Offre valable pour le plan Paie avancée. Applicable aux entreprises de 1 à 99 collaborateurs qui souscrivent à PayFit entre le 1er juin et le 31 juillet 2026. Les conditions d'annulation applicables sont celles prévues dans nos Conditions Générales de Services. Des frais de mise en place peuvent être appliqués
Le
chômage partiel
est une
mesure exceptionnelle
qui permet à un employeur de ne pas se séparer de son personnel en période de crise.
Cette
activité partielle
n’a pas d’incidence sur les
congés payés
: les heures chômées (prévues contractuellement, mais non travaillées) entrent dans le calcul des congés payés.
Contrairement à une idée reçue, un employeur n’a pas le droit d
’imposer la prise de congés payés
à ses salariés pour prévenir la mise au chômage partiel.
Lorsqu’une entreprise traverse une
situation difficile
, elle peut recourir au
chômage partiel
, un dispositif temporaire prévu par le Code du travail pour éviter les licenciements.
Pour un employeur, comme pour les salariés, se pose alors la question du
chômage partiel et des congés payés
. Entre l’acquisition des droits et leur calcul en activité partielle, la
gestion des congés
peut vite se compliquer.
Qu’est-ce que le chômage partiel ?
Le
chômage partiel
(officiellement appelé
activité partielle
) est un
dispositif prévu par le Code du travail
(article L5122-1 et suivants) qui permet à l'employeur confronté à des
difficultés économiques, techniques ou à des circonstances exceptionnelles
de réduire ou suspendre temporairement l'activité de ses salariés, tout en leur garantissant une indemnisation.
Grâce à plusieurs mesures sociales, il permet
d’aider les entreprises
à faire face à une
baisse d’activité sans licencier
ses équipes.
Le chômage partiel reste une solution limitée dans le temps. En cas de difficulté, l’État peut se substituer à l’employeur pour prendre en charge tout ou partie du
coût de la rémunération de ses collaborateurs
pendant la période chômée.
Le
dispositif d’activité partielle
peut s’appliquer :
soit par la
diminution de la durée de travail des salariés
(horaire réduit) ;
soit par la
fermeture totale ou partielle de l’entreprise
.
💡
Bon à savoir
: quelle que soit la situation pour laquelle l’employeur utilise le
chômage partiel
, il doit procéder à l’
annonce de l’activité partielle
auprès de ses salariés.
Que dit la loi en matière de chômage partiel et d’acquisition des congés payés ?
Le
chômage partiel
concerne tous
types de contrat de travail
: CDI, CDD à temps plein ou à temps partiel, etc.
En cas d’activité partielle, le
contrat de travail est suspendu
durant les heures non travaillées. Toutefois, les salariés bénéficient du
maintien
des
congés payés
, ces derniers n’étant pas impactés par la mesure.
Bien que les informations divergent en ligne, les salariés
continuent de cumuler des congés pendant l’activité partielle,
quelle que soit sa durée. En effet, l
’article R5122-11
du Code du travail précise bien que “ la totalité des heures chômées est prise en compte pour le calcul de l’acquisition des droits à congés payés ”.
👉
À noter
: l’ensemble des heures chômées est aussi comptabilisé pour le calcul de la participation et de l’intéressement dès lors que leur répartition dépend de la durée de présence du salarié.
Comment fonctionne le calcul des congés payés en cas de chômage partiel ?
D’après la
loi sur les congés payés
en France, chaque salarié a droit à un congé à raison de
2,5 jours ouvrables par mois
(soit 30 jours sur une année complète) à la charge de son employeur.
Ce principe est confirmé par l'article R5122-11 du Code du travail est formel : "
La totalité des heures chômées est prise en compte pour le calcul de l'acquisition des droits à congés payés
".
Concrètement, cela signifie que :
un salarié à
temps plein placé en chômage partiel à 100%
(fermeture totale) pendant 3 mois acquiert
7,5 jours de congés
(3 × 2,5) ;
un salarié en
chômage partiel à 50%
pendant 2 mois acquiert également
5 jours de congés
(2 × 2,5) ;
un salarié en
chômage partiel à 20%
pendant 6 mois acquiert
15 jours de congés
(6 × 2,5).
⚠️ Erreur fréquente à éviter
: certains employeurs pensent à tort que l'acquisition de congés doit être
proratisée
selon le pourcentage d'activité partielle. Or seule la
durée calendaire
compte, quel que soit le taux de chômage partiel.
Pour
calculer ses congés payés
en chômage partiel, il suffit donc de multiplier le nombre de mois concernés par 2,5.
📌
Exemple
: Sophie est placée en chômage partiel à 80% pendant 4 mois (elle ne travaille que 20% de son temps). Elle acquiert quand même
4 × 2,5 = 10 jours de congés payés
, exactement comme si elle avait travaillé à temps plein.
L’employeur peut-il imposer des congés payés en cas de chômage partiel ?
Non, un employeur
n’a pas le droit
d’
imposer des congés payés
à ses salariés pour
éviter la mise en chômage partiel
. Cette règle s’applique même en cas de difficultés économiques : le chômage partiel n’est pas considéré comme une circonstance exceptionnelle qui justifierait l’imposition de congés.
L’entreprise ne peut pas non plus
modifier les dates des congés déjà posés
en invoquant l’activité partielle ni réduire le
délai de prévenance
.
💡
Bon à savoir
: toutefois, sans les forcer, un employeur a le droit d’inciter son personnel à solder les jours de repos acquis (congés et RTT). En cas d’accord collectif, il lui est possible d’imposer la
prise des congés payés
sur le Compte Épargne Temps (CET).
À cause d’idées reçues, un employeur peut se méprendre sur la gestion des congés en cas d’activité partielle. L’une des erreurs les plus courantes est de
penser que les droits sont naturellement réduits par la situation
.
Certains employeurs peuvent également envisager d’éviter le chômage partiel avec des
congés payés imposés
sans respecter le cadre légal ou encore mal calculer l’
indemnisation de congés payés
. Enfin, parce que les appellations sont proches, il arrive de confondre les
congés payés à temps partiel
et ceux acquis au titre de l’activité partielle (chômage).
Durant leurs congés, les collaborateurs perçoivent une
indemnité de congés payés
à la place de leur salaire habituel. Celle-ci peut se calculer suivant deux manières différentes, en conservant
la plus avantageuse
pour le salarié : soit la r
ègle du 1/10e
(égale à 1/10e de la rémunération brute totale perçue au cours de la période de référence) soit le
maintien de salaire
(c’est-à-dire la rémunération encaissée par le travailleur s’il avait continué à exercer).
Lors d’une période de chômage partiel (ou technique), le salarié peut bénéficier d
’une indemnité d’activité partielle
versée par l’employeur pour les heures non travaillées. Celle-ci correspond généralement à
60 % de son salaire brut
par heure chômée.