Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
En France, la question des
salaires
reste au cœur des préoccupations des entreprises et des salariés, influencée par divers facteurs économiques, notamment l'inflation, les conventions collectives ou encore les politiques des entreprises.
En 2026, après une année 2025 marquée par une modération salariale, les études révèlent une
poursuite de la tendance à la hausse modérée
. Selon l'enquête Salary Budget Planning de Robert Half, une
hausse moyenne des salaires de 2,16 %
est prévue en 2026, en léger recul par rapport à 2025 (2,7 %). Tous les métiers ne sont cependant pas concernés de la même manière : les
fonctions RH
se démarquent nettement avec des hausses pouvant atteindre
+17%
pour certains postes stratégiques.
Les
politiques de rémunération
deviennent un levier stratégique pour les entreprises qui souhaitent fidéliser leurs talents dans un contexte où
72% des employeurs
valorisent désormais la spécialisation des compétences.
Quelles sont les
augmentations de salaire en 2026
? Quels secteurs et métiers sont-ils concernés ? On vous explique.
Quel est le montant du SMIC en 2026 ?
Conformément à
l’augmentation de salaire annuelle
, le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) a été revalorisé de
1,18 % au 1er janvier 2026
, conformément au principe d'indexation automatique. Cette revalorisation annuelle prend en compte l'inflation constatée pour les 20% des ménages les plus modestes (0,6% entre novembre 2024 et novembre 2025) et la moitié du gain de pouvoir d'achat des salaires horaires de base des ouvriers et employés (0,595%).
Depuis le 1er juin 2026, le
montant du
SMIC horaire
brut est de 12,31 €
, soit
1 867,02 € brut mensuel
pour un temps plein de 35 heures par semaine en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le
SMIC mensuel net
s'élève à
1 477,93 €
. Cette revalorisation de +2,41 % est intervenue en cours d'année, après une première hausse de +1,18 % au 1er janvier 2026 (SMIC à 12,02 €).
À Mayotte, le
SMIC brut horaire est de 9,56 €
depuis le 1er juin 2026, soit
1 449,93 € brut mensuel.
👉
À noter
: le minimum garanti s'établit à
4,35 €
au 1er janvier 2026.
Qu'en est-il de la dynamique salariale dans le secteur privé en France en 2026 ?
Outre l’
augmentation des salaires obligatoire
en 2026, les
estimations de hausse salariale
marquent une modération par rapport aux années précédentes, dans un contexte d'
inflation maîtrisée
(1,3% selon la Banque de France) mais d'
incertitude économique et budgétaire persistante
:
Robert Half
anticipe une
hausse moyenne de 2,16 %
, en recul par rapport aux prévisions de 2025 ;
les hausses réelles varient considérablement selon les secteurs : de
+0,77 %
en finance et comptabilité à
+5,87 %
pour les ressources humaines.
💡
Bon à savoir
: 2026 marque un
tournant dans la hiérarchie des augmentations salariales
. Alors que les secteurs de la Tech et de la Finance, traditionnellement moteurs, connaissent un ralentissement notable,
les métiers des RH deviennent les grands gagnants
avec des progressions inédites.
Selon l'enquête Robert Half 2026,
72 % des employeurs
déclarent que la
spécialisation des compétences
influence leur volonté de proposer des salaires plus élevés, et
66 %
s'appuient sur des benchmarks sectoriels pour définir leurs grilles salariales.
Ce que disent les RH eux-mêmes des politiques salariales 2026
Le baromètre PayFit x Editions Tissot 2026 apporte un angle complémentaire côté entreprises.
Seules 28 % d'entre elles déclarent avoir travaillé sur une politique de rémunération plus attractive en 2025
, en net recul par rapport à 2024 (36 %). Le contexte économique et l'attente de la directive transparence salariale ont freiné les initiatives.
