Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Lorsqu'un stage dépasse une certaine durée (2 mois à la suite ou 308 heures au total dans la plupart des cas), le stagiaire doit percevoir une gratification.
La gratification minimale est indexée sur 15 % du Plafond Horaire de la Sécurité Sociale (PHSS), soit 4,50 euros en 2026.
Cette gratification est entièrement exonérée de cotisations sociales, dans la limite de ce montant.
Il est possible de verser une rémunération supérieure, notamment pour recruter des profils plus attractifs.
En France, un stage n'ouvre pas systématiquement droit à un salaire. En revanche, lorsqu'il dépasse 2 mois consécutifs ou 308 heures de présence effective au cours de la même année scolaire ou universitaire, l'organisme d'accueil doit verser une gratification minimale au stagiaire.
En 2026, cette gratification est fixée à 4,50 € par heure de présence effective, soit 15 % du Plafond Horaire de la Sécurité Sociale (PHSS). Vous pouvez choisir de verser un montant supérieur, notamment pour attirer des profils qualifiés, sous réserve des règles applicables en matière de cotisations sociales.
À partir de quand la gratification de stage devient-elle obligatoire ?
Il est possible de ne pas rémunérer ses stagiaires, à condition que la période du stage ne dépasse pas une durée maximale.
Étudiants stagiaires de l’enseignement supérieur
L’employeur se trouve dans l’obligation de rémunérer son stagiaire lorsque la période du stage dépasse les :
2 mois consécutifs, soit 44 jours à raison de 7 heures par jour ;
308 heures, même si elles sont non consécutives, au cours de la même année scolaire ou universitaire.
En deçà de ces seuils, l’établissement d'accueil n'est pas obligé de rémunérer le stagiaire.
👉 À noter : les étudiants ressortissants de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen bénéficient des mêmes droits que les stagiaires français.
Élèves stagiaires du second degré de l'enseignement agricole
Le stagiaire du second degré de l’enseignement agricole n’est pas considéré comme un salarié et ne perçoit aucun salaire. Ce dernier perçoit toutefois une gratification obligatoire dès lors que la durée du stage dépasse les 3 mois de présence au sein de l'entreprise d’accueil, c'est-à-dire :
plus de 66 au total, pour un horaire de 7 heures par jour ;
ou plus de 462 heures au total.
Quel est le montant minimum de la gratification de stage en 2026 ?
En 2026, la gratification de stage minimale est fixée à 4,50 euros par heure de présence effective, correspondant à 15 % du PHSS.
Pour un stage à temps plein (7 heures par jour), la gratification mensuelle varie en fonction du nombre de jours travaillés :
Jours travaillés
Rémunération mensuelle
19 jours
598,50 euros
20 jours
630,00 euros
21 jours
661,50 euros
22 jours
693,00 euros
23 jours
724,50 euros
Le montant brut du salaire minimum de stage est parfois fixé par convention de branche ou accord professionnel étendu au sein de certaines branches professionnelles, et peut dès lors être supérieur à 4,50 euros. L’établissement d'accueil du stagiaire est dans l'obligation de se conformer à la convention collective applicable à l’entreprise. Ce montant reste identique pour un stage de 3 ou de 6 mois.
💡 Bon à savoir : le montant du plafond fait l’objet d’une revalorisation chaque 1er janvier. Par conséquent, la convention de stage doit explicitement prévoir la revalorisation du salaire minimum du stage au 1er janvier, lorsque le stage couvre cette période.
⚠️ Attention : un organisme public n’a pas le droit de gratifier ses stagiaires d’un montant supérieur au minimum légal, sous peine de voir le contrat de stage requalifié en contrat de travail.
Quels sont les critères pour déterminer la gratification d’un stagiaire ?
Le salaire minimum de stage ne dépend pas uniquement de la durée du stage. L'organisme d'accueil prend en compte plusieurs éléments pour déterminer le montant de la gratification :
le nombre d'heures de présence effective du stagiaire dans l’entreprise ;
le type de formation suivie ;
le cadre juridique : la convention de stage signée, les mentions du Code de l’éducation et du Code de la Sécurité sociale applicables à l’indemnisation du stage ;
le nombre de jours total ;
la fonction exercée par le stagiaire, la durée hebdomadaire et les autorisations d’absence ou congés éventuellement accordés.
De même, dès lors qu’un stage en franchise ou en CFA dépasse 308 heures, il doit respecter le minimum légal de gratification.
