Un avantage en nature correspond à un bien ou service fourni gratuitement par l'employeur : téléphone, ordinateur, véhicule ou logement.
Dès qu'il y a un usage personnel, même partiel, l'avantage doit être évalué et intégré au bulletin de paie.
Le forfait NTIC est fixé à 10 % du coût d'achat ou de l'abonnement TTC.
Le forfait repas 2026 s'élève à 5,50 € par repas, soit 11,00 € par jour pour 2 repas.
La convention collective des télécommunications (IDCC 2148) ne prévoit aucune règle dérogatoire : le droit commun s'applique intégralement.
Quel est le barème 2026 des avantages en nature dans les télécommunications ?
Le barème 2026 des avantages en nature applicable dans les télécommunications reprend les taux de droit commun fixés par l'arrêté du 25 février 2025. Ce tableau récapitule les montants à retenir selon le type d'avantage.
| Type d’avantage |
Situation |
Évaluation forfaitaire 2026 |
| Nourriture |
Repas fourni gratuitement |
5,50 € par repas (11,00 €/jour pour 2 repas) |
| NTIC (téléphone, ordinateur, tablette) |
Achat par l’employeur |
10 % du coût d’achat TTC |
| NTIC (abonnement) |
Abonnement pris en charge |
10 % du coût annuel TTC |
| Logement (1 pièce) |
Rémunération mensuelle < 1 932 € |
79,70 € par mois |
| Véhicule acheté, 5 ans ou moins |
Sans carburant |
15 % du coût d’achat TTC |
| Véhicule acheté, 5 ans ou moins |
Avec carburant (forfait global) |
20 % du coût d’achat TTC |
| Véhicule acheté, plus de 5 ans |
Sans carburant |
10 % du coût d’achat TTC |
| Véhicule acheté, plus de 5 ans |
Avec carburant (forfait global) |
15 % du coût d’achat TTC |
| Véhicule en location |
Sans carburant |
50 % du coût global annuel |
| Véhicule en location |
Avec carburant |
67 % du coût global annuel |
👉 À noter : pour les véhicules mis à disposition avant le 1er février 2025, les anciens taux continuent de s'appliquer : 9 % ou 6 % du coût d'achat sans carburant, 30 % du coût global annuel en location.
Qu'est-ce qu'un avantage en nature dans le secteur des télécommunications ?
Un avantage en nature correspond à la mise à disposition gratuite d'un bien ou d'un service par l'employeur, ou à la prise en charge de dépenses personnelles du salarié.
Dans les télécommunications, ces avantages sont particulièrement répandus : téléphones mobiles, abonnements, ordinateurs portables ou tablettes font partie de l'environnement de travail quotidien.
L'avantage en nature constitue un élément de rémunération soumis aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu. Le Code de la sécurité sociale (articles L136-1-1 et L242-1) et l'arrêté du 25 février 2025 encadrent les modalités d'évaluation.
Bon à savoir
Un outil utilisé exclusivement à des fins professionnelles ne constitue pas un avantage en nature. C'est l'usage privé, même partiel, qui déclenche la qualification d'avantage en nature.
Quels sont les avantages en nature les plus courants dans les télécoms ?
Le téléphone mobile et le smartphone
Le téléphone professionnel est l'avantage en nature le plus courant dans les télécommunications. Dès que l'employeur autorise un usage personnel du téléphone et de l'abonnement, l'avantage doit être évalué et intégré au bulletin de paie.
L'évaluation suit les règles NTIC : forfait de 10 % du coût d'achat TTC, ou 10 % du coût annuel TTC de l'abonnement.
L'employeur peut aussi retenir la valeur réelle, sur la base des dépenses effectivement engagées pour l'usage privé.En pratique, plusieurs situations se distinguent :
usage exclusivement professionnel : le téléphone est restitué le soir ou le week-end, aucun avantage en nature à déclarer ;
usage personnel toléré sans restriction horaire : l'employeur doit évaluer l'avantage, au forfait ou en valeur réelle ;
abonnement incluant appels et data illimités : le forfait de 10 % s'applique sur le coût annuel TTC de l'abonnement, même sans distinction entre usage pro et perso.
Un technicien réseau disposant d'un smartphone à 600 € TTC avec usage personnel autorisé génère ainsi un avantage en nature annuel de 60 €, soit 10 % du prix d'achat.
Ordinateurs portables, tablettes, accès internet à domicile : l'évaluation suit exactement les mêmes règles que pour le téléphone dès qu'un usage privé est toléré.
Le forfait de 10 % s'applique au coût d'achat TTC de l'équipement ou au coût annuel TTC de l'abonnement internet.
Dans les métiers techniques des télécommunications, ces outils sont souvent fournis en permanence, ce qui augmente le risque d'usage personnel non déclaré. Voici les cas fréquents rencontrés dans le secteur :
ordinateur portable professionnel utilisé aussi pour un usage familial le soir ou le week-end ;
clé 4G ou box internet mise à disposition à domicile pour le télétravail, avec un usage personnel additionnel ;
logiciels ou abonnements cloud payés par l'entreprise mais accessibles également à titre personnel.
Si l'employeur ne peut pas justifier de dépenses réelles, l'administration retient systématiquement le forfait de 10 %. Un ingénieur équipé d'un ordinateur à 1 500 € TTC avec usage mixte génère donc un avantage en nature de 150 € par an.
Le véhicule de fonction
La mise à disposition d'un véhicule de fonction pour un usage à la fois professionnel et personnel génère un avantage en nature dont l'évaluation dépend du mode de financement et de la date de mise à disposition.
