Indemnité de licenciement – Convention collective des télécommunications (IDCC 2148)
Comment calculer l'indemnité de licenciement dans la convention collective des télécommunications ?
L'indemnité de licenciement prévue par la CCN des télécommunications (IDCC 2148) repose sur un pourcentage du salaire annuel brut, progressif selon l'ancienneté. Cette page détaille les conditions, le barème conventionnel, les majorations pour les 50 ans et plus, et la comparaison avec l'indemnité légale.
Nombre d'entreprises concernées par la CCN
Environ 1 370 entreprises
Champ d'application
Télécommunications filaires (NAF 6110Z), Télécommunications sans fil (NAF 6120Z), Autres activités de télécommunication (NAF 6190Z), Centres d'appels (NAF 8220Z)
FAQ — Indemnité de licenciement dans la CCN des télécommunications
L'indemnité est-elle soumise à l'impôt sur le revenu ?
L'indemnité est-elle soumise à l'impôt sur le revenu ?
L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du montant conventionnel ou légal, selon celui qui est le plus élevé. Au-delà de ce seuil, l'exonération se poursuit jusqu'au plus élevé de ces deux montants : 50 % de l'indemnité totale versée, ou deux fois la rémunération annuelle brute perçue l'année précédant la rupture. Ces deux limites sont elles-mêmes plafonnées à 6 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Passé ce plafond global, la fraction restante de l'indemnité devient imposable comme un salaire classique.
Un salarié en période d'essai a-t-il droit à cette indemnité ?
Un salarié en période d'essai a-t-il droit à cette indemnité ?
Non, la rupture pendant la période d'essai n'est juridiquement pas un licenciement et n'ouvre donc aucun droit à l'indemnité de licenciement, qu'elle soit conventionnelle ou légale. Chaque partie peut rompre le contrat librement pendant cette période, sous réserve de respecter le délai de prévenance prévu par le code du travail. Le salarié conserve uniquement le paiement des jours travaillés et, le cas échéant, ses congés payés acquis.
La majoration 50 ans et plus se cumule-t-elle avec le barème de base ?
La majoration 50 ans et plus se cumule-t-elle avec le barème de base ?
Oui, la majoration s'ajoute bien au barème de base calculé selon l'ancienneté du salarié. En revanche, les deux paliers de majoration eux-mêmes, +5 % et +10 %, ne se cumulent jamais entre eux : seul le palier le plus favorable au salarié s'applique. Cette règle évite qu'un salarié cumule les deux bonus tout en respectant le plafond global de 101 % fixé par la convention.
L'indemnité conventionnelle s'applique-t-elle en cas de rupture conventionnelle ?
L'indemnité conventionnelle s'applique-t-elle en cas de rupture conventionnelle ?
Non, la rupture conventionnelle individuelle n'est pas un licenciement : elle obéit à ses propres règles d'indemnisation minimale, généralement alignées sur l'indemnité légale de licenciement. Rien n'empêche cependant l'employeur et le salarié de s'inspirer du barème conventionnel des télécommunications pour négocier un montant plus favorable dans la convention de rupture. Cette latitude explique pourquoi les montants de rupture conventionnelle varient fortement d'une négociation à l'autre.
Peut-on négocier une indemnité supérieure au barème conventionnel ?
Peut-on négocier une indemnité supérieure au barème conventionnel ?
Oui, le barème fixe uniquement un minimum garanti au salarié, jamais un plafond de négociation. Une négociation individuelle, un accord d'entreprise ou une transaction peuvent aboutir à un montant supérieur, notamment dans le cadre d'un licenciement économique avec plan de sauvegarde de l'emploi. L'employeur reste libre d'accorder davantage, tant qu'il respecte au minimum le montant conventionnel ou légal le plus favorable.



