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Arrêt maladie – Convention collective télécommunications (IDCC 2148)

Quel maintien de salaire prévoit la convention collective des télécommunications en cas d'arrêt maladie ?

La convention collective des télécommunications prévoit un régime de maintien de salaire plus favorable que le droit commun en cas d'arrêt maladie. Cette page détaille les conditions d'ancienneté, la durée d'indemnisation, les montants garantis et les obligations.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 1 370 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Télécommunications filaires (NAF 6110Z), Télécommunications sans fil (NAF 6120Z), Autres activités de télécommunication (NAF 6190Z), Centres d'appels (NAF 8220Z)

A retenir :

  • La convention collective des télécommunications (IDCC 2148) maintient votre salaire net dès 6 mois d'ancienneté, sans délai de carence.

  • Vous percevez 100 % de votre rémunération nette pendant 45 jours, puis 75 % pendant 60 jours, soit 105 jours au total.

  • Ces droits se comptent sur une période de 12 mois glissants, tous arrêts confondus.

  • Au-delà de 105 jours, le relais est pris par le régime de prévoyance de la branche.

  • Depuis la loi du 22 avril 2024, votre arrêt maladie continue de générer des congés payés.

Quelle est la durée et le montant du maintien de salaire dans la convention collective télécommunications ?

Votre employeur maintient votre rémunération nette pendant 105 jours au total, en deux temps.

Période de l’arrêt Taux de maintien Base de calcul
Jours 1 à 45 100 % Rémunération nette, sous déduction des IJSS
Jours 46 à 105 75 % Rémunération nette, sous déduction des IJSS
Au-delà de 105 jours Pas de maintien conventionnel Relais par le régime de prévoyance (titre VIII)

IJSS signifie indemnités journalières de sécurité sociale, versées par l'Assurance maladie. Ce complément s'ajoute à ces indemnités, jamais ne les remplace.

💡 Bon à savoir : le cumul IJSS et complément employeur ne peut jamais dépasser le salaire net que vous auriez perçu en travaillant.

À titre de comparaison, le régime légal (Code du travail) est moins favorable pour les salariés récemment arrivés dans l'entreprise :

Convention collective télécommunications Droit commun (Code du travail)
Ancienneté requise 6 mois 1 an
Délai de carence Aucun 7 jours
Taux plein 45 jours à 100 % net 30 jours à 90 % brut (1 à 5 ans d’ancienneté)
Taux réduit 60 jours à 75 % net 30 jours à 66,66 % brut (1 à 5 ans d’ancienneté)
Durée totale 105 jours fixes De 60 à 180 jours selon l’ancienneté

Qui a droit au maintien de salaire dans la convention collective télécommunications ?

Vous avez droit au maintien de salaire dès que vous justifiez de 6 mois d'ancienneté à la date du premier jour d'arrêt. Trois autres conditions s'ajoutent :

  • vous informez votre employeur de votre arrêt dans un délai de 48 heures ;

  • vous êtes pris en charge par la sécurité sociale ;

  • vous vous faites soigner sur le territoire national ou dans un pays de l'Union européenne.

L'ancienneté prend en compte tous vos contrats dans la même entreprise ou le même groupe : CDI, CDD, apprentissage, professionnalisation. Vos missions d'intérim et vos stages effectués dans les 3 mois précédant votre recrutement comptent aussi dans ce calcul.

👉 À noter : ce seuil de 6 mois est plus favorable que le droit commun, qui exige 1 an d'ancienneté (article L. 1226-1 du Code du travail).

Comment se calculent plusieurs arrêts maladie sur une même année ?

Vos arrêts maladie se cumulent sur une période de 12 mois glissants, dans la limite de 105 jours d'indemnisation au total. Chaque jour indemnisé, quel que soit l'arrêt concerné, vient réduire ce capital de 105 jours.

Concrètement, si vous avez déjà été indemnisé 40 jours à 100 % lors d'un premier arrêt, il vous reste 5 jours à 100 % puis 60 jours à 75 % disponibles pour les 12 mois qui suivent.

Exemple pratique de calcul

Prenons un salarié avec 2 ans d'ancienneté, une rémunération nette mensuelle de 2 400 €, soit 80 € par jour. Il est en arrêt maladie 70 jours :

  • jours 1 à 45 (100 % net) : 45 × 80 € = 3 600 € nets ;

  • jours 46 à 70 (75 % net, 25 jours) : 25 × 60 € = 1 500 € nets.

Il lui reste 35 jours de droits à 75 % pour d'éventuels arrêts ultérieurs dans les 12 mois glissants.

Quelles sont vos obligations en tant que salarié pendant l'arrêt maladie ?

