À retenir
Les IJSS (indemnités journalières de Sécurité sociale) compensent partiellement la perte de salaire en cas d'arrêt maladie, sous réserve de remplir les conditions d'ouverture des droits : avoir travaillé au moins 600 heures ou cotisé sur une rémunération au moins égale à 2 030 fois le SMIC horaire au cours des 12 derniers mois.
Le montant des IJSS correspond à 50 % du salaire journalier de référence du salarié, c’est-à-dire la moyenne des salaires bruts des trois derniers mois. Ce salaire de référence est pris en compte dans la limite de 1,4 fois le SMIC mensuel en vigueur, soit un montant journalier brut de 42,97 € / jour.
En cas de subrogation, les IJSS sont perçues par l'employeur, qui les verse ensuite au salarié. Les IJSS ainsi subrogées doivent alors figurer sur la fiche de paie. Sans subrogation, elles sont versées directement au salarié et n'apparaissent pas comme un élément de rémunération sur le bulletin de paie.
Une gestion rigoureuse des IJSS garantit la conformité de la paie et évite les erreurs de calcul.
En cas d’arrêt maladie, d'accident du travail, de congé maternité, etc., le salarié peut percevoir des Indemnités Journalières de Sécurité Sociale (IJSS) sur la fiche de paie. Ces dernières sont versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) afin de compenser, en partie, la perte de rémunération liée à son absence.
Lorsque l’employeur pratique la subrogation, il perçoit directement les IJSS de la CPAM et continue de verser le salaire au salarié. Dans cette situation, les IJSS doivent être intégrées et correctement comptabilisées sur la fiche de paie afin de garantir la conformité du bulletin et le calcul exact de la rémunération.
Qu’est-ce que les IJSS ?
Une IJSS est une indemnité versée par la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail d’un salarié. Cette dernière vise à compenser la perte de salaire du fait de la suspension du contrat de travail pendant l’arrêt maladie.
Cette indemnisation par la Sécurité sociale n’est toutefois pas automatique. L’employeur doit fournir une attestation de salaire à la CPAM. Cette attestation permet à la Sécurité sociale de calculer le montant des indemnités journalières à verser au salarié.
Quelles sont les conditions pour bénéficier des IJSS ?
Pour percevoir des indemnités journalières de Sécurité sociale, le salarié doit justifier d'un nombre minimum d'heures travaillées ou d'un montant spécifique de cotisations salariales. La réglementation encadre rigoureusement ces critères en distinguant les conditions liées à l'activité professionnelle et les obligations administratives que le salarié doit respecter durant son absence.
Conditions d'activité
L'ouverture des droits aux indemnités journalières nécessite de remplir des critères précis liés à l'activité professionnelle du salarié avant la date de début de son arrêt. Le Code de la Sécurité sociale impose des seuils minimaux pour garantir que le collaborateur participe effectivement au système de cotisations. Pour une maladie non professionnelle d'une durée inférieure à six mois, le collaborateur doit impérativement justifier de l'une des deux conditions suivantes :
avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois civils ou des 365 jours consécutifs précédant l'arrêt de travail ;
avoir cotisé sur une rémunération au moins égale à 2 030 fois le SMIC horaire au cours des 12 mois civils antérieurs à l'arrêt.
En 2026, cette seconde condition de cotisation correspond à une base salariale d'au moins 24 989,30 €.
Conditions administratives
Le collaborateur placé en arrêt maladie reste soumis à des obligations. Les démarches administratives initiales conditionnent l'intégralité de la prise en charge financière par l'Assurance Maladie. Pour être en conformité, le salarié doit obligatoirement satisfaire plusieurs points :
obtenir une prescription médicale en bonne et due forme justifiant son incapacité de travail ;
transmettre les volets correspondants à son employeur ainsi qu'à sa caisse d'assurance maladie dans un délai strict de 48 heures ;
respecter les heures de présence obligatoires à son domicile, à l'exception des sorties expressément autorisées par le praticien sur l'arrêt ;
se soumettre sans réserve aux éventuels contrôles médicaux diligentés par l'Assurance Maladie ou par l'entreprise ;
s'abstenir d'exercer la moindre activité rémunérée ou non autorisée pendant toute la durée de la prescription médicale.
