À retenir
Le salaire brut combine le salaire de base, la prime d'ancienneté, les majorations d'heures et une éventuelle part variable.
Depuis le 1er mars 2026, l'avenant n° 51 fixe la grille de salaires minima selon la classification du salarié.
Le SMIC s'applique dès qu'il dépasse le minimum conventionnel, notamment pour les niveaux I-1 à I-3.
La prime d'ancienneté démarre à 5 ans d'ancienneté dans l'entreprise et va de 36 € à 117 €.
Les heures supplémentaires sont majorées de 25 % puis 50 %, et la part variable repose sur un objectif calculé avec un coefficient de 3,4.
Quel est le salaire minimum dans la convention collective coiffure ?
Le salaire minimum dans la convention collective coiffure dépend de la classification du salarié dans l'une des quatre filières : technique, esthétique-cosmétique, non technique et administrative. Depuis le 1er mars 2026, la grille résulte de l'avenant n° 51 du 3 décembre 2025, étendu par arrêté du 17 février 2026. Les minima sont établis pour 151,67 heures mensuelles, soit 35 heures par semaine.
| Niveau / Échelon |
Classification |
Salaire minimum mensuel brut |
| I-1 |
Coiffeur(se) débutant(e) |
1 843 € |
| I-2 |
Coiffeur(se) |
1 843 € |
| I-3 |
Coiffeur(se) confirmé(e) |
1 845 € |
| II-1 |
Coiffeur(se) qualifié(e) / technicien(ne) |
1 869 € |
| II-2 |
Coiffeur(se) hautement qualifié(e) |
1 944 € |
| II-3 |
Très hautement qualifié(e) / assistant(e) manager |
2 055 € |
| III-1 |
Manager |
2 183 € |
| III-2 |
Manager confirmé(e) |
2 623 € |
| III-2 |
Animateur(trice) de réseau |
3 122 € |
| III-3 |
Manager hautement qualifié(e) |
3 271 € |
| III-3 |
Animateur(trice) de réseau confirmé(e) |
3 367 € |
💡 Bon à savoir : depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel brut s'élève à 1 867,02 € pour 151,67 heures. Les niveaux I-1, I-2 et I-3 sont sous ce seuil : c'est le SMIC qui s'applique alors, l'employeur versant toujours le montant le plus favorable au salarié.
Cette page détaille chaque composante de la rémunération, du salaire de base à la part variable, avec les montants applicables depuis le 1er mars 2026.
Quels éléments composent le salaire dans la convention collective coiffure ?
Le salaire brut mensuel dans la convention collective coiffure se compose de plusieurs éléments qui s'ajoutent au salaire de base :
le salaire de base, déterminé par la grille conventionnelle selon la classification ;
la prime d'ancienneté forfaitaire, versée à partir de 5 ans d'ancienneté dans l'entreprise ;
les majorations pour heures supplémentaires ou complémentaires ;
la part variable éventuelle, sous forme de commissions sur le chiffre d'affaires ;
les avantages en nature, lorsque le contrat de travail en prévoit.
La prime d'ancienneté dans la coiffure est un montant forfaitaire mensuel qui s'ajoute au salaire de base. Nous la calculons selon l'ancienneté du salarié dans l'entreprise, et non dans la profession. Pour un salarié à temps partiel, cette prime est proratisée selon la durée contractuelle.
| Ancienneté |
Montant mensuel |
| 5 ans |
36 € |
| 7 ans |
49 € |
| 9 ans |
64 € |
| 12 ans |
82 € |
| 15 ans |
99 € |
| 20 ans |
117 € |
Quelles sont les majorations pour les heures supplémentaires et complémentaires ?
Les heures supplémentaires et complémentaires dans la coiffure donnent lieu à des majorations de salaire dont le taux varie selon le type de contrat et le volume d'heures effectuées.
Quelle majoration pour les heures supplémentaires à temps plein ?
Les heures supplémentaires effectuées par un salarié à temps plein sont majorées de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis de 50 % à partir de la 44e heure. Ces heures se comptent au-delà de la durée légale de 35 heures hebdomadaires. L'employeur peut choisir de compenser ces heures par un paiement majoré, par un repos compensateur de remplacement, ou par une combinaison des deux.
