Le chômage d'un jour férié n'entraîne aucune perte de salaire, sans aucune condition d'ancienneté requise.
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé : s'il est travaillé, le salarié perçoit une indemnité égale à son salaire.
Le travail d'un jour férié ordinaire ouvre droit, au choix du salarié, à une majoration de 50 % ou à une journée de repos.
Le travail de nuit un jour férié est majoré à 110 %, et seule la majoration la plus favorable s'applique en cas de cumul avec un dimanche.
La journée de solidarité est fixée par accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur après consultation du comité social et économique (CSE).
Quelle rémunération prévoit la convention collective selon chaque situation ?
Ce tableau récapitule les règles de rémunération applicables à chaque cas de figure, pour un repère rapide avant d'entrer dans le détail de chaque situation.
| Situation |
Rémunération / majoration |
Base juridique |
| Jour férié chômé (hors 1er mai) |
Maintien intégral du salaire, sans condition d’ancienneté |
Art. 9, accord du 4 juin 1999 |
| 1er mai travaillé |
Salaire + indemnité égale au salaire |
Art. L. 3133-6 du Code du travail |
| Jour férié ordinaire travaillé (jour) |
50 % de majoration ou 1 journée de repos, au choix du salarié |
Art. 9, accord du 4 juin 1999 |
| Jour férié travaillé (nuit, 22h-6h) |
110 % de majoration |
Art. 10, accord du 4 juin 1999, modifié le 14 mars 2003 |
| Dimanche et jour férié travaillés le même jour |
Seule la majoration la plus favorable s’applique |
Art. 10, accord du 4 juin 1999 |
La convention collective nationale des télécommunications (IDCC 2148, brochure JO 3303) couvre environ 1 370 entreprises. Elle s'applique aux télécommunications filaires (NAF 6110Z), aux télécommunications sans fil (NAF 6120Z), aux autres activités de télécommunication (NAF 6190Z) et aux centres d'appels (NAF 8220Z). Cette page détaille vos droits et obligations lorsqu'un jour férié est chômé ou travaillé.
Quels jours sont reconnus comme jours fériés par la convention collective des télécommunications ?
L'article 9 de l'accord du 4 juin 1999 (annexe III de la convention collective, brochure JO 3303) reconnaît les jours fériés légaux, définis par l'article L. 3133-1 du Code du travail. Ces 11 jours sont les suivants :
1er janvier (Jour de l'An) ;
lundi de Pâques ;
1er mai (Fête du Travail) ;
8 mai (Victoire 1945) ;
jeudi de l'Ascension ;
lundi de Pentecôte ;
14 juillet (Fête nationale) ;
15 août (Assomption) ;
1er novembre (Toussaint) ;
11 novembre (Armistice 1918) ;
25 décembre (Noël).
En Alsace-Moselle, deux jours fériés supplémentaires s'ajoutent : le Vendredi Saint et le 26 décembre.
Bon à savoir
Contrairement au Code du travail, qui exige 3 mois d'ancienneté pour garantir le maintien de salaire un jour férié chômé (art. L. 3133-3), la convention collective des télécommunications ne pose aucune condition d'ancienneté. Le droit s'applique dès le premier jour de travail dans l'entreprise.
Le chômage d'un jour férié entraîne-t-il une perte de salaire ?
Le chômage d'un jour férié n'entraîne aucune perte de rémunération, quel que soit le statut cadre ou non-cadre du salarié. Ce principe s'applique aux 11 jours fériés légaux, sans exception.
Que se passe-t-il selon le jour habituellement travaillé ou non ?
Lorsqu'un jour férié tombe un jour habituellement travaillé, vous ne travaillez pas et percevez votre rémunération normalement. Vous n'êtes pas tenu de récupérer les heures non effectuées.
Lorsqu'un jour férié coïncide avec un jour habituellement non travaillé, vous ne pouvez prétendre à aucun jour de congé supplémentaire, sauf disposition plus favorable prévue par un accord d'entreprise. Cette règle s'applique de la même façon aux salariés à temps partiel : la rémunération n'est due que si le jour férié tombe sur un jour normalement travaillé selon votre contrat.
Quel est le statut particulier du 1er mai ?
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé (art. L. 3133-4 du Code du travail). Si vous travaillez ce jour, vous percevez, en plus de votre salaire habituel, une indemnité égale au montant de ce salaire (art. L. 3133-6 du Code du travail).Seules les entreprises dont l'activité ne peut être interrompue peuvent faire travailler des salariés le 1er mai.
Quelle majoration pour le travail d'un jour férié ordinaire ?
Pour les jours fériés autres que le 1er mai, vous avez le choix entre deux compensations si vous travaillez :
Ce choix vous appartient : l'employeur ne peut pas vous l'imposer.
La majoration passe à 110 % pour les heures effectuées entre 22 h et 6 h un jour férié (art. 10, annexe III, accord du 4 juin 1999, modifié par l'accord du 14 mars 2003). Cette même majoration de 110 % s'applique au travail de nuit du dimanche.En cas de travail un dimanche également jour férié, seule la majoration la plus favorable s'applique : les deux majorations ne se cumulent jamais entre elles.
La journée de solidarité consiste en une journée de travail supplémentaire, en principe non rémunérée dans la limite de 7 heures. Ses modalités sont fixées par accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur après consultation du comité social et économique (CSE), conformément aux articles L. 3133-11 et L. 3133-12 du Code du travail.L'accord peut prévoir plusieurs formules :
le travail d'un jour férié précédemment chômé, autre que le 1er mai ;
la suppression d'une journée de RTT (réduction du temps de travail) ;
le fractionnement en heures réparties sur l'année.
Pour les salariés au forfait jours, elle prend la forme d'une journée incluse dans le forfait annuel. Pour les temps partiels, la durée est réduite proportionnellement à la durée contractuelle.
Attention
Si vous avez déjà accompli une journée de solidarité chez un précédent employeur au cours de la même année civile, vous pouvez refuser d'en effectuer une seconde chez votre nouvel employeur, sans que ce refus constitue une faute ou un motif de licenciement. Si vous l'effectuez malgré tout, les heures travaillées ce jour-là sont rémunérées en supplément et s'imputent sur le contingent d'heures supplémentaires.
Existe-t-il des règles spécifiques pour les salariés mineurs et les jours de pont ?
Un salarié de moins de 18 ans peut-il travailler un jour férié ?
Non, un salarié de moins de 18 ans ne peut pas travailler un jour férié légal (art. L. 3164-6 du Code du travail). Cette interdiction s'applique aussi bien aux jours fériés chômés dans l'entreprise qu'aux jours fériés travaillés par le reste des équipes.
Si la journée de solidarité est fixée sur un jour férié, elle ne concerne donc pas les jeunes travailleurs de moins de 18 ans, sauf exceptions très encadrées prévues par la loi.
L'attribution d'un jour de pont peut être prévue par accord d'entreprise. Les heures non travaillées à ce titre peuvent faire l'objet d'une récupération dans les 12 mois précédant ou suivant leur perte, sans majoration (art. L. 3121-50 et R. 3121-34 du Code du travail).
Cette récupération doit rester strictement encadrée : elle ne peut viser que les heures perdues du fait du pont, et non servir de prétexte à un allongement de la durée du travail sur d'autres périodes.
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Demander une démoInformation à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-20.