Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le forfait social est une
contribution patronale obligatoire
.
Il est calculé sur certaines
rémunérations exonérées de cotisations sociales, mais soumises à la CSG
, comme l’intéressement, la participation, ou les versements sur les plans d’épargne salariale.
Son taux général est de
20 %
, avec des taux réduits possibles selon les dispositifs et la taille de l’entreprise.
Il doit impérativement être
mentionné sur le bulletin de paie
sous la rubrique “Autres contributions dues par l’employeur” et est déclaré via la
DSN
à l’Urssaf.
Le
forfait social
est une
contribution financière obligatoire
, considérée comme une
charge patronale
. Elle s’applique aux rémunérations et gains soumis à la Contribution Sociale Généralisée (CSG), mais qui échappent aux cotisations de Sécurité sociale.
Depuis sa création, cette contribution vise à
financer la protection sociale
, notamment dans le cadre de l’épargne salariale et des dispositifs d’intéressement.
Qu’est-ce que le forfait social ? Quel est son taux actuel ? Faut-il l’indiquer sur le bulletin de paie ? Comment calcule-t-on son assiette ?
PayFit
vous apporte toutes les réponses.
Qu’est-ce que le forfait social ?
Le forfait social est une
contribution à la charge de l’employeur
. Versée à l'Urssaf ou à la caisse de Mutualité Sociale Agricole (MSA) via la Déclaration Sociale Nominative (DSN) pour les employeurs agricoles, elle s’applique aux
rémunérations et gains qui remplissent ces deux conditions cumulatives :
être
exonérés de cotisations de Sécurité sociale
.
Toutefois,
il existe des exceptions.
Certaines sommes peuvent être soumises au forfait social même si elles ne remplissent pas ces critères, tandis que d’autres en sont exonérées, quel que soit leur assujettissement à la CSG ou aux cotisations sociales.
Doit-on mentionner le forfait social sur la fiche de paie ?
Le forfait social doit obligatoirement apparaître sur le bulletin de paie, sous la rubrique
“Autres contributions dues par l’employeur”
. Il existe également d’autres
mentions obligatoires d’une fiche de paie
:
le
montant total des exonérations
et exemptions de cotisations et contributions sociales ;
le montant et l’assiette des
cotisations et contributions
sociales
à la charge de l’employeur et du salarié
, avant déduction des exonérations et exemptions ;
le
montant total versé par l’entreprise.
Cette
transparence
est essentielle pour informer le salarié des charges supportées par l’entreprise, même si cela n’influence pas son salaire net.
Quelles sont les rémunérations soumises au forfait social ?
Le forfait social concerne principalement les rémunérations liées à la
participation des salariés aux résultats de l’entreprise
ou à l’
épargne salariale
.
Forfait social : intéressement et participation
Les montants versés au titre de la
participation
et de
l’intéressement
sont soumis au forfait social.
Sont également assujettis au forfait social :
les versements de l’employeur effectués sur les Plans d'Épargne d'Entreprise (
PEE
), les Plans d'Épargne Interentreprises (
PEI
) ainsi que les Plans d'Épargne pour la Retraite Collectifs (
PERCO
) ;
les contributions patronales versées au titre de la
retraite supplémentaire
et de la
prévoyance complémentaire
, uniquement pour la part qui n’est pas soumise aux cotisations de Sécurité sociale.
Forfait social et rupture conventionnelle
Dans le cadre d'une
rupture conventionnelle homologuée
, l'indemnité versée au salarié n'est plus assujettie au forfait social de 20 %
depuis le 1er septembre 2023
. En revanche, l'employeur est désormais tenu de s'acquitter d'une contribution unique de
30 %
.
Forfait social et prévoyance
Les sommes suivantes sont soumises au forfait social, uniquement sur la part exonérée de cotisations de Sécurité sociale :
les contributions patronales de
retraite supplémentaire
et de
prévoyance complémentaire,
dans la limite de la part non assujettie aux cotisations de Sécurité sociale ;
la prise en charge par l’employeur de la
cotisation salariale au régime de retraite complémentaire.
💡 Bon à savoir
: la prise en charge de la cotisation salariale au régime de retraite complémentaire est soumise au forfait social uniquement lorsqu’elle ne constitue pas un élément de rémunération soumis aux cotisations sociales. Cela s’applique notamment lorsque les cotisations des salariés à temps partiel sont calculées sur la base d’un temps plein.
Les autres sommes
D’autres sommes sont également soumises au forfait social, par exemple :
les jetons de présence et rémunérations spécifiques attribués aux
administrateurs
ainsi qu’aux
membres du conseil de surveillance
des sociétés anonymes et des sociétés d’exercice libéral à forme anonyme ;
les
rémunérations exceptionnelles
accordées par le conseil d’administration ou le conseil de surveillance pour les missions et mandats confiés aux administrateurs.
