Aller au contenu principal

Convention collective Commerce de gros (IDCC 573) – Coefficient

Qu'est-ce que le coefficient dans la convention collective commerce de gros ?

Le coefficient détermine le positionnement d'un salarié dans la grille de classification de la CCN Commerce de gros (brochure 3044). Il conditionne le salaire minimum conventionnel, les garanties d'ancienneté et les perspectives d'évolution professionnelle.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Entreprises relevant du commerce de gros, sous réserve du champ d'application exact de la convention collective

Champ d'application

Champ d'application

Commerce de gros, Négoce interentreprises, Distribution professionnelle

À retenir

  • La convention collective commerce de gros correspond à l'IDCC 573.

  • La classification comprend 10 niveaux, du niveau I au niveau X.

  • Les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) relèvent des niveaux I à VI.

  • Les cadres relèvent des niveaux VII à X.

  • Les salaires minima 2026 sont fixés par l'accord du 17 mars 2026, étendu par arrêté du 11 juin 2026.

Quels sont les salaires minima selon le niveau et l'échelon dans la convention collective commerce de gros ?

Les salaires minima de la convention collective commerce de gros varient selon le niveau, l'échelon et le statut du salarié. Les tableaux ci-dessous présentent les montants issus de l'accord du 17 mars 2026, applicables depuis le 1er mars 2026 dans les entreprises adhérant à une organisation patronale signataire, et depuis le 27 juin 2026 dans les autres entreprises de la branche.

Quels sont les salaires minima pour les ETAM ?

Les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) relèvent des niveaux I à VI, avec un salaire minimum mensuel fixé selon le niveau et l'échelon.

Niveau (ETAM) Échelon 1 Échelon 2 Échelon 3
I 1 839,81 € 1 850,85 € 1 861,96 €
II 1 873,13 € 1 884,37 € 1 895,67 €
III 1 907,05 € 1 918,49 € 1 930,00 €
IV 1 941,58 € 1 953,23 € 1 964,95 €
V 1 973,03 € 2 047,02 € 2 123,78 €
VI 2 203,43 € 2 286,05 € 2 371,78 €

⚠️ Attention : depuis la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 (1 867,02 € brut mensuel), les 3 échelons du niveau I passent sous le minimum légal. L'employeur doit alors appliquer le SMIC, plus favorable, en lieu et place du minimum conventionnel.

Quels sont les salaires minima pour les cadres ?

Les cadres relèvent des niveaux VII à X, avec un salaire minimum exprimé en montant annuel.

Niveau (cadres) Échelon Salaire annuel minimum
VII 1 30 338,30 €
VII 2 31 855,22 €
VII 3 33 447,98 €
VIII 1 38 709,35 €
VIII 2 42 580,28 €
VIII 3 46 838,31 €
IX 1 51 522,14 €
IX 2 56 674,36 €
X 1 65 175,51 €
X 2 78 210,61 €

💡 Bon à savoir : les salaires minima des cadres sont exprimés en montant annuel, contrairement à ceux des ETAM, exprimés en montant mensuel.

Le coefficient détermine le positionnement d'un salarié dans la grille de classification de la convention collective commerce de gros (brochure 3044). Il conditionne le salaire minimum conventionnel, les garanties d'ancienneté et les perspectives d'évolution professionnelle.

Guide des commerces de gros

Comment fonctionne la classification dans la convention collective commerce de gros ?

La classification de la convention collective commerce de gros comprend 10 niveaux, du niveau I au niveau X. Les niveaux I à VI concernent les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise). Les niveaux VII à X concernent les cadres.

Les niveaux I à VI comportent chacun 3 échelons, tout comme les niveaux VII et VIII. Les niveaux IX et X comportent chacun 2 échelons. Cette organisation résulte de l'accord de classification du 5 mai 1992, modifié par l'avenant n° 1 du 14 décembre 2010.

Quelles sont les filières prévues par la classification ?

La classification de la convention collective commerce de gros s'organise autour de 4 filières :

  • la filière logistique, qui couvre l'approvisionnement, le stockage et la livraison ;

  • la filière commerciale, qui couvre les achats, l'accueil et la vente ;

  • la filière administrative, qui couvre la comptabilité, l'informatique et le secrétariat ;

  • la filière technique, qui couvre l'entretien, l'installation, la réparation et le contrôle technique.

Quels critères déterminent le niveau et l'échelon d'un salarié ?

Le niveau et l'échelon d'un salarié dépendent de critères fondamentaux et de critères complémentaires. Les critères fondamentaux sont la compétence, l'autonomie et la responsabilité. Les critères complémentaires incluent l'expérience, les diplômes et la polyaptitude.

Comment progresse-t-on d'un échelon à l'autre dans la convention collective commerce de gros ?

Un salarié progresse d'échelon en fonction de son ancienneté dans l'emploi, mesurée en années d'expérience. L'expérience requise pour accéder à l'échelon supérieur est de :

  • 1 an au niveau I ;

  • 2 ans au niveau II ;

  • 3 ans au niveau III ;

  • 4 ans au niveau IV ;

  • 5 ans au niveau V ;

  • 6 ans au niveau VI.

