Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Lorsque l’employeur recrute un salarié, il doit accomplir un certain nombre de
formalités d’embauche
. Il est notamment soumis à un certain nombre d’
obligations déclaratives.
La Déclaration Préalable À l’Embauche, ou DPAE, est
une manière simplifiée pour l’employeur de procéder à ces déclarations
. Celle-ci doit être faite dans un certain délai. En cas de DPAE tardive, l’entreprise court le risque d’être sanctionnée.
Qu’est-ce que la DPAE et quel est le délai pour y procéder ? En cas de DPAE tardive, quelles sont les sanctions prévues par le Code du Travail ?
PayFit vous répond
.
Quel est le délai pour procéder à la DPAE ?
Importance de la DPAE
Que ce soit pour une
première embauche
ou pour toute embauche ultérieure de salariés, l’entreprise doit faire une DPAE, une
déclaration préalable à l’embauche.
La DPAE est une
procédure simplifiée et accélérée
. Conformément à l’article R1221-2 du Code du Travail, l’employeur peut ainsi procéder en même temps à :
l’affiliation du salarié auprès du régime d’assurance chômage ;
l’immatriculation auprès du régime général de la sécurité sociale ;
l’immatriculation du salarié auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie ;
la demande d’adhésion à un service de santé au travail ;
la demande d’un examen médical d’embauche pour votre salarié.
⚠️
Attention
: la DPAE permet simplement de faire une demande d’examen médical d’embauche pour votre salarié. L'employeur est tenu de s’assurer que ce dernier a bien effectué cette visite médicale.
Délais pour réaliser la DPAE
Il est nécessaire de
faire la DPAE
dans les délais définis par le Code du travail. La déclaration doit être faite au plus tôt
8 jours avant la
date d’embauche
et la mise au travail effective du salarié.
Une DPAE tardive est donc une déclaration
n’ayant pas respecté ce délai de 8 jours maximum précédant l’embauche
du salarié.
Un employeur étourdi ayant
oublié de procéder à la déclaration d’embauche
peut malgré tout être sanctionné.
Quelles sont les sanctions en cas de DPAE tardive ?
L'absence de déclaration d’un salarié correspond à
un manquement à la loi
.
Dès lors, en cas de
contrôle de l’inspection du travail
, l'employeur peut faire l’objet de
sanctions
. C’est également le cas si un litige survient.
Sanctions pour DPAE tardive à la suite d’un contrôle
➡️ Redressement effectué par l’URSSAF
En cas de DPAE après l’embauche ou face à une absence de DPAE, l’entreprise
risque un redressement
de ses cotisations de sécurité sociale.
Ce redressement, effectué par l’URSSAF, correspond au
paiement du total des cotisations sociales
que vous auriez dû verser si vous aviez effectué la DPAE, auquel s’ajoute généralement
une majoration
.
➡️ Paiement d’une pénalité
La sanction pour une DPAE tardive ou pour l’oubli d’effectuer la DPAE peut également prendre la forme d’une indemnité de pénalité. Cette pénalité est alors égale à
300 fois le taux horaire du minimum garanti
.
Le minimum garanti correspond à une valeur de référence permettant notamment d’évaluer les avantages en nature d’un emploi. Un
avantage en nature
est un
bien
, un
service
ou un
produit fourni à un salarié
(tickets-restaurant, etc.). Il est obligatoire de mentionner les
avantages en nature sur la fiche de paie
.
💡
Bon à savoir
: pour l’année 2025, ce minimum garanti est égal à
4,22 €
. Ainsi, le montant de la pénalité en cas de défaut de DPAE est de 1 266 € (soit 300 x 4,22 €).
Sanctions pour DPAE tardive dans le cadre d’un litige
La DPAE tardive ou l’absence de DPAE n’est pas seulement une fraude sociale. Si elle est commise
de manière intentionnelle
(volontaire) elle peut être considérée par une cour pénale comme une dissimulation d’emploi salarié.
Elle constitue à ce titre un délit pénal,
assimilable en droit à un travail dissimulé
, c’est-à-dire à du travail illégal.
La
sanction est prononcée par un juge
de la cour pénale.
Les risques encourus pour une DPAE tardive sont :
jusqu’à
3 ans d’emprisonnement
;
45 000 € d’amende
pour une personne physique ;
225 000 € d’amende
et placement sous surveillance judiciaire pour une personne morale.
💡
Bon à savoir
: le montant de l’amende et le nombre d’années d’emprisonnement sont supérieurs si le travail dissimulé concerne des salariés mineurs : 75 000 € d’amende et 5 ans d’emprisonnement.
Le juge peut également infliger
des peines complémentaires
comme :
l’
interdiction d’exercer une activité professionnelle
pendant 5 ans ;
l'inscription, pendant 1 an, du jugement prononçant la sanction pénale sur une
liste noire consultable sur le site du Ministère du Travail
.
⚠️
Attention
: des
sanctions administratives
peuvent également être prononcées envers l’employeur par les autorités compétentes dans le cadre d’un travail dissimulé.
Concrètement, il s’agira notamment :
de la
suppression des aides publiques
pendant 5 ans maximum ;
du
remboursement des aides publiques perçues
pendant 12 mois ;
de la
fermeture de l’entreprise
pendant une durée de 3 mois maximum, ordonnée par le préfet.
💡
Bon à savoir
: le redressement dans le cadre d’un travail dissimulé prend la forme d’un forfait. En général, il se base sur une
majoration de 25 %
qui peut atteindre 40 % (embauche d’un mineur par exemple).
Régularisation d’une DPAE tardive
Pour régulariser sa situation en cas de DPAE tardive, il convient de contacter l’URSSAF pour se conformer,
le plus rapidement possible
, aux démarches et aux déclarations obligatoires.
Certaines sanctions peuvent être infligées malgré la demande de régularisation. C’est pourquoi, il convient de
redoubler de vigilance concernant le respect des délais
pour la déclaration préalable à l’embauche.
La DPAE s’effectue dans l’immense majorité des cas par voie électronique. Il suffit pour cela à l’employeur de se connecter sur le
site de l’URSSAF
. Dans certains cas spécifiques (par exemple pour un salarié agricole), l’entreprise peut déclarer l’embauche au moyen d’un formulaire à adresser aux services compétents.
Contrat à Durée Indéterminée (CDI), Contrat à Durée Déterminée (CDD) ou contrat d’intérim : la DPAE s’impose presque toujours, quels que soient le contrat de travail et le secteur d’activité. Il existe toutefois quelques exceptions à cette obligation de déclaration d’embauche. C’est le cas pour les stagiaires, les bénévoles et les personnes engagées dans un programme de service civique.
La loi ESSOC (un État au service d'une société de confiance) adoptée en 2018 reconnaît à chacun, particulier ou entreprise, le
droit à l’erreur
. Ce droit à l’erreur ne dispense pas de régler les cotisations sociales dues, mais peut permettre d’échapper aux sanctions. Toutefois, une fraude au travail dissimulé ne permet pas d’en bénéficier. Le bon réflexe pour l'employeur ayant oublié d’effectuer sa déclaration préalable d’embauche est de contacter immédiatement l’URSSAF.