux de chômage chez les jeunes était d'environ 23 %, cette souplesse avait pour objectif d'
encourager les entreprises à recruter de jeunes salariés
en réduisant les contraintes liées à une éventuelle rupture du contrat au cours des deux premières années.
Pourquoi le contrat de première embauche a-t-il été supprimé ?
Le CPE a suscité une
forte opposition dès son adoption en 2006
. De nombreux syndicats, organisations étudiantes et mouvements de jeunesse dénonçaient notamment la possibilité pour l'employeur de rompre le contrat sans motif pendant une période de consolidation de deux ans.
Ce contrat a déclenché
l'un des plus importants mouvements sociaux des années 2000
en France, comme le montre la chronologie des événements :
31 mars 2006 : adoption de la loi.
La loi pour l'égalité des chances, incluant la création du CPE, est promulguée malgré les premières grèves étudiantes et syndicales ;
mars - avril 2006 : mobilisation massive.
Des millions de manifestants descendent dans les rues. De nombreuses universités et lycées sont bloqués partout en France ;
10 avril 2006 : abandon du dispositif
. Face à la paralysie du pays, le gouvernement de Dominique de Villepin annonce le remplacement du CPE par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté :
21 avril 2006 : abrogation officielle
. Le CPE est définitivement rayé du Code du travail.
Le CPE a été remplacé par de nouvelles mesures destinées à
encourager l'embauche des jeunes
, sans remettre en cause les règles classiques du licenciement applicables aux contrats à durée indéterminée.
Le CPE a été introduit par une
loi spécifique relative à l'égalité des chances
, modifiant temporairement le
Code du travail
pour proposer un premier accès facilité à l'emploi. Sa mise en place dérogeait toutefois au droit commun protecteur des salariés, ce qui a déclenché les débats que l'on connaît sur la sécurité de l'emploi des jeunes.
Depuis la suppression du CPE, le législateur a orienté les politiques d’emploi vers des
dispositifs d’insertion plus ciblés et mieux encadrés
, afin de sécuriser à la fois les parcours des salariés et les besoins des employeurs.
Pour les jeunes, des solutions comme le contrat d’apprentissage ou les contrats étudiants constituent des
voies privilégiées d’accès à l’emploi
, en combinant formation et expérience professionnelle.
À l’autre extrémité du marché du travail, les entreprises ayant des besoins en compétences spécifiques ou expérimentées peuvent recourir à des dispositifs adaptés tels que le CDD senior, un contrat à durée déterminée encadré par la loi et destiné à
favoriser le maintien ou le retour à l’emploi des salariés expérimentés
.
Bien qu'il devait s'adresser à un public très spécifique (les jeunes de moins de 26 ans), le CPE était juridiquement un
contrat à durée indéterminée
. Lorsqu'un employeur hésitait entre un CDI ou CDD, le CPE se présentait comme une
troisième voie
: il offrait théoriquement la
nature pérenne d'un CDI
, mais intégrait une ”
période de consolidation
” de deux ans.
Durant ces 24 premiers mois, il était prévu que l'employeur puisse
rompre le contrat sans avoir à justifier d'un motif
(contrairement au licenciement classique), ce qui le rendait en pratique beaucoup
plus précaire qu'un CDI standard
.
Comme pour tout engagement formel dérogeant au droit commun, l'écrit était strictement obligatoire. Pour rédiger un contrat de travail sous le format CPE, il était prévu que l'employeur inclut des
clauses très précises
, notamment la
mention expresse “Contrat Première Embauche”
et les détails liés au préavis applicable pendant la période de consolidation. En cas d'absence d'écrit ou d'omission de ces mentions légales obligatoires, la justice aurait pu requalifier automatiquement la relation de travail en
CDI classique,
annulant ainsi la souplesse de rupture prévue par le CPE.
La conclusion du contrat de travail dans le cadre d'un CPE n'était possible que sous des critères stricts. Elle était exclusivement réservée aux
entreprises du secteur privé comptant plus de 20 salariés
. Lors de la signature,
l'âge du candidat
(strictement moins de 26 ans au jour de l'embauche) devait être vérifié.
Dès la conclusion du contrat, le salarié bénéficiait des
mêmes droits collectifs et individuels
que les autres membres de l'entreprise (rémunération au moins égale au SMIC, congés payés, temps de travail), à l'exception près des règles de rupture spécifiques aux deux premières années.