À retenir
La DUE est une démarche obligatoire permettant à l’employeur de déclarer un nouveau salarié auprès de l’URSSAF.
La non-déclaration d’un collaborateur peut entraîner des sanctions et des pénalités.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2012, la DUE n’existe plus, car elle a été remplacée par la DPAE.
Lors de l’arrivée d’un nouveau salarié, l’employeur est tenu de réaliser plusieurs formalités. Ces démarches sont très importantes, puisqu'elles permettent de
déclarer le collaborateur auprès de divers organismes.
Au fil des années, les modalités de
déclaration d’embauche
ont évolué. Initialement, elle était effectuée via le support de
la Déclaration Unique d’Embauche (DUE).
Désormais, pour déclarer un salarié, la
DUE n’existe plus
. Elle a été remplacée par la
DPAE
, plus communément appelée la Déclaration Préalable À l’Embauche.
À quoi correspond la DUE ? Que change le passage à la DPAE ? Quelles sont les formalités à respecter et quels sont les risques en cas de non-déclaration ?
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vous dit tout ce qu’il faut savoir.
Qu’est-ce que la DUE ?
Définition de la DUE
La
déclaration unique d’embauche, DUE,
a été créée par le décret n° 98-252 du 1ᵉʳ avril 1998. Ce dispositif permettait à l’employeur d’effectuer l’ensemble des
formalités d’embauche
d’un premier salarié ou de tout nouveau collaborateur.
La
DUE
avait pour avantage de regrouper, en un seul document, plusieurs démarches administratives essentielles liées à un recrutement telles que :
la demande d’immatriculation du travailleur à la Sécurité sociale et celle de l’employeur pour un 1er salarié ;
l’affiliation au régime d’assurance chômage ;
l’adhésion à un service de santé au travail ;
la demande d’examen médical d’embauche, etc.
💡
Bon à savoir
: la création de la DUE visait à faciliter les procédures administratives pour un employeur, mais également à lutter contre le travail illégal grâce à un suivi régulier des salariés.
L’employeur avait l’obligation de transmettre la DUE à
l’URSSAF
pour officialiser l’arrivée d’un nouveau salarié dans l’entreprise. La déclaration unique d’embauche devait se faire en ligne (via le site de l’URSSAF), simplifiant ainsi les démarches administratives.
Grâce à la DUE en ligne, l’URSSAF pouvait dès lors
récolter et centraliser les informations
pour les communiquer ensuite aux organismes concernés.
Mais alors,
comment déclarer un salarié
en 2025 en tant qu’employeur ?
Checklist des formalités d'embauche
Passage de la DUE à la DPAE
En 2011, la DUE a été intégrée à la
déclaration nominative préalable à l’embauche
pour fusionner et devenir, à terme, la
déclaration préalable à l’embauche, DPAE
.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2012, il n’est donc plus possible de réaliser une DUE. Toute nouvelle embauche doit faire l’objet d’une DPAE. L’établissement de cette dernière compte parmi les différentes étapes à effectuer pour
déclarer un travailleur en 2025.
La
DPAE
permet notamment à l’employeur :
d’ouvrir aux travailleurs tous leurs droits sociaux et
avantages salariaux
;
d’être couvert en cas d’
accident du travail
;
de bénéficier d’éventuelles exonérations ;
de se prémunir contre les sanctions pénales relatives au travail dissimulé.
⚠️
Attention
:
faire une DPAE
est obligatoire lors de l’
embauche d’un premier salarié
, quel que soit son contrat de travail.
Quels sont les délais et modalités de la DPAE ?
L’employeur doit adresser la
déclaration d’une première embauche à l’URSSAF
(ou à la MSA pour le régime agricole) dans un délai de
8 jours avant la date prévisible d’engagement.
La transmission peut s’effectuer en ligne depuis le site internet de l’URSSAF ou
Net-entreprise.fr
.
💡
Bon à savoir
: si vous devez
annuler une DPAE
suite à une erreur ou à l’annulation du recrutement, la démarche doit être exécutée rapidement auprès de l’URSSAF.
