Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Un arrêt maladie suspend le contrat de travail, mais le salarié peut percevoir des
indemnités journalières
(IJSS) versées par la CPAM sous certaines conditions.
Les
IJSS
représentent
50 % du salaire journalier de base
, calculé à partir des
trois derniers salaires bruts
. L'indemnité journalière est plafonnée à
41,95 € brut par jour
en 2026.
L’employeur peut compléter ces indemnités par un
maintien de salaire
, obligatoire dès un an d’ancienneté, après un délai de carence de 7 jours.
Le salarié
perçoit 90 % de son salaire brut pendant les 30 premiers jours d’arrêt
, puis 66,66 % pendant les 30 suivants, avec une majoration selon l’ancienneté.
Les
congés payés
continuent de s’acquérir durant l’arrêt maladie, conformément à la loi du 22 avril 2024.
Un
arrêt maladie ou un accident de travail
entraîne la suspension du contrat de travail par décision du médecin. Même s’il ne travaille plus, le collaborateur peut bénéficier du
maintien de sa rémunération
sous certaines conditions. La Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et l’entreprise se chargent de compenser la perte de revenus du salarié.
Comment
calculer le maintien de salaire au cours de l’arrêt maladie
? Quel calcul l’employeur effectue-t-il pour verser le complément de salaire ? Quel est le coût d’un salarié en arrêt maladie pour l’entreprise ? Comment faire apparaître ces calculs sur la fiche de paie ? On vous explique.
Comment sont calculées les indemnités journalières en 2026 ?
Un travailleur en
arrêt maladie
perçoit, sous certaines conditions, un
revenu de remplacement
pour compenser la perte de sa rémunération. Les
Indemnités Journalières de la Sécurité Sociale
(IJSS), versées par l’Assurance Maladie, constituent la principale source de revenus.
Quelles sont les conditions pour percevoir des IJSS ?
En 2026, le versement des
IJSS sur une fiche de paie
est soumis à plusieurs conditions qui dépendent de la durée de l’arrêt maladie.
Si le collaborateur bénéficie d’un
arrêt de travail
inférieur à 6 mois
, il doit satisfaire une des deux conditions suivantes :
avoir travaillé au moins
150 heures au cours des 90 jours précédant l'arrêt ;
avoir cotisé sur un revenu au moins égal à
1 015 fois le SMIC horaire
(12 200,30 € au 1er janvier 2026) sur les 6 mois précédents.
Si le
congé est supérieur à 6 mois
, le travailleur doit justifier son affiliation auprès de la CPAM depuis 12 mois avant le début de l’arrêt. Dans un deuxième temps, il est tenu de remplir une des deux obligations suivantes :
avoir travaillé au moins
600 heures
au cours des 365 jours précédant l’arrêt ;
avoir cotisé sur un
revenu au moins égal à 2 030 fois le SMIC horaire
(24 400,60 € au 1er janvier 2026) sur les 12 mois précédents.
⚠️
Important
: le Code de la Sécurité sociale impose au salarié un
délai de 48 heures
pour transmettre son arrêt maladie à l’employeur ou à la CPAM.
Comment calculer les jours d’arrêt maladie ?
Les IJSS sont versées pour chaque jour calendaire de l’arrêt de travail, week-end et jours fériés compris. Si le congé est lié à une
maladie ordinaire
, la caisse d’Assurance maladie applique 3
jours de carence sur l’arrêt maladie
.
📌
Exemple
: si le travailleur commence son arrêt maladie le 12 février, il percevra ses indemnités journalières à partir du 15 février.
💡 Bon à savoir :
les maladies ordinaires sont des affections courantes qui ne sont pas considérées comme graves. Il peut s’agir de maladies saisonnières, de troubles musculo-squelettiques, de douleurs aiguës ou de surmenage.
Le délai de carence ne s’applique pas si le collaborateur reprend son activité professionnelle en moins de 48 heures ou s’il est atteint d’une
Affection de Longue Durée
(ALD).
Comment calculer le salaire de référence en arrêt maladie ?
Le
salaire au cours de l’arrêt maladie
dépend du montant des IJSS qui, eux-mêmes, représentent la moitié du
salaire journalier de base
. Celui-ci est égal à la somme des 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25.
💡
Bon à savoir :
depuis janvier 2026, le plafond du salaire de référence pour les indemnités journalières est fixé à 2 552,24 € par mois (1,4 fois le SMIC mensuel), soit 41,95 € brut d'IJSS par jour.
📌
Exemple
: soit une rémunération moyenne de 2 300 € par mois au cours des 3 derniers mois précédant l’arrêt de travail. Le salaire journalier de base est égal à 75,61 € par jour (2300 x 3 / 91,25 = 75,61). Comme les IJSS correspondent à la moitié de ce montant, leur valeur est fixée à 37,80 € par jour.
👉
À noter
: le simulateur et le
calculateur d’IJSS
d’un logiciel de paie mettent régulièrement à jour les plafonds de l’Assurance maladie pour automatiser les calculs.
Comment calculer le maintien de salaire par l'employeur ?
L’entreprise peut compléter les IJSS grâce à des
indemnités complémentaires
. Elles sont accordées au salarié après un
délai de carence de 7 jours
, à compter de la date du début de l’arrêt.
justifier d'au moins
une année d'ancienneté dans l'entreprise
(calculée à partir du 1er jour d'absence) ;
avoir transmis le
certificat médical
dans les
48 heures
à l'employeur ;
bénéficier des
indemnités journalières
versées par la Sécurité sociale ;
être
soigné en France
ou dans l'un des États membres de l'Espace économique européen ;
ne pas être
travailleur à domicile
ou sal
arié saisonnier
,
intermittent
ou
temporaire
.
