À retenir :
la convention collective horlogerie-bijouterie relève de l'IDCC 1487 ;
le 1er mai est obligatoirement chômé et payé ;
l'employeur choisit six autres jours fériés parmi les dix jours restants ;
sept jours fériés sont donc chômés et payés au total ;
le travail exceptionnel d'un jour chômé ouvre droit à une compensation de 100 %.
La convention collective horlogerie-bijouterie encadre précisément le régime des jours fériés depuis l'avenant du 16 février 2024. Ce texte, étendu par arrêté du 13 décembre 2024 et applicable depuis le 25 décembre 2024, fixe le nombre de jours chômés, les compensations en cas de travail exceptionnel et les droits des salariés du secteur.
Combien de jours fériés sont prévus par la convention collective horlogerie-bijouterie ?
La convention collective horlogerie-bijouterie (IDCC 1487, brochure JO 3240) reconnaît les 11 jours fériés légaux, sous réserve des dispositions locales éventuellement applicables. Ces jours sont le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, l'Assomption (15 août), la Toussaint, le 11 novembre et le jour de Noël.
L'avenant du 16 février 2024 relatif aux jours fériés a remplacé intégralement l'article 41 du chapitre VI de la convention collective et complété l'article 6 de l'accord du 27 avril 1999 sur l'aménagement du temps de travail. Il s'applique depuis le 25 décembre 2024, au lendemain de sa publication au Journal officiel.
Parmi ces 11 jours fériés, le 1er mai est obligatoirement chômé et payé. La convention prévoit ensuite que l'employeur choisit six jours fériés supplémentaires parmi les dix autres jours fériés légaux. Sept jours fériés sont donc chômés et payés au total chaque année.
💡 Bon à savoir : l'employeur ne peut pas choisir un jour férié tombant un dimanche si ce dimanche a été planifié comme repos hebdomadaire non travaillé pour les salariés.
| Jours fériés |
Nombre |
Statut |
Compensation si travaillé |
| 1er mai |
1 |
Chômé et payé (obligation légale) |
Majoration de 100 % (régime légal du 1er mai) |
| Jours choisis par l’employeur |
6 |
Chômés et payés |
Repos compensateur de 100 % ou majoration de 100 % |
| Autres jours fériés |
4 |
Peuvent être travaillés |
Dispositions légales de droit commun |
Quelles sont les règles pour les jours fériés travaillés dans la CCN horlogerie-bijouterie ?
Quatre jours fériés peuvent être travaillés dans la CCN horlogerie-bijouterie, sans majoration conventionnelle spécifique. Les sept jours fériés chômés, le 1er mai et les six jours choisis par l'employeur, bénéficient en revanche d'un régime de compensation distinct s'ils sont exceptionnellement travaillés.
Les règles générales applicables lorsqu'un salarié travaille un jour férié doivent être distinguées des dispositions spécifiques prévues par la convention collective.
Quelle compensation pour un jour férié chômé travaillé exceptionnellement ?
Un salarié qui travaille exceptionnellement l'un des six jours fériés chômés choisis par l'employeur bénéficie d'une compensation à 100 %, sous deux formes possibles :
Exemple concret : un salarié percevant 15 € brut par heure recevra 30 € brut par heure si l'employeur opte pour la majoration plutôt que pour le repos compensateur. Ce mécanisme s'applique uniquement aux six jours fériés chômés choisis par l'employeur, jamais aux quatre jours fériés qui peuvent être travaillés sans compensation conventionnelle particulière. Le 1er mai suit quant à lui son propre régime légal de majoration à 100 %, distinct de ce dispositif conventionnel.
Qui décide du mode de compensation ?
L'employeur détermine chaque début d'année le mode de compensation applicable en cas de travail exceptionnel d'un jour férié chômé, après information du comité social et économique (CSE) lorsqu'il existe. Ce choix porte sur l'ensemble de l'année et encadre la façon dont les jours fériés chômés seront traités si un salarié est amené à travailler exceptionnellement l'un d'eux.
En pratique, cette anticipation en début d'année permet à l'entreprise de :
planifier ses effectifs sur les périodes sensibles comme les fêtes de fin d'année ;
informer les salariés du mode de compensation retenu avant toute situation de travail exceptionnel ;
sécuriser le calcul de salaire en cas de jour férié travaillé.
Cette règle s'applique de la même façon aux salariés à temps plein et à temps partiel, dans les mêmes conditions.
Quelles sont les spécificités de la CCN horlogerie-bijouterie par rapport au Code du travail ?
Le Code du travail fixe la liste des jours fériés légaux et prévoit un régime particulier pour le 1er mai, mais il ne rend pas systématiquement le chômage des autres jours fériés obligatoire. La convention collective horlogerie-bijouterie ajoute une garantie conventionnelle propre au secteur.
Cette garantie prévoit que six jours fériés supplémentaires doivent être chômés et payés, avec une compensation de 100 % si l'un d'eux est exceptionnellement travaillé. Ces règles conventionnelles s'appliquent sous réserve des dispositions locales éventuellement applicables, par exemple dans les départements d'Alsace-Moselle.
👉 À noter : la majoration de 100 % prévue par la CCN concerne le travail exceptionnel d'un jour férié normalement chômé choisi par l'employeur. Elle ne doit pas être confondue avec le régime légal du 1er mai, qui relève d'un dispositif distinct.
Quels sont les droits des salariés pour les jours fériés dans cette CCN ?
Les salariés de la CCN horlogerie-bijouterie bénéficient du chômage et du paiement du 1er mai, ainsi que de six autres jours fériés choisis par l'employeur. Lorsqu'un salarié travaille exceptionnellement l'un de ces six jours fériés chômés, il bénéficie soit d'un repos compensateur de 100 %, soit d'une majoration de 100 %, selon le choix fixé par l'employeur en début d'année.
Les salariés à temps partiel bénéficient des mêmes droits conventionnels, dans les mêmes conditions et proportionnellement à leur planning de travail.
L'employeur identifie en début d'année les six jours fériés chômés et payés, en plus du 1er mai, et définit la modalité applicable en cas de travail exceptionnel. Un jour férié chômé ne doit entraîner aucune perte de rémunération pour le salarié concerné.
Si un salarié travaille exceptionnellement un jour férié chômé, la paie intègre la modalité retenue par l'employeur, qu'il s'agisse d'un repos compensateur ou d'une majoration à 100 %. Le paiement d'un jour férié doit ainsi être distingué selon que le jour est chômé, travaillé ou soumis à une disposition conventionnelle particulière.
Quels autres éléments intègrent la paie sur les jours fériés ?
Pour les quatre autres jours fériés, aucune majoration conventionnelle spécifique n'est prévue et les règles de droit commun s'appliquent. La paie doit également intégrer les cotisations applicables aux éléments de rémunération concernés.
Les règles relatives aux congés payés doivent aussi être distinguées de celles applicables aux jours fériés : selon les circonstances, un jour férié chômé peut notamment ne pas être décompté des congés du salarié.
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Demander une démoInformation à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-08-20.