Comment s’acquitter de la cotisation d’assurance chômage ?
La cotisation d’assurance chômage est une cotisation du régime général qui permet de financer les allocations chômage des salariés en cas de perte involontaire de leur emploi.
Si elle était supportée à la fois par l’employeur et le salarié, depuis le 1er janvier 2019, cela a changé avec la suppression de la cotisation d’assurance chômage pour le salarié. Elle est aujourd’hui supportée seulement par l’employeur.
Qu’est-ce que la cotisation d’assurance chômage ? Comment calculer la cotisation d’assurance chômage ? Comment déclarer la cotisation d’assurance chômage ? PayFit vous répond.
Qu’est-ce que la cotisation d’assurance chômage ?
L’assurance chômage est un dispositif de prise en charge financière des salariés ayant perdu leur emploi.
Elle est financée par les cotisations sociales et plus particulièrement la cotisation d’assurance chômage, également appelée cotisation Pôle emploi, qui est prélevée directement sur les salaires et collectée par l’URSSAF.
Les salariés concernés par les prestations d’assurance chômage sont tous les salariés titulaires d’un contrat de travail.
La cotisation d’assurance chômage n’est pas due au président d’une SAS puisqu’il est "assimilé salarié". Il ne cotise donc pas à l’assurance chômage.
💡 Bon à savoir : la cotisation AGS peut également être évoquée lorsque l’on parle de cotisations liées à l’assurance chômage. Elle est financée uniquement par l’employeur et permet de garantir, par le biais d’une avance, un paiement de salaire ou une indemnité dans le cadre d’une entreprise en difficulté.
Votre calendrier paie & RH 2026
Comment calculer la cotisation d’assurance chômage ?
Le montant de la cotisation d’assurance chômage est calculé en multipliant l’assiette de cotisation d’assurance chômage avec son taux.
L'assiette de la cotisation est identique à celle des autres cotisations de Sécurité sociale, à savoir la rémunération brute perçue par le salarié dans la limite de 4 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale (soit 16 020 € en 2026).
La rémunération brute prise en compte dans l’assiette de cotisation de l’assurance chômage comprend le salaire, les indemnités sauf les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, les revenus de remplacement, les avantages en nature, etc.
Cela signifie que si un salarié perçoit une rémunération brute mensuelle supérieure à 16 020 €, la cotisation d'assurance chômage en 2026 ne sera pas calculée sur la part excédant ce montant.
Concernant le taux de la cotisation d’assurance chômage, il est égal à 4,00 %.
Il est possible de bénéficier d'un allègement de la cotisation employeur d'assurance chômage (dans le cadre de la réduction générale des cotisations patronales) pour les rémunérations inférieures à 1,6 SMIC (soit 2 916,85 € mensuels bruts en 2026).
💡 Bon à savoir : il existe une augmentation du taux de cotisation d’assurance chômage pour les CDD d’usage d’une durée inférieure ou égale à 3 mois conclus avec les ouvriers docker occasionnels qui est égal à 4,55 %.
Comment déclarer la cotisation d’assurance chômage ?
Il est nécessaire de procéder à la déclaration et au paiement des cotisations auprès des organismes compétents. Pour la cotisation d’assurance chômage, il s’agit de l’URSSAF pour les salariés relevant du régime général de la sécurité sociale.
Les dates de paiement des cotisations sont alignées sur les dates de transmission de la DSN, soit le 5 ou le 15 de chaque mois.
La cotisation d’assurance chômage est à déclarer au moyen du code type de personnel (CTP) 772 intitulé « Contributions assurance chômage ».
Sur le bulletin de salaire, la cotisation d’assurance chômage doit figurer au libellé “Assurance chômage”.
Comment s'applique la règle du bonus-malus sur le taux de contribution à l'assurance chômage ?
Définition du bonus-malus
Dans le cadre de la réforme de l'assurance chômage, le Gouvernement a instauré un bonus-malus qui consiste à moduler le taux de contribution à l'assurance chômage pour les entreprises de plus de 11 salariés appartenant à certains secteurs d'activités.
La modulation du taux de contribution à l'assurance chômage peut se faire à la hausse (malus) ou à la baisse (bonus) en fonction du taux de séparation de l'entreprise.
Jusqu'au 28 février 2026, le taux de séparation correspondait au nombre de fins de contrat de travail ou de missions d'intérim donnant lieu à une inscription à France Travail (ex-Pôle emploi) dans les 3 mois.
Depuis le 1er mars 2026, le taux de séparation correspond au nombre de fins de contrats de travail d'une durée inférieure à 3 mois rapporté à l'effectif moyen annuel de l'entreprise. Ne sont donc plus prises en compte :
les fins de contrats de travail d'une durée effective de plus de 3 mois ;
les fins de contrats saisonniers ;
les fins de contrats résultant d'un licenciement pour inaptitude non professionnelle ;
les fins de contrats résultant d'un licenciement pour faute grave ou lourde.
💡 Bon à savoir : depuis le 1er mai 2025, le bonus peut réduire le taux de contribution à l'assurance chômage dans la limite d'un plancher de 2,95 %, et le malus augmenter ce taux dans la limite d'un plafond de 5,00 %. Le taux pivot (standard) est de 4,00 %.
⚠️ Attention : le calcul du taux de séparation a évolué au 1er mars 2026. Consultez le site de l'URSSAF pour vérifier les nouveaux taux de séparation médians calculés par subdivision de secteur sur la période 2023-2025, et connaître le taux de contribution applicable à votre entreprise.
Toutes les fins de contrats au sein de l'entreprise sont prises en comptes à l'exception :
des démissions ;
des fins de contrats d'apprentissage et de professionnalisation ;
des fins de contrats des intermittents du spectacle.
L'Urssaf notifie aux entreprises concernées la modulation du taux de contribution à l'assurance chômage depuis le 1er septembre 2020. En l'absence de notification de l'Urssaf, l'entreprise contribue à l'assurance chômage au taux pivot de 4,00 % (taux en vigueur depuis le 1er mai 2025).
Secteurs d'activités concernés par le bonus-malus
Le bonus-malus est applicable aux entreprises de 11 salariés et plus des secteurs d'activités suivants :
hébergement et restauration ;
fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac ;
transports et entreposage ;
autres activités spécialisées, scientifiques et techniques ;
production et distribution d'eau, assainissement, gestion des déchets et dépollution ;
fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que d'autres produits minéraux non métalliques.
👉 À noter : depuis le 1er mars 2026, le secteur « Travail du bois, industries du papier et imprimerie » n'est plus concerné par le bonus-malus, son taux de séparation moyen sur la période 2022-2024 n'étant plus supérieur à 150 %.
Envie de gagner du temps sur la paie ?
Pour aller plus loin...
Qu’est-ce que la contribution à la formation professionnelle, quel est son taux et comment la déclarer ? Les experts PayFit vous expliquent tout sur la CFP.
Tout employeur peut bénéficier d’exonérations de cotisations sociales s’il remplit certaines conditions. Décryptage.
Cotisations sociales : prélevées sur les bulletins de salaire, à quoi servent-elles ? Quels sont leurs taux en 2026 ? PayFit vous guide dans vos calculs.
La CRDS est une mesure connue par toutes les entreprises, mais son fonctionnement peut sembler complexe à comprendre. Décryptage avec PayFit.
Découvrez comment calculer les cotisations de l’employeur, comprendre les taux applicables et les assiettes pour garantir votre mise en conformité.
Qui doit payer la cotisation AGS, à quel taux en 2026 ? Découvrez les règles à jour, les entreprises concernées et les erreurs de déclaration à éviter.
