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Alternance et apprentissage – Convention collective des télécommunications (IDCC 2148)

Comment fonctionne l'alternance dans la convention collective des télécommunications ?

La CCN des télécommunications prévoit des dispositions spécifiques pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, notamment en matière de rémunération, de classification et de tutorat. Cette page détaille les règles applicables aux alternants du secteur des télécoms.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 1 370 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Télécommunications filaires (NAF 6110Z), Télécommunications sans fil (NAF 6120Z), Autres activités de télécommunication (NAF 6190Z), Centres d'appels (NAF 8220Z)

A retenir :

  • La convention collective des télécommunications (accord du 7 juillet 2020, étendu depuis le 5 février 2021) encadre deux dispositifs : le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation.

  • La rémunération minimale se calcule sur le salaire minimum conventionnel (SMC) du groupe correspondant au diplôme, si ce montant est plus favorable que le SMIC.

  • Un maître d'apprentissage ou un tuteur peut suivre 3 salariés au maximum, tous contrats confondus.

  • L'AFDAS, opérateur de compétences (OPCO) de la branche, finance les actions de formation liées à l'apprentissage et à la professionnalisation.

  • Des aides à l'embauche allant de 750 € à 6 000 € s'appliquent aux contrats conclus en 2026, selon la taille de l'entreprise et le niveau de diplôme visé.

La convention collective nationale des télécommunications (IDCC 2148) fixe des règles propres aux salariés en alternance, plus favorables que le droit commun sur plusieurs points. Vous trouverez ici les conditions d'accès, la rémunération, le rôle du tuteur et les aides financières applicables en 2026.

Quels sont les deux types de contrats en alternance dans les télécommunications ?

La convention collective des télécommunications encadre deux dispositifs d'alternance : le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation. L'accord de branche du 7 juillet 2020 relatif à la formation professionnelle, étendu par arrêté du 5 février 2021, fixe leurs règles spécifiques.

Le contrat d'apprentissage prépare un diplôme ou un titre professionnel enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Le contrat de professionnalisation peut viser la même finalité ou un certificat de qualification professionnelle (CQP) propre à la branche.

Bon à savoir

L'opérateur de compétences (OPCO) désigné par la branche des télécommunications est l'AFDAS. Il finance les actions de formation liées aux contrats d'apprentissage et de professionnalisation du secteur.

Qui peut signer un contrat d'apprentissage dans les télécommunications ?

Le contrat d'apprentissage s'adresse aux jeunes de 16 à 29 ans révolus au début de l'apprentissage. Plusieurs situations permettent de dépasser cette limite d'âge :

  • diplôme supérieur au précédent : jusqu'à 35 ans, si moins d'un an s'est écoulé entre les deux contrats ;

  • travailleur reconnu handicapé (RQTH) : aucune limite d'âge ;

  • création ou reprise d'entreprise : aucune limite d'âge ;

  • sportif de haut niveau : aucune limite d'âge ;

  • diplôme non obtenu : pas de limite d'âge pour prolonger l'apprentissage un an de plus chez un autre employeur.

Quelle est la durée d'un contrat d'apprentissage ?

Le contrat d'apprentissage dure de 6 mois à 3 ans selon le diplôme préparé. La durée de formation dispensée en centre de formation d'apprentis (CFA) ne peut être inférieure à 25 % de la durée totale du contrat.

Quelle est la rémunération d'un apprenti dans les télécommunications ?

La rémunération d'un apprenti se calcule sur le SMIC ou, si ce montant est plus favorable, sur le salaire minimum conventionnel (SMC) du groupe d'emploi correspondant au diplôme préparé. Dans la majorité des cas, cette base conventionnelle dépasse le SMIC.

Âge 1re année 2e année 3e année
18 à 20 ans 43 % du SMC ou du SMIC si supérieur 51 % du SMC ou du SMIC si supérieur 67 % du SMC ou du SMIC si supérieur
21 à 25 ans 53 % du SMC ou du SMIC si supérieur 61 % du SMC ou du SMIC si supérieur 78 % du SMC ou du SMIC si supérieur
26 ans et plus 100 % du SMC ou du SMIC si supérieur 100 % du SMC ou du SMIC si supérieur 100 % du SMC ou du SMIC si supérieur

La convention garantit aussi un positionnement minimal dans la grille de classification, selon le niveau du diplôme visé :

Niveau du diplôme préparé Positionnement minimal
Niveau ≤ Bac Groupe A
Bac+1 Groupe B
Bac+2 à Bac+3 Groupe C
Bac+4 et plus Groupe D

À noter

Les alternants qui préparent un CQP de conseiller clientèle à distance ou en point de distribution sont automatiquement positionnés dans le groupe C, quel que soit leur niveau de diplôme.

