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Convention collective Commerce de gros (IDCC 573) — Calcul de salaire

Comment calculer le salaire dans la convention collective du commerce de gros ?

Salaires minima, SMIC, primes, ancienneté, heures supplémentaires et travail de nuit applicables à la convention collective nationale des commerces de gros.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Entreprises relevant du commerce de gros, sous réserve du champ d'application exact de la convention collective

Champ d'application

Champ d'application

Commerce de gros, Négoce interentreprises, Distribution professionnelle

À retenir

  • La convention collective du commerce de gros porte le numéro IDCC 573 (brochure 3044).

  • Depuis le 1er juin 2026, le SMIC brut mensuel s'élève à 1 867,02 €, soit 12,31 € de l'heure.

  • Les minima 2026 issus de l'accord du 17 mars 2026 s'appliquent à toutes les entreprises de la branche depuis le 27 juin 2026.

  • La garantie d'ancienneté majore la rémunération annuelle de 5 % à 17 % selon l'ancienneté, dans le secteur non alimentaire.

  • Le travail de nuit (21h-6h) donne droit à une majoration de 10 % à 25 % selon les cas.

Quelle est la grille des salaires minima dans la convention collective du commerce de gros ?

La grille des salaires minima de la convention collective du commerce de gros varie selon le niveau, l'échelon et la catégorie professionnelle. Voici les montants applicables depuis le 27 juin 2026, issus de l'accord du 17 mars 2026 étendu par arrêté du 11 juin 2026.

Catégorie Niveau Échelon Minimum brut
Ouvriers/employés I 1 1 839,81 € (mensuel)
Ouvriers/employés I 2 1 850,85 € (mensuel)
Ouvriers/employés I 3 1 861,96 € (mensuel)
Ouvriers/employés II 1 1 873,13 € (mensuel)
Ouvriers/employés II 2 1 884,37 € (mensuel)
Ouvriers/employés II 3 1 895,67 € (mensuel)
ETAM V 1 1 973,03 € (mensuel)
ETAM V 2 2 047,02 € (mensuel)
ETAM V 3 2 123,78 € (mensuel)
Cadres VII 1 30 338,30 € (annuel)
Cadres VII 2 31 855,22 € (annuel)
Cadres VII 3 33 447,98 € (annuel)
Cadres VIII 1 38 709,35 € (annuel)
Cadres VIII 2 42 580,28 € (annuel)
Cadres VIII 3 46 838,31 € (annuel)

💡 Bon à savoir : les minima du niveau I sont inférieurs au SMIC. Vous appliquez donc le SMIC (1 867,02 € brut) à la place de la grille conventionnelle pour ces échelons.

Le calcul de salaire dans le commerce de gros repose sur plusieurs briques : le salaire minimum conventionnel (SMC), le SMIC, la garantie d'ancienneté et les majorations liées aux heures supplémentaires ou au travail de nuit. Nous vous détaillons chaque règle pour sécuriser votre paie, quel que soit votre secteur (alimentaire ou non alimentaire).

Faut-il appliquer le salaire minimum conventionnel ou le SMIC ?

Vous appliquez toujours le montant le plus favorable entre le salaire minimum conventionnel (SMC) et le SMIC. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC brut mensuel atteint 1 867,02 €, soit 12,31 € de l'heure. Quand le SMC prévu par la grille est inférieur à ce seuil, c'est le SMIC qui s'applique.

Comment calculer la garantie d'ancienneté dans le commerce de gros ?

La garantie d'ancienneté sécurise la rémunération des salariés selon leur ancienneté et leur secteur d'activité. Les règles diffèrent entre le secteur alimentaire et le secteur non alimentaire.

Secteur non alimentaire : comment se calcule la garantie d'ancienneté ?

Dans le secteur non alimentaire, la garantie d'ancienneté correspond à la somme des 12 salaires mensuels conventionnels de l'année civile écoulée, majorée selon l'ancienneté du salarié :

  • 5 % après 4 ans d'ancienneté ;

  • 9 % après 8 ans d'ancienneté ;

  • 13 % après 12 ans d'ancienneté ;

  • 17 % après 16 ans d'ancienneté.

Vous comparez ensuite ce montant garanti à la rémunération brute réellement perçue par le salarié sur l'année civile. Si celle-ci est inférieure, vous versez la différence.

Par exemple, un salarié avec 9 ans d'ancienneté a droit à une garantie égale à 12 fois son SMC mensuel, majorée de 9 %. Si son SMC mensuel est de 1 900 €, sa garantie annuelle atteint 24 852 € (1 900 × 12 × 1,09).

