Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
forfait jours
est un
mode de décompte du temps de travail
basé sur le nombre de jours travaillés sur l’année, et non sur les heures.
Il s’adresse principalement aux
salariés autonomes
, notamment les cadres, dont l’organisation du temps de travail n’est pas prédéfinie.
Sa mise en place nécessite un
accord collectif
et la signature d’une
convention individuelle de forfait
.
L’employeur
reste tenu de
garantir le respect des temps de repos
et de
surveiller la charge de travail
du salarié.
Le
forfait jours
est un mode d’organisation du temps de travail qui
libère certaines catégories de salariés
, notamment les cadres autonomes,
du décompte horaire classique
. En contrepartie de cette flexibilité, l’employeur s'engage à veiller strictement à la santé de ses collaborateurs et au respect de leurs temps de repos.
Qu’est‑ce que le forfait jours ?
Le forfait jours consiste à
décompter le nombre de jours travaillés sur l’année
, plutôt que le nombre d’heures effectuées. Il s’adresse principalement aux
cadres
ainsi qu’aux salariés disposant d’une réelle autonomie, notamment dans le cadre d’un CDD à terme imprécis.
Ce dispositif prévoit un
plafond annuel de 218 jours travaillés
, sauf accord collectif particulier (art.
L3121-64 du Code du travail
). Il offre une plus grande
flexibilité dans la gestion du temps de travail
tout en garantissant le respect des temps de repos, des congés, des jours fériés et des droits du salarié conformément aux dispositions du Code du travail. Le forfait jours vise à concilier
autonomie dans le travail
et
respect des temps de repos.
Quels sont les salariés éligibles à la conclusion d’une convention de forfait jours ?
Tous les salariés ne peuvent pas bénéficier de la convention de forfait jours. Conformément à l'article
L3121-58 du Code du travail
, ce dispositif est réservé :
aux
cadres disposant d’une autonomie réelle dans l’organisation de leur emploi du temps
, et dont les fonctions ne les soumettent pas à l’horaire collectif de leur service ou équipe ;
aux
salariés non-cadres dont les responsabilités rendent impossible la prédétermination de leur durée de travail
, et qui sont autonomes dans la gestion de leur emploi du temps.
📌
Exemple
:
un chef de projet informatique, cadre, organisant librement ses missions et ses rendez-vous sans horaires fixes, peut relever du forfait jours. À l’inverse, un technicien soumis à des plannings imposés ne peut pas en bénéficier, même avec des fonctions proches.
👉
À noter :
l’éligibilité au forfait jours ne dépend pas du type de contrat de travail. Un salarié en CDD peut en bénéficier, à condition que l’accord collectif le
prévoie
et qu’une convention individuelle de forfait soit signée.
Quelles sont les conditions à respecter pour mettre en place le forfait jours ?
La mise en place du forfait jours suit un cadre légal strict. Pour qu’une entreprise puisse l’appliquer, trois conditions cumulatives doivent être respectées :
1. Négocier ou appliquer un accord collectif
L’employeur doit disposer d’un accord collectif d’entreprise, d’établissement ou de branche
mentionnant explicitement le recours au forfait annuel en jours.
Cet accord fixe :
la
période de référence
(souvent l’année civile) ;
le
plafond
de jours travaillés annuellement (généralement 218 jours/an) ;
les
modalités
de suivi de la charge de travail ;
les
droits au repos
, à la déconnexion et les éventuelles contreparties.
⚠️
Attention
: la
Cour de cassation
(Cass. soc.,
29 juin 2011, n° 09-71.107
) a posé le principe selon lequel l'accord collectif doit comporter des
dispositions assurant la garantie du respect des durées maximales de travail et des temps de repos
. À défaut, la convention individuelle de forfait jours peut être
annulée
, avec à la clé un risque de rappel de salaire au titre des heures supplémentaires.
2. Vérifier que le salarié est éligible
Le salarié doit répondre aux
critères d’autonomie
définis par le Code du travail. Sans cela, le recours au forfait jours n’est pas possible.
