Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
contingent d'heures supplémentaires
fixe le volume annuel d'heures que peut effectuer un salarié sans déclencher de contrepartie obligatoire en repos (220 heures par défaut, modulable par accord).
Les heures dans le contingent donnent droit à une
majoration de salaire
(25 % puis 50 %) ou à un
repos compensateur
de remplacement si prévu par accord.
Le
dépassement du contingent
nécessite la consultation du CSE et déclenche automatiquement un repos compensateur obligatoire (50 % ou 100 % selon la taille de l'entreprise).
Les heures supplémentaires sont défiscalisées et exonérées de cotisations sociales salariales
dans la limite de 7 500 € par an
.
La réalisation d’
heures supplémentaires
obéit à un cadre précis défini par le
Code du travail
. Au-delà d’un certain volume d’heures, l’employeur est tenu de respecter un contingent annuel, fixé par la loi ou par un
accord collectif
. Ce seuil limite le
recours aux heures supplémentaires sans formalité particulière
. En cas de dépassement, des dispositions spécifiques s’appliquent, avec des impacts sur la gestion du
temps de travail
, la rémunération et le repos.
Pourquoi le
contingent d’heures supplémentaires
existe-t-il ? Quelle est sa limite légale en 2025 ? Comment l’adapter à la taille de son établissement ou au
temps partiel
?
PayFit
décrypte.
Qu’est-ce que le contingent d’heures supplémentaires ?
Le contingent d’heures supplémentaires correspond au
volume annuel que peut effectuer un salarié
sans déclencher automatiquement une contrepartie obligatoire en repos.
Ce quota d’heures de travail est fixé par
accord d’établissement, d’entreprise ou de branche
. En l’absence d’accord, la limite est définie par le Code du travail à
220 heures par an et par salarié
en 2025.
💡
Bon à savoir
: ce contingent concerne autant les salariés à temps plein que le personnel à temps partiel, et peut varier selon le lieu, le secteur d’activité ou la convention collective applicable.
Son objectif ?
Réguler le temps de travail dans l'entreprise
. Le contingent fixe un cadre légal à la flexibilité attendue par l’employeur, tout en protégeant la santé et l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle du salarié.
Quelles sont les heures qui entrent dans le calcul du contingent ?
les
heures accomplies au-delà de 35 heures hebdomadaires
(ou du forfait horaire prévu au contrat) ;
les
heures commandées par l’employeur
, même si elles sont réalisées sur le lieu de travail sans validation formelle.
Le
décompte s’effectue en journée ou à la semaine
, selon la base horaire contractuelle du salarié. Il doit être rigoureux afin de garantir une gestion conforme du temps de travail.
En revanche, les heures supplémentaires non-concernées par le contingent sont celles :
effectuées pour travaux urgents
(sauvetage, sinistres, réparations) ;
réalisées dans le cadre d’un
accord de modulation ou d’annualisation
, permettant à l’employeur de répartir le temps de travail sur une période plus large (souvent l’année) tout en respectant la
durée légale
de 35 heures hebdomadaires en moyenne.
👉
À noter
: le suivi du contingent se fait par salarié et par année civile.
25 % pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36ème à la 43ème heure) ;
50 % au-delà.
⚠️
Attention
: un accord peut fixer un autre taux, à condition de ne pas descendre
en dessous de 10 %
.
📌
Exemple
:
Heures supplémentaires
Taux de majoration
Montant à verser (base 12,50 €/h)
2 heures à 10 %
12,50 + 10 %
27,50 €
8 heures à 25 %
11,78 x 125 %
117,80 €
2 heures à 50 %
11,78 x 150 %
35,34 €
📝
Souvenez-vous
: ces majorations prennent une place importante dans la motivation des salariés à accepter un surcroît d’activité temporaire.
Quel est le principe du repos compensateur ?
Lorsque la contrepartie des heures supplémentaires par contingent prend la forme de repos, au lieu du
paiement des heures supplémentaires
, le temps accordé au salarié se calcule comme suit :
1 heure travaillée à 25 % = 1 h 15 de repos ;
1 h travaillée à 50 % = 1 h 30 de repos.
⚠️
Attention
: ce repos n’est possible que si la convention collective ou l’accord d’entreprise le permet. Il doit être pris dans
un délai donné et des conditions définies
.
La
prise de ce repos compensateur
doit être planifiée en concertation entre le salarié et l’employeur, afin d’assurer la continuité de l’activité sans désorganiser le service.
Quelles règles s’appliquent si le contingent d’heures supplémentaires est dépassé ?
Dépasser le contingent est possible
, mais encadré par des dispositions précises du Code du travail. L’employeur doit
consulter le CSE
(Comité Social Économique) avant d’imposer un dépassement et d’octroyer un
repos compensateur supplémentaire obligatoire
au salarié.
La consultation du CSE doit préciser :
le
motif
du recours ;
la
durée
prévisionnelle ;
l’
organisation
de la mise en œuvre ;
l’
effectif
concerné.
💡
Bon à savoir
: l’avis du CSE est consultatif. L’employeur n’est pas tenu de s’y conformer.
Quelles contreparties pour les heures supplémentaires au-delà du contingent ?
Au-delà du contingent, un
repos compensateur obligatoire
est accordé, même en cas de majoration de salaire. Par défaut (en l’absence de dispositions conventionnelles) :
50 % de repos supplémentaire dans les entreprises de moins de 20 salariés ;
100 % dans les entreprises de 20 salariés et plus.
📌
Exemple
:
1 h au-delà du contingent = 1 h 30 de repos (entreprise de moins de 20 salariés) ;
1 h au-delà = 2 h de repos (entreprise de 20 salariés ou plus).
Le repos compensateur obligatoire doit être pris
dans les 2 mois suivant l’accomplissement des heures
.
La
différence entre heures supplémentaires et heures complémentaires
réside dans le type de contrat. Les premières concernent le personnel à temps plein, au-delà de 35 h de travail hebdomadaires, tandis que les secondes s’appliquent aux salariés à temps partiel, au-delà de leur durée de travail contractuelle.
Le
non-respect de l’obligation de consultation du CSE
constitue une infraction au Code du travail. L’employeur s’expose à :
une amende administrative pouvant aller jusqu’à 1 500 € par infraction, voire 3 000 € en cas de récidive (article L2317-1 du Code du travail) ;
un contentieux au conseil de prud'hommes pour non-respect des règles de temps de travail ;
une intervention de l’inspection du travail qui peut constater l’infraction et engager des poursuites.
De même, les heures effectuées au-delà du contingent sans respect de la procédure peuvent être
requalifiées
et donner lieu à des
rappels de salaire
, voire à des
dommages et intérêts
pour le salarié.
Il est possible, pour le salarié, de refuser de travailler au-delà du temps de travail ordinaire, si les heures supplémentaires
ne sont pas prévues dans le contrat de travail
ou si elles
excèdent les durées légales
. Le droit s’apprécie au cas par cas (santé, vie privée, etc.).