Convention collective des services de l'automobile (IDCC 1090)
Comment calculer l'indemnité de licenciement dans la convention collective de l'automobile ?
La convention collective des services de l'automobile prévoit une indemnité de licenciement calculée sur la base de 2/10 de mois par année d'ancienneté, majorée au-delà de 10 ans. En pratique, l'indemnité légale, plus favorable, s'applique systématiquement.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 140 000 entreprises
Champ d'application
Commerce et réparation automobile, contrôle technique automobile, formation des conducteurs, commerce et réparation du cycle et du motocycle, activités connexes.
FAQ - Indemnité de licenciement dans la convention collective Automobile (IDCC 1090)
La formule de calcul diffère-t-elle entre ouvriers, employés, agents de maîtrise et cadres ?
La formule de calcul diffère-t-elle entre ouvriers, employés, agents de maîtrise et cadres ?
Non, les articles 2.13 et 4.11 de la convention prévoient une formule strictement identique pour toutes les catégories : 2/10 de mois par année, majorée de 2/15 au-delà de 10 ans. Cette identité de traitement s'explique par la volonté des partenaires sociaux d'harmoniser les droits sur l'ensemble de la branche automobile. En pratique, c'est l'indemnité légale qui s'applique pour tous les profils, car elle reste systématiquement plus favorable que le barème conventionnel. Seul le salaire de référence varie d'un salarié à l'autre, en fonction de sa rémunération et, le cas échéant, de ses commissions.
L'ancienneté minimale requise est-elle de 8 mois ou de 1 an ?
L'ancienneté minimale requise est-elle de 8 mois ou de 1 an ?
La convention collective automobile fixe le seuil à 1 an d'ancienneté ininterrompue pour ouvrir droit à son propre barème d'indemnité. Le Code du travail, depuis les ordonnances de 2017, retient un seuil plus bas de 8 mois. Comme la règle la plus favorable au salarié prime toujours, un salarié licencié entre 8 mois et 1 an d'ancienneté touche malgré tout une indemnité, calculée selon la formule légale. Cette situation illustre bien pourquoi l'indemnité conventionnelle de cette branche reste peu utilisée dans les faits.
Les commissions des vendeurs automobiles entrent-elles dans le salaire de référence ?
Les commissions des vendeurs automobiles entrent-elles dans le salaire de référence ?
Oui, les commissions perçues de façon régulière par les conseillers commerciaux et vendeurs sont intégrées au calcul, qu'elles soient liées aux véhicules neufs ou d'occasion. On retient la formule la plus avantageuse entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois, primes incluses au prorata. Seuls les remboursements de frais professionnels, comme les indemnités kilométriques, sont exclus de ce calcul. Pour un commercial dont la rémunération varie fortement d'un mois à l'autre, la moyenne sur 12 mois est souvent la formule la plus protectrice.
L'indemnité est-elle doublée en cas d'inaptitude professionnelle ?
L'indemnité est-elle doublée en cas d'inaptitude professionnelle ?
Oui, l'article L. 1226-14 du Code du travail prévoit un doublement de l'indemnité légale lorsque l'inaptitude résulte d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle et que le reclassement s'avère impossible. La convention collective automobile ajoute des garanties spécifiques pour les salariés de 50 ans et plus dans cette situation. À noter que ce doublement ne s'applique pas si l'employeur démontre que le refus du poste de reclassement proposé par le salarié était abusif. Ces règles visent à mieux protéger les salariés dont l'état de santé est directement lié à leur activité professionnelle.
En cas de rachat de garage, l'ancienneté est-elle conservée ?
En cas de rachat de garage, l'ancienneté est-elle conservée ?
Oui, l'article L. 1224-1 du Code du travail garantit le transfert automatique des contrats de travail et la conservation intégrale de l'ancienneté en cas de changement d'employeur, par exemple lors de la vente ou de la fusion d'un garage. Le nouvel employeur reprend l'ensemble des obligations qui incombaient à l'ancien, y compris pour le calcul futur d'une éventuelle indemnité de licenciement. Cette continuité s'applique tant que l'entité économique conserve son identité et que l'activité se poursuit. Le salarié n'a donc aucune démarche particulière à effectuer pour faire valoir son ancienneté antérieure.