La détention d'un diplôme d'État en lien avec l'activité réduit cette durée de moitié.

Qu'est-ce que la polyaptitude et comment influence-t-elle le coefficient ?

La polyaptitude désigne la capacité d'un salarié à exercer fréquemment plusieurs emplois-repères situés au même niveau. Elle peut être successive, quand le salarié occupe plusieurs emplois tour à tour, ou simultanée, quand un emploi spécifique combine des tâches empruntées à plusieurs emplois-repères.

La polyaptitude permanente entraîne automatiquement la progression d'un échelon. La polyaptitude occasionnelle ouvre le même droit si elle a été constatée sur une durée totalisant 45 jours ouvrés au cours d'une période de 24 mois consécutifs ou moindre.

👉 À noter : les tâches naturellement complémentaires à l'emploi et la polyaptitude déjà intégrée à la définition d'un emploi-repère ne sont pas prises en compte.

Comment déterminer le coefficient applicable à un salarié ?

Pour déterminer le coefficient applicable à un salarié, l'employeur suit une méthode en 4 étapes :

  1. identifier l'emploi-repère correspondant aux fonctions réellement exercées ;

  2. déterminer le niveau en appliquant les critères classants fondamentaux : compétence, autonomie, responsabilité ;

  3. fixer l'échelon en fonction des critères complémentaires : expérience, diplômes, polyaptitude ;

  4. vérifier la cohérence du classement avec la grille de salaires minima correspondante.

⚠️ Attention : le classement doit correspondre aux fonctions réellement exercées, et non à l'intitulé du contrat de travail. Un salarié sous-classé peut saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir un reclassement et un rappel de salaire.

Quelle garantie d'ancienneté s'applique dans la convention collective commerce de gros ?

La garantie d'ancienneté s'élève à 5 % après 4 ans d'ancienneté, 9 % après 8 ans, 13 % après 12 ans et 17 % après 16 ans. Elle s'applique aux branches du secteur non alimentaire.

Pour le secteur alimentaire, la garantie annuelle de rémunération correspond à la somme des 12 salaires mensuels conventionnels de l'année civile écoulée, majorée de 2 %. Elle bénéficie aux salariés ayant au moins un an d'activité dans l'entreprise.

Quelles règles s'appliquent pendant la période de stage dans la convention collective commerce de gros ?

La période de stage conventionnelle, applicable à partir du niveau III, est de 6 mois pour les niveaux III et IV et de 8 mois pour les niveaux V et VI. Cette durée est réduite de moitié lorsque le salarié détient un diplôme d'État en lien avec l'activité. Pendant cette période, la rémunération correspond à l'échelon 2 du niveau immédiatement inférieur.

Simplifiez la gestion de votre paie avec PayFit

Découvrez notre solution RH et Paie 100 % conforme aux conventions collectives.

Demander une démo
Simplifiez la gestion de votre paie avec PayFit

Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-29.

Guide des commerces de gros

Questions fréquentes

Le niveau correspond à la qualification générale du poste, déterminée par les critères de compétence, d'autonomie et de responsabilité. L'échelon affine ce classement au sein d'un même niveau, en fonction de l'expérience, des diplômes ou de la polyaptitude du salarié.

Oui, la position du salarié dans la classification conventionnelle est une mention obligatoire du bulletin de paie, prévue par l'article R. 3243-1 du Code du travail. Elle inclut le niveau, l'échelon et le coefficient applicables.

Les salaires minima des cadres de la convention collective commerce de gros sont exprimés en montant annuel, contrairement à ceux des ETAM, fixés en montant mensuel. Cette distinction résulte de la grille de salaires issue de l'accord du 17 mars 2026.

Si le salaire minimum conventionnel est inférieur au SMIC, l'employeur doit appliquer le SMIC, qui prévaut sur le minimum de branche. C'est le cas depuis le 1er juin 2026 pour le niveau I de la grille commerce de gros, dont les trois échelons sont désormais sous le seuil de 1 867,02 € brut mensuel.

Oui, un salarié qui estime être sous-classé peut saisir le conseil de prud'hommes pour demander un reclassement et un rappel de salaire. Cette action se prescrit par 3 ans à compter du jour où le salarié a connu ou aurait dû connaître les faits, conformément à l'article L. 3245-1 du Code du travail.

Oui, la garantie d'ancienneté s'ajoute au salaire minimum conventionnel du niveau et de l'échelon concernés, sans le remplacer. Elle prend la forme d'un pourcentage croissant selon l'ancienneté, sauf dans le secteur alimentaire où elle est remplacée par la garantie annuelle de rémunération.

4.5/5 parmi +22 000 entreprises

Adoptez le logiciel de paie utilisé par plus de 22‎ 000 TPE et PME

Aucun engagement requis