Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Un
accident du travail
est un événement soudain survenu à l’occasion du travail, entraînant une
lésion physique ou psychique.
Le salarié doit
informer son employeur
dans les 24 heures
et consulter un médecin pour obtenir un Certificat Médical Initial (CMI).
L’employeur
doit
déclarer l’accident à la CPAM dans les 48 heures
et fournir une attestation de salaire pour le calcul des indemnités journalières.
Le salarié en arrêt reçoit des indemnités
journalières proportionnelles à son salaire et bénéficie d’un retour à son poste ou à un poste équivalent à la fin de l’arrêt, avec aménagement possible si nécessaire.
Durant l’exécution du contrat, un salarié peut être victime d’un
accident du travail
. Le Code de la Sécurité socialeprévoit une stricte
définition de l’accident du travail
et encadre la prise en charge des
frais médicaux
ainsi que l’
indemnisation du salarié.
Employeurs et salariés sont soumis à des obligations spécifiques en cas d’accident du travail, notamment en matière de
déclaration
et de
suivi
.
Qu'est-ce qu'un accident du travail ?
L’accident du travail est celui qui intervient, quelle que soit sa cause, par
le fait ou à l’occasion du travail
, à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs.
Pour qu’un accident soit reconnu comme accident du travail,
trois conditions
doivent être remplies :
la
soudaineté
: l'accident survient dans des circonstances précises et certaines ;
l'existence d'une
lésion corporelle
: elle peut être physique ou psychique ;
le
caractère professionnel
de l'accident : lorsque l'accident survient au temps et au lieu de travail, le lien de causalité est présumé. À défaut, l'origine professionnelle doit être démontrée.
Les accidents de travail
ne concernent pas les indépendants
, puisqu’ils ne sont pas soumis à l’autorité d’un employeur.
Les accidents survenant dans le cadre du travail ne sont pas les seuls à être reconnus comme accidents du travail. En effet, l’
accident de trajet
en fait également partie et ouvre droit aux
mêmes indemnités
.
L’
accident de trajet
est qualifié lorsqu’il est survenu durant le
trajet normal entre la résidence principale et le lieu de travail du salarié
(aller ou retour). Sont également protégés les trajets entre le lieu de travail et le
restaurant
ou la cantine dans laquelle se rend le salarié pour déjeuner le midi.
La reconnaissance d’un accident comme accident du travail est essentielle, car elle permet au salarié de bénéficier d’un
régime d’indemnisation spécifique
et d’une
protection particulière
.
En revanche, pour
l’entreprise
,
les conséquences diffèrent selon le type d’accident
:
les
accidents du travail
entraînent une augmentation de la
cotisation AT/MP
(Accidents de Travail et Maladies Professionnelles), proportionnelle au risque d’accident ;
les
accidents de trajet
ne modifient pas cette cotisation.
Quelle est la procédure de déclaration d'un accident du travail ?
Le salarié est tenu d’
informer son employeur de l'accident la journée où il se produit
, et au plus tard dans les 24 heures, sauf cas de force majeure, d'impossibilité absolue ou de motifs légitimes. L'information se fait par
tout moyen conférant date
certaine à sa réception.
⚠️
Attention
: lorsque l'information à l'employeur n'a pas pu se faire sur le lieu de l'accident, le salarié devra envoyer une lettre recommandée avec avis de réception à l'employeur pour l'informer de l'accident du travail.
Le salarié doit également consulter au plus vite un médecin pour établir un
Certificat Médical Initial
(CMI),lequel sera transmis à l’Assurance Maladie.
💡 Bon à savoir
: même lorsqu’il s’agit d’un
accident de travail sans arrêt
, le salarié doit en informer son employeur dans les mêmes conditions.
Démarches de l'employeur
1. Remise de la feuille d’accident du travail
Dès qu'il est informé par le salarié, l'employeur lui délivre une
feuille d'accident du travail
, mentionnant la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM). Cette feuille lui permet la
prise en charge totale de ses frais médicaux
liés à l'accident.
2. Déclaration de l’accident
Que l’accident entraîne ou non un arrêt de travail, l’employeur doit le
déclarer dans un délai de 48 heures
à partir du moment où il en est informé par le salarié. Pour ce faire, il doit notifier la CPAM dont dépend le salarié.
1 exemplaire
est conservé par l’entreprise pendant
5 ans
.
⚠️
Attention :
la non-déclaration par l’employeur de l’accident du travail, ou le non-respect du délai de 48h lui fait encourir des sanctions. Il se rend coupable d'une infraction pénale, s'expose à des pénalités financières et risque également des dommages et intérêts auprès du salarié. Toutefois, il n’est pas sanctionné s’il n’a pas été informé de l’accident par le salarié, et devra, dans ce cas, procéder à une
déclaration tardive d’accident du travail
.
3. Éventuelles réserves de l’employeur
Si l’employeur
doute du lien professionnel de l’accident
, il peut émettre des
réserves
auprès de la CPAM :
ces réserves doivent être faites dans un délai de
10 jours
suivant la déclaration ;
elles doivent être
motivées et détaillées
pour expliquer pourquoi le caractère professionnel de l’accident est contesté.
⚠️
Attention
: l’employeur doit tout même déclarer l’accident, même s’il a des doutes sur son caractère professionnel. Le refus de déclaration n’est jamais autorisé.
