Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
journée de solidarité
finance des actions en faveur de l’
autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées
, suite de la loi de
2004
. Elle concerne
presque tous les salariés
, qu’ils soient en
CDI
, en
CDD
, à
temps plein
ou à
temps partiel
.
Il s'agit à la fois d'une
journée de travail supplémentaire
pour les
salariés
et d'une
participation financière de l'employeur
(contribution de
0,30%
versée à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie).
En l’absence d’accord collectif ou de répartition alternative des heures de travail, la journée de solidarité est fixée au
lundi de Pentecôte
.
Le temps travaillé au titre de la journée de solidarité n’est
pas rémunéré
dans la limite de
7 heures
pour les salariés mensualisés, ou d’
une journée de travail
pour les cadres au forfait jours.
Le
lundi de la Pentecôte
n’est pas un jour férié comme les autres : il est dédié à la solidarité envers les
personnes âgées et handicapées
.
Afin d'assurer le financement des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, la loi a mis en place depuis 2004, la
journée de solidarité
.
Ce dispositif prend la forme d’une
journée de travail supplémentaire
pour les salariés et d’une
contribution financière
versée par les employeurs. La charge du financement de cette journée repose donc à la fois sur les salariés et les entreprises.
Comment choisir la date de la journée de solidarité ?
Le principe est qu’en l’absence d’
accord collectif
conclu, la journée de solidarité est fixée au
lundi de Pentecôte
. Toutefois, ce principe comporte des dérogations permettant de retenir une autre date.
En pratique, elle se tient chaque année le lundi de Pentecôte :
le lundi 6 juin pour 2022 ;
le lundi 29 mai pour 2023 ;
le lundi 20 mai pour 2024 ;
le lundi 9 juin pour 2025 ;
le lundi 25 mai pour 2026 ;
le lundi 17 mai pour 2027 ;
le lundi 5 juin pour 2028 ;
le lundi 21 mai pour 2029 ;
le lundi 10 juin pour 2030.
Quelles sont les modalités de fixation de la journée de solidarité ?
Toutefois, en l’absence d’accord ou de convention, les modalités sont définies par
l'employeur
, après avoir consulté le
Comité Social et Économique
(
CSE
).
Dans les deux cas, il est possible de prévoir soit :
le travail d’un jour de repos prévu par une convention ou un accord d'
aménagement du temps de travail
sur une période supérieure à la semaine ;
toute autre modalité permettant le travail de 7 heures précédemment non travaillées (exemple : elle peut être fractionnée en heures).
Lorsque la journée de solidarité est fixée sur un jour habituellement chômé, les règles applicables diffèrent du
paiement d'un jour férié
classique :
le travailleur ne perçoit pas de rémunération
, car ce jour travaillé constitue une
participation à la solidarité nationale
.
⚠️
Attention
: les
jours fériés en Alsace
sont spécifiques, les professionnels de la région disposent de deux journées supplémentaires.
Qui sont les salariés concernés par la journée de solidarité ?
La journée de solidarité est
obligatoire pour l’ensemble des salariés
, quelle que soit leur situation. L’obligation pour un CDD est donc la même que pour un CDI.
Les
salariés de moins de 18 ans
ne sont toutefois pas concernés par la journée de solidarité, dès lors que cette dernière est fixée sur des jours fériés. Un
accord collectif
peut néanmoins prévoir que les salariés mineurs l’effectueront sur des jours non-fériés, sous conditions clairement définies.
💡
Bon à savoir
: effectuer la journée de solidarité pour les
apprentis
est obligatoire dès lors qu’ils sont majeurs. Toutefois, ce cas n’est pas applicable pour le
stagiaire
, car il n’est pas considéré comme un salarié au sens du Code du travail.
Tableau récapitulatif des travailleurs concernés par la journée de solidarité
Statut du salarié
Journée de solidarité obligatoire ?
Rémunération
Particularité
CDI temps plein
Oui
Non (limite 7h)
Cas standard
CDI temps partiel
Oui (au prorata)
Non
Calcul selon contrat
CDD
Oui
Non
Même règle que CDI
Salarié mineur
Oui
Non
Possible un jour non-férié ou si prévu par accord collectif
Quels sont les cas particuliers liés à la journée de solidarité ?
Certaines situations particulières, comme les
congés
, les
absences
ou le
travail à temps partiel
, peuvent modifier les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité.
Congés payés en même temps que la journée de solidarité
Si l’employeur l’accepte, le salarié peut poser un jour de
congés payés
ou un jour de congés conventionnels, sur le jour fixé pour l’accomplissement de la journée de solidarité.
⚠️
Attention
: le gérant ou le responsable RH ne peut pas exiger du salarié en congés qu’il revienne effectuer la journée de solidarité dans le cas où celle-ci coïnciderait avec la période de prise des congés. Il en est de même en cas d’
arrêt maladie
.
