Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L’attestation de salaire permet à la CPAM de
calculer et verser les IJSS
au salarié.
Elle doit être transmise
dès la connaissance de l’arrêt de travail,
principalement via la
DSN
.
Elle est
obligatoire pour les arrêts maladie
,
accidents du travail
,
congés maternité/paternité
et
temps partiel thérapeutique
.
Une erreur ou un retard peut entraîner un
décalage du versement des indemnités.
Lorsqu’un salarié est contraint d'interrompre son activité professionnelle (maladie, accident du travail, congé maternité ou paternité), l’employeur doit accomplir une démarche administrative cruciale :
la transmission de l’attestation de salaire.
Ce document est le point de départ indispensable pour que l’Assurance Maladie puisse
calculer et verser les Indemnités Journalières de Sécurité Sociale
(IJSS). Un retard ou des erreurs de saisie peuvent bloquer l'indemnisation du collaborateur et fragiliser le climat social de l'entreprise.
Aujourd’hui, bien que cette procédure soit largement automatisée grâce à la
Déclaration Sociale Nominative
(DSN), elle reste une
obligation légale stricte pour l’employeur.
Qu’est-ce que l’attestation de salaire ?
L’attestation de salaire est un document officiel obligatoire établi par l’employeur dès qu’un salarié suspend son contrat de travail pour des raisons de santé ou de parentalité.
Définition de l’attestation de salaire
Le document est transmis directement à la
Caisse Primaire d’Assurance Maladie
(CPAM) du salarié. Sans cette déclaration, l’organisme n’a aucun moyen de
vérifier les droits du salarié
ni de
déterminer le montant exact des indemnités
qui lui sont dues.
Ce document remplit
plusieurs fonctions
:
vérifier les droits du salarié aux indemnités journalières ;
permettre la mise en place de la
subrogation
, lorsque l'employeur maintient tout ou partie du salaire pendant l'arrêt ;
assurer la continuité de l'indemnisation du salarié.
💡 Bon à savoir : l
'
exactitude des informations transmises
(date du dernier jour travaillé, salaires de référence) est
fondamentale
. Une simple coquille administrative peut suspendre le traitement du dossier pendant plusieurs semaines.
Contenu de l’attestation de salaire
Pour permettre un calcul juste, l'attestation centralise un ensemble de
données RH et financières :
l'identité du salarié :
nom, prénom, numéro de Sécurité sociale, poste occupé ;
les informations relatives à l'entreprise :
raison sociale, numéro SIRET, coordonnées ;
le contexte de l'absence :
motif exact de l'arrêt de travail et date du début de l'absence ;
les éléments de paie :
la date du
dernier jour effectivement travaillé
, le montant des salaires bruts soumis à cotisations sur la période de référence (généralement les 3 ou 12 derniers mois), et les éventuelles périodes d'absence non payées ;
la subrogation :
les dates de début et de fin de la subrogation ainsi que les coordonnées bancaires de l'entreprise (IBAN) si l'employeur maintient le salaire.
💡 Bon à savoir
: le salaire pendant l'arrêt maladie peut être maintenu en partie par l'employeur en complément des IJSS, selon les dispositions de la convention collective applicable ou les accords d'entreprise.
Dans quels cas l’établissement de l’attestation de salaire est-il obligatoire ?
En pratique, voici les
différentes situations dans lesquelles il est obligatoire de l’établir
:
l’attestation de salaire pour maternité, la paternité, l’accueil de l’enfant ou l’adoption. L’entreprise est tenue de la transmettre à la CPAM lorsque commence le congé d’adoption, le congé maternité ou paternité. Cela est également valable pour les femmes enceintes travaillant de nuit ou exposées à un risque particulier ;
la reprise à temps partiel pour motif thérapeutique.