Qui peut signer un contrat de professionnalisation dans les télécommunications ?

Le contrat de professionnalisation s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus, ainsi qu'aux bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou de l'AAH. Il peut être conclu en CDD ou sous forme d'action de professionnalisation en CDI.

Quelle est la durée d'un contrat de professionnalisation ?

Le contrat dure de 6 à 24 mois. Cette durée est portée à 36 mois pour les publics « nouvelle chance » :

  • jeunes sans diplôme du second cycle secondaire ;

  • demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an ;

  • bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou de l'AAH ;

  • anciens titulaires d'un contrat unique d'insertion.

La durée des actions de formation représente 15 à 35 % de la durée du contrat, sans pouvoir être inférieure à 150 heures. Cette part peut être portée à 50 % pour certains publics prioritaires : salariés sans baccalauréat, demandeurs d'emploi de plus de 45 ans, femmes préparant un diplôme scientifique ou technologique, et salariés en situation de handicap.

Le contrat de professionnalisation à durée déterminée peut être renouvelé une fois en cas d'échec aux épreuves, de maladie, de défaillance de l'organisme de formation, ou pour préparer une qualification supérieure.

Quelle est la rémunération d'un salarié en contrat de professionnalisation ?

La rémunération minimale se calcule en pourcentage du salaire minimum conventionnel (SMC) du groupe correspondant au niveau du diplôme visé, ou du SMIC s'il est plus favorable.

Niveau du diplôme préparé Moins de 26 ans 26 ans et plus
Niveau ≤ Bac 82 % du SMC groupe A (ou 80 % du SMIC si supérieur) 87 % du SMC groupe A (ou le SMIC si supérieur)
Bac à Bac+1 82 % du SMC groupe B (ou 80 % du SMIC si supérieur) 87 % du SMC groupe B (ou le SMIC si supérieur)
Bac+2 à Bac+3 82 % du SMC groupe C (ou 80 % du SMIC si supérieur) 87 % du SMC groupe C (ou le SMIC si supérieur)
Bac+4 et plus 82 % du SMC groupe D (ou 80 % du SMIC si supérieur) 87 % du SMC groupe D (ou le SMIC si supérieur)

Quelles sont les obligations du tuteur et du maître d'apprentissage ?

La convention collective impose un accompagnement obligatoire : un tuteur pour les salariés en contrat de professionnalisation, un maître d'apprentissage pour les apprentis. Un même salarié ne peut suivre plus de 3 personnes au total, tous contrats d'alternance confondus.

Le tuteur ou le maître d'apprentissage est désigné sur la base du volontariat, en fonction de son expérience professionnelle. Il doit :

  • disposer du temps nécessaire à l'accompagnement, ses missions tutorales étant prises en compte dans sa charge de travail ;

  • suivre une formation ou une préparation spécifique, dispensée sur le temps de travail ;

  • contribuer à l'évaluation des compétences acquises par l'alternant, en lien avec le centre de formation.

💡 Bon à savoir : Un maître d'apprentissage qui accompagne un apprenti plus de 6 mois continus sur une ou deux années civiles acquiert des droits au titre du Compte d'Engagement Citoyen (CEC).

Comment les contrats en alternance sont-ils financés dans les télécommunications ?

L'AFDAS finance les contrats d'apprentissage sur la base des coûts-contrats annuels définis par la commission paritaire nationale de l'emploi (CPNE) des télécoms, selon le diplôme préparé.

Pour les contrats de professionnalisation, la prise en charge s'effectue sur un forfait horaire de 11 € (plafonné à 6 000 € par contrat). Ce forfait est porté à 13 € (plafonné à 8 000 €) pour les jeunes sans baccalauréat, les titulaires de minima sociaux et les demandeurs d'emploi de longue durée.

Bon à savoir

Depuis le 1er juillet 2025, l'employeur doit s'acquitter d'une participation obligatoire de 750 € pour tout contrat d'apprentissage visant un diplôme de niveau Bac+3 ou supérieur (niveaux 6 et 7). Cette participation est réduite à 50 % du financement dû, dans la limite de 750 €, en cas de rupture pendant la période probatoire.