Les commerciaux et cadres itinérants du secteur des télécommunications sont les plus concernés.Trois paramètres déterminent le calcul :
le mode d'acquisition : véhicule acheté par l'entreprise ou véhicule loué (avec ou sans option d'achat) ;
l'ancienneté du véhicule : moins de 5 ans ou 5 ans et plus, avec des taux différents ;
la prise en charge du carburant : carburant inclus au forfait global ou remboursé sur factures réelles.
Pour un véhicule électrique, un abattement de 70 % s'applique sur l'évaluation de l'avantage, dans la limite de 4 641,60 € par an en 2026. Cet avantage favorable vise à encourager le verdissement des flottes commerciales dans les télécommunications.
Le logement de fonction
Plus rare dans les télécommunications que dans d'autres secteurs, le logement de fonction concerne surtout certains cadres dirigeants ou postes nécessitant une présence continue. L'évaluation repose sur un barème forfaitaire URSSAF indexé sur la rémunération du salarié et le nombre de pièces du logement.
À titre d'exemple, pour un salarié rémunéré moins de 1 932 € par mois et logé dans un logement d'une pièce, l'avantage en nature 2026 s'élève à 79,70 € par mois. Le barème progresse ensuite selon le nombre de pièces et le niveau de rémunération.
L'employeur peut également choisir la valeur locative réelle du logement, à condition de disposer de justificatifs précis : bail, quittances ou évaluation par un professionnel de l'immobilier.
La nourriture
Cet avantage s'applique lorsque l'employeur fournit gratuitement les repas à ses salariés, par exemple dans un restaurant d'entreprise ou lors de repas d'équipe récurrents. Le forfait URSSAF 2026 s'applique uniformément, quel que soit le secteur d'activité.
En 2026, le montant forfaitaire est de 5,50 € par repas, soit 11,00 € par jour lorsque deux repas sont fournis.
Contrairement aux autres avantages en nature, seule l'évaluation forfaitaire est admise pour la nourriture : aucune option pour la valeur réelle n'est ouverte à l'employeur.
Faut-il choisir le forfait ou la valeur réelle pour évaluer un avantage en nature ?
Le choix entre forfait et valeur réelle dépend du type d'avantage et de la capacité de l'employeur à justifier des dépenses précises. Ce choix peut être modifié d'une année sur l'autre, sans engagement définitif.
Pour les NTIC, le forfait correspond à 10 % du coût d'achat public TTC, ou 10 % du coût annuel TTC de l'abonnement, conformément à l'arrêté du 25 février 2025. La valeur réelle correspond aux dépenses effectivement engagées pour l'usage privé.Pour le véhicule, l'employeur applique le barème forfaitaire présenté plus haut, ou retient la valeur réelle des dépenses d'utilisation au prorata des kilomètres parcourus à titre privé.
Pour le logement, il opte pour le barème forfaitaire URSSAF ou pour la valeur locative réelle justifiée.
Seule la nourriture échappe à ce choix : l'évaluation forfaitaire de 5,50 € par repas en 2026 est obligatoire.
⚠️ Attention
Les taux d'évaluation forfaitaire du véhicule ont été modifiés par l'arrêté du 25 février 2025. Les anciens taux (9 % ou 6 % du coût d'achat, 30 % en location) ne s'appliquent plus qu'aux véhicules mis à disposition avant le 1er février 2025.
La convention collective des télécommunications prévoit-elle des règles spécifiques sur les avantages en nature ?
Non, la convention collective des télécommunications (IDCC 2148) ne comporte pas de dispositions dérogatoires sur l'évaluation des avantages en nature. Les règles de droit commun de l'URSSAF s'appliquent intégralement, sans aménagement propre au secteur.
L'article 4.2.9 relatif aux déplacements professionnels encadre uniquement les conditions de remboursement des frais engagés dans le cadre des fonctions. La frontière entre frais professionnels et avantage en nature doit être appréciée au cas par cas, selon l'usage réel de l'équipement.
Un téléphone d'entreprise restitué en dehors du temps de travail et utilisé uniquement à des fins professionnelles ne constitue pas un avantage en nature. À l'inverse, si le salarié l'utilise librement à titre personnel, l'avantage doit être évalué.
L'avantage en nature figure sur le bulletin de paie à deux endroits distincts. Il est d'abord ajouté au salaire brut, ce qui augmente l'assiette de cotisations sociales :
CSG et CRDS : calculées sur le salaire brut augmenté de l'avantage ;
cotisations retraite et prévoyance : assises également sur ce brut majoré ;
impôt sur le revenu : l'avantage entre dans le revenu imposable du salarié.
L'avantage est ensuite retranché du net à payer, puisqu'il a déjà été perçu en nature. Cela entraîne un coût global employeur plus élevé, du fait des cotisations patronales calculées sur un brut augmenté, et un salaire brut annuel plus élevé pouvant avoir un impact sur certaines prestations sociales du salarié.
L'avantage en nature entre-t-il dans le calcul de l'indemnité de licenciement ?
Oui, l'avantage en nature entre dans le salaire de référence utilisé pour calculer l'indemnité de licenciement. Ce salaire de référence, légal comme conventionnel selon l'article 4.4.1 de la convention collective des télécommunications, inclut l'ensemble des éléments de rémunération versés au salarié.
Dans les télécommunications, où les dotations technologiques (téléphones, ordinateurs, véhicules) peuvent représenter des montants significatifs, l'intégration des avantages en nature peut sensiblement faire varier le montant final de l'indemnité.
Un salarié disposant d'un véhicule de fonction et d'un smartphone haut de gamme verra ainsi son indemnité calculée sur une base plus élevée qu'un salarié sans avantage en nature.
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Dernière vérification le 2026-07-24.