Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
L’
indemnité de rupture conventionnelle
est due lorsqu’un salarié en CDI s’accorde avec son employeur pour mettre fin à son contrat de travail.
Elle est
calculée selon l’ancienneté du salarié
: plus un salarié a travaillé longtemps dans l’entreprise, plus son indemnité de rupture conventionnelle sera élevée.
Elle prend également en compte
le salaire de référence
, qui se base sur la rémunération brute des 3 ou 12 derniers mois (selon la formule la plus avantageuse pour le salarié).
La
rupture conventionnelle
est souvent l’objet de longues négociations en matière d’indemnité. Employeur comme salarié cherchent à y trouver leur compte.
C’est sans compter ses
modalités de calcul
qui peuvent paraître complexes pour les fâchés des mathématiques. Bien qu’un simulateur de
calcul d’indemnité de rupture conventionnelle
facilite grandement la tâche, il convient de comprendre comment elle fonctionne.
Cet article entre dans les détails des droits des salariés, du calcul de
l’indemnité de rupture conventionnelle
et de son montant minimal.
Quels salariés peuvent prétendre à l’indemnité de rupture conventionnelle ?
La rupture conventionnelle a lieu lorsque l’employeur et le salarié s’accordent pour mettre un terme au CDI. Ils rédigent ensemble une
convention de rupture
qui fixe les conditions de la rupture conventionnelle, dont le
calcul de l’indemnité
reçue au départ du salarié.
Cette dernière est
calculée selon l’ancienneté du salarié et de son salaire
dans l’entreprise. En d’autres termes, tous les salariés qui mettent un terme à leur contrat par rupture conventionnelle ont automatiquement droit à cette indemnité,
quelle que soit leur ancienneté dans l’entreprise
.
Cela permet au salarié d’avoir une certaine sécurité le temps de retrouver un emploi.
👉
À noter :
l’indemnité de rupture conventionnelle est compatible avec l’allocation chômage. Le salarié peut se rapprocher de France Travail pour connaître son droit au chômage.
En revanche, c’est bien d’une rupture conventionnelle qu’il est sujet. Dans le cas d’un
licenciement
, les indemnités sont différentes et dépendent du motif : un licenciement pour faute grave, par exemple, ne s’accompagne pas d’indemnités.
Comment calculer l’indemnité de rupture conventionnelle ?
En matière de
fin de contrat de travail
, le
Code du travail
encadre les règles relatives au calcul de l’indemnité de rupture conventionnelle.
La convention de rupture conventionnelle définit le
montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle
. Il ne peut pas être inférieur à celui de l'indemnité légale de licenciement.
Pour calculer l’indemnité de rupture conventionnelle, on distingue
deux situations :
une ancienneté inférieure à 10 ans ;
une ancienneté supérieure à 10 ans.
Il convient donc de
déterminer l’ancienneté
en premier lieu, puis le
salaire de référence
afin de calculer le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle.
Calcul de l’ancienneté
L'ancienneté est calculée jusqu'à la date de
rupture du contrat de travail
, donc au départ du salarié, à la
fin du préavis
(le cas échéant).
💡
Bon à savoir :
la période de préavis n’est pas obligatoire pour une rupture conventionnelle. En revanche, le Code du travail prévoit un délai de
deux semaines
après la signature de la convention au cours duquel les deux parties, employeur comme salarié, ont un droit de rétractation. Passé ce délai, la procédure est finalisée.
En cas d'
année incomplète
, l'indemnité de rupture conventionnelle est calculée proportionnellement au nombre de mois complets.
Si le salarié a travaillé à
temps plein
avant de passer en
temps partiel
(ou inversement), l'indemnité est calculée proportionnellement à la durée pendant laquelle il a travaillé à temps plein et à temps partiel.
💡
Bon à savoir :
le
congé parental d'éducation
à temps partiel est considéré comme une période de travail à temps plein.
Calcul du salaire de référence
Le
salaire de référence
(à ne pas confondre avec le
salaire de base
) pour calculer cette
indemnité de fin de contrat
est déterminé en prenant en compte, selon la formule la plus avantageuse :
la moyenne du salaire mensuel des 12 derniers mois précédant la rupture ;
ou la moyenne mensuelle de rémunération des 3 derniers mois.