💡Bon à savoir
: en cas de prolongation de l’arrêt de travail, vous n’êtes pas tenu d’établir une nouvelle attestation, à condition que la durée totale de l’arrêt n’excède pas 6 mois, qu’il soit continu et que le motif soit le même.
De son côté, le collaborateur doit également s’affranchir des obligations du salarié, et
transmettre son avis d'arrêt de travail dans les 48 heures.
Comment compléter et transmettre l’attestation de salaire ?
Les modalités d'envoi ont profondément évolué ces dernières années afin de simplifier le quotidien des gestionnaires RH. Si plusieurs canaux coexistent encore, les flux automatisés sont aujourd'hui devenus la norme absolue pour un traitement rapide.
La DSN événementielle
Aujourd'hui, la plupart des entreprises n'ont plus à remplir manuellement de formulaires. La transmission s’effectue via la DSN événementielle, dans un
délai de 5 jours
suivant la connaissance de l'arrêt de travail.
Dès que vous saisissez l’arrêt de travail dans votre logiciel de paie ou votre SIRH,
l’outil génère automatiquement un "signalement d’événement".
Ce signalement transmet de manière sécurisée et instantanée toutes les informations de salaire nécessaires à la CPAM.
En automatisant ce flux, vous
supprimez le risque d'erreurs de saisie manuelle
, vous garantissez le
respect des délais légaux
et vous
accélérez le versement des IJ
(un point crucial pour la satisfaction de vos salariés).
Les modes de transmission alternatifs
Si votre entreprise n'est pas encore en mesure d'émettre des DSN événementielles ou pour certains statuts particuliers, deux autres voies restent possibles. Première solution,
la saisie en ligne sur Net-Entreprises :
vous remplissez un formulaire dématérialisé directement sur le portail dédié aux entreprises.
Vous pouvez également opter pour
l’envoi postal (CERFA),
auquel cas vous complétez manuellement le formulaire papier officiel correspondant à la situation et l'envoyez à la CPAM de rattachement du salarié :
l’attestation de salaire pour les
maladies
,
maternités
,
adoptions
ou pour
femmes enceintes dispensées de travailler
(CERFA n°11135*04), également appelée S3201 ;
l’attestation de salaire pour les
accidents de
travail
ou
maladies professionnelles
(CERFA n°11137*03 ) ;
l’attestation de salaire en cas d
’arrêt de travail se prolongeant au-delà de 6 mois
(CERFA n°11136*05 ).
💡 Bon à savoir
: si aucun délai n’est imposé pour les transmissions hors DSN, une remise tardive peut avoir des conséquences importantes pour votre collaborateur. En effet, tout retard diffère le versement des indemnités journalières.
Remplir l'attestation de salaire ne se limite pas à choisir le bon
formulaire CERFA
. Chaque champ doit être renseigné avec
précision
, car une erreur peut
retarder tout le processus d'indemnisation
.
Concrètement, voici les points de vigilance à respecter :
la
date du dernier jour de travail effectif
, à ne pas confondre avec la date de début de l'arrêt ;
le
salaire de référence
sur la période demandée, généralement les
3 ou 12 derniers mois
selon la nature de l'absence ;
les
périodes d'absence antérieures non rémunérées
, qui influencent le calcul du
salaire journalier de base
;
Avant tout envoi, un
contrôle croisé
entre les données issues du
logiciel de paie
et le contrat de travail du salarié permet d'éviter la grande majorité des erreurs de saisie évoquées plus haut.
Comment corriger ou modifier une attestation de salaire ?
Si vous vous apercevez qu'une erreur s'est glissée dans une attestation déjà envoyée, il convient de réagir rapidement pour éviter un calcul erroné des IJ. Vous devez alors transmettre une
attestation rectificative
.
via la DSN :
il vous suffit d'émettre un nouveau signalement d'événement "Annule et remplace" depuis votre logiciel de paie ;
via le formulaire papier :
vous devez cocher la case
“Attestation rectificative”
située en haut à droite du document, renseigner obligatoirement les blocs "Employeur" et "Assuré", puis corriger uniquement les variables erronées avant de dater et signer.
