Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
La
prolongation d’arrêt maladie
doit être prescrite
avant la fin de l’arrêt initial
, sans interruption.
Elle ne peut être délivrée que par
le médecin initial ou le médecin traitant
(sauf exceptions strictes).
L’avis de prolongation doit être
envoyé à la CPAM sous 48h
.
L’indemnisation (IJSS + complément employeur) dépend
de la durée, du motif et du statut du salarié
.
Les situations de santé peuvent nécessiter de
prolonger un arrêt maladie initial
. Cette prolongation répond à des règles précises pour éviter la réapplication du délai de carence :
durée maximale d’un arrêt maladie
, médecin compétent, délais d’envoi, indemnisation, reprise du travail, etc., pour éviter les litiges avec la CPAM.
Elle implique également des conséquences sur le salaire pendant l'arrêt maladie, car le calcul des IJSS et du maintien de salaire se poursuit selon les mêmes modalités que pour l'arrêt initial.
Avant de gérer la paie ou d’organiser un remplacement interne, vous devez comprendre comment fonctionne une prolongation d’arrêt maladie
et ce qu’elle implique pour le salarié et l’employeur. PayFit fait le point pour vous.
Comment fonctionne la prolongation d’un arrêt maladie ?
La prolongation d’un arrêt maladie consiste à
étendre la période d’arrêt initial
lorsqu’un état de santé ne permet pas la reprise du travail. Elle doit obligatoirement être prescrite
avant la fin du premier arrêt
, sans rupture entre les dates.
Elle ouvre droit aux
indemnités journalières
, dans les mêmes conditions que l’arrêt initial, si les critères d’ouverture de droits sont remplis.
💡
Bon à savoir :
le salarié doit transmettre l’avis de prolongation dans les 48h à la CPAM et prévenir l’entreprise dans les délais prévus par sa convention collective.
Qui peut prolonger un arrêt maladie ?
La prolongation d’un arrêt maladie doit être prescrite par :
le médecin qui a prescrit l’arrêt initial
;
le médecin traitant
du salarié ;
ou un spécialiste
consulté dans le cadre du parcours de soins coordonnés.
⚠️
Attention :
lorsqu’un médecin autre que le médecin traitant intervient, la prolongation d’arrêt n’est possible que de façon exceptionnelle et dûment justifiée. En 2025-2026, si la prolongation s’effectue en téléconsultation, ce même principe de limitation s’applique : un médecin non traitant ne peut accorder qu’une prolongation maximale de 3 jours, au-delà de laquelle une consultation en présentiel est obligatoire.
Combien de fois peut-on prolonger un arrêt maladie ?
Il n’existe
aucune limite légale
au nombre de prolongations possibles. Cependant :
pour une ALD, les IJSS peuvent être versées pendant
3 ans maximum
, sans limite de prolongation.
📌
Exemple :
un arrêt maladie pour dépression peut être prolongé plusieurs mois si l’état de santé le justifie et si les conditions médicales sont remplies.
Que se passe-t-il en cas de prolongation après une reprise du travail ?
Si le
salarié a repris son poste
, même brièvement, et qu’un nouveau problème de santé survient, la
situation ne constitue plus une prolongation, mais un nouvel arrêt maladie
. En effet, il y a eu une interruption entre les deux périodes d’arrêt. Le traitement de la situation dépend alors du profil du salarié, de la nature de son activité et de la date exacte de reprise.
⚠️
Attention
: si la reprise a été très courte (1 ou 2 jours) et que le certificat médical précise qu’il s’agit d’une rechute,
la CPAM peut accepter une prolongation dans la continuité
. Une condition tout de même : le médecin doit respecter le délai de prescription et justifier l’absence d’interruption réelle dans la prise en charge médicale.
Est-il possible de prolonger un arrêt maladie après inaptitude ?
Oui, une prolongation peut être prescrite après une déclaration d'inaptitude :
inaptitude temporaire
: le salarié peut rester en arrêt maladie ;
inaptitude définitive
: l’arrêt peut être prolongé jusqu’à la fin de la procédure (reclassement ou licenciement pour inaptitude).
L'avis d’inaptitude ne met pas automatiquement fin à l’arrêt : les
indemnités (IJSS)
peuvent continuer durant la procédure de reclassement.
Quelles sont les règles propres à une rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie prolongé ?
La rupture conventionnelle est possible durant un arrêt maladie, y compris prolongé,
à condition que le consentement du salarié soit libre et éclairé
. La prolongation n'empêche donc pas la rupture conventionnelle, mais impose une grande vigilance dans la procédure.
👉 À noter :
l'arrêt maladie prolongé n’interrompt ni le préavis de démission, ni le préavis de rupture conventionnelle, sauf disposition conventionnelle contraire.