⚠️ Attention : les stagiaires de la formation professionnelle suivent un barème distinct. Les 18-25 ans perçoivent 566,17 € par mois, et les 26 ans et plus 775,65 € par mois. Ce montant peut être réévalué à la hausse pour certains profils, comme les anciens salariés.
Quelles sont les règles d'exonération des cotisations sociales ?
Dans la limite de 4,50 euros par heure (montant 2026), la gratification est entièrement exonérée de cotisations.
Cependant, si l’employeur choisit de verser une gratification plus élevée, la part excédentaire du revenu du stagiaire sera soumise aux cotisations sociales classiques (maladie, retraite, etc.).
💡 Bon à savoir : dès lors qu’il y a dépassement du seuil de la durée, l’établissement d’accueil doit établir un bulletin de paie pour le stagiaire et le déclarer via la DSN (Déclaration Sociale Nominative).
Quels sont les avantages dont peut bénéficier un stagiaire en plus de la gratification ?
Au-delà de la gratification de stage, le stagiaire bénéficie de plusieurs avantages prévus par la loi afin de le rapprocher des conditions accordées aux salariés de l'entreprise.
Il peut notamment bénéficier :
des titres-restaurant, lorsque les salariés de l'entreprise en bénéficient, ou de l'accès au restaurant d'entreprise, dans les mêmes conditions ;
de la prise en charge partielle de son abonnement aux transports en commun, selon les mêmes règles applicables aux salariés ;
de l'accès aux activités sociales et culturelles du Comité Social et Économique (CSE), lorsque celui-ci en propose aux stagiaires.
Ces avantages s'ajoutent à ceux prévus par le contrat de travail classique, bien que le stagiaire n'y soit pas soumis.
En revanche, le stagiaire ne bénéficie pas des mêmes droits qu'un salarié en matière de rémunération, de congés payés ou d'indemnités de rupture, puisqu'il n'est pas lié à l'organisme d'accueil par un contrat de travail.
Quelles gratifications selon les secteurs d’activité ?
Selon le secteur d'activité et le type de stage, le montant peut varier. Certains secteurs proposent des rémunérations supérieures à la gratification minimale fixée par la loi.
Le tableau ci-dessous résume les gratifications moyennes de certains secteurs d’activité, selon les annonces d’emploi en 2026.
Secteur d’activité
Montant
Particularités
Juridique (Paris)
700 à 1 000 euros / mois
Gratification souvent élevée pour stages longs
Informatique
Jusqu’à 1 200 euros
Stage rémunéré selon le profil du stagiaire
Banque/Assurance
800 à 1 000 euros
Rémunération variable selon l’année d’étude
Événementiel
Souvent la rémunération minimale légale
Peu de marge budgétaire
Fonction publique
Soumise aux règles du Code de l’éducation
Indemnité de stage versée selon conditions
Les conventions collectives étendues de certaines branches peuvent aussi fixer des taux de gratification supérieurs, tout en appliquant une franchise de cotisation jusqu'à un certain seuil.
Non, la gratification des stages en entreprise n’est obligatoire que si le stage dépasse les 2 mois consécutifs ou les 308 heures de présence au sein de l’établissement d’accueil.
Oui, lorsqu’il recrute un stagiaire, l’employeur est libre de fixer un montant supérieur à la gratification de stage fixée par la loi. Cependant, il est important de savoir que la part excédant les 4,50 euros par heure est soumise aux cotisations sociales. Dans ce cas, l’organisme d’accueil doit également délivrer une fiche de salaire à ses stagiaires.
Oui, le stagiaire peut bénéficier de congés ou d'autorisations d'absence, mais ils ne sont obligatoires qu’en cas de grossesse, de congé paternité ou de congé d’adoption. Le stagiaire bénéficie également d’un arrêt de travail en cas de décès. Le tout doit être précisé dans la convention de stage.
Le calcul de la gratification minimale légale pour un stage se fait sur la base de 15 % du plafond de la Sécurité sociale. Comme celui-ci est revalorisé chaque année en fonction de l’augmentation des salaires selon l’inflation, la gratification de stage est elle aussi revalorisée.
Contrairement au stagiaire, l’apprenti reçoit obligatoirement un salaire pour son contrat en alternance. Le calcul correspond à un pourcentage du SMIC brut en fonction de l’âge et du niveau de diplôme de l’apprenti. Par exemple, un apprenti de moins de 21 ans titulaire d’un diplôme professionnel égal ou supérieur au bac ou d’un diplôme de l’enseignement supérieur perçoit un revenu égal à 65 % du SMIC brut.