3. Signer une convention individuelle de forfait jours
Chaque salarié concerné doit
signer une convention de forfait
jours
, intégrée au contrat de travail ou formalisée par avenant. Elle précise notamment :
le
nombre de jours travaillés
sur l’année ;
les
modalités de suivi
de la charge de travail ;
les règles relatives aux
absences
et aux
jours fériés
.
Le
Comité Social et Économique
(CSE) doit être
consulté lors de la mise en place du dispositif
, et l’accord collectif doit prévoir des mécanismes de suivi permettant de prévenir les surcharges de travail.
💡
Bon à savoir :
un entretien de forfait jours annuel est obligatoire pour les salariés concernés. Il permet d’évaluer la charge de travail, le respect des temps de repos et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Quels sont les avantages et inconvénients de la mise en place du forfait jours ?
S'il présente des avantages pour les salariés et employeurs, le
forfait jours
n'est pas sans
inconvénients
.
Les avantages
Pour l’employeur, le forfait jours simplifie la gestion du temps de travail, puisqu’il n’impose pas le suivi des heures effectuées. La
rémunération du salarié est lissée sur l’année
et reste identique chaque mois, indépendamment du nombre d’heures travaillées.
Pour le salarié, ce dispositif
supprime le cadre horaire strict
et lui permet d'
organiser librement son activité
, ce qui peut favoriser une meilleure efficacité dans l'exécution des missions.
💡
Bon à savoir :
les salariés en forfait jours bénéficient de jours de repos supplémentaires (souvent appelés “RTT forfait jours”), en plus des congés payés légaux.
Les inconvénients
Le forfait jours peut entraîner un
suivi moins précis de la charge
de travail, ce qui nécessite une
vigilance particulière
de l’employeur. En effet, celui-ci reste tenu de s’assurer régulièrement que la charge de travail du salarié est raisonnable et compatible avec le respect des temps de repos.
Pour le salarié, cela peut également conduire à une
intensification du travail
ou à une
difficulté à délimiter clairement le temps professionnel et le temps personnel
.
Quelles sont les durées minimales et maximales de travail d’un salarié au forfait jours ?
Pour les
salariés non soumis au forfait jours
, l’employeur doit respecter des durées légales de travail (quotidiennes et hebdomadaires). Ces plafonds ne s’appliquent pas de la même manière aux salariés en convention de forfait jours.
En effet, le forfait jours repose sur un
décompte du temps de travail en jours travaillés sur l’année
, et non en heures. Le contrat de travail ne fixe donc
pas d’horaire de travail
quotidien ou hebdomadaire.
Pour autant, le salarié en forfait jours n’est pas exclu des
règles protectrices relatives au repos et à la santé
. Le salarié en forfait jours bénéficie notamment :
d'un
repos quotidien minimal de 11 heures consécutives
entre deux journées de travail (art.
L3131-1 du Code du travail
) ;
d'un
repos hebdomadaire minimal de 35 heures consécutives
, soit 24 heures + 11 heures de repos quotidien (art.
L3132-2 du Code du travail
) ;
du
repos dominical
, sauf dérogations légales ou conventionnelles spécifiques.
Par ailleurs, même en l’absence de décompte horaire, l’employeur reste tenu de veiller à ce que la charge de travail du salarié :
soit
raisonnable
et compatible avec le nombre de jours travaillés prévu dans la convention ;
permette une
bonne répartition du travail dans le temps
;
garantisse un
équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
.
Un
suivi régulier
est donc obligatoire. Cette obligation de suivi est encadrée par l'article
L3121-65 du Code du travail
, qui impose à l'employeur, en l'absence de stipulations conventionnelles, d'organiser un
entretien annuel
avec le salarié et de mettre en place un
document de contrôle
du nombre de jours travaillés.
💡 Bon à savoir
: les dispositions relatives aux congés payés s'appliquent aux salariés sous convention de forfait jours. Par conséquent, le calcul des congés payés du forfait jours n’est pas différent de celui du salarié de droit commun.