Que se passe-t-il en cas de contestation d’une prolongation d’arrêt ?
La
CPAM
ou
l’employeur
peuvent
contester la prolongation
s’ils estiment qu’elle n’est pas justifiée.
1. Contestation par la CPAM :
elle demande l'avis au
médecin conseil ;
possibilité de suspendre les IJSS ;
convocation du salarié pour expertise médicale.
2. Contestation par l’employeur :
possible uniquement sur l’aspect administratif / absence injustifiée, car l’employeur n’est
jamais l’auteur de l’appréciation médicale
;
impossible de contester le motif médical ;
possibilité de demander une
contre-visite médicale.
⚠️
Attention
: le salarié doit se tenir disponible à son domicile selon les heures de présence obligatoire.
Quels sont les cas particuliers de prolongation d’arrêt maladie (grossesse, dépression, ALD, AT/MP) ?
La prolongation d’un arrêt maladie dépend du
contexte médical
et du
dossier du salarié
: grossesse, dépression, affection de longue durée ou accident du travail n’ouvrent pas les mêmes droits :
prolongation arrêt maladie grossesse
: possible en cas de grossesse pathologique. Elle peut donner lieu à un congé pathologique de 14 jours avant le congé maternité, avec un versement d’IJSS selon les règles de l’Assurance maladie ;
prolongation arrêt maladie dépression
: les arrêts peuvent être prolongés sur plusieurs semaines ou mois, selon l’évolution de l’état de santé. L’évaluation du médecin traitant (et parfois d’un psychiatre) conditionne la suite du traitement. Certaines dépressions peuvent être reconnues en ALD.
prolongation arrêt maladie longue durée
: pour une ALD, les IJSS peuvent être versées jusqu’à 3 ans, sans limite de prolongations, sous réserve d’un suivi médical régulier et de l’application des règles propres à la prise en charge longue durée ;
prolongation après
accident du travail
ou maladie professionnelle (AT/MP)
: le salarié perçoit des IJSS majorées et une indemnisation spécifique. La prolongation doit être effectuée par un médecin en lien avec l’accident ou la maladie professionnelle.
💡
Bon à savoir
: une prolongation liée à un AT/MP peut influer sur l’inaptitude, la reprise du travail ou le niveau d’accompagnement prévu lors du retour en poste.
Quel est l’incidence d’une prolongation d’arrêt maladie pour l’entreprise ?
Un arrêt prolongé peut nécessiter :
l’organisation d’un
remplacement temporaire
;
une
réévaluation de la charge de travail
;
un
suivi de la paie
(IJSS, complément employeur, subrogation) et une modification du bulletin de salaire en arrêt maladie;
une
anticipation de la visite de reprise
pour un arrêt > 30 jours.
Checklist employeur : gérer une prolongation d'arrêt
Réception du volet employeur : vérifier la continuité des dates
Mise à jour de paie : ajuster les IJSS, complément de salaire et subrogation
Remplacement : anticiper si l'arrêt est supérieur à 30 jours
Visite de reprise : obligatoire si l'absence est supérieure à 30 jours ou concerne un AT/MP
Suivi administratif : conserver tous les justificatifs en cas de contrôle URSSAF
Un arrêt maladie peut être
prolongé plusieurs mois
si l’état de santé le nécessite, sur décision du médecin traitant ou d’un spécialiste. Les
IJSS
sont toutefois
limitées à 360 jours sur une période de 3 ans,
sauf en cas d’ALD permettant une prise en charge jusqu’à 3 ans. Des contrôles médicaux peuvent vérifier la justification des prolongations.
Un arrêt maladie peut être prolongé par le
médecin initial
, par le
médecin traitant
ou par un
spécialiste du parcours de soins.
Ils vérifient la justification médicale et l’évolution de votre état de santé avant d’autoriser la prolongation conformément aux règles applicables en vigueur dans le cadre de la sécurité.
Oui, mais
pas simultanément
. Un
arrêt maladie interrompt les congés payés
: les jours non pris sont reportés. Si le salarié tombe malade avant le départ, les congés sont
reprogrammés
; s’il tombe malade pendant, les congés sont
suspendus
.
Un calculateur d’IJSS estime le montant des indemnités journalières en fonction du
salaire brut, de la durée de l’arrêt, du statut
(salarié, intérimaire, etc.) et
des règles de la Sécurité sociale
. Il applique notamment le calcul basé sur les salaires des trois derniers mois.
Oui.
Une
prolongation d’arrêt maladie peut être refusée
si le médecin-conseil estime qu’elle n’est pas
médicalement justifiée
. Dans ce cas, la CPAM peut suspendre le versement des indemnités journalières. Le salarié peut néanmoins demander des
explications
, fournir des
justificatifs médicaux
supplémentaires ou
engager un recours
.