Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 30 juin 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Lorsqu’un salarié n’est plus dans une
condition physique ou mentale
suffisante pour effectuer ses tâches, l’employeur doit lui proposer un emploi de
reclassement
. Si ce n’est pas possible ou que le salarié refuse, celui-ci peut alors être
licencié pour inaptitude
.
L’inaptitude doit être
reconnue par le médecin du travail
. L’employeur doit
consulter le CSE
concernant les possibilités de reclassement avant d’entamer la procédure de licenciement proprement dite.
Le salarié peut
contester le licenciement
devant le Conseil de prud'hommes si la procédure n’est pas respectée.
Les indemnités dues au salarié diffèrent selon la raison de l’inaptitude : il a droit à
l’indemnité légale de licenciement
, qui peut être
doublée
si son inaptitude est d’origine professionnelle.
Le
licenciement pour inaptitude
est un mode de
rupture du contrat de travail
qui permet à l'employeur de se séparer d’un salarié qui n’est plus en état d’assurer ses missions.
Cette procédure suit des étapes précises et donne lieu au
versement d’indemnités
pour compenser le préjudice subi par le salarié inapte en raison de la perte de son emploi.
Quelle est la procédure de licenciement pour inaptitude ?
Tout comme le
licenciement pour insuffisance professionnelle
,
le licenciement pour inaptitude doit obligatoirement respecter la
procédure de licenciement classique
. Celle-ci est prévue par le Code du travail, à laquelle s'ajoutent des étapes spécifiques à ce motif.
⚠️
Attention
: les salariés protégés par une
clause de garantie d'emploi
ne peuvent pas être licenciés pour inaptitude. Par ailleurs, la demande d’un employeur de licencier un salarié déclaré inapte au cours d’une période de suspension du contrat de travail (par exemple, lors d’une absence pour maladie) peut être déclarée nulle.
Étape 1 : Déclaration d’inaptitude par le médecin du travail
L’
avis médical du médecin du travail
est
indispensable
pour déclarer une inaptitude. Il est chargé de constater que l’état physique ou mental du salarié est devenu incompatible avec son poste.
L’inaptitude peut être révélée
à la suite :
d’une
visite de reprise à l’issue d’un arrêt de travail
(pour maladie professionnelle, congé maternité, etc.) ;
d’un
examen médical d’aptitude à l’embauche
s’il s’agit de salariés bénéficiant d’un suivi renforcé ;
d’une
demande de contrôle ponctuel
formulée par l’employeur, le salarié ou le médecin.
Pour constater
l’inaptitude physique ou mentale du salarié
, le médecin du travail doit :
avoir procédé à au moins
un examen médical
. Si nécessaire, il peut en effectuer un second dans les 15 jours qui suivent le premier ;
avoir procédé à une
étude du poste et des conditions de travail
du salarié dans l’entreprise ;
avoir échangé individuellement avec le salarié et l’employeur des
possibilités d'aménagements ou de changement de poste
.
À l’issue de ces étapes, le médecin du travail déclare par un avis
l’aptitude ou l’inaptitude partielle ou totale
du salarié à exercer ses fonctions. Les salariés déclarés partiellement inaptes ne peuvent pas faire l’objet d’un licenciement.
Cet avis doit être rendu, au plus tard,
15 jours après la première visite médicale
du salarié.
💡
Bon à savoir
: le médecin du travail, soumis au secret médical, a interdiction de communiquer à l’employeur les informations médicales du salarié (pathologies) ayant motivé sa décision.
Étape 2 : Consultation du CSE
Une fois l’avis d’inaptitude rendu, l’employeur a l’obligation de
consulter le CSE
(Comité Social et Économique) de l’entreprise pour obtenir son avis sur les propositions de reclassement pouvant être soumises au salarié inapte.
L
’absence de consultation
entraîne la
nullité du licenciement
et ouvre droit pour le salarié à une
indemnité
pour
licenciement sans cause réelle et sérieuse
. Cela peut également constituer une entrave au fonctionnement du comité et être pénalement sanctionné.
💡
Bon à savoir
: l’employeur n’est pas tenu de consulter le CSE lorsque l’avis d’inaptitude médicale du médecin du travail mentionne expressément que le maintien du salarié est gravement préjudiciable à sa santé et que sa condition fait obstacle à tout reclassement.
Étape 3 : Obligation de rechercher une possibilité de reclassement
L’employeur doit rechercher activement des
emplois de reclassement
au sein de l’entreprise adaptés au profil du salarié déclaré inapte. L’obligation de reclassement implique de proposer de bonne foi au salarié :
une
adaptation de son poste de travail
dans l’entreprise ;
un
aménagement
de ses
horaires de travail
;
un
autre poste approprié
à ses capacités physiques et psychiques compte tenu de l’avis rendu par le médecin du travail, comparable aux précédentes fonctions occupées ;
une
mutation géographique
.
💡
Bon à savoir
: l’employeur dispose d’un
délai d’un mois
au cours duquel le contrat de travail du salarié est suspendu pour :
chercher les possibilités de le reclasser au sein de l’entreprise ;
recourir au licenciement lorsque son état de santé fait obstacle à tout reclassement interne.
Ce délai court à compter de la date de la visite médicale de reprise du travail. À l’issue de ce mois, en l’absence de reclassement ou de licenciement, l’employeur doit reprendre le
versement du salaire
.
Étape 4 : Convocation à un entretien préalable de licenciement
L’employeur convoque le salarié inapte à un
entretien préalable de licenciement
,
au moins
5 jours ouvrables avant la date de cette entrevue
, pour lui expliquer les motifs justifiant sa décision de rompre le contrat de travail.