Vous devez transmettre votre certificat médical à votre employeur dans les 48 heures suivant le début de votre arrêt. Vous devez aussi vous soumettre à une éventuelle contre-visite médicale demandée par l'employeur.

Un refus ou une absence lors de cette contre-visite peut entraîner la suspension du complément de salaire. Vous ne pouvez pas non plus exercer d'activité professionnelle pendant votre arrêt.

Quelles sont les obligations de l'employeur en cas d'arrêt maladie ?

Votre employeur verse le complément de salaire aux dates habituelles de paie, dès le premier jour d'arrêt. Il n'existe aucun délai de carence conventionnel.

En cas de subrogation, votre employeur vous avance l'intégralité du salaire maintenu, sans déduction des IJSS. En contrepartie, il perçoit directement ces indemnités auprès de la sécurité sociale.

L'arrêt maladie a-t-il un impact sur vos congés payés ?

Oui, votre arrêt maladie continue de générer des congés payés depuis la loi du 22 avril 2024. Pour une maladie non professionnelle, vous acquérez 2 jours ouvrables par mois d'arrêt, dans la limite de 24 jours par an.

Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, vous acquérez 2,5 jours ouvrables par mois.

La convention collective des télécommunications ne déroge pas à ce cadre légal, ces règles s'appliquent donc telles quelles.

Que se passe-t-il au-delà de 105 jours d'arrêt maladie ?

Au-delà de 105 jours, votre employeur n'est plus tenu au maintien conventionnel de salaire. Vous continuez à percevoir les IJSS de la sécurité sociale.Le régime de prévoyance obligatoire de la branche (titre VIII, articles 8.2.1 et suivants de la convention collective) peut alors prendre le relais pour compléter vos indemnités journalières, notamment en cas d'invalidité.

⚠️ Attention : en cas de modulation du temps de travail, aucune régularisation horaire ne peut vous être demandée si le salaire maintenu correspond à un volume d'heures supérieur à celui que vous auriez réellement travaillé.

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Ressources utiles

Information à caractère informatif, sans conseil juridique.

Dernière vérification le 2026-07-24.

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FAQ — Arrêt maladie dans la convention collective télécommunications

Vous devez justifier d'au moins 6 mois d'ancienneté à la date du premier jour de votre arrêt. Ce calcul prend en compte l'ensemble de vos contrats successifs dans la même entreprise ou le même groupe : CDI, CDD, contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. Si vous avez effectué une mission d'intérim ou un stage dans les 3 mois précédant votre embauche, cette période compte aussi dans le calcul. Ce seuil reste plus favorable que celui du Code du travail, qui exige 1 an d'ancienneté pour les salariés relevant du régime légal.

Non, la convention collective des télécommunications ne prévoit aucun délai de carence : votre complément de salaire démarre dès le premier jour d'arrêt. C'est une différence notable avec le régime légal, qui impose 7 jours de carence pour une maladie non professionnelle. Si votre employeur pratique la subrogation, il vous avance directement l'intégralité du salaire maintenu et récupère ensuite les indemnités journalières auprès de la sécurité sociale. Cette avance immédiate évite tout décalage de trésorerie pour vous en cas d'arrêt.

Le maintien de salaire se calcule sur votre rémunération nette, après déduction des indemnités journalières de sécurité sociale. Le total perçu, IJSS et complément employeur réunis, ne peut jamais dépasser le salaire net que vous auriez perçu en travaillant normalement. Si votre horaire de travail varie selon les périodes, aucune régularisation ne peut vous être demandée si le montant maintenu correspond à plus d'heures que celles réellement dues. Cette règle protège votre rémunération même en cas de modulation du temps de travail.

Passé ce délai, votre employeur n'a plus d'obligation de maintien de salaire au titre de la convention collective. Vous continuez néanmoins à percevoir les indemnités journalières de la sécurité sociale. Le régime de prévoyance obligatoire de la branche, prévu au titre VIII de la convention, peut alors verser un complément, en particulier si votre arrêt évolue vers une invalidité. Ce relais évite une rupture brutale de vos revenus au-delà de la période conventionnelle.

Oui, mais vos droits restent plafonnés à 105 jours d'indemnisation sur une période de 12 mois glissants, quel que soit le nombre d'arrêts. Chaque jour indemnisé, lors d'un premier arrêt ou d'un arrêt ultérieur, vient réduire ce capital commun de 105 jours. Par exemple, si un premier arrêt de 50 jours a déjà consommé la totalité des 45 jours à 100 % et 5 jours à 75 %, il vous reste 55 jours à 75 % disponibles pour les 12 mois suivants. Ce mécanisme évite les abus tout en garantissant une couverture réelle en cas d'arrêts répétés.

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