La journée de solidarité pour les salariés en temps partiel
Le gérant peut prévoir un jour spécifique pour les collaborateurs à
temps partiel
dont le contrat ne prévoit pas le travail de la journée de solidarité fixée pour les autres salariés.
Dans le cas des
salariés à temps partiel
, les heures effectuées sont calculées au
prorata des heures prévues par le contrat de travail
.
Quelle incidence la journée de solidarité a-t-elle sur la paie ?
La journée de solidarité a des conséquences spécifiques sur la
rémunération des salariés
ainsi que sur les
obligations déclaratives de l’employeur
, notamment en matière de paie et de suivi du temps de travail.
Conséquences sur la rémunération des salariés
Par définition, la journée de solidarité n'est
pas rémunérée
afin que les employeurs puissent assurer la prise en charge d’une participation financière.
Le
temps de travail
accompli ne donne donc pas lieu à une rémunération dans la limite :
de
7 heures
pour les
salariés mensualisés
;
de la valeur d’
une journée travaillée
pour les cadres ayant conclu des conventions de
forfait en jours
.
De son côté, l'employeur est tenu de verser une
contribution
en contrepartie du jour supplémentaire travaillé, destinée à financer la
Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie
. Cette participation de
0,30 %
est calculée sur la même assiette que les cotisations patronales d’assurance maladie.
Les
employeurs du secteur privé et public
, ainsi que les
employeurs étrangers affiliés à un régime français de Sécurité sociale
sont sujets au paiement de cette contribution.
💡
Bon à savoir
: l’employeur peut aussi offrir ce jour à ces collaborateurs.
Mention de la journée de solidarité sur la fiche de paie
La journée de solidarité ne fait pas partie des
mentions obligatoires du bulletin de paie
. Toutefois, il est fortement recommandé d’indiquer sur le bulletin le jour effectuée par le travailleur.
Dans le cas où, le temps de travail est
fractionné
en plusieurs heures, il convient de préciser les heures correspondantes aux “
heures de solidarité
”. En pratique, cette mention sur le
bulletin de paie
est importante, car elle permet de prouver que la journée a bien été réalisée par le salarié.
💡
Bon à savoir
: pour faciliter le suivi des jours de solidarité effectués par chaque salarié, l'utilisation d'un outil de gestion des temps et activités permet de centraliser les informations et d'automatiser les déclarations.
Envie de suivre les temps de travail sans faire d’erreurs ?
La journée de solidarité a été instaurée par la
loi du 30 juin 2004
, suite à la canicule de l’été 2003. Son objectif : financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou des
travailleurs handicapés
. Cette journée a été mise en place sans donner lieu à une
augmentation de rémunération
, car elle n’octroie pas le droit à un salaire supplémentaire. Une
cotisation spécifique
est prélevée auprès des entreprises.
Le
lundi de Pentecôte
est souvent utilisé comme journée de solidarité, mais ce n’est pas une obligation. Les entreprises peuvent choisir parmi
d’autres jours fériés chômés
, des jours de
repos hebdomadaire
, ou même
répartir les heures sur plusieurs jours
selon les dispositions du Code du travail ou des accords d’entreprise. Elle peut donc trouver sa place à une autre moment dans l’année, selon les besoins de l'organisation.
Tous les salariés de l’entreprise
sont concernés, sauf les
mineurs
si le jour choisi est un jour férié chômé. La durée maximale sans rémunération est de
7 heures
, sauf disposition différente pour les cadres au
forfait jours
.
Elle peut être effectuée
sur le lieu de travail ou au domicile
, dans le cadre du
télétravail
. Elle ne donne pas lieu à des heures supplémentaires, sauf si les conditions de travail habituelles le prévoient selon le droit applicable.
En principe, lorsqu’elle a été valablement fixée par
accord
ou par l’
employeur
, la journée de solidarité est
imposée au salarié
. Le Code du travail prévoit toutefois qu’un travailleur ayant déjà effectué ce jour chez un
autre employeur la même année
peut
refuser d’en effectuer une seconde
, sans que cela constitue une faute ni un
motif de licenciement
. En dehors de cette situation, un refus injustifié peut exposer à une
retenue sur salaire
ou à une
sanction disciplinaire
.
Tous les salariés relevant du Code du travail
sont concernés, ce qui inclut les
travailleurs temporaires
. En revanche, les intérimaires, comme les autres salariés non mensualisés, sont
rémunérés normalement pour le travail accompli pendant cette journée
. En pratique, les modalités de
salaire d’un intérimaire
dépendent de l’organisation retenue pour la mission et de l’entreprise utilisatrice.
Tout dépend du motif de l’absence. En cas d’
absence justifiée
liée à une suspension du contrat comme un arrêt maladie,
la journée de solidarité n’est pas due
et l’employeur ne peut pas en exiger le rattrapage au retour. Un salarié peut aussi demander un
jour de congé payé
. En revanche, en cas d’
absence injustifiée
, l’employeur peut pratiquer une
retenue sur salaire
.