Durée du travail – Convention collective Syntec (IDCC 1486)
Comment s’organise la durée du travail dans la CCN Syntec ?
La durée du travail se pilote autour du socle légal de 35 heures, d’éventuels aménagements sur période de référence, et de dispositifs comme les heures supplémentaires ou le forfait‑jours pour les salariés autonomes. Le suivi fiable via un SIRH sécurise la conformité, la charge de travail et les repos.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
45 000
Champ d'application
Bureaux d’études, Ingénierie, Conseil, Numérique
À retenir
- La durée légale du travail en Syntec est de 35 heures hebdomadaires, avec des durées maximales de 10h/jour et 48h/semaine (ou 44h sur 12 semaines).
- Les heures supplémentaires donnent droit à des majorations ou à un repos compensateur, dans la limite du contingent annuel de la CCN.
- Le forfait-jours Syntec est plafonné à 218 jours/an pour les salariés autonomes, avec suivi obligatoire de la charge.
- Le travail de nuit (21h-7h) est majoré de 25 % sur 6 heures consécutives minimum si un accord le prévoit.
- Les heures complémentaires à temps partiel sont majorées de 10 % (1/10e) puis 25 % (au-delà), dans la limite de 1/3 de la durée contractuelle.
- Le télétravail nécessite un accord ou charte précisant les plages de joignabilité et le droit à la déconnexion.
Quelles sont les durées de travail applicables en Syntec ?
Voici un récapitulatif des durées maximales et règles spécifiques prévues par la convention collective Syntec.
| Sujet | Repère clé | Référence/effet | Suivi SIRH |
|---|---|---|---|
| Durée légale hebdomadaire | 35h | Base de calcul des heures supplémentaires | Pointage et alertes de dépassement |
| Aménagement du temps | Période de référence fixée par accord | Lissage des heures sur la période | Planning prévisionnel, bilan de fin de période |
| Heures supplémentaires | Majoration ou repos compensateur | Contingent annuel, procédures internes | Workflow d’autorisation et de validation |
| Repos quotidien | 11h minimum | Santé au travail, non dérogeable | Alerte si réunions/emails sur repos |
| Repos hebdomadaire | 24h + 11h | À accorder chaque semaine | Vérification d’amplitudes et coupures |
| Forfait‑jours | Régi par accord + convention | Pas d’heures supplémentaires, entretien charge | Décompte en jours, entretien annuel |
| Travail de nuit | 9h consécutives incluant 0-5h ; défaut 21h-6h | Contreparties en repos et/ou prime | Déclarations et compteurs dédiés |
| 1er mai | Chômé et payé, double en cas de travail | Disposition d’ordre public | Paie automatique, libellé spécifique |
| Temps partiel | Heures complémentaires encadrées | Limites et écrit requis | Compteurs par salarié et avenants |
Quels repères structurent la durée du travail en Syntec ?
La durée du travail en Syntec s'appuie sur le cadre légal de 35 heures hebdomadaires pour les salariés à l'horaire, avec possibilité d'adaptation par accord collectif. Les entreprises de la branche recourent souvent à un aménagement sur une période de référence, à des heures supplémentaires encadrées, ou au forfait-jours pour les salariés autonomes.
Voici les durées maximales à respecter :
durée maximale quotidienne : 10 heures (sauf dérogation exceptionnelle) ;
durée maximale hebdomadaire : 48 heures sur une même semaine ;
moyenne sur 12 semaines : 44 heures maximum.
💡 Bon à savoir : le suivi précis des temps effectifs, des repos et des dépassements conditionne la conformité juridique.
Un SIRH fiable facilite la planification, la collecte des données, l’alerte en cas de dérive et la traçabilité utile lors des contrôles ou des entretiens sur la charge.
Comment aménager le temps de travail sur une période de référence ?
L'aménagement du temps de travail permet de lisser la durée hebdomadaire sur une période plus longue, selon un accord collectif (branche ou entreprise). Ce dispositif évite de payer mécaniquement des heures supplémentaires lors des pics si un creux survient plus tard dans la période.
Ce que l'accord doit préciser :
la période de référence ;
les bornes hautes et basses ;
les modalités d'information du CSE et des salariés ;
le planning indicatif et les délais de prévenance.
En fin de période, les dépassements non compensés ouvrent droit à des majorations ou à repos, selon les textes. Le respect des repos quotidiens et hebdomadaires reste impératif, quelle que soit l'organisation.
Bon à savoir
L’aménagement sur période de référence ne dispense jamais du respect des repos quotidien (11 heures) et hebdomadaire (au moins 24 heures consécutives s’ajoutant au repos quotidien).
Comment traiter les heures supplémentaires en Syntec ?
Les heures accomplies au-delà de 35 heures sur la semaine sont des heures supplémentaires, sauf organisation différente lissée par un accord d'aménagement.
Rémunération et contreparties
Elles se rémunèrent avec majorations ou s'imputent en repos compensateur, selon les textes applicables. Un contingent annuel existe ; au-delà, des obligations renforcées s'appliquent (information/consultation, repos compensateur de remplacement).
⚠️ Attention : le contingent annuel d'heures supplémentaires fixé par la convention collective Syntec diffère selon les statuts des salariés et l'aménagement du temps de travail appliqué (article 4.3 de la CCN Syntec).
Suivi et traçabilité
La procédure interne doit encadrer l'autorisation, la déclaration et la validation des heures, avec rôle clair du management et des RH. Les contreparties doivent être reportées sur le bulletin de paie et tracées de façon fiable.