⚠️ Attention : en cas de recours à une téléconsultation avec un médecin différent du médecin traitant habituel ou de la sage-femme référente, la durée de l'arrêt maladie initial délivré ne peut légalement excéder trois jours consécutifs.
Quel est le montant des IJSS en 2026 ?
Le montant des IJSS correspond à 50 % du salaire journalier de référence du salarié, ce dernier étant strictement plafonné selon les barèmes annuels de la Sécurité sociale.
Le calcul s'appuie systématiquement sur la moyenne des salaires bruts des trois mois précédant l'arrêt de travail. En 2026, ce salaire journalier de référence est pris en compte dans la limite de 1,4 fois le SMIC mensuel en vigueur, ce qui correspond à un montant journalier brut de 42,97 € / jour.
👉 À noter : ces indemnités supportent deux prélèvements sociaux obligatoires. Elles sont assujetties à la CSG au taux de 6,2 % et à la CRDS au taux de 0,5 %. La CPAM effectue directement cette retenue avant tout versement.
Calculateur d'IJSS
Vérifiez en quelques secondes le montant des IJSS à reporter sur le bulletin de paie de votre salarié en arrêt maladie.
Montant estimé de vos indemnités
Votre arrêt de 30 jours ouvre droit à 27 jours indemnisés, après 3 jours de carence.
Les salaires supérieurs à 2 613,82 € brut par mois (1,4 Smic) sont plafonnés : l’indemnité ne peut pas dépasser 42,97 € brut par jour.
41,10 € brut
(38,35 € net) par jour
1 109,70 € brut
(1 035,35 € net) pour 27 jours indemnisés

Estimation pour un salarié du secteur privé, mensualisé, en arrêt maladie d’origine non professionnelle. L’indemnité journalière est égale à 50 % du salaire journalier de base, c’est-à-dire la somme des 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25, chaque salaire étant retenu dans la limite de 1,4 Smic (2 613,82 € par mois), soit une indemnité maximale de 42,97 € brut par jour pour les arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026 (articles L323-4 et R323-4 du Code de la sécurité sociale). Le nombre d’enfants à charge ne modifie plus le montant depuis le 1er juillet 2020.
La limite de 360 indemnités journalières s’apprécie sur toute période de 3 ans, tous arrêts maladie confondus. Les indemnités déjà perçues pendant cette période réduisent le nombre de jours restant indemnisables. Seule l’Assurance Maladie peut confirmer le solde de vos droits.
Le simulateur applique systématiquement un délai de carence de 3 jours. Ce délai peut notamment ne pas s’appliquer en cas de prolongation après une reprise d’activité n’excédant pas 48 heures, d’arrêts successifs liés à une même ALD, d’interruption spontanée de grossesse ou pour motif médical, ou dans certaines situations suivant le décès d’un enfant ou d’une personne à charge. Dans ces cas, le résultat affiché n’est pas adapté à votre situation.
Les arrêts en lien avec une affection de longue durée (ALD) obéissent à des règles particulières de carence et de durée maximale d’indemnisation. Ils ne sont pas couverts par cette simulation. Pour connaître vos droits, consultez votre compte Ameli ou contactez votre caisse d’Assurance Maladie.
Montant net après CSG (6,2 %) et CRDS (0,5 %). Selon votre ancienneté et votre convention collective, votre employeur peut compléter ces indemnités (maintien de salaire).
Malgré tout le soin apporté à ces informations, Payfit ne saurait être tenu responsable des erreurs ou omissions éventuelles. Ces informations ne constituent pas un conseil juridique. Mis à jour le 6 octobre 2026.
Le service Payfit intègre l'ensemble de ces variables réglementaires et met à jour automatiquement les taux et les plafonds applicables au calcul de la paie.
Dans quels cas les IJSS doivent-elles figurer sur une fiche de paie ?