💡
Bon à savoir
: l’arrêt maladie du salarié ne fait pas obstacle à la tenue de l’entretien préalable de licenciement et à la poursuite de la procédure, sous réserve de comportement déloyal de l’employeur.
Étape 5 : Notification de licenciement
Suite à l’entretien, l’employeur doit notifier au salarié le licenciement pour inaptitude dans un délai de 2 jours ouvrables. Cette notification s’effectue par l’envoi d’une
lettre de licenciement
détaillant précisément :
l’échec de la recherche de solutions de reclassement ;
le refus de la proposition de reclassement par le salarié ;
ou la dispense de recherche des possibilités de reclassement en raison de l’état de santé du salarié.
Étape 6 : Préavis de licenciement
Le salarié licencié pour inaptitude n'exécute
pas de
préavis
. Toutefois, la durée du préavis prévue par le contrat de travail, la convention collective ou par la loi est prise en compte pour le
calcul
de l’indemnité.
Lorsque
l’inaptitude est d'origine
professionnelle
, le salarié doit bénéficier d’une
indemnité compensatrice de préavis
égale au salaire intégral qu’il aurait perçu s’il avait travaillé durant le préavis. En revanche, l’inaptitude non professionnelle n’ouvre pas droit au bénéfice de cette indemnité, sauf dispositions conventionnelles contraires.
Le
contrat de travail est rompu
à la
date de notification du licenciement
. L’employeur est alors tenu de remettre au salarié les
documents de fin de contrat
.
Quelles sont les indemnités à verser au salarié dans le cadre d’un licenciement pour inaptitude ?
Le montant des indemnités dépend de la nature de l’inaptitude.
Indemnité de licenciement
➡️
Inaptitude non professionnelle
Lorsque le salarié fait l’objet d’un
licenciement pour inaptitude non professionnelle
, le montant de son indemnité de rupture est égal à l’
indemnité légale de licenciement
,
sous réserve de dispositions conventionnelles plus favorables.
➡️
Inaptitude professionnelle
Lorsque le salarié fait l’objet d’un licenciement pour inaptitude professionnelle, le montant de son indemnité de rupture est égal
au minimum au double de l’indemnité de licenciement.
L’employeur doit également procéder au versement de
l’indemnité compensatrice de préavis
qui est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.
Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir des conditions d’indemnisation plus avantageuses pour
compenser le préjudice subi par le salarié
.
💡
Bon à savoir
: ces indemnités ne sont pas dues lorsque le
refus de la proposition de reclassement du salarié
est abusif.
Indemnité de congés payés
L’employeur doit procéder au versement de
l’indemnité de congés payés
pour les
jours de congés qui n’ont pas été pris
par le salarié au jour de la rupture de son contrat de travail.
Le licenciement pour inaptitude peut-il être contesté ?
Le salarié peut
contester la régularité de la procédure de licenciement pour inaptitude
devant le Conseil de prud’hommes. Les motifs de contestation incluent :
l’
absence de consultation du CSE
pour avis qui prive le licenciement de cause réelle et sérieuse ;
l’
imprécision des motifs
dans la lettre de licenciement ;
le
refus de rechercher une possibilité de reclassement
, sanctionné par la réintégration du salarié ou par le versement d’une indemnité égale à 6 mois de salaire en l'absence de réintégration.
👉 À noter :
en cas de réintégration dans l’entreprise, le salarié conserve les avantages acquis dans le cadre de son licenciement pour inaptitude.
Le Conseil de prud’hommes peut condamner l’employeur au versement d’une
indemnité compensatrice de préavis
lorsque le licenciement pour inaptitude non professionnelle est reconnu sans cause réelle et sérieuse car le comité social et économique n’a pas été consulté.
L
’invalidité
concerne un salarié dont la capacité de travail est durablement réduite pour une cause
non professionnelle
. Elle est reconnue par la Sécurité sociale et ouvre droit, sous conditions, au versement d’une
pension d’invalidité
.
L’
inaptitude,
quant à elle, est constatée par le médecin du travail lorsque
l’état de santé du salarié ne lui permet plus d’occuper son poste
et qu’
aucun aménagement ou reclassement n’est possible
au sein de l’entreprise.
L’incapacité de travail est une
situation médicale prescrite par un médecin
, traduisant l’impossibilité pour le salarié d’exécuter tout ou partie de ses missions. Elle peut être
temporaire ou permanente
,
partielle ou totale
, et se distingue de l’inaptitude qui relève exclusivement de la médecine du travail.
Après la déclaration d’inaptitude, l’employeur dispose d’un délai d’
un mois pour reclasser le salarié ou procéder au licenciement.
Passé ce délai, le salaire doit être à nouveau versé jusqu’à la rupture du contrat : ces
délais de licenciement
sont strictement encadrés par la loi.
À l'inverse d’un
licenciement pour faute lourde
, un salarié licencié pour inaptitude a droit au chômage, à condition d’être
apte au travail et de rechercher un emploi
.
Le
reclassement
peut s’effectuer sur
un poste dont la rémunération est inférieure
, à condition qu’il soit compatible avec l’état de santé du salarié. En cas de refus du reclassement proposé, l’employeur peut engager une
procédure de licenciement
pour inaptitude.
À la fin du contrat de travail, l’employeur doit remettre au salarié l’ensemble des
documents de fin de contrat sans délai
(certificat de travail, attestation France Travail, solde de tout compte)
dès la date effective de rupture du contrat.