Le contingent annuel d'heures supplémentaires est fixé à 200 heures par salarié et par année civile, réduit à 80 heures lorsque l'entreprise applique un système de modulation du temps de travail. Au-delà de ce contingent, le salarié bénéficie d'une contrepartie obligatoire en repos, en plus des majorations de salaire déjà appliquées.
Par exemple, un coiffeur qui effectue 4 heures supplémentaires dans la semaine, rémunéré 12,32 € brut de l'heure, perçoit une majoration de 25 % sur ces 4 heures, soit 12,32 € x 4 x 1,25 = 61,60 € bruts qui s'ajoutent à son salaire de base :
de la 36e à la 43e heure : majoration de 25 % ;
à partir de la 44e heure : majoration de 50 % ;
au-delà de 200 heures par an (ou 80 heures en modulation) : contrepartie obligatoire en repos en plus de la majoration.
Quelle majoration pour les heures complémentaires à temps partiel ?
Les heures complémentaires effectuées par un salarié à temps partiel sont majorées de 12 % dans la limite du 1/10e de la durée contractuelle, puis de 25 % au-delà de ce seuil et jusqu'au 1/3 de la durée contractuelle. Ces heures ne peuvent jamais porter la durée de travail du salarié au niveau de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.
Par exemple, un coiffeur à temps partiel de 24 heures par semaine qui effectue 2 heures complémentaires, soit moins de 1/10e de sa durée contractuelle, perçoit une majoration de 12 % sur ces 2 heures :
dans la limite du 1/10e de la durée contractuelle : majoration de 12 % ;
au-delà du 1/10e et jusqu'au 1/3 de la durée contractuelle : majoration de 25 % ;
au-delà du 1/3 de la durée contractuelle : les heures complémentaires ne sont pas autorisées, sauf avenant de complément d'heures.
Que change un avenant de complément d'heures ?
Un avenant de complément d'heures permet d'augmenter temporairement la durée contractuelle d'un salarié à temps partiel, pour répondre à un besoin ponctuel de l'entreprise. Les heures effectuées dans ce cadre sont majorées de 15 %, un taux distinct de celui des heures complémentaires classiques.
Cet avenant doit préciser la durée du complément d'heures ainsi que sa répartition sur les jours de la semaine ou du mois. Il concerne par exemple un salon qui a besoin d'un renfort ponctuel avant les fêtes de fin d'année, sans pour autant modifier durablement le contrat de travail du salarié.
La part variable dans la coiffure repose sur un objectif mensuel de chiffre d'affaires calculé en multipliant le salaire de base, majoré le cas échéant des heures supplémentaires, par un coefficient de 3,4. La commission s'applique ensuite sur la part du chiffre d'affaires hors taxes qui dépasse cet objectif, selon les conditions prévues au contrat de travail.
Cette part variable ne se substitue jamais au salaire minimum conventionnel : le salarié perçoit dans tous les cas au moins le minimum de sa classification, part variable incluse ou non.
Le salaire net correspond au salaire brut diminué des cotisations salariales : sécurité sociale, retraite, chômage, CSG/CRDS, prévoyance et mutuelle. À titre indicatif, ces cotisations représentent environ 21 % à 25 % du salaire brut selon le statut du salarié, sa rémunération et les paramètres de paie appliqués.
| Élément |
Montant |
| Salaire de base (minimum conventionnel II-1) |
1 869,00 € |
| Prime d’ancienneté (7 ans) |
49,00 € |
| Heures supplémentaires (4 h × 12,32 € × 1,25) |
61,60 € |
| Brut total |
1 979,60 € |
| Cotisations salariales (≈ 23 %) |
– 455,31 € |
| Net avant impôt (estimé) |
≈ 1 524,29 € |
Le bulletin de paie d'un salarié de la coiffure doit mentionner distinctement plusieurs éléments :
la classification du salarié, avec son niveau-échelon ou son coefficient ;
le salaire de base et le nombre d'heures correspondant ;
la prime d'ancienneté, sur une ligne séparée ;
les heures supplémentaires ou complémentaires, avec leur taux de majoration ;
les cotisations salariales, détaillées par poste ;
le net imposable et le net à payer.
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Demander une démoInformation à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-27.