Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L’employeur doit obligatoirement prendre en charge
50 % du coût des abonnements de transport public
pour les trajets domicile-travail des salariés.
La prise en charge des
véhicules personnels
n’est
pas obligatoire
, mais peut être mise en place via un forfait mobilité durable ou une indemnité kilométrique.
Le remboursement doit se faire
mensuellement
, sur présentation d’un
justificatif
, et figurer sur le bulletin de paie.
Les
exonérations sociales et fiscales
s’appliquent si la participation de l’employeur respecte les limites légales (50 % des transports publics ou barèmes kilométriques).
Depuis 2025,
le régime dérogatoire transitoire a disparu
: la prise en charge obligatoire reste à 50 % en 2026, et les dépassements sont soumis à conditions et justificatifs.
Toute entreprise de droit privé a
l’obligation de participer aux frais de transport engagés par ses salariés
pour leurs trajets entre leur domicile et leur lieu de travail, sous certaines conditions. Cette participation constitue un
élément variable de paie
.
La législation encadre précisément les
titres de transport
pouvant faire l’objet d’une prise en charge ainsi que les
modalités de remboursement
applicables. Pour l’employeur, cette participation peut bénéficier, sous conditions, d’une
exonération de cotisations sociales et fiscales.
Qui sont les salariés concernés par la prise en charge des frais de transport ? Quels sont les frais de transport concernés par la prise en charge par l’employeur et comment sont-ils calculés ? Quels justificatifs faut-il fournir ? On vous explique.
Qui sont les salariés concernés par la prise en charge des frais de transport ?
Sont concernés par la
prise en charge d’une partie de leurs frais de transport
, pour les trajets effectués entre le domicile et le lieu de travail :
tous les
salariés des entreprises du secteur privé
;
💡 Bon à savoir
: la loi prévoit qu’une partie des frais de transport engagés par les stagiaires pour se rendre sur le lieu du stage doit être prise en charge par l’employeur, dans les mêmes conditions que celles applicables aux salariés.
Quels sont les frais de transport des salariés pouvant faire l’objet d’une prise en charge ?
Frais de transport en commun
L’employeur doit prendre en charge les frais de transport des salariés liés à l'utilisation de
transport en commun
ou de
services publics
pour se rendre sur le lieu de travail, quelle que soit la localisation de l’entreprise.
La prise en charge est obligatoire uniquement lorsque le salarié a recours à :
un
abonnement de transport public
(métro, bus, tramway, train) ;
un
service public de location de vélos
La prise en charge doit
couvrir l'intégralité
du
trajet domicile-travail
du salarié même si plusieurs abonnements sont nécessaires à la réalisation de ce trajet.
Sont concernés par cette obligation
tous les abonnements émis par la SNCF
ou par d’autres
entreprises de transport public
, qu’ils soient :
annuels ;
mensuels ;
hebdomadaires.
💡 Bon à savoir
: les titres de transport achetés à l’unité (tickets, carnets, etc.) ne sont pas éligibles à la prise en charge obligatoire par l’employeur.
Frais de transport personnel
L’employeur
n’a aucune obligation légale
de prendre en charge, même partiellement, les
frais de transport liés à l’utilisation d’un véhicule personnel
(voiture, moto, scooter, etc.) pour les trajets entre le domicile et le lieu de travail.
un
accord collectif
dans les entreprises qui comptent au moins une section syndicale ;
une
décision unilatérale de l’employeur
après consultation du Comité Social et Économique (CSE).
Lorsque l'employeur rembourse les frais de transport personnel, il peut opter pour une
prime
, une
indemnité kilométrique
ou un
forfait mobilité durable
, permettant d’encourager les modes de déplacement plus écologiques.
Quelle est la base de remboursement des frais de transport ?
Le remboursement des frais de transport doit avoir lieu :
mensuellement
, quel que soit l'abonnement du salarié (hebdomadaire, mensuel, annuel) ;
au plus tard
à la fin du mois suivant l’achat ou le renouvellement du titre
(hors abonnement annuel).