Quelles sont les sommes exclues du forfait social ?
La loi prévoit expressément que plusieurs sommes sont exclues du forfait social, notamment :
les
indemnités
versées dans le cadre de la
rupture du contrat de travail
, telles que le licenciement, le plan de sauvegarde de l’emploi, le départ volontaire en cas d'accord de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), la mise à la retraite ou la rupture conventionnelle collective ;
l’attribution de
stock-options
ou d’
actions gratuites
;
la participation de l’employeur aux
chèques vacances
, dans les entreprises de moins de 50 salariés non dotées d’un CSE et ne relevant pas d’un organisme paritaire de gestion des activités sociales ;
les
primes de participation
octroyées dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui ne sont pas tenues de mettre en place un accord de participation ;
les
dispositifs d’intéressement
dans les entreprises de moins de 250 salariés.
Cas particulier : indemnités transactionnelles et forfait social
L’
indemnité transactionnelle
est une somme versée par l’entreprise permettant de
mettre fin à une contestation née ou à venir
. Elle se distingue des indemnités de licenciement. Les indemnités transactionnelles
ne sont pas assujetties au forfait social,
sauf dans l'hypothèse où une transaction fait suite à une rupture conventionnelle.
Depuis 2023, son taux général est de
20 %
, avec des taux réduits possibles selon la nature des sommes concernées et la taille de l'entreprise, à
8 %
,
10 %
ou
16 %
.
Par exemple, le taux de
16 %
s’applique aux sommes versées sur un
Perco,
lorsqu’elles proviennent de l’intéressement ou de la participation.
Pour les
entreprises comptant au moins 50 salariés
, l’abondement de l’employeur sur la contribution des salariés à l’acquisition de titres de l’entreprise ou d’une entreprise liée est soumis à un taux réduit de 10 %, contre 20 % auparavant.
Le taux du forfait social est à
8 %
pour :
les contributions destinées à financer les
prestations de prévoyance complémentaire
versées au bénéfice de leurs salariés, anciens salariés et de leurs ayants droit - entreprises de plus de 11 salariés ;
la réserve spéciale de participation dans les Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (
SCOP
) employant au moins 50 salariés .
📌 Exemple
: un salarié perçoit 500 € au titre de la participation. Cette somme est exonérée de cotisations sociales, mais soumise à la CSG-CRDS à hauteur de 8 %. L’employeur devra alors verser 100 € au titre du forfait social, soit 500 € multipliés par 20 %. (soit 500 x 20 % = 100).
Comment déclarer le forfait social ?
Le forfait social est déclaré à l’
Urssaf
via la
DSN mensuelle
. Ce système de déclaration automatisée permet à l’employeur de transmettre toutes les informations relatives aux rémunérations et aux cotisations de ses salariés.
Dans le cadre du forfait social, l’employeur est tenu :
d’identifier précisément l’assiette du forfait social
, c’est-à-dire les rémunérations et gains soumis à la CSG, mais exonérés de cotisations de Sécurité sociale ;
d’indiquer le montant correspondant dans la DSN,
selon les codes spécifiques prévus à cet effet.
Le taux général du forfait social est de 20 %
. Il peut être réduit à 8 %, 10 % ou 16 % selon les types de montants versés (ex : 16 % pour certains versements sur Perco, 10 % pour l’abondement en actions).
Oui,
le forfait social doit impérativement être mentionné sur la fiche de paie
, dans la rubrique “Autres contributions dues par l’employeur”. Cette mention assure la transparence vis-à-vis du salarié sur les charges patronales appliquées.
Comprendre la fiche de paie
n’est pas toujours évident. Elle rassemble l’ensemble des éléments relatifs à la rémunération du salarié : le
salaire brut
, les
cotisations salariales et patronales
, ainsi que diverses
contributions
telles que le forfait social.
Les
avantages en nature dans la fiche de paie
doivent être
valorisés et intégrés dans le salaire brut soumis à cotisations sociales
. En principe, ils ne sont pas soumis au forfait social, sauf exception spécifique. Leur mention sur la fiche de paie assure la transparence et le respect des obligations légales.
Les
coefficients de salaire
définissent la classification des salariés selon leurs postes et compétences
, déterminant ainsi leur
rémunération minimale
. Ces coefficients sont essentiels à intégrer dans la gestion de la paie pour respecter les conventions collectives et garantir une rémunération conforme aux normes en vigueur pour 2026.