Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de plus de 10 salariés et dans lalimite des 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 21 avril et le 30 mai 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués.
À partir du 1er septembre 2026, les prescriptions d'arrêt de travail sont limitées à 1 mois pour un premier arrêt et à 2 mois pour un renouvellement. Les médecins peuvent déroger à ces plafonds si l'état de santé du patient le justifie.
Tout renouvellement prescrit après le 1er septembre sera soumis aux nouvelles règles, y compris pour des arrêts initiaux antérieurs à cette date.
À partir du 1er septembre 2026, les médecins devront obligatoirement indiquer le motif de l'arrêt sur la prescription, à des fins de contrôle par l'Assurance maladie.
À compter du 1er septembre 2026, la LFSS 2026 encadre pour la première fois la durée maximale des prescriptions d'arrêt de travail : 1 mois pour un premier arrêt, 2 mois pour un renouvellement. Les médecins peuvent déroger à ces plafonds sur justification médicale.
Durée limitée, motifs obligatoires, contrôles renforcés... Ces évolutions vont changer la gestion de l'arrêt maladie pour l'employeur au quotidien. Bonne nouvelle : avec la bonne préparation, vous pouvez les intégrer en toute fluidité. Voici comment avancer, pas à pas.
Ce qui change concrètement au 1er septembre 2026
Le contexte : pourquoi cette réforme ?
Entre 2019 et 2024, le nombre d'arrêts de travail indemnisés a augmenté de 10 %, pour atteindre 9,1 millions. En 2025, les dépenses d'indemnités journalières versées par l'Assurance maladie s'élèvent à 17,9 milliards d'euros, soit 7 milliards de plus qu'en 2016. Pour y répondre, la LFSS 2026 introduit trois mesures phares.
Durée des arrêts de travail : les nouvelles règles au 1er septembre 2026
Avant le 1er septembre 2026
À partir du 1er septembre 2026
Premier arrêt
Aucune durée maximale légale
1 mois maximum
Renouvellement
Aucune durée maximale légale
2 mois maximum
Motif de l’arrêt
Non obligatoire
Obligatoire sur la prescription
Premier arrêt : 1 mois maximum
La règle s'applique à tous les professionnels habilités à prescrire un arrêt de travail : les médecins, dentistes et sages-femmes.
Renouvellement : 2 mois maximum
En cas de renouvellement, cette durée est portée à 2 mois avec justification médicale obligatoire à chaque fois.
Les dérogations possibles
Le médecin peut dépasser ces durées en cas d'exception liée à l'état de santé du patient. Pour certains renouvellements dépassant trois mois, le médecin pourra solliciter l'avis du service du contrôle médical de l'Assurance maladie. Il n'existe pas de durée maximale d'un arrêt maladie tant que l'état de santé du patient le justifie.
Les conditions précises de dérogation seront fixées par décret.
💡 Bon à savoir : Les décrets d'application précisant les modalités exactes sont attendus avant le 1er septembre 2026. Nous mettrons à jour cet article dès publication.
Ce qui ne change pas
Délai de carence : 3 jours, versement des indemnités journalières de sécurité sociale à partir du 4e jour
Montant max des IJ : 41,95 €/jour brut (pour les arrêts prescrits à compter de février 2026, sur la base d'un plafond à 1,4 SMIC soit 2 552,24 €/mois)
Maintien de salaire par l'employeur selon ancienneté et accords collectifs
Concrètement, trois aspects de votre quotidien RH vont évoluer.
Une gestion des absences longues plus dynamique
Des arrêts initiaux limités à 30 jours signifient davantage de renouvellements à suivre. Votre fonctionnement actuel doit être plus réactif : anticipez les échéances et assurez-vous de recevoir les prolongations à temps pour ne pas avoir de trous dans la paie.
Un suivi des salariés en arrêt long renforcé
Des consultations médicales plus fréquentes offrent aussi plus de points de contact pour activer des dispositifs de retour à l'emploi : visite de pré-reprise, temps partiel thérapeutique, coordination avec le médecin du travail. Votre rôle RH sur ces sujets prend de l'importance.
