À retenir
En France, la CSG (Contribution Sociale Généralisée) est un impôt qui vient renforcer le financement du système de protection sociale.
La CSG fait partie des prélèvements sociaux obligatoires et s’applique sur la plupart des revenus des contribuables : salaires, retraites, dividendes, etc.
Une part de la CSG peut être déduite de l’impôt sur le revenu.
Certains revenus ont droit à une exonération en cas de revenu fiscal de référence trop faible.
Chaque mois, une partie de la rémunération des salariés est retenue sous forme de cotisations sociales. La CSG (Contribution Sociale Généralisée) a pour objectif d’élargir le financement des dispositifs sociaux (maladie, retraite, chômage) afin qu’ils ne reposent pas uniquement sur les revenus du travail. Dans cet article, découvrez la méthode de calcul de la CSG, les taux en vigueur et les revenus qui en sont exonérés.
Qu’est-ce que la CSG ?
La contribution sociale généralisée (CSG) est un impôt obligatoire prélevé directement sur les revenus d'un particulier pour financer la Sécurité sociale et les prestations familiales.
Elle ne concerne pas uniquement les travailleurs actifs : elle s'applique dès lors qu’un particulier perçoit des revenus (professionnels, du patrimoine ou de remplacement). C’est donc bien le salarié ou le bénéficiaire qui paie la CSG, et non l’employeur, ce qui en fait une charge salariale.
💡 Bon à savoir : pour les salariés, la CSG est collectée à la source par l’employeur. Il la retient sur le salaire brut et la reverse ensuite à l’URSSAF et à l’administration fiscale.
⚠️ Attention : il ne faut pas confondre la CSG avec la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale). La CRDS est une autre cotisation salariale, mais elle vise spécifiquement à éponger la dette de la Sécurité sociale.
Quels sont les revenus concernés par la CSG ?
La CSG concerne l’ensemble des revenus servant de base au calcul des cotisations de la Sécurité sociale. En pratique, elle concerne donc une grande variété de revenus, d’où son appellation de “cotisation sociale généralisée”.
Cela comprend entre autres :
les revenus d’activité : toutes les sommes versées en contrepartie ou à l’occasion du travail (salaires, avantages en nature, indemnités, etc.) ;
les revenus de remplacement (retraites, pension d’invalidité, indemnités journalières versées par la Sécurité sociale pour la maternité ou la maladie, allocations chômage, etc.) ;
les revenus du patrimoine (rentes viagères, revenus fonciers) ;
les revenus de placement (plus-values immobilières, dividendes dans la déclaration de revenus) ;
les sommes engagées ou produits réalisés à l’occasion des jeux, etc.
Quels revenus sont exonérés de CSG ?
Certains revenus échappent au prélèvement de la CSG, en particulier lorsque le Revenu Fiscal de Référence (RFR) du contribuable est inférieur à un certain seuil de ressources.
Parmi les revenus totalement exonérés, on retrouve :
certaines allocations familiales (éducation enfant handicapé, rentrée scolaire, etc.) ;
les pensions alimentaires ;
certaines aides sociales comme le RSA (Revenu de Solidarité Active), la prime d’activité ;
les allocations logement ;
certains revenus à l’image de la gratification de stage ou de volontariat, etc.
👉 À noter : un revenu exonéré de la CSG ne l'est pas systématiquement de la CRDS. Les règles d'assujettissement peuvent différer.
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Comment calculer de la CSG ?
L’assiette de la CSG, autrement dit sa base de calcul, reprend celle des cotisations de Sécurité sociale. Elle a toutefois un périmètre plus large, car elle inclut davantage de revenus tels que :
les contributions patronales finançant les prestations de retraite supplémentaire et de prévoyance complémentaire ;
les primes liées à la participation et à l’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise ;
les indemnités de mise à la retraite, de départ volontaire, etc.
Pour les revenus issus d’un travail salarié, l’assiette de la CSG tient compte des revenus bruts en appliquant un abattement pour frais professionnels de 1,75 % (soit 98,25 % du salaire brut).
Cet abattement n’est applicable que si les revenus ne dépassent pas un certain seuil. En effet, il s’applique sur la partie de la rémunération qui est inférieure à quatre fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale (PASS). En 2026, ce plafond est fixé à 48 060 € (47 100 € en 2025), ce qui signifie que l'abattement peut être appliqué pour des revenus inférieurs à 192 240 € (soit 4 fois le PASS).
📌 Exemple : pour un salarié qui perçoit un salaire brut mensuel de 2 000 euros par mois, la CSG s’applique sur 98,25 % de ce salaire, soit une assiette de 1 965 €.
💡 Bon à savoir : l’assiette de la CSG est identique à celle de la CRDS.
Quel est le taux de la CSG ?