En revanche,
2026 s'annonce comme l'année du rattrapage
. Les intentions des entreprises pour cette année sont nettement plus offensives :
augmentations individuelles :
65 % des entreprises
prévoient d'en mettre en place (+ 18 points vs 2025) ;
💡
Bon à savoir
: pour 52 % des RH, la rémunération figure désormais parmi les 3 sujets qui les mobiliseront le plus en 2026. Le salaire reste par ailleurs le 1er critère d'attractivité pour 65 % des candidats, devant l'équilibre vie pro / perso (62 %) et les conditions de travail (43 %).
Quels sont les métiers les plus valorisés sur le marché en 2026 ?
Le
Guide des salaires 2026 du cabinet Robert Half
révèle un paysage contrasté avec des hausses spectaculaires pour certains métiers stratégiques. Les
fonctions RH et support
dominent le classement, témoignant d'un besoin accru en
compétences organisationnelles, réglementaires et de gestion des talents
.
Top 10 des métiers en plus forte hausse en 2026
Voici le top 10 des métiers qui connaissent les plus fortes progressions de rémunération cette année :
💡
Bon à savoir
: les métiers de
gestionnaire de paie
,
trésorier
et
responsable du contrôle de gestion
, très valorisés en 2025, voient leurs hausses se modérer en 2026 mais restent des profils recherchés.
Ces progressions témoignent d'un besoin accru en
compétences organisationnelles, réglementaires, numériques et de gestion des talents
dans les entreprises françaises. La montée en puissance des enjeux ESG, RGPD et transformation digitale explique la forte demande sur ces profils.
Les secteurs bénéficiant d’une dynamique salariale
Les Ressources Humaines
, grandes gagnantes de 2026, enregistrent une
hausse moyenne de +5,87%
, avec des progressions à deux chiffres sur certains postes clés. Ce bond s'explique par le
rôle central des RH dans la transformation des entreprises
: gestion des talents, adaptation aux mutations économiques, mise en conformité réglementaire et accompagnement du changement.
Le secteur juridique
affiche une
progression de +4%
, porté par les enjeux de conformité (RGPD, RSE, régulations internationales) et la complexification du cadre légal.
Les fonctions support spécialisées
bénéficient d'une
hausse moyenne de +3,53%
, avec des métiers comme l'approvisionnement (+14%) ou la gestion import-export (+9%) particulièrement valorisés dans un contexte de tensions sur les chaînes d'approvisionnement.
La Tech et l'IT
, après plusieurs années d'envolée salariale, marquent un
net ralentissement avec une progression moyenne de seulement +0,89%
. Toutefois, certaines expertises pointues (architecture logiciel +7%, cybersécurité +6%) continuent de bénéficier d'une forte demande.
La finance et la comptabilité
connaissent également un
ralentissement marqué (+0,77%)
après plusieurs années de croissance soutenue. Les hausses restent concentrées sur les postes à forte valeur ajoutée : responsable comptable (+7%), consolideur (+6%), trésorier (+4%).
L'industrie
maintient une
dynamique positive
avec des hausses autour de
3,5% à 3,8%
pour les profils qualifiés, seniors ou cadres, dans le contexte de la
réindustrialisation en France
.
⚠️
Attention
: ces prévisions sont des moyennes sectorielles. Les écarts peuvent être importants selon la taille de l'entreprise, la localisation géographique, le niveau d'expertise et la rareté du profil.
Comment ajuster les salaires en 2026 dans un contexte d'inflation modérée ?
En 2026, l'inflation devrait rester
modérée à 1,3 %
selon les projections de la Banque de France (décembre 2025), après un point bas à 0,9% en 2025. Cette inflation maîtrisée offre aux entreprises une
marge de manœuvre
pour ajuster leurs politiques salariales de manière ciblée.
Pour comprendre les mécanismes des augmentations de salaire dues à l'inflation et leurs implications, voici les différentes
stratégies que l'employeur peut adopter
pour maintenir le pouvoir d'achat de ses salariés :
revalorisation ciblée des
salaires de base
: concentrer les efforts sur les métiers stratégiques et les compétences spécialisées ;
attribution de primes exceptionnelles
: prime de Partage de la Valeur (PPV), primes de performance liées aux résultats ;
renforcement des
avantages en nature ou sociaux
supplémentaires
: télétravail, flexibilité des horaires, tickets restaurant, formation ;
négociations collectives
: ajuster les grilles salariales conventionnelles via les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).