⚠️
Attention
: en cas de retard, une
DPAE tardive
peut entraîner des sanctions importantes, telles qu’un redressement de l’URSSAF ou le paiement d’une pénalité.
Quels sont les documents obligatoires à remettre lors de l’embauche ?
La remise des
documents lors de l’embauche
est une
obligation légale
pour tout employeur.
Parmi ceux qui doivent être fournis au salarié figurent :
le
contrat de travai
l daté et signé ;
un livret sur les
dispositifs d’épargne salariale
;
la notice d’information sur la
mutuelle
d’entreprise
et le régime de prévoyance ;
le
règlement intérieur
(pour les structures de 50 collaborateurs et plus) ;
les documents relatifs à la
prévention des risques professionnels
, etc.
💡
Bon à savoir
: la
déclaration de première embauche à l’inspection du travail
est indispensable.
Quelles sont les sanctions en cas de non-déclaration d’un salarié ?
Des
sanctions pénales, civiles et administratives
ainsi que des
pénalités financières
sont prévues pour les employeurs qui ne respectent pas l’obligation de déclarer un salarié.
Ces sanctions peuvent inclure :
une
régularisation par l’URSSAF
des cotisations sociales non payées sur les salaires non déclarés ;
ou le
versement d’une pénalité administrative
égale à 300 fois le taux horaire du minimum garanti (soit 1 266 € en 2025).
💡
Bon à savoir
: en 2023, les infractions constatées pour travail dissimulé ont entraîné près de 1,177 milliard d’euros de redressements URSSAF. En cas de travail illégal avéré, les sanctions peuvent être particulièrement sévères.
Peine d’emprisonnement
Le tribunal peut prononcer une
peine d’emprisonnement allant jusqu’à 3 ans
. Cette sanction s’applique notamment aux dirigeants d’entreprise ayant sciemment dissimulé l’emploi d’un ou plusieurs salariés. La peine peut être aggravée et portée jusqu’à 5 ans si l’infraction concerne l’emploi illégal d’une personne vulnérable (mineur, personne en situation irrégulière).
Sanctions financières pour les personnes physiques
Pour un
dirigeant
ou un
entrepreneur individuel
(personne physique), l’amende peut atteindre 45 000 €.
Ce montant est déterminé par le tribunal en fonction de plusieurs critères :
la durée de la dissimulation ;
le nombre de salariés concernés ;
le préjudice causé aux organismes sociaux ;
la situation financière de l’entreprise.
💡
Bon à savoir
: ces amendes s’ajoutent aux redressements de cotisations sociales et aux majorations de retard appliqués par l’URSSAF.
Sanctions financières pour les personnes morales
Pour une
société
, la sanction financière est considérablement plus élevée, pouvant atteindre 225 000 €.
Cette amende importante vise à dissuader les
pratiques de travail illégal
, compenser le préjudice causé à la collectivité et sanctionner proportionnellement à la capacité financière des entreprises concernées.
Interdiction d’exercice professionnel
En cas de condamnation, le tribunal peut prononcer une
peine supplémentaire
comme l’interdiction d’exercer l’activité professionnelle pendant une durée maximale de 5 ans.
Cette sanction implique :
l’impossibilité de diriger, gérer ou administrer une entreprise ;
l’interdiction d’exercer l’activité pour laquelle l’infraction a été commise ;
la nécessité de céder ou fermer la société si le dirigeant est le seul à pouvoir l’exploiter.
Sanctions administratives complémentaires
En plus des
sanctions pénales
, l’entreprise peut également faire l’objet de :
l’exclusion des marchés publics pendant 5 ans ;
la suppression des aides publiques à l’emploi ou à la formation professionnelle ;
l’obligation de rembourser les aides publiques perçues au cours des 12 derniers mois ;
la fermeture temporaire de l’établissement (jusqu’à 3 mois).
⚠️
Attention
: ces sanctions peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la pérennité de l’entreprise et l’emploi des collaborateurs. Il est donc important de respecter scrupuleusement les obligations déclaratives dès la
première embauche d’un salarié
.
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