💡 Bon à savoir
: le remboursement est effectué sur présentation d’un justificatif (abonnement nominatif, facture, ou attestation délivrée par l’organisme de transport).
La prise en charge des frais de transport par l’employeur s’effectue
à hauteur de 50 % du coût du titre
, calculée sur la base :
d’un tarif de 2ème classe ;
et du trajet le plus court entre le domicile et le lieu de travail.
Le salarié disposant d’une
durée de travail égale à un mi-temps ou plus
est remboursé dans les
mêmes conditions que les salariés à temps complet
. En revanche, lorsque la durée de travail est inférieure à un mi-temps, le remboursement s’effectue au
prorata
du nombre d’heures effectuées.
📌 Exemple
: un salarié qui travaille 14 heures par semaine pour une entreprise dans laquelle la durée de travail hebdomadaire est fixée à 35 heures ne bénéficie d’un remboursement qu’au prorata des heures travaillées.
Pour un abonnement mensuel au prix de 88,80 €, l
a prise en charge des frais de transport par l’employeur
est dans ce cas égale à : 88,80 x 50 % x (14/17,5) = 35,52 €
💡 Bon à savoir :
le montant de remboursement des frais de transport par l’employeur doit impérativement figurer chaque mois sur le
bulletin de paie
des salariés.
Quelles sont les exonérations sociales et fiscales pour l’employeur dans le cadre de la prise en charge des frais de transport ?
Lorsque la prise en charge des frais de transport par l’employeur s’effectue
dans la limite de l’obligation légale
, soit
50 % du coût du titre de transport
, cette participation est
exonérée de cotisations et de contributions sociales
.
Toutefois, une
prise en charge supérieure à 50 %
peut également bénéficier de cette exonération,
à condition
:
qu’elle
ne dépasse pas le montant réel des frais engagés par le salarié
;
et que
l’éloignement du domicile du salarié ne résulte pas d’un choix de convenance personnelle
(par exemple, lorsqu’aucun logement abordable ne se trouve à proximité du lieu de travail).
Quels sont les changements en 2025-2026 ?
Fin du régime dérogatoire de faveur
La loi de finances rectificative pour 2022 avait instauré des modalités de prise en charge dérogatoire pour les frais de transports domicile-lieu de travail pour 2022, 2023 et 2024. Ces dispositions transitoires ont pris fin au 31 décembre 2024, de nouvelles dispositions,
pérennes
, sont désormais appliquées depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.
Désormais :
le
régime transitoire (75 % de remboursement, cumul avec prime)
disparaît ;
la
prise en charge obligatoire des transports publics reste exonérée à 50 %
;
le
forfait mobilité durable reste cumulable avec la prise en charge des transports publics
, mais
plus avec la prime carburant
;
les employeurs doivent
réintégrer fiscalement tout dépassement
de l’obligation légale ;
les salariés éloignés doivent
justifier leur situation
pour bénéficier de l’exonération sociale.
Règles applicables à partir de 2025
Depuis 2025, les changements suivants ont été opérés :
Remboursement obligatoire 50 % ; dépassement de 50 % imposable fiscalement, mais exonéré socialement ; justification nécessaire pour salariés éloignés
Prime de transport
Plafond de 700 € / 400 € carburant (900 € / 600 € DOM) ; cumul possible avec remboursement transports publics
Plafond de 600 € dont max 300 € carburant ; cumul avec remboursement transports publics supprimé
Forfait mobilité durable
Plafond de 700 € / 900 € DOM ; cumul possible avec transports publics et prime carburant ; plafond cumulé de 800 € ou montant transport
Plafond de 600 € ; cumul possible avec transports publics uniquement ; plafond cumulé de 900 € ou montant transport ; cumul avec prime carburant supprimé
Et pour 2026 ?
