Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Cette convention de rupture conventionnelle définit la date de la rupture, mais également
l’indemnité spéciale de rupture conventionnelle
dont le montant est négocié.
En quoi consiste l’indemnité de rupture conventionnelle ? Peut-on renoncer à l’indemnité de rupture conventionnelle ? On vous éclaire.
Comment définit-on l’indemnité de rupture conventionnelle ?
Proposées par le salarié comme par l'employeur, elles ne sont effectives qu’une fois que les deux parties sont satisfaites des
termes de la rupture
.
On ne peut évoquer la rupture conventionnelle sans les
indemnités de fin de contrat
. Elles font partie du processus d’accord entre employeur et salarié et sont donc souvent l’objet de négociations. Néanmoins, elles ne peuvent jamais être inférieures à l’indemnité légale de licenciement.
Par ailleurs, les conventions collectives et les accords de branche peuvent modifier à la hausse les indemnités de rupture conventionnelle. Il conviendra d’être vigilant avant d’entamer toute discussion.
👉
À noter :
depuis le
1er septembre 2026
, l'indemnité de rupture conventionnelle reste inchangée, mais la
durée d'indemnisation chômage
est réduite à 15 mois max (moins de 55 ans) ou 20,5 mois (55 ans et plus). À prendre en compte dans la négociation du montant de l'indemnité.
Les modalités de calcul et les règles de l’indemnité de
rupture conventionnelle collective
sont les mêmes que pour la rupture conventionnelle individuelle.
Afin de vous aider dans le calcul d’indemnité, vous pouvez effectuer une simulation d’indemnité de rupture conventionnelle sur le site officiel du gouvernement. Néanmoins, si vous souhaitez vous faciliter la tâche, sachez que chez PayFit nous procédons à votre place à toutes les
modalités de calcul de votre indemnité
. Pour plus d’informations, n'hésitez pas à consulter nos offres.
Quel est le régime social et fiscal de l’indemnité de rupture conventionnelle ?
Depuis le 1er septembre 2023
, le régime social de l'indemnité de rupture conventionnelle individuelle a été
modifié
. Les nouvelles règles s'appliquent
de la même manière
:
que le salarié soit ou ne soit pas en droit de bénéficier d'une retraite légale de base ;
que l'indemnité soit ou ne soit pas exonérée d'impôt sur le revenu.
Exonération de cotisations sociales
L'exonération de cotisations sociales s'applique
dans la limite de 2 fois le PASS
(soit
96 120 € en 2026
) et à hauteur du
plus élevé des trois seuils suivants
:
le montant de l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement ;
la moitié du montant total des indemnités versées ;
le double du montant de rémunération brute perçue l'année précédant la rupture du contrat de travail.
⚠️
Attention
: si l'indemnité dépasse
10 fois le PASS
(soit
480 600 € en 2026
), elle est
intégralement soumise à cotisations sociales
, sans aucune exonération.
Contribution patronale spécifique de 40 %
Depuis le 1er janvier 2026
, la part de l'indemnité exonérée de cotisations sociales est désormais soumise à une
contribution patronale spécifique de 40 %
(au lieu de 30 % auparavant). Cette contribution est à déclarer en DSN avec le
code type de personnel (CTP) 719
.
📌
Exemple concret
: un salarié perçoit une indemnité de rupture conventionnelle de
50 000 €
, dont
30 000 €
sont exonérés de cotisations sociales. La contribution patronale due par l'employeur est donc de :
30 000 € × 40 % = 12 000 €
à déclarer en DSN (CTP 719).
💡
Bon à savoir
: le forfait social n'est plus dû sur les indemnités de rupture conventionnelle individuelle.
Exonération de CSG-CRDS
L'exonération de CSG-CRDS s'applique à hauteur du
plus faible des deux seuils suivants
:
le montant de l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement ;
le montant non soumis aux cotisations sociales.