Quelles sont les règles du forfait‑jours pour les salariés autonomes ?
Le forfait-jours s'adresse aux salariés disposant d'une autonomie réelle dans l'organisation de leur emploi du temps, généralement des cadres ou assimilés dont les fonctions ne se prêtent pas à la mesure horaire.
Le plafond conventionnel
Le plafond standard du forfait-jours Syntec est de 218 jours travaillés par an, sauf accord d'entreprise interne. Le décompte se fait en jours et non en heures : il n'y a donc pas d'heures supplémentaires.
Les garanties obligatoires
Un accord collectif valide doit prévoir :
le suivi de la charge de travail ;
le respect des repos quotidien (11h) et hebdomadaire (35h) ;
des alertes en cas d'intensité anormale ;
un entretien annuel dédié à la charge et à l'articulation des temps de vie.
💡 Bon à savoir : les durées maximales en heures ne s'appliquent pas au forfait-jours, mais les repos quotidien et hebdomadaire restent impératifs.
Un dispositif concret de suivi est indispensable : relevé des journées ou demi‑journées travaillées, alertes en cas d’intensité anormale, entretien annuel dédié à la charge et à l’articulation des temps de vie.
Point de vigilance
Un forfait‑jours mal encadré peut être remis en cause. L'usage d'un SIRH s'avère donc être particulièrement utile pour faciliter le pointage en jours, la planification des absences et la consolidation des données d’entretien. De la même manière, les entretiens et les alertes documentées contribuent à sécuriser le dispositif.
Quelles règles encadrent le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés ?
Travail de nuit
La CCN Syntec considère comme travail de nuit tout travail ayant lieu entre 21 heures et 7 heures. Un accord d'entreprise peut préciser cette période. Lorsque l'organisation nécessite le travail habituel de nuit, les heures effectuées bénéficient d'une majoration de 25 % sous réserve que :
ces heures soient comprises dans une période d'au moins 6 heures consécutives.
un accord sur le sujet ait été conclu.
Travail du dimanche et jours fériés
Le travail dominical obéit à des dérogations limitativement prévues ; en cas de recours, informer et compenser conformément aux dispositions applicables. Pour les jours fériés, le 1er mai est chômé et payé, avec double rémunération en cas de travail effectif. Les autres jours fériés relèvent des accords ou usages (chômage, compensation, primes).
Comment organiser le temps partiel sans risque de dérive ?
Le contrat à temps partiel fixe une durée hebdomadaire ou mensuelle inférieure à la durée légale ou conventionnelle.
Heures complémentaires et majorations
Les heures complémentaires sont possibles dans les limites suivantes :
majoration de 10 % jusqu'à 1/10e de la durée contractuelle ;
majoration de 25 % au-delà, dans la limite de 1/3 de la durée contractuelle.
Points de vigilance
Les plages d'indisponibilité, la répartition des horaires, les délais de prévenance et les cas de modification doivent être précisés par écrit.
Par ailleurs, le suivi des heures complémentaires est essentiel pour éviter tout risque de requalification.
Comment cadrer le télétravail et les plages de joignabilité ?
Le télétravail est organisé par accord ou charte qui précise :
les jours éligibles ;
les lieux autorisés ;
les équipements ;
l'indemnisation éventuelle ;
la sécurité des données ;.
Suivi du temps de travail
Le temps de travail effectif doit rester mesuré : bouton de démarrage/arrêt, déclaration d'activité, ou traçabilité des journées pour les salariés au forfait-jours.
⚠️ Attention : les alertes automatiques en cas d'amplitude excessive, de réunions sur les temps de repos ou d'accumulation d'heures facilitent la prévention des risques.
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Information à caractère informatif, sans conseil juridique.
Dernière vérification le 2026-02-23.
CCN Syntec (IDCC 1486) — Texte intégral (Legifrance) — consultation du 23/02/2026
Avenants et textes rattachés — Syntec (Legifrance) — consultation du 23/02/2026
FAQ — Durée du travail Syntec (IDCC 1486)
Elles se mesurent en fin de période de référence en comparant les heures réalisées au plafond lissé. Les dépassements non compensés suivent le régime des heures supplémentaires (majoration ou repos), avec respect du contingent et des procédures internes d’autorisation et de traçabilité.
Oui, hors salariés au forfait‑jours qui ne comptent pas en heures. Le contingent et ses modalités découlent des textes applicables. Au‑delà du contingent, des obligations renforcées peuvent s’imposer (information/consultation, repos compensateur).
Un accord collectif valide est nécessaire, assorti d’une convention individuelle écrite. Il faut garantir un suivi effectif de la charge, le respect des repos, le droit à la déconnexion, des alertes et un entretien annuel dédié. Le décompte se fait en jours et non en heures.
Elles dépendent des textes applicables : contreparties en repos, éventuellement majorations, et conditions de recours spécifiques. Le 1er mai est chômé et payé, avec double rémunération en cas de travail effectif.
Le contrat précise la durée et la répartition. Les heures complémentaires sont limitées et majorées selon les textes applicables. Enfin, les avenants temporaires ne sont possibles que si un accord les autorise, avec un encadrement strict.
En télétravail, plusieurs actions peuvent être mises en place pour éviter les dérives d'amplitude :
définir des plages de joignabilité ;
activer des alertes SIRH en cas d’envois hors plage ;
proscrire les réunions sur les temps de repos ;
tenir des points réguliers de suivi.
Les compteurs d’amplitude et de repos sécurisent également la conformité.
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