Les IJSS sur une fiche de paie doivent obligatoirement être inscrites lorsque l'entreprise décide de mettre en place le mécanisme de la subrogation de salaire pour ses employés.
En l'absence de subrogation, le salarié perçoit le montant de ses indemnités directement depuis la Sécurité sociale. L'employeur n'effectue alors aucun versement de remplacement et n'a pas à faire figurer ces sommes dans les revenus du bulletin de paie. Il se contente d'appliquer une retenue classique pour absence maladie.
💡 Bon à savoir : les IJSS sont versées tous les 14 jours, pour chaque jour calendaire (week-ends et jours fériés inclus).
À l'inverse, si l'entreprise maintient le complément de salaire pour maladie et demande la subrogation, elle perçoit les indemnités à la place du collaborateur pour les lui reverser. La fiche de paie doit alors afficher clairement ces montants au titre des revenus de remplacement.
👉 À noter : les modalités de maintien de salaire varient fortement selon votre secteur d'activité, à l'image des règles spécifiques prévues par la convention collective de l'immobilier. Payfit paramètre la convention collective de votre entreprise pour appliquer automatiquement les règles de maintien correspondantes.
Modèle de bulletin de paie avec IJSS avec subrogation - Excel
Comment faut-il déduire les IJSS sur une fiche de paie ?
Lorsque l’employeur ne recourt pas au mécanisme de subrogation, il doit simplement déduire du salaire les jours d’absence pour maladie.
Dans le cadre de la subrogation par l’employeur, ce dernier n’a pas à déduire de cotisations sociales sur les IJSS pour les faire passer d’IJSS brutes à net. En effet, ces dernières sont exonérées de cotisations sociales : la Sécurité sociale déduit ainsi directement la CSG et la CRDS des IJSS brut et indique le montant net à verser au salarié par l’employeur via le bordereau de paiement des indemnités journalières.
L’indemnisation en cas d’arrêt maladie d’un salarié ne doit pas permettre au salarié de percevoir une rémunération supérieure à celle qu’il aurait perçu en travaillant. Si tel est le cas, l’employeur doit procéder au calcul de la garantie du net : salaire brut - IJSS brut - salaire brut résiduel.
L'employeur déduit ce montant du salaire brut du salarié, ce qui correspond ainsi au montant net du salaire à verser avec IJSS sur la fiche de paie.
Tableau comparatif des IJSS avec et sans subrogation
| Élément | Avec subrogation | Sans subrogation |
|---|---|---|
| Versement des IJSS | À l’employeur | Directement au salarié |
| Sur le bulletin | Apparaît en brut avec montant des IJSS subrogées + maintien de salaire | Retenue pour absence maladie + mention “IJSS non subrogées” pour information |
| Retenue sur salaire | Retenue des jours d’absence compensée par le maintien de salaire | Retenue des jours d’absence uniquement |
| Impact fiscal | IJSS soumises à CSG/CRDS par l’employeur | IJSS soumises à CSG/CRDS directement par la CPAM |
| Principal avantage | Pas de rupture de revenus pour le salarié | Gestion administrative allégée pour l’employeur |
💡 Bon à savoir : si le salarié perçoit directement ses IJSS, il peut trouver le décompte sur son espace personnel Ameli. En cas de subrogation, c’est l’employeur qui peut trouver ce décompte sur le portail Net-entreprises.
La gestion des indemnités journalières, le suivi des subrogations et le calcul de la garantie du net nécessitent une rigueur absolue pour éviter les erreurs de paie et les litiges prud'homaux. Les évolutions légales constantes rendent cet exercice particulièrement contraignant pour les entreprises.
Payfit gère l'intégralité de ces processus de paie et de conformité. De la déclaration initiale en DSN jusqu'à l'application automatique des maintiens de salaires conventionnels sur les bulletins, notre service sécurise vos obligations réglementaires tout en vous laissant la main sur la validation. Ainsi, vous gagnez du temps pour vous concentrer sur le développement de votre activité.
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