Convention collective des services de l'automobile (IDCC 1090)
Faut-il respecter un préavis en cas de rupture conventionnelle dans la CCN Automobile ?
La rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable du CDI qui ne prévoit aucun préavis. En lieu et place, la procédure impose un délai de rétractation de 15 jours calendaires, puis un délai d'homologation de 15 jours ouvrables. Cette page détaille les délais, l'indemnité spécifique et les particularités applicables dans la CCN des services de l'automobile.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 140 000 entreprises
Champ d'application
Commerce et réparation automobile, contrôle technique automobile, formation des conducteurs, commerce et réparation du cycle et du motocycle, activités connexes.
FAQ - Rupture conventionnelle et préavis dans la CCN Automobile (IDCC 1090)
Le salarié doit-il effectuer un préavis en cas de rupture conventionnelle dans la CCN Automobile ?
Le salarié doit-il effectuer un préavis en cas de rupture conventionnelle dans la CCN Automobile ?
Non, la rupture conventionnelle ne prévoit aucun préavis, qu'il s'agisse d'un mécanicien, d'une vendeuse ou d'un contrôleur technique. Contrairement à une démission ou un licenciement, les deux parties fixent librement la date de fin du contrat, au plus tôt le lendemain de l'homologation. Dans la pratique, employeur et salarié choisissent parfois de prévoir un délai de transition de quelques semaines pour organiser la passation ou le recrutement d'un remplaçant. Ce délai n'a toutefois aucune valeur de préavis légal ou conventionnel : il relève uniquement de l'accord entre les parties.
Combien de temps dure la procédure au minimum ?
Combien de temps dure la procédure au minimum ?
Comptez environ 30 jours entre la signature de la convention et la fin effective du contrat : 15 jours calendaires de rétractation, puis 15 jours ouvrables d'homologation. Ce délai minimal peut s'allonger si l'administration demande des pièces complémentaires ou si les parties souhaitent différer la date de sortie. Dans les faits, beaucoup de ruptures conventionnelles dans le secteur automobile se concluent entre 6 et 8 semaines après le premier entretien, une fois pris en compte le temps de préparation de la convention.
Comment est calculée l'indemnité dans la CCN 1090 ?
Comment est calculée l'indemnité dans la CCN 1090 ?
L'indemnité de rupture conventionnelle correspond au montant le plus favorable entre l'indemnité légale de licenciement (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 au-delà) et l'indemnité conventionnelle prévue par l'article 2.13 de la CCN 1090 (2/10 de mois par année, puis 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans). Pour un salarié avec plusieurs années d'ancienneté, le barème conventionnel de la CCN 1090 se révèle généralement plus favorable, puisqu'il s'applique dès 1 an d'ancienneté sans plafond. Vous pouvez négocier un montant supérieur, appelé indemnité supra-légale, notamment en contrepartie d'un accord rapide du salarié.
La rupture conventionnelle donne-t-elle droit au chômage ?
La rupture conventionnelle donne-t-elle droit au chômage ?
Oui, la rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage (ARE), sous réserve que le salarié remplisse les conditions d'affiliation à France Travail, soit au moins 6 mois de travail au cours des 24 derniers mois. Un différé d'indemnisation peut s'appliquer si l'indemnité perçue dépasse le montant légal ou conventionnel minimal, ce différé pouvant atteindre 150 jours dans certains cas. Cette caractéristique distingue nettement la rupture conventionnelle de la démission classique, qui n'ouvre droit au chômage que dans des cas très limités.
L'employeur peut-il refuser une rupture conventionnelle ?
L'employeur peut-il refuser une rupture conventionnelle ?
Oui, la rupture conventionnelle repose sur le consentement mutuel des deux parties : l'employeur comme le salarié peuvent refuser sans avoir à justifier leur décision. Ce refus ne constitue ni une faute ni un motif de contestation devant les prud'hommes, sauf en cas de vice du consentement démontré. Si l'employeur refuse, le salarié qui souhaite tout de même quitter l'entreprise devra envisager une démission ou négocier d'autres modalités de départ.
Le salarié peut-il se rétracter après signature ?
Le salarié peut-il se rétracter après signature ?
Oui, chaque partie dispose d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature de la convention, sans avoir à justifier sa décision. La rétractation se notifie par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Si l'une des parties se rétracte, la procédure s'arrête et le contrat de travail se poursuit normalement, sans qu'aucune indemnité ne soit due.