Comment calculer le décompte de la durée de travail d’un salarié en forfait jours ?
La
durée de travail d’un salarié en forfait jours
se calcule
annuellement
, en comptabilisant le nombre total de journées (et éventuellement de demi-journées) effectivement travaillées sur la période de référence.
⚠️
Attention
: les documents permettant de suivre et de justifier le nombre de jours travaillés doivent être conservés et tenus à la disposition de l'inspection du travail pendant une durée de
3 ans
(art.
D3171-16 du Code du travail
).
📌
Exemple
: lorsqu’une convention de forfait prévoit 100 jours travaillés par an, le salarié conserve un statut de temps plein. Il ne peut donc pas être considéré comme un salarié à temps partiel ni relever du régime correspondant.
💡
Bon à savoir
: le bulletin de paie d'un cadre au forfait jours doit mentionner la nature du
forfait annuel en jours
ainsi que le
nombre de jours travaillés
sur la période concernée, plutôt qu'un décompte horaire.
Le rachat de jours de repos
Un salarié en forfait jours peut,
en accord avec son employeur
, renoncer à une partie de ses jours de repos en contrepartie d'une
majoration de salaire d'au moins 10 %
(art.
L3121-59 du Code du travail
).
Cette renonciation est plafonnée à
235 jours travaillés par an
à défaut de stipulation conventionnelle prévoyant un seuil différent (art.
L3121-66 du Code du travail
).
L'accord entre le salarié et l'employeur doit obligatoirement être
établi par écrit
et porter sur l'année en cours.
💡
Bon à savoir
: ce dispositif de rachat est à distinguer du dépassement de forfait jours accidentel : il s'agit ici d'une démarche volontaire et formalisée du salarié.
Envie de suivre les temps de travail sans faire d’erreurs ?
Oui, mais
la réglementation reste stricte concernant les temps de repos
. Le salarié doit obligatoirement bénéficier d'un
repos hebdomadaire de 35 heures consécutives
. Si l'activité l'exige, le travail le dimanche pour un cadre en forfait jours est possible, mais il reste soumis aux mêmes règles et dérogations légales que pour les autres collaborateurs (volontariat, autorisation préfectorale, contreparties financières ou repos compensateur).
L'autonomie est la
condition sine qua non du forfait jours
. Si un salarié se voit imposer des horaires stricts ou un planning précis contrôlé par sa hiérarchie, la convention individuelle peut être annulée. Le salarié est alors en droit de
saisir les prud'hommes
pour demander une requalification du contrat de travail. L'employeur s'expose alors à devoir payer des
rappels de salaires
pour toutes les heures supplémentaires effectuées au-delà des 35 heures hebdomadaires légales.
Non
, les salariés ou cadres en forfait jours,
ne peuvent pas travailler à
temps partiel
,
même si la durée de travail prévue dans la convention de forfait est inférieure au plafond de 218 jours.
Le forfait jours se concentre uniquement sur le
nombre de journées travaillées dans l'année
, sans aucun décompte horaire. À l'inverse, le forfait heures inclut un
volume d'heures de travail prédéterminé
(sur la semaine, le mois ou l'année).
En principe, le plafond est fixé à 218 jours par an. En cas de dépassement de forfait jours, le salarié peut bénéficier de
repos compensateur
, ou
renoncer à ses RTT
. En contrepartie, ces jours travaillés en plus bénéficient d'une
majoration de salaire d'au moins 10 %
(art.
L3121-59 du Code du travail
).
Que ce soit lors d'une nouvelle embauche ou d'une évolution interne, il est indispensable de rédiger un contrat de travail ou un
avenant écrit et signé par les deux parties
. Ce document officiel doit explicitement mentionner :
l'
accord collectif de référence
;
le
nombre exact de jours travaillés
dans l'année ;
la
rémunération forfaitaire
correspondante ;
les
modalités
prévues pour
évaluer la charge de travail
.