4. Intervention de la CPAM
Une fois la déclaration reçue, la CPAM dispose d’un délai de
30 jours
pour :
statuer sur le
caractère professionnel
de l’accident,
ou engager des
investigations complémentaires
si nécessaire ou si des réserves ont été émises par l’employeur.
En cas d’investigation, le délai est prolongé de
2 mois
, soit
90 jours maximum
pour rendre sa décision.
5. Attestation de salaire
Enfin, l’employeur doit fournir à la CPAM une
attestation de salaire
, indispensable pour le calcul des
Indemnités Journalières de Sécurité Sociale
(IJSS) auxquelles le salarié a droit.
Boîte à outils pour gérer les accidents du travail
En cas d’accident du travail entraînant un arrêt,
le contrat de travail du salarié est suspendu
pendant toute la durée de l’arrêt.
Le salarié
ne peut pas travailler
et
ne perçoit pas de salaire
. Pour compenser cette perte, il peut bénéficier, sous certaines conditions, des
indemnités journalières de Sécurité sociale
à partir du premier jour qui suit l'arrêt de travail et jusqu’à :
L’
indemnisation de l’accident du travail
dépend de l’incapacité du salarié
déterminée par le médecin. Le montant des indemnités est différent selon que le salarié soit en :
incapacité temporaire de travail
: IJSS correspondant à 60 % du salaire journalier de référence pendant les 28 premiers jours de l’arrêt, puis 80 % à partir du 29ème jour de l’arrêt. L’employeur doit à certaines conditions, verser une indemnité complémentaire ;
incapacité permanente de travail
: le salarié perçoit un capital (incapacité de 1 à 9 %) ou une rente (incapacité d’au moins 10 %).
Le montant des IJSS peut être majoré si l'accident du travail est dû à une
faute inexcusable de l'employeur
, c’est-à-dire s'il a manqué à son obligation de sécurité.
Dans l'hypothèse d'un
accident de travail mortel
, ce sont les ayants droit du salarié victime qui peuvent bénéficier de l'aide financière sous forme de rente. Le pourcentage de
rente d'accident de travail en cas de décès
dépendra du lien familial des ayants droit.
💡
Bon à savoir :
si l’état du salarié empire (rechute), les IJSS peuvent être versées même si le lien avec l’accident est contesté auprès de la CPAM, en attendant la décision définitive.
Que faire à la fin de l’accident du travail ?
Droits du salariés
À la fin de l’arrêt de travail, le salarié doit
reprendre son poste ou un poste équivalent
. Il peut demander une
visite médicale de préreprise
, facultative mais utile, durant laquelle le médecin du travail peut :
recommander un
aménagement
du poste, une formation ou un
reclassement
, afin d’assurer un retour progressif et sécurisé à l’activité professionnelle.
Le médecin informe l’employeur de ses recommandations sauf opposition du salarié. Cette visite permet d’
anticiper un risque d’inaptitude
et de
préparer un retour dans les meilleures conditions.
Obligations de l’employeur
En
fin d’accident du travail
, il incombe également des obligations à l'entreprise selon la durée de l’arrêt :
moins de 30 jours
: aucune action obligatoire de l’employeur ;
30 jours à 3 mois
: organiser une
visite médicale de reprise
dans les 8 jours suivant le retour ;
plus de 3 mois
: le salarié est convoqué à une
visite de préreprise
avant la reprise, puis à la visite de reprise obligatoire.
Le salarié doit informer son employeur le
jour de l’accident
, ou au plus tard dans les 24 heures, sauf cas de force majeure.
L’employeur doit quant à lui respecter les
délais de déclaration d’accident du travail
, soit
48 heures suivant la réception de l’information
. En cas de non-respect de ce délai, des sanctions financières et pénales peuvent s’appliquer.
Le salarié en incapacité temporaire de travail perçoit des indemnités journalières versées par la caisse primaire d’assurance maladie, correspondant à
60 % du salaire journalier de référence
pendant les 28 premiers jours, puis
80 %
à partir du 29ᵉ jour. Ces indemnités peuvent être majorées si l’accident est dû à une faute inexcusable de l’employeur. L’employeur peut également verser une indemnité complémentaire sous certaines conditions.
Si
l’état du salarié s’aggrave ou s’il y a une rechute
, les IJSS peuvent continuer à être versées même si le lien avec l’accident est contesté par la caisse primaire d’assurance maladie, dans l’attente de la décision définitive. Il est important de constituer un
dossier médical complet
pour faciliter le suivi et l’indemnisation.
Le
licenciement en arrêt maladie
pour accident du travail est strictement encadré. Il est
interdit pendant la période d’incapacité temporaire
sauf en cas de faute grave étrangère à l’accident ou d’impossibilité de maintenir le poste pour un motif économique. Le salarié licencié bénéficie de
protections spécifiques
et peut contester la décision devant le conseil de prud’hommes.
Le
taux d’accident du travail
et de maladie professionnelle mesure la
fréquence
et la
gravité des accidents dans une entreprise ou un secteur.
Il permet d’évaluer les risques professionnels, de mettre en place des mesures de prévention et d’influencer la cotisation de l’employeur à l’assurance AT/MP. En 2026, le taux moyen national est de
2,08 %.