💡
Bon à savoir
: lorsque le salarié est en
arrêt de travail pour maladie
, le salaire à prendre en compte est celui des
12 ou des 3 derniers mois
précédant l'arrêt.
Les
primes et gratifications
(exceptionnelles ou annuelles) sont prises en compte en proportion du
temps de travail
effectué. Quand une prime annuelle a été perçue, il faut ajouter
1/12e du montant
de la prime à chacun des 3 derniers mois.
L’augmentation de salaire
doit également être prise en compte.
👉
À noter :
si l'ancienneté du salarié est
inférieure à 12 mois
, l’employeur calcule les indemnités par la
moyenne de la totalité des salaires bruts
précédant la rupture conventionnelle.
Quel est le montant minimal de l’indemnité de rupture conventionnelle ?
Ancienneté inférieure à 10 ans
La loi prévoit que l'indemnité ne peut pas être inférieure à
¼ de mois de salaire
par année d'ancienneté. Il s’agit du montant minimal de
l’indemnité légale de licenciement
.
📌
Exemple
:
pour un salaire de référence de 1 500 euros, le minimum de l’indemnité avec une ancienneté de 4 ans est de : [(1 500 x ¼) x 4] = 1 500 euros.
Elle sera donc d'un
montant minimal
de 1 500 euros.
Ancienneté supérieure à 10 ans
L'indemnité est au moins égale à
⅓ de mois de salaire
par année d'ancienneté après 10 ans (et reste de
¼
pour les années avant 10 ans d'ancienneté).
📌
Exemple
: un salarié a 12 ans d’ancienneté dans son entreprise. Son salaire de référence est de 3 000 euros :
[3 000 x ¼] x 10 = 7 500 euros (pour les 10 premières années) ;
[3 000 x ⅓] x 2 = 2 000 euros (pour les années après 10 ans) ;
Total de
l’indemnité de rupture conventionnelle
: 9 500 euros.
💡
Bon à savoir
: l’indemnité de
rupture conventionnelle
définie entre le salarié et l’employeur peut être
plus élevée que le montant minimum
fixé par la loi. En effet, les
conventions et accords
ou un
usage
peuvent prévoir une autre formule de calcul que celle de
l'indemnité légale
, plus avantageuse pour le salarié. Dans ce cas, le salarié percevra l'indemnité la plus élevée. La part majorée est nommée
l’indemnité supra-légale de rupture conventionnelle
.
Nous vous rappelons que vous pouvez réaliser une
simulation de calcul de rupture conventionnelle
directement sur le
site officiel du gouvernement
. Si vous préférez simplifier le processus, certains
logiciels de gestion RH
peuvent effectuer automatiquement l’ensemble des calculs relatifs à votre indemnité.
L’indemnité de rupture conventionnelle
est
imposable si le salarié peut bénéficier d’une pension de retraite
. Cependant, si le salarié ne bénéficie pas de cette pension, l’indemnité peut recevoir une exonération partielle ou totale de l’impôt sur le revenu : elle se calcule en fonction du montant de la
rémunération brute annuelle
et du
montant de l’indemnité
.
👉 À noter
: depuis le PLFSS 2026, la
contribution patronale
sur les indemnités de rupture conventionnelle est passée
de 30 % à 40 %
, impactant ainsi directement vos budgets RH.
Dans certaines conditions, l’indemnité de
rupture conventionnelle
peut être
exonérée de cotisations sociales
. Là aussi, l’exonération se fait en fonction soit de la rémunération brute annuelle, soit du montant de l’indemnité. Ce montant exonéré est utilisé pour déterminer l’exonération éventuelle de
CSG
et
CRDS
.
L’indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à
l’indemnité légale de licenciement
. Celle-ci est égale à
¼ du salaire pour les 10 premières années dans l’entreprise
, puis
⅓
à partir de 10 ans d’ancienneté.
Il n’existe pas à proprement parler de
rupture conventionnelle en CDD
. Cette procédure est
réservée aux salariés en CDI
. Un salarié en CDD peut procéder à une
rupture à l’amiable
avec son employeur, mais il ne touchera pas l’indemnité de rupture conventionnelle.
Lorsqu’un CDD arrive à son terme sans se poursuivre par un CDI, le salarié a droit à la
prime de précarité
. Il s’agit en fait d’une
indemnité
prévue à l’
article L1243-8
du Code du travail.