Quelle est la durée du maintien de salaire ?
Le collaborateur en arrêt maladie perçoit un
pourcentage de la rémunération brute
qu’il aurait perçue s’il avait travaillé. Ce taux varie en fonction de la durée de l’arrêt de travail :
90 %
pendant
les 30 premiers jours
de l’arrêt maladie ;
2/3
(soit 66,66 %) les
30 jours suivants.
La période d’indemnisation est augmentée de
10 jours par tranche de 5 ans d’ancienneté,
sans toutefois dépasser 90 jours.
Quel est le montant du complément employeur ?
L’indemnité versée par l'employeur s’ajoute aux IJSS pour atteindre le niveau de maintien prévu par la loi. Son calcul dépend de
l'ancienneté
du salarié et de la
durée de l'arrêt.
Le coût du salarié en arrêt maladie pour l’entreprise correspond à la
différence entre le pourcentage du revenu brut et le montant des IJSS.
📌
Exemple
: un travailleur avec 7 ans d’ancienneté perçoit un revenu brut mensuel de 3 000 €. Son médecin lui prescrit un arrêt de travail d’une durée de 50 jours. Grâce à son ancienneté, il bénéficie de 10 jours supplémentaires pour sa période d’indemnisation, soit 40 jours. Par conséquent :
les 40 premiers jours de son arrêt sont indemnisés à hauteur de 90 % du revenu brut, soit 2 700 €. Comme les IJSS couvrent 50 % du salaire brut (soit 1 500 €), le complément employeur est de 1 200 € par mois ;
pour les 10 derniers jours, le calcul de l’indemnité se base sur ⅔ du revenu brut, soit 2 000 €. Après avoir déduit le montant des IJSS, le complément n’est plus que de 500 €.
⚠️ Attention :
des dispositions conventionnelles prévoient des conditions d’indemnisation plus favorables pour le salarié.
Comment calculer l’absence pour maladie sur le bulletin de paie ?
Modèle de bulletin de paie avec IJSS avec subrogation - Excel
Le
calcul de l’absence en paie
sur le bulletin de salaire correspond à une relation proportionnelle entre la
retenue sur salaire
et la durée de l’absence. La
méthode de l’horaire réel
consiste à diviser le revenu mensuel par le nombre d’heures réellement effectuées durant le mois considéré.
Même si le collaborateur est absent, la transmission de son
bulletin de salaire au cours de son arrêt maladie
reste obligatoire. La fiche contient les éléments suivants pour justifier le calcul de l’absence :
la
déduction de salaire
pour le nombre de jours d’absences ;
le montant des
IJSS
;
le montant des
indemnités complémentaires
versées par l’entreprise.
La
subrogation par l’employeur
consiste à verser au travailleur malade un montant équivalent aux indemnités journalières. Dans un second temps, l’entreprise demande le remboursement à la CPAM.
La
subrogation en cas de maintien de salaire
change le circuit de versement et la gestion comptable des indemnités journalières. Le complément employeur reste identique, mais les IJSS figurent sur la fiche de paie avec la mention “revenus de remplacement”. Ce système simplifie l’édition du bulletin de salaire.
Un
demandeur d’emploi
a le droit de bénéficier d’un
arrêt maladie pendant son chômage
. Les indemnités journalières de la Sécurité sociale remplacent son allocation chômage durant toute la durée de son arrêt. Les deux revenus ne sont pas cumulables.
Plusieurs conditions sont nécessaires pour être éligible à ce droit :
déposer son certificat médical à France Travail dans un délai de 72 heures et à la CPAM dans un délai de 48 heures ;
percevoir une allocation d’Aide de Retour à l’Emploi (ARE) ;
bénéficier de l’assurance chômage ou avoir cessé son activité professionnelle au cours des 12 derniers mois.
La durée maximale d’un arrêt maladie dépend de la nature de l’arrêt et du statut du salarié. Pour une maladie ordinaire, le calcul des indemnités journalières se base sur un délai de 360 jours, lui-même inclus sur une période de 3 ans.
⚠️ Attention :
pour une ALD, le calcul se base sur une période de 3 ans consécutifs.
Au-delà de ces conditions, la Sécurité sociale peut interrompre le versement des IJSS. Cette situation se présente lorsque le
contrôle du salarié en arrêt maladie
émet des conclusions négatives (absence du travailleur en dehors de ses heures de sortie ou refus de se présenter).
Le simulateur de la Sécurité sociale, disponible sur le site Ameli, permet de calculer le niveau journalier de rémunération pendant l’arrêt de travail. À partir de la moyenne des revenus sur les 3 derniers mois, il prend en compte les indemnités journalières, le complément employeur et les prestations de prévoyance.
👉
À noter
: le simulateur PayFit vous offre une réponse rapide et automatisée en tenant compte de vos salaires bruts, de votre période d’arrêt et de vos droits d’indemnisation.
La reprise du
travail pendant l’arrêt maladie entraîne une sanction
disciplinaire, voire un
licenciement pour faute grave
. La CPAM peut réclamer le remboursement des indemnités journalières, tout comme l’employeur avec le complément de salaire.