💡
Bon à savoir
: les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) sont un levier important pour discuter des augmentations salariales et des conditions de travail. Selon l'enquête Robert Half 2026,
70 % des professionnels
accepteraient de revenir au bureau à temps plein contre une meilleure rémunération de
5 à 10 %
, faisant de la flexibilité une
variable d'ajustement stratégique
face aux contraintes budgétaires.
Quelles sont les revalorisations salariales prévues par les conventions collectives en 2026 ?
En 2026, plusieurs conventions collectives appliquent les
ajustements des salaires minimaux
négociés en 2024 et 2025, reflétant les dynamiques économiques et les négociations sectorielles.
Hôtels, Cafés, Restaurants (HCR) : grille applicable en 2026
Un avenant signé le 19 juin 2024, et étendu par arrêté du 9 novembre 2024, a instauré une nouvelle grille salariale HCR applicable
depuis le 1er décembre 2024
. Le salaire horaire conventionnel d'entrée est fixé à 12 €.
💡
Bon à savoir
: avec le SMIC 2026 à 12,31 €, le salaire d'entrée HCR (12 €) reste très proche du minimum légal. Les employeurs doivent donc être vigilants et appliquer le SMIC lorsqu'il dépasse le minimum conventionnel.
Des majorations spécifiques ont également été introduites pour le travail en soirée et en horaires décalés, ainsi qu'une révision des
primes d'ancienneté et de compétence
.
Syntec-Cinov : grilles applicables en 2026
Un accord signé le 26 juin 2024 entre la Fédération Syntec, la Fédération Cinov, la CFDT et la CFTC a revalorisé les
salaires minimaux des bureaux d'études techniques, cabinets d'ingénieurs-conseils et sociétés de conseils
. Cet accord, étendu par arrêté publié le 27 novembre 2024, est entré en vigueur le 1er janvier 2025 et
reste applicable en 2026
:
l'
abandon des anciennes formules de calcul
des salaires au profit de montants fixes de salaire bruts mensuels ;
un
ajustement des salaires minimaux
pour qu'aucun niveau de la grille salariale ne soit inférieur au SMIC en vigueur.
📌
Exemple
: le niveau 1.1 (ETAM) est fixé à 1 815 € brut mensuel, légèrement inférieur au SMIC 2026 (1 823,03 €). C'est donc le SMIC qui s'applique pour ce niveau.
Métallurgie : statu quo maintenu en 2026
Les négociations entamées en
décembre 2024 et poursuivies début 2025
pour
revaloriser les minima conventionnels de la métallurgie
n'ont toujours pas abouti. La proposition de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) d'une augmentation autour de
0,9 %
a été jugée insuffisante par les syndicats, notamment face à une inflation estimée à
1,3 % en 2026
.
En conséquence, le
barème conventionnel négocié à l'été 2023
reste applicable en 2026 jusqu'à nouvel ordre.
⚠️
Attention
: ce blocage des négociations dans la métallurgie crée une situation défavorable pour les salariés, dont les salaires conventionnels perdent progressivement en pouvoir d'achat face à l'inflation et aux revalorisations du SMIC.
Oui, mais de manière modérée : les estimations varient entre 2,5 % et 3,5 % selon les domaines d’activité et les entreprises. Il est important de bien préparer sa demande d’augmentation avec des arguments solides : résultats au cours de l’année, nouvelles responsabilités, augmentation de la charge de travail due à la croissance de la société, etc.
L'indexation des salaires dépend des négociations collectives et des politiques internes des entreprises. Le SMIC a été revalorisé de 2 % en novembre 2024, sans nouvelle évolution prévue en janvier 2025.
Les estimations varient selon les études : 2,6 % selon Mercer, 2,7 % selon Robert Half, et jusqu'à 3,6 % selon WTW. Certains métiers bénéficient en 2025 de hausses plus avantageuses : Office manager (20,5 %), Assistant commercial (15 %), Assistant services généraux (14,5 %), Responsable du contrôle de gestion (9,3 %), Juriste RGPD (8,8 %).