Le taux de la CSG varie selon la nature des revenus et la situation du contribuable. Les prélèvements de cette contribution ne seront donc pas les mêmes pour tous les types de revenus.
Revenus d’activité
Pour les salaires et revenus professionnels (bénéfices industriels et commerciaux, etc.), son taux est fixé à 9,2 %.
Revenus de remplacement
Pour les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale (IJSS), ainsi que la préretraite, le taux de CSG est de 6,2 %.
Pour les allocations chômage, le taux de CSG s’adapte au revenu fiscal de référence et au quotient familial du foyer avec :
un taux zéro ;
un taux réduit (de 3,8 %) ;
et un taux normal (de 6,2 %).
Il en est de même pour les pensions de retraite ou d’invalidité où les prélèvements de la CSG oscillent de zéro à 8,3 % en passant par le taux réduit de 3,8 % et le taux médian de 6,6 %.
La CSG peut-elle être déduite de l’impôt sur le revenu ?
Seule une partie de la CSG peut être déduite de l’impôt sur le revenu (IR), ce qui réduit le total imposable.
La CSG compte deux composantes, distinctement indiquées sur la fiche de paie, avec deux lignes :
CSG déductible de l’IR;
CSG/CRDS non déductible de l’IR.
Par exemple, pour les revenus d’activité professionnelle, le taux de cotisation est fixé à 9,20 %. Il comprend la part de la CSG qui peut être déduite l’impôt sur le revenu (de 6,80 %) et la part de CSG non déductible (de 2,40 %).
Pour les revenus de remplacement, la partie de CSG qui peut être déduite de l’IR est de :
3,80 % pour les indemnités journalières de la Sécurité sociale et allocations chômage (avec 2,40 % non déductibles sur le taux de 6,20 %) ;
5,90 % déductibles pour les pensions d’invalidité et de retraite (avec 2,40 % non déductibles pour le taux normal de 8,30 %) ;
6,80 % déductibles pour les allocations de préretraite ou cessation d’activité anticipée (2,40 % non déductibles pour un taux de 9,20 %).
💡 Bon à savoir : pour connaître le montant de la CSG pouvant être déduit, il convient de se référer à l’avis d’imposition sur le revenu de l’année précédente (N-1). L’administration fiscale calcule le montant de la CSG déductible, puis l’applique sur l’année de paiement de l’impôt. En cas d’erreur, elle peut procéder au remboursement de la CSG trop prélevée.
⚠️ Attention : l’employeur est tenu de faire figurer la CSG sur la fiche de paie, étant donné qu’il s’agit d’une des mentions obligatoires du bulletin de paie.
| Revenus | Taux de CSG | Taux CSG déductible de l’impôt sur le revenu | Taux CSG non-déductible de l’impôt sur le revenu |
|---|---|---|---|
| Revenus d’activité : salaires, primes et indemnités | 9,20 % | 6,80 % | 2,40 % |
| Allocation chômage | 6,20 % | 3,80 % | 2,40 % |
| Indemnités journalières de sécurité sociale | 6,20 % | 3,80 % | 2,40 % |
| Allocation invalidité | 8,30 % | 5,90 % | 2,40 % |
| Allocation retraite | 8,30 % | 5,90 % | 2,40 % |
| Allocation préretraite | 9,20 % | 6,80 % | 2,40 % |
| Allocation de cessation d’activité | 9,20 % | 6,80 % | 2,40 % |
➡️ Nouveauté 2026 : hausse ciblée de la CSG sur certains revenus du capital
Une hausse ciblée de la CSG vise certains revenus du capital financier perçus à compter du 1er janvier 2026 :
Dividendes d'actions : plus-values mobilières (vente d'actions, parts de fonds)
Revenus issus de comptes-titres ordinaires
Pour ces revenus, le taux de CSG passe de 9,2% à 10,6% (+1,4 point), portant le prélèvement forfaitaire unique (PFU) total de 30 % à 31,4 %.
À l'inverse, voici les placements non concernés par la hausse :
assurance-vie (contrats en euros et unités de compte) ;
plans d'Épargne Retraite (PER) ;
épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP, etc.) ;
plans et comptes d'épargne logement (PEL, CEL) ;
revenus fonciers et plus-values immobilières.
📌 Exemple : sur 1 000 € de dividendes perçus via un compte-titres en 2026, le prélèvement total sera de 314 € (au lieu de 300 € en 2025), soit un revenu net de 686 € (au lieu de 700 €).
⚠️ Attention : cette hausse ne concerne que les dividendes et comptes-titres. Il n'y a pas de hausse générale de la CSG en 2026. Les taux applicables aux salaires, pensions de retraite et allocations chômage restent inchangés.
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La CSG : en résumé

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