La convention collective des télécommunications (IDCC 2148) maintient votre salaire net dès 6 mois d'ancienneté, sans délai de carence.
Vous percevez 100 % de votre rémunération nette pendant 45 jours, puis 75 % pendant 60 jours, soit 105 jours au total.
Ces droits se comptent sur une période de 12 mois glissants, tous arrêts confondus.
Au-delà de 105 jours, le relais est pris par le régime de prévoyance de la branche.
Depuis la loi du 22 avril 2024, votre arrêt maladie continue de générer des congés payés.
Quelle est la durée et le montant du maintien de salaire dans la convention collective télécommunications ?
Votre employeur maintient votre rémunération nette pendant 105 jours au total, en deux temps.
| Période de l’arrêt |
Taux de maintien |
Base de calcul |
| Jours 1 à 45 |
100 % |
Rémunération nette, sous déduction des IJSS |
| Jours 46 à 105 |
75 % |
Rémunération nette, sous déduction des IJSS |
| Au-delà de 105 jours |
Pas de maintien conventionnel |
Relais par le régime de prévoyance (titre VIII) |
IJSS signifie indemnités journalières de sécurité sociale, versées par l'Assurance maladie. Ce complément s'ajoute à ces indemnités, jamais ne les remplace.
💡 Bon à savoir : le cumul IJSS et complément employeur ne peut jamais dépasser le salaire net que vous auriez perçu en travaillant.
À titre de comparaison, le régime légal (Code du travail) est moins favorable pour les salariés récemment arrivés dans l'entreprise :
|
Convention collective télécommunications |
Droit commun (Code du travail) |
| Ancienneté requise |
6 mois |
1 an |
| Délai de carence |
Aucun |
7 jours |
| Taux plein |
45 jours à 100 % net |
30 jours à 90 % brut (1 à 5 ans d’ancienneté) |
| Taux réduit |
60 jours à 75 % net |
30 jours à 66,66 % brut (1 à 5 ans d’ancienneté) |
| Durée totale |
105 jours fixes |
De 60 à 180 jours selon l’ancienneté |
Qui a droit au maintien de salaire dans la convention collective télécommunications ?
Vous avez droit au maintien de salaire dès que vous justifiez de 6 mois d'ancienneté à la date du premier jour d'arrêt. Trois autres conditions s'ajoutent :
vous informez votre employeur de votre arrêt dans un délai de 48 heures ;
vous êtes pris en charge par la sécurité sociale ;
vous vous faites soigner sur le territoire national ou dans un pays de l'Union européenne.
L'ancienneté prend en compte tous vos contrats dans la même entreprise ou le même groupe : CDI, CDD, apprentissage, professionnalisation. Vos missions d'intérim et vos stages effectués dans les 3 mois précédant votre recrutement comptent aussi dans ce calcul.
👉 À noter : ce seuil de 6 mois est plus favorable que le droit commun, qui exige 1 an d'ancienneté (article L. 1226-1 du Code du travail).
Vos arrêts maladie se cumulent sur une période de 12 mois glissants, dans la limite de 105 jours d'indemnisation au total. Chaque jour indemnisé, quel que soit l'arrêt concerné, vient réduire ce capital de 105 jours.
Concrètement, si vous avez déjà été indemnisé 40 jours à 100 % lors d'un premier arrêt, il vous reste 5 jours à 100 % puis 60 jours à 75 % disponibles pour les 12 mois qui suivent.
Exemple pratique de calcul
Prenons un salarié avec 2 ans d'ancienneté, une rémunération nette mensuelle de 2 400 €, soit 80 € par jour. Il est en arrêt maladie 70 jours :
jours 1 à 45 (100 % net) : 45 × 80 € = 3 600 € nets ;
jours 46 à 70 (75 % net, 25 jours) : 25 × 60 € = 1 500 € nets.
Il lui reste 35 jours de droits à 75 % pour d'éventuels arrêts ultérieurs dans les 12 mois glissants.
Quelles sont vos obligations en tant que salarié pendant l'arrêt maladie ?
Vous devez transmettre votre certificat médical à votre employeur dans les 48 heures suivant le début de votre arrêt. Vous devez aussi vous soumettre à une éventuelle contre-visite médicale demandée par l'employeur.
Un refus ou une absence lors de cette contre-visite peut entraîner la suspension du complément de salaire. Vous ne pouvez pas non plus exercer d'activité professionnelle pendant votre arrêt.
Quelles sont les obligations de l'employeur en cas d'arrêt maladie ?
Votre employeur verse le complément de salaire aux dates habituelles de paie, dès le premier jour d'arrêt. Il n'existe aucun délai de carence conventionnel.
En cas de subrogation, votre employeur vous avance l'intégralité du salaire maintenu, sans déduction des IJSS. En contrepartie, il perçoit directement ces indemnités auprès de la sécurité sociale.
L'arrêt maladie a-t-il un impact sur vos congés payés ?
Oui, votre arrêt maladie continue de générer des congés payés depuis la loi du 22 avril 2024. Pour une maladie non professionnelle, vous acquérez 2 jours ouvrables par mois d'arrêt, dans la limite de 24 jours par an.
Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, vous acquérez 2,5 jours ouvrables par mois.
La convention collective des télécommunications ne déroge pas à ce cadre légal, ces règles s'appliquent donc telles quelles.
Que se passe-t-il au-delà de 105 jours d'arrêt maladie ?
Au-delà de 105 jours, votre employeur n'est plus tenu au maintien conventionnel de salaire. Vous continuez à percevoir les IJSS de la sécurité sociale.Le régime de prévoyance obligatoire de la branche (titre VIII, articles 8.2.1 et suivants de la convention collective) peut alors prendre le relais pour compléter vos indemnités journalières, notamment en cas d'invalidité.
⚠️ Attention : en cas de modulation du temps de travail, aucune régularisation horaire ne peut vous être demandée si le salaire maintenu correspond à un volume d'heures supérieur à celui que vous auriez réellement travaillé.
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Dernière vérification le 2026-07-24.