Quelles sont les erreurs fréquentes et l’incidence pour l’entreprise ?
Remplir une attestation requiert une certaine vigilance. Voici un récapitulatif des
erreurs les plus courantes
commises par les employeurs et de leurs
conséquences
directes
:
Erreur courante
Conséquence pour le salarié
Conséquence pour l’employeur
Envoi tardif de la déclaration
Retard important dans le versement des IJSS, précarité financière potentielle.
Tensions managériales, dégradation du climat social, relances RH.
Erreur sur la date du dernier jour travaillé
Risque de double indemnisation ou de « trou » dans l’indemnisation ; rejet du dossier par la CPAM.
Obligation de fournir une attestation rectificative, gestion administrative lourde.
Montant du salaire brut erroné
Sous-évaluation ou surévaluation du montant de l’indemnité journalière.
Risque de redressement URSSAF en cas de contrôle ou litige avec le salarié.
Oubli de la case “Subrogation”
Les IJSS sont versées directement sur le compte bancaire du collaborateur alors que son salaire a été maintenu.
Double flux financier complexe à régulariser, impact immédiat sur la trésorerie de l’entreprise.
Absence totale d’attestation
Blocage complet des indemnités journalières.
Manquement grave aux obligations légales de l’employeur, risque de poursuites aux Prud’hommes.
Si vous employez un salarié à domicile via le dispositif du CESU (Chèque Emploi Service Universel), les règles diffèrent puisque vous ne pouvez pas utiliser la DSN :
cas n°1 : il n'a qu'un seul employeur (vous).
Vous devez remplir l'attestation de salaire spécifique au CESU et la faire parvenir à la CPAM du salarié (par courrier ou via votre espace en ligne sur
cesu.urssaf.fr
) ;
cas n°2 : il est multi-employeur
. Chaque employeur doit remplir et signer une attestation individuelle correspondant aux heures effectuées chez lui. Le salarié devra de son côté fournir à la CPAM ses bulletins de salaire (les 3 ou 12 derniers selon la régularité de son activité) ainsi qu'une attestation sur l'honneur listant ses différents employeurs.
Sans attestation de salaire transmise par l’employeur, la CPAM ne peut
ni vérifier les droits du travailleur ni calculer le montant des indemnités journalières
pour l’indemnisation de l'arrêt. Cette démarche relève de l’obligation de l’employeur et s’inscrit dans une bonne gestion des données relatives au salaire.
Toute omission ou retard dans l’envoi des informations peut entraîner un
décalage
, voire une
suspension du versement des IJ.
Les accidents de trajet sont assimilés à des
accidents d’origine professionnelle
pour l’indemnisation. L’employeur a l’obligation de compléter et de transmettre une attestation de salaire spécifique, indispensable à la gestion du dossier par l’Assurance Maladie et à la prise en charge du salarié.
En cas d’accidents de travail, ou de maladie professionnelle, l’attestation de salaire s’appuie sur un
formulaire CERFA dédié
et permet une
indemnisation plus favorable pour le travailleur
(taux et délais).
Pour un
arrêt classique
, le calcul des IJSS s’appuie sur des
éléments de rémunération antérieurs
selon des règles différentes, impliquant une gestion administrative distincte.
Les salariés en arrêt maladie au cours d’un CDD bénéficient des
mêmes droits que ceux en CDI
. L’employeur doit transmettre l
’attestation de salaire
à la CPAM, même si le contrat prend fin pendant l’arrêt. Les IJ peuvent continuer à être versées sous conditions d’ouverture de droit.
L’arrêt maladie pendant la grossesse nécessite une
attestation de salaire adaptée à la situation
. Elle permet à la CPAM de déterminer le régime d’indemnisation applicable et d’assurer la continuité des droits de la salariée.