Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L’accident de trajet
(survenant entre le domicile ou le lieu de restauration et le travail) ouvre droit à une
prise en charge spécifique par la CPAM
.
La victime perçoit des
IJSS
, sans aucun jour de carence.
Le salarié dispose de
24 heures pour déclarer l'accident
à son employeur et doit fournir un
certificat médical initial.
En plus des IJSS,
l'employeur
peut verser des
indemnités complémentaires
(après 7 jours de carence)
,
et la
CPAM
prévoit un
capital ou une rente
en cas d'incapacité permanente.
L’
accident de trajet
désigne un
événement soudain et imprévu
survenant à l’occasion du
déplacement du salarié entre son domicile et son lieu de travail
, ou encore entre son lieu de travail et celui où il prend habituellement ses repas. Bien qu’il se produise en dehors de l’entreprise, il est assimilé à un
accident du travail
.
Lorsqu’un salarié est victime d’un tel accident, il peut bénéficier d’une
indemnisation pour toute la durée de son arrêt de travail
. Cette prise en charge est assurée par la
CPAM
(Caisse Primaire d’Assurance Maladie) et peut être complétée, en cas d’incapacité permanente reconnue, par le versement d’une
rente
destinée à compenser la perte de revenus.
Quelle indemnisation pour l’accident de trajet ?
Afin de
compenser la perte de revenus
liée à un arrêt de travail, le salarié victime d’un accident de trajet peut bénéficier :
des
IJSS
(Indemnités Journalières de la Sécurité Sociale) ;
des
indemnités complémentaires
éventuellement octroyées par l’employeur ;
d’une
indemnisation spécifique
accordée par la CPAM en cas d’incapacité de travail.
Indemnité en cas d’incapacité temporaire
Lorsque l’inaptitude reconnue comme temporaire par le médecin du travail, le salarié peut percevoir une
indemnité temporaire d’inaptitude
versée par la CPAM, en complément des IJSS.
⚠️
Attention :
cette indemnité est limitée à une durée maximale d’un mois à compter de la délivrance du certificat d’inaptitude. Durant cette période, le salarié ne doit percevoir aucune autre rémunération (salaire, congés payés, RTT, allocations chômage, etc.).
Indemnité en cas d’incapacité permanente
Lorsque
l’incapacité devient permanente
, l’indemnisation intervient à l’issue de l’arrêt de travail et dépend du taux déterminé :
si le taux est
inférieur à 10 %,
le salarié perçoit un
capital versé en une seule fois
;
si ce taux est
supérieur ou égal à 10 %,
il bénéficie d’une
rente versée périodiquement
(mensuelle ou trimestrielle).
💡
Bon à savoir :
l’accident de trajet survenant en dehors du temps de travail, la responsabilité de l’employeur ne peut en principe pas être engagée.
Quelles sont les conditions d’indemnisation de l’accident de trajet ?
Pour bénéficier d’une indemnisation durant un
arrêt maladie consécutif à un accident de travail
ou de trajet, le salarié doit respecter certaines
démarches auprès de son employeur et de la Sécurité
sociale
.
Démarches du salarié
Afin d’
ouvrir ses droits
, le salarié doit accomplir plusieurs
formalités
:
consulter un médecin
pour faire constater les lésions et obtenir un certificat médical initial établi sur le formulaire Cerfa approprié ;
De son côté, l’
employeur
doit transmettre à la CPAM les
documents nécessaires à la prise en charge
du salarié :
le
formulaire cerfa n°14463*03
: “Déclaration d'accident du travail – D’accident de trajet” sous 48 heures après la déclaration du salarié ;
le
formulaire cerfa n°11137*03
: “Attestation de salaire : Accident du travail – Maladie professionnelle” pour le calcul du montant des indemnités journalières.
Boîte à outils pour gérer les accidents du travail
Quel est le calcul de l’indemnisation en cas d’accident de trajet ?
Le calcul repose sur la détermination d’un Salaire Journalier de Référence (SJR), qui sert de base au versement des IJSS.
Calcul du salaire journalier de référence
Le
SJR
est obtenu en
divisant le salaire brut perçu au cours du mois précédant l’arrêt de travail par 30,42.
💡
Bon à savoir :
ce montant est plafonné. Il ne peut pas dépasser
0,834 % du plafond annuel de la Sécurité sociale
, soit :
240,49 €
par jour en 2026 pour les IJ versées du 1er au 28ème jour d’arrêt ;
puis
320,66 €
par jour.
Montant des indemnités journalières
Une fois le salaire de référence déterminé, le
montant des indemnités journalières
varie selon la
durée de l’arrêt de travail
:
pendant les 28 premiers jours :
60 %
du SJR ;
à partir du 29ᵉ jour :
80 %
du SJR.
