Pour recevoir des indemnités journalières de la CPAM, le salarié doit remplir certaines conditions d’attribution. Il s’agit d’un certain nombre d’heures de travail et d’un seuil de cotisations. S’il a droit aux indemnités, deux hypothèses de versement sont possibles, soit :
la CPAM les verse directement au salarié ;
la CPAM les verse à l'employeur, qui les reverse à son tour au salarié (avec un complément d’indemnité éventuellement) : on parle de subrogation.
En fonction du type de versement (avec ou sans subrogation), le bulletin de salaire en arrêt maladie contiendra des mentions différentes. Dans ce modèle, vous pouvez désormais identifier les mentions correspondantes au type de versement de votre choix.
Hypothèse 1 : indemnités sans subrogation
Si la CPAM verse les indemnités directement au salarié, le montant de ces IJSS n'apparaît pas sur le bulletin de salaire car l’employeur n’est pas à l’origine du versement. Sans subrogation, la seule modification apportée au bulletin de salaire en arrêt maladie est la retenue pour absence et éventuellement le complément de salaire si l’employeur en verse un. Attention, sans subrogation, si le salarié est absent pendant tout le mois et aucune obligation de maintien de salaire n’est prévue, le net à payer sera égal à 0 € sur le bulletin.
Hypothèse 2 : indemnités avec subrogation
Si l'employeur choisit la subrogation et verse donc au salarié les indemnités journalières lui-même, elles doivent logiquement apparaître sur la fiche de paie de l’ arrêt maladie. Deux rubriques feront alors état du montant des indemnités versées :
la rubrique "rémunération brute" intégrera en plus de la "retenue absence maladie", une ligne de déduction du montant des IJSS brutes ;
la rubrique "indemnités non soumises" comprendra une nouvelle ligne qui intégrera le montant des IJSS nettes.
L'employeur a le choix entre calculer tout de suite le montant des IJSS et les avancer pour pouvoir les déduire du salaire de base le mois de l’absence ou attendre leur versement par la CPAM. Dans cette deuxième hypothèse, l’employeur calcule le montant brut des IJSS à partir du montant net qu’il perçoit de l’Assurance Maladie. Les IJSS sont soumises à la CSG et la CRDS, mais pas aux cotisations sociales. L’employeur n’a donc qu’à ajouter la CSG et la CRDS au montant qu’il à reçu de la CPAM pour obtenir le montant brut à faire figurer sur le bulletin de salaire. Cette addition figure sur le bulletin de salaire comme une ligne "garantie du net".