Secteur alimentaire : comment fonctionne la garantie annuelle de rémunération (GAR) ?

La garantie annuelle de rémunération (GAR) s'applique aux salariés du secteur alimentaire ayant au moins 1 an d'ancienneté dans l'entreprise. Elle correspond à 12 mois de SMC, majorés de 2 %.

Vous vérifiez ce montant au 31 décembre de chaque année, ou lors du départ du salarié. En cas de départ en cours d'année, d'absences non assimilées à du temps de travail effectif ou de temps partiel, vous calculez la garantie au prorata.

Quelle est la majoration des heures supplémentaires dans le commerce de gros ?

Les heures supplémentaires effectuées dans le commerce de gros sont majorées de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis de 50 % au-delà.

Le contingent annuel varie selon le secteur : 180 heures pour le secteur alimentaire, avec un dépassement exceptionnel possible de 10 %, et 220 heures pour le secteur non alimentaire, correspondant au contingent légal.

Quelle prime pour le travail de nuit dans le commerce de gros ?

Le travail de nuit dans le commerce de gros se situe entre 21h et 6h. Un salarié travaillant habituellement de nuit perçoit une prime de 10 % de son taux horaire réel, portée à 25 % en cas de travail exceptionnel de nuit.

👉 À noter : au-delà de 4 heures de travail effectif entre 21h et 6h, vous versez aussi une indemnité de casse-croûte égale à 1,5 fois le montant du minimum garanti.

Comment est rémunéré le travail du dimanche et des jours fériés ?

Le travail habituel du dimanche ou d'un jour férié donne droit à une majoration de 10 % du taux horaire.

Pour un salarié qui travaille exceptionnellement ce jour-là, la majoration atteint 100 %, complétée par une journée de repos compensateur. Le nombre de dimanches travaillés à titre exceptionnel se limite à 3 par an pour ces salariés.

Comment passer du salaire brut au salaire net dans le commerce de gros ?

Vous partez du salaire brut de base, puis vous ajoutez les éléments variables avant de déduire les cotisations salariales :

  1. salaire brut de base : au moins égal au SMC ou au SMIC, sur la base de 151,67 heures par mois ;

  2. éléments variables : heures supplémentaires, primes de nuit, majorations du dimanche ou des jours fériés, avantages en nature ;

  3. cotisations salariales : CSG-CRDS, maladie, vieillesse, retraite complémentaire, assurance chômage, soit environ 22 à 23 % du brut ;

  4. net imposable puis net à payer : après déduction du prélèvement à la source (PAS).

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Information à caractère informatif, sans conseil juridique. Dernière vérification le 2026-07-29.

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Questions fréquentes

Le salaire minimum conventionnel (SMC) correspond au salaire de base pour la durée de travail effectif, hors primes et majorations comme les heures supplémentaires, la prime de nuit ou les avantages en nature. Sauf disposition contraire de la convention, ces éléments variables s'ajoutent au SMC et n'entrent pas dans sa comparaison avec le salaire réellement versé.

La garantie d'ancienneté et la garantie annuelle de rémunération (GAR) reposent sur le même principe de vérification annuelle, mais elles ne concernent pas le même secteur. La garantie d'ancienneté s'applique au secteur non alimentaire et varie de 5 % à 17 % selon l'ancienneté, tandis que la GAR concerne le secteur alimentaire et applique une majoration fixe de 2 % dès 1 an d'ancienneté.

Non, la convention collective du commerce de gros ne prévoit pas de treizième mois obligatoire. Une entreprise peut toutefois l'instaurer par usage, accord d'entreprise ou clause du contrat de travail, sans que cela soit imposé par la branche.

Quand le SMIC dépasse le salaire minimum conventionnel, vous appliquez automatiquement le SMIC. C'est notamment le cas pour les échelons du niveau I depuis la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026, dont les minima conventionnels sont devenus inférieurs au seuil légal.

Vous vérifiez le salaire minimum conventionnel annuel d'un cadre au 31 décembre de chaque année, en comparant le total des salaires bruts perçus à la grille annuelle correspondant à son niveau et à son échelon. Si le salaire versé est inférieur à ce minimum, vous devez régulariser la différence.

Les heures supplémentaires ne sont pas plafonnées, mais leur réalisation au-delà du contingent annuel (180 heures dans le secteur alimentaire, 220 heures dans le secteur non alimentaire) ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos. Le secteur alimentaire peut dépasser son contingent de 10 % à titre exceptionnel, en cas d'événement imprévisible.

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