La part excédant ces seuils est soumise à CSG-CRDS,
sans application de l'abattement forfaitaire pour frais professionnels
.
⚠️
Attention
: Si l'indemnité dépasse
10 fois le PASS
(480 600 € en 2026), elle est
intégralement soumise à CSG-CRDS
.
Indemnité de rupture conventionnelle collective
Les indemnités de rupture conventionnelle collective du
contrat de travail
sont totalement exonérées d’impôt sur le revenu, et dès lors exclues de
l’assiette des cotisations
, dans la limite de 2 fois le montant annuel du plafond de Sécurité sociale (PASS).
La fraction des indemnités et allocations excédant la
valeur de 2 fois le PASS
est soumise à l’ensemble des
cotisations sociales
.
💡
Bon à savoir
: en 2026, le montant du PASS mensuel est de
4 005 €
, soit
48 060 € annuels
. La limite d'exonération de cotisations sociales pour la rupture conventionnelle collective est donc de
96 120 €
(2 fois le PASS annuel).
En revanche,
aucune distinction
ne doit être opérée entre les salariés en âge de bénéficier d’une pension de retraite d’un régime de base obligatoire et les autres.
Quel est le traitement comptable de l’indemnité de rupture conventionnelle ?
La
comptabilisation de l’indemnité de rupture conventionnelle
est déterminée en 3 étapes.
Durant la première étape (
phase de négociation
des modalités de la rupture du contrat), l’entreprise n’a pas à comptabiliser de provision en vue de la rupture conventionnelle du contrat de travail.
Pour la seconde étape (formalisation de l’accord et
signature de la convention
), la provision devient obligatoire, l’employeur ne doit pas attendre la fin du
délai de rétractation de 15 jours
.
La troisième et dernière étape est
l’homologation de la convention
de rupture par l’administration du travail du lieu où est établi l’employeur.
La provision devient une dette pour l’entreprise. Une comptabilisation s’effectuera dans un sous-compte du
compte 428 « Personnel - Charges à payer »
.
Si l’homologation n’a pas lieu, la
provision
constituée par l’entreprise doit être reprise.
Le
montant
de l'indemnité de rupture conventionnelle reste
inchangé
par la réforme du chômage du 1er septembre 2026. En revanche, la
durée d'indemnisation chômage
est désormais plafonnée à
15 mois
pour les moins de 55 ans et
20,5 mois
pour les 55 ans et plus. Cette évolution peut donc influer sur la
négociation
du montant de l'indemnité, à la hausse, pour compenser cette baisse d'indemnisation chômage côté salarié.
Oui, l'indemnité de rupture conventionnelle est
saisissable
, mais uniquement dans la limite de la
part supérieure à l'indemnité légale de licenciement
. La fraction correspondant à l'indemnité légale reste insaisissable, conformément à la jurisprudence constante (Cass. soc., 27 mai 2014, n° 13-12.616).
Si le salarié décède
avant la date effective de la rupture du contrat
(fixée dans la convention), l'indemnité de rupture conventionnelle n'est en principe pas due, car le contrat prend fin du fait du décès. En revanche, si le décès intervient
après la date de rupture
, l'indemnité reste due et revient aux
ayants droit
du salarié.
Oui, les deux indemnités sont
cumulables
. L'indemnité de rupture conventionnelle compense la fin du contrat, tandis que l'
indemnité de non-concurrence
rémunère le respect d'une clause empêchant le salarié d'exercer une activité concurrente après son départ. Ces deux indemnités obéissent à des
régimes social et fiscal distincts
: la clause de non-concurrence est, elle, intégralement soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu.
L'indemnité de rupture conventionnelle doit être déclarée en
DSN
avec les codes appropriés :
CTP 260
pour la CSG/CRDS sur la part exonérée de cotisations
CTP 719
pour la
contribution patronale spécifique de 40 %
(depuis le 1er janvier 2026)
Bloc 51
pour la rémunération soumise à cotisations