Impact sur la paie : vigilance sur les compléments employeur
Avec des IJ plafonnées à 41,95 € par jour, l'écart avec le salaire réel est significatif, notamment pour les cadres. Pour comprendre le fonctionnement du salaire pendant l'arrêt maladie, vérifiez que vos procédures de subrogation pour maintien de salaire sont bien calées. C'est aussi le bon moment pour revoir la couverture prévoyance de vos salariés.
Profitez-en pour renforcer la transparence avec vos équipes : informer vos salariés que les dérogations médicales restent possibles et que leur droit à l'arrêt n'est pas remis en cause, c'est un acte de confiance qui compte des deux côtés.
identifiez les salariés en arrêt long dont le renouvellement sera prescrit après le 1er septembre : ce renouvellement sera soumis à la nouvelle règle des 2 mois maximum ;
vérifiez vos accords collectifs, conventions applicables et couvertures prévoyance ;
auditez votre procédure de réception des avis d'arrêt et de transmission de l'attestation de salaire.
Temps 2 - Juillet / Août
Préparez votre organisation :
adaptez votre suivi des absences pour gérer des renouvellements plus fréquents ;
briefez vos managers sur les bons réflexes face aux absences longues ;
préparez votre communication interne avant la rentrée, de façon sereine et factuelle.
Temps 3 - À partir du 1er septembre
Prenez vos marques :
activez votre nouvelle organisation pour chaque arrêt entrant (date de début, durée, échéance de renouvellement) ;
anticipez les visites de pré-reprise pour les arrêts longs dès que possible ;
suivez la publication des décrets AT/MP qui interviendront en 2027.
En suivant ce rythme, vous arrivez au 1er septembre avec toutes vos procédures calées et vos équipes informées.
4. Les pièges à anticiper
1. Confondre "durée limitée" et "arrêt refusé" Les exceptions médicales restent possibles. Communiquez clairement avec vos salariés pour éviter toute inquiétude inutile : leur droit à l'arrêt reste entier.
2. Sous-estimer la charge des renouvellements fréquents Plus de prolongations signifie plus de traitements paie. Sans process adapté, c'est un risque réel d'erreur sur la subrogation ou le maintien de salaire. Prenez vos repères sur ce point dès juillet.
3. Attendre les décrets pour agir L'essentiel de la réforme est déjà connu. D'après ce qu'on observe auprès de nos clients : les équipes qui anticipent, même partiellement, vivent toujours mieux les rentrées réglementaires.
5. Comment PayFit vous accompagne
Chez PayFit, on vous aide à garder le rythme :
Suivi des arrêts et prolongations intégré dans votre espace PayFit
Calcul automatique des IJ et du maintien de salaire, sans manipulation manuelle
Mise à jour réglementaire automatique dès la publication des décrets
Vous vous concentrez sur l'accompagnement humain de vos équipes. On s'occupe de la technique.
Non. Les nouvelles règles s'appliquent uniquement aux prescriptions émises à compter du 1er septembre 2026.
À partir du 1er septembre 2026, la règle par défaut est de 1 mois maximum pour un premier arrêt. Le médecin peut dépasser ce plafond si l'état de santé du patient le justifie. Pour les renouvellements dépassant trois mois, il pourra solliciter l'avis du service du contrôle médical de l'Assurance maladie. Un arrêt long reste donc possible, à condition d'être médicalement justifié.
Non. Le montant (41,95 €/jour maximum pour les arrêts prescrits à compter de février 2026) et le délai de carence (3 jours) restent inchangés. Le calcul des IJSS reste également le même.
Non. Pour les AT/MP, un encadrement est prévu mais uniquement pour les accidents survenant à compter de 2027. Les modalités seront précisées par décret.
On vous conseille de le faire avant septembre : précisez que les exceptions médicales restent possibles et que le droit à l'arrêt n'est pas remis en cause. Une communication claire évite les inquiétudes inutiles.