⚠️
Attention
: l'IJSS ne peut pas dépasser le gain journalier net. Celui-ci correspond au salaire journalier de référence diminué d'un taux forfaitaire de 21 %. Par ailleurs, le montant de l’IJSS est soumis à la
CSG et la CRDS
.
Quand est versée l’indemnisation de l’accident de trajet ?
L’indemnisation en cas d’accident de trajet est versée à la fois par la
Sécurité sociale
et, sous certaines conditions, par l’
employeur
.
Indemnités journalières versées par la Sécurité sociale
Les IJSS
compensent la perte de revenu
du salarié. Celles-ci sont perçues après un délai de carence de 3 jours, soit au
quatrième jour de l'arrêt de travail.
💡 Bon à savoir
: en Alsace-Moselle, le versement des IJSS est effectif au premier jour de l'arrêt de travail du salarié, sans délai de carence.
Tableau comparatif des délais de carence
Type d’arrêt de travail
Délai de carence Sécurité sociale
Délai de carence employeur (légal)
Maladie ordinaire
3 jours
7 jours
Accident du travail
0 jour
0 jour
Accident de trajet
0 jour
0 jour
Indemnités complémentaires versées par l'employeur
Le
versement de l'indemnité complémentaire de l’employeur
après un accident de trajet débute après un
délai de carence de 7 jours
. Autrement dit, le salarié ne la perçoit qu’à partir de son huitième jour d’arrêt de travail.
Les articles
L1226-1
à
L1226-24
du Code du travail décrivent les conditions requises pour percevoir de ces indemnités complémentaires :
avoir au moins
1 an d'ancienneté
dans l'entreprise (calculée à partir de votre 1er jour d'absence) ;
avoir transmis à l'employeur le
certificat médical dans les 48 heures
;
recevoir des
IJSS
;
être
soigné en France
ou dans l'un des États membres de l'Espace économique européen ;
ne pas être
travailleur à domicile
ou
salarié saisonnier
,
intermittent
ou
temporaire
.
👉 À noter
: l'employeur
rémunère intégralement la journée de travail où le salarié a été victime de son accident de trajet
. En effet, il ne s’agit pas d’une absence injustifiée, mais d’un cas de force majeure qui l’a empêché de se présenter à son poste.
La
loi du 5 juillet 1985
, dite loi Badinter, s’applique lorsque l’accident implique un
véhicule terrestre à moteur
. L’assureur du responsable de l’accident indemnise la victime pour réparer l’ensemble des préjudices (corporels comme financiers) en fonction de son statut au moment de l’accident :
si la victime était conductrice, l'indemnisation est intégrale
, sauf si elle a commis une faute qui a contribué à l’accident ;
si elle était
non-conductrice
(passager, piéton, cycliste),
l’indemnisation est intégrale
sauf en cas de faute inexcusable ;
si elle est
âgée de moins de 16 ans
,
plus de 70 ans
ou a une
invalidité minimale de 80 %,
la protection est intégrale.
Le droit s’applique lorsque
le véhicule était assuré au moment de l’accident
. L’assureur est tenu de respecter des délais stricts de prise en charge :
8 mois
pour une offre provisionnelle en cas de
blessures
;
5 mois
pour une offre définitive, une fois la
consolidation médicale constatée
;
8 mois
pour une offre d’indemnisation en cas d’
accident mortel
.
La CPAM verse automatiquement la
prestation complémentaire pour recours à tierce personne
dans les conditions suivantes :
un
taux d’incapacité permanente
de
80 % minimum
;
une
rente en lien avec une maladie professionnelle
ou un accident de travail ;
une
aide à domicile indispensable
pour réaliser au moins 3 actes de la vie quotidienne (se nourrir, s’habiller, faire ses courses, etc.) ;
une
assignation à résidence
nécessaire
à cause de troubles neuropsychiques qui peuvent présenter un danger pour le salarié ou son entourage.
Il est à noter que ces dispositions protectrices s'appliquent,
quel que soit le lieu d'exercice régulier du salarié
, et peuvent donc être invoquées même si les séquelles font suite à un
accident du travail en télétravail
, à condition que le lien avec l'activité professionnelle soit clairement établi.
Si les
séquelles de l'accident de trajet
se réveillent après la reprise du travail, le salarié peut bénéficier d'un
nouvel arrêt au titre de la rechute
. Les soins liés à l'aggravation seront pris en charge à 100 % et les IJSS seront à nouveau versées.
Dans le cadre d'un accident de trajet, les IJSS sont versées
jusqu'à la guérison complète ou la consolidation
de la blessure, sans
durée maximale d’un arrêt maladie
de 3 ans ordinairement applicable. L'employeur, de son côté, verse le
complément de salaire en arrêt maladie
selon la durée prévue par le Code du travail ou la convention collective (qui augmente avec l'ancienneté).