➡️ Maintien du régime de base
Le régime applicable depuis le 1er janvier 2025 reste en vigueur en 2026, avec :
la prise en charge obligatoire à
50 %
des transports publics (exonérée) ;
la prime transport plafonnée à
600 €/an
(dont 300 € carburant max.) ;
le forfait mobilité durable à
600 €
seul ou
900 €
en cumul avec transports publics.
En parallèle, l'État verse depuis 2026 une
indemnité carburant
de 50 €/mois aux salariés grands rouleurs à revenus modestes, indépendamment de la participation de leur employeur.
🆕 Le 21 mai 2026, Serge Papin, Ministre des petites et moyennes entreprises, annonce que la
prime carburant sera simplifiée et passe de 300 à 600 euros :
« Les critères d’attribution seront supprimés. Par exemple, il n’est plus question de contrainte sur le cumul avec les autres primes ou de contraintes sur le lieu de résidence, ni de fournir des justificatifs ».
Cet article sera mis à jour prochainement.
➡️ Prolongation de la prise en charge à 75 %
La loi de finances pour 2026 prolonge pour l'année 2026 la possibilité pour les employeurs de prendre en charge
jusqu'à 75 % des frais de transport public
de leurs salariés, au-delà de l'obligation légale de 50 %.
Cette prise en charge facultative reste
exonérée de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu
lorsqu'elle concerne :
les titres d'abonnement aux transports en commun (cartes annuelles, mensuelles ou hebdomadaires) ;
les services publics de location de vélos.
💡
Bon à savoir
: cette prise en charge supérieure à 50 % demeure facultative et à l'initiative de l'employeur. Elle peut être mise en place par accord collectif ou décision unilatérale.
Oui, un salarié
peut utiliser son véhicule personnel
(voiture, moto, vélo, trottinette, etc.) pour ses déplacements professionnels ou domicile-travail. Cependant, la prise en charge par l’employeur
n’est pas obligatoire pour les trajets domicile-travail
, sauf si un forfait mobilité durable ou une prime de transport est mise en place.
En revanche, pour les déplacements professionnels, le remboursement se fait selon les barèmes d’
indemnités kilométriques
officiels publiés chaque année par l’administration fiscale.
L’employeur rembourse 50 % du montant de l’abonnement aux transports publics (bus, train, métro, tramway, vélo en libre-service…). Le
remboursement du transport par l’employeur
est calculé sur la base du trajet le plus court et du tarif de 2ᵉ classe, et figure chaque mois sur le bulletin de paie, sous la rubrique “frais de transport”.
Oui, le
forfait mobilité durable
(qui couvre les déplacements réalisés avec un moyen de transport écologique : vélo, covoiturage, etc.) est
cumulable
avec la prise en charge obligatoire des abonnements de transport public, dans la limite des plafonds fixés par la réglementation. Ces aides sont
exonérées
de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite des frais réels engagés par le salarié.
les repas pris en dehors du lieu habituel de travail,
les frais de logement temporaire,
ou encore les frais de carburant lorsque l’usage du véhicule personnel est justifié par l’activité professionnelle.
Toutes ces dépenses doivent être appuyées par des
justificatifs
(factures, tickets, notes de frais…).
L’
exonération de cotisations sociales
s’applique lorsque l’employeur respecte les barèmes légaux de remboursement :
50 % des frais de transports publics ;
ou les indemnités kilométriques calculées selon le barème fiscal en vigueur pour les véhicules personnels.
Toute somme versée au-delà de ces plafonds, sans justificatif, peut être considérée comme un
avantage en nature
et soumise à cotisations.
En cas de
formation professionnelle éloignée du domicile
, les frais de déplacement peuvent être pris en charge selon les mêmes barèmes que pour les déplacements professionnels. Les employeurs peuvent aussi accorder une prime de mobilité professionnelle couvrant une partie des frais réels engagés. Chaque remboursement doit être justifié et indiqué sur le bulletin de paie, afin d’assurer la sécurité juridique et la déduction correcte des cotisations.