Quelles aides à l'embauche en alternance sont disponibles en 2026 ?

Le montant de l'aide à l'embauche d'un apprenti dépend de la taille de l'entreprise et du niveau de diplôme préparé :

Niveau préparé Moins de 250 salariés 250 salariés et plus
CAP-Bac 5 000 € 2 000 €
BTS-DUT 4 500 € 1 500 €
Licence-Master 2 000 € 750 €

Une aide de 6 000 € s'applique, quelle que soit la taille de l'entreprise, pour l'embauche d'un apprenti en situation de handicap. Elle est versée mensuellement par l'Agence de services et de paiement (ASP), uniquement pendant la première année du contrat.

Quelles sont les spécificités de l'alternance dans la convention collective des télécommunications ?

La branche des télécommunications négocie plusieurs garanties qui dépassent le cadre légal minimal :

  • rémunération assise sur le SMC, généralement supérieure au SMIC ;

  • positionnement garanti dans la grille de classification dès la signature du contrat d'apprentissage ;

  • durée du contrat de professionnalisation étendue jusqu'à 36 mois pour les publics « nouvelle chance » ;

  • durée de formation portée à 50 % pour certains publics prioritaires ;

  • continuité de financement de 6 mois, hors rémunération, en cas de rupture par l'entreprise d'un contrat de professionnalisation d'au moins 12 mois ;

  • renouvellement possible du CDD en cas d'échec, de maladie ou de préparation d'une qualification supérieure ;

  • contribution conventionnelle supplémentaire de 0,05 % de la masse salariale pour les entreprises de 11 salariés et plus, et de 0,02 % pour celles de moins de 11 salariés.

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Ressources utiles :

Information à caractère informatif, sans conseil juridique.

Dernière vérification le 2026-07-24.

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FAQ — Alternance dans la CCN des télécommunications

L'AFDAS est l'opérateur de compétences désigné par la branche des télécommunications. Il finance les contrats d'apprentissage sur la base des coûts-contrats fixés par la CPNE, ainsi que les contrats de professionnalisation selon un forfait horaire de 11 € à 13 €. Il gère également la contribution conventionnelle spécifique versée par les entreprises de la branche. Vous pouvez le contacter directement pour connaître le niveau de prise en charge applicable à un diplôme donné.

Pas systématiquement, mais dans la plupart des cas. La rémunération se calcule sur le salaire minimum conventionnel (SMC) du groupe correspondant au diplôme, sauf si le SMIC est plus favorable, auquel cas c'est ce dernier qui s'applique. Un apprenti de 26 ans ou plus perçoit toujours 100 % du SMC ou du SMIC si celui-ci est supérieur, dès la première année d'exécution du contrat. Pour les apprentis plus jeunes, le pourcentage progresse chaque année d'exécution du contrat.

Oui, rien n'interdit à un salarié d'exercer les deux fonctions, à condition de respecter le plafond fixé par la convention collective. Le tuteur et le maître d'apprentissage ne peuvent suivre que 3 alternants au maximum au total, tous contrats confondus, qu'il s'agisse de contrats d'apprentissage ou de professionnalisation. Ce plafond vise à garantir un accompagnement de qualité à chaque alternant. L'employeur doit donc répartir les alternants entre plusieurs tuteurs si ce seuil est dépassé.

Si l'entreprise rompt un contrat de professionnalisation d'une durée minimale de 12 mois, l'OPCO continue à financer les actions d'évaluation, d'accompagnement et de formation, hors rémunération de l'alternant, pendant 6 mois maximum. Cette continuité s'interrompt en cas d'absence injustifiée de l'alternant. Le contrat peut aussi être renouvelé une fois en cas d'échec aux épreuves, de maladie ou pour préparer une qualification supérieure. Ces garanties visent à sécuriser le parcours de formation de l'alternant malgré la rupture.

Le montant varie de 750 € à 5 000 € selon la taille de l'entreprise et le niveau de diplôme préparé, pour les contrats conclus entre le 8 mars et le 31 décembre 2026. Les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient des montants les plus élevés, notamment 5 000 € pour un diplôme de niveau CAP à bac. Une aide spécifique de 6 000 € s'applique pour l'embauche d'un apprenti en situation de handicap, quelle que soit la taille de l'entreprise. Cette aide est versée automatiquement par l'ASP, chaque mois, pendant la première année du contrat.

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