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Retraite complémentaire – Convention collective Télécommunications (IDCC 2148)

Comment fonctionne la retraite complémentaire Agirc-Arrco dans les télécommunications ?

La retraite complémentaire constitue un pilier essentiel de la protection sociale des salariés du secteur des télécommunications. Elle vient compléter la pension de base grâce au régime unifié Agirc-Arrco. Cette page détaille les obligations conventionnelles, les taux de cotisation 2026 et le mécanisme d'acquisition des points.

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Nombre d'entreprises concernées par la CCN

Environ 1 370 entreprises

Champ d'application

Champ d'application

Télécommunications filaires (NAF 6110Z), Télécommunications sans fil (NAF 6120Z), Autres activités de télécommunication (NAF 6190Z), Centres d'appels (NAF 8220Z)

À retenir

  • La retraite complémentaire Agirc-Arrco s'ajoute à votre retraite de base et repose sur un système de points ;

  • Dans la convention collective Télécommunications, l'employeur finance au moins 60 % des cotisations ;

  • Les salariés des groupes E, F, G et D bis (s'il existe) relèvent des caisses cadres ;

  • En 2026, la valeur d'achat du point est de 20,1877 € et sa valeur de service de 1,4386 € ;

  • Un départ dès 57 ans est possible, mais il entraîne une minoration définitive de la pension.

Quels sont les taux de cotisation et paramètres Agirc-Arrco en 2026 ?

Les cotisations se calculent sur deux tranches de salaire, définies par rapport au plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) de 4 005 € en 2026. Voici les taux appelés et les valeurs de référence pour l'année.

Cotisation Tranche Part employeur Part salarié Total
Retraite complémentaire T1 : 0 à 4 005 €/mois 4,72 % 3,15 % 7,87 %
Retraite complémentaire T2 : 4 005 à 32 040 €/mois 12,95 % 8,64 % 21,59 %
CEG T1 : 0 à 4 005 €/mois 1,29 % 0,86 % 2,15 %
CEG T2 : 4 005 à 32 040 €/mois 1,62 % 1,08 % 2,70 %
CET T1 + T2 (si salaire > 1 PMSS) 0,21 % 0,14 % 0,35 %
Paramètre 2026 Valeur
Valeur d’achat du point 20,1877 €
Valeur de service du point 1,4386 €
PMSS (plafond mensuel Sécurité sociale) 4 005 €
PASS (plafond annuel Sécurité sociale) 48 060 €
Plafond T2 (8 PMSS mensuel) 32 040 €

Ces taux intègrent un taux d'appel de 127 % : seule la part contractuelle (100 %) génère des points, les 27 % restants financent l'équilibre du régime sans créer de droits.

La retraite complémentaire constitue un pilier essentiel de votre protection sociale si vous travaillez dans le secteur des télécommunications. Elle complète votre pension de base grâce au régime unifié Agirc-Arrco. Ce sujet concerne environ 1 370 entreprises relevant des télécommunications filaires (NAF 6110Z), sans fil (NAF 6120Z), des autres activités de télécommunication (NAF 6190Z) et des centres d'appels (NAF 8220Z).

Qu'est-ce que la retraite complémentaire obligatoire Agirc-Arrco ?

La retraite complémentaire est un régime obligatoire par répartition qui s'ajoute à votre retraite de base versée par l'Assurance retraite (CNAV). Depuis le 1er janvier 2019, les anciens régimes Arrco (non-cadres) et Agirc (cadres) ont fusionné en un régime unique : Agirc-Arrco.

Ce régime concerne l'ensemble des salariés du secteur privé, y compris ceux relevant de la convention collective Télécommunications (IDCC 2148, brochure JO 3303). Votre affiliation est automatique et obligatoire dès l'embauche. Les cotisations de retraite complémentaire sont prélevées sur votre bulletin de paie et partagées entre employeur et salarié.Le principe repose sur un système de points : les cotisations versées chaque année sont converties en points de retraite, transformés en pension au moment de votre départ.

Bon à savoir

Depuis la fusion de 2019, il n'existe plus qu'un seul régime de retraite complémentaire pour tous les salariés du privé : Agirc-Arrco. Les points acquis sous les anciens régimes ont été convertis en points Agirc-Arrco.

Quelles sont les obligations de la convention collective Télécommunications ?

Le titre VIII, chapitre 1er de la convention collective encadre les obligations des entreprises en matière de retraite complémentaire.

Comment se répartissent les cotisations entre employeur et salarié ?

La part des cotisations financée par l'employeur ne peut être inférieure à 60 % du total. Cette répartition 60/40 s'aligne sur la clé standard Agirc-Arrco. Certaines entreprises appliquent, par accord d'entreprise, une clé plus favorable au salarié.

Concrètement, pour un salarié dont l'assiette de cotisation T1 s'élève à 42 000 € par an, la cotisation totale de retraite complémentaire de 7,87 % représente 3 305 € par an :

  • part employeur : au moins 1 983 € (60 %) ;

  • part salarié : au maximum 1 322 € (40 %).

Cette répartition s'applique de la même façon sur la tranche 2, la CEG et la CET.

Quels salariés relèvent des caisses de retraite cadres ?

Les salariés des groupes E, F et G ainsi que du groupe D bis (lorsqu'il existe par accord d'entreprise, article 6.1.2) relèvent des caisses de retraite cadres. Cette classification détermine uniquement l'organisme de retraite complémentaire compétent, pas le taux de cotisation, identique pour tous les salariés depuis la fusion de 2019.

Avant 2019, seuls les cadres bénéficiaient d'une cotisation spécifique auprès de l'Agirc. Depuis la fusion, la distinction cadre/non-cadre ne joue donc plus de rôle sur le calcul de vos points de retraite complémentaire, mais elle reste pertinente pour d'autres garanties, comme la prévoyance.

Comment suivre ses droits à la retraite complémentaire ?

Vous pouvez consulter vos droits via votre espace personnel sur le portail Agirc-Arrco (agirc-arrco.fr) et recevez des informations périodiques sur votre carrière. Ce suivi régulier permet de repérer une éventuelle erreur de déclaration de salaire par votre employeur avant votre départ. Vous pouvez également consulter votre relevé de carrière tous régimes sur info-retraite.fr.

Que financent la CEG et la CET ?

La CEG (contribution d'équilibre général) compense les charges liées aux départs avant 67 ans et finance des droits non contributifs, comme les périodes de chômage ou de maladie. La CET (contribution d'équilibre technique) s'applique uniquement aux salariés dont la rémunération dépasse le PMSS, soit 4 005 € par mois en 2026.

À noter

Dans la convention collective Télécommunications, la répartition minimale reste de 60 % employeur / 40 % salarié, conforme à la clé standard Agirc-Arrco, y compris pour la CEG et la CET.

Comment sont acquis les points de retraite complémentaire ?

Vos points s'acquièrent selon la formule : points = (assiette × taux contractuel) ÷ valeur d'achat du point. Le taux contractuel T1 est de 6,20 % (7,87 % ÷ 1,27). La valeur d'achat du point est de 20,1877 € en 2026, inchangée depuis 2025.

Exemple : pour un salaire de 3 500 € par mois (sous le PMSS), l'assiette annuelle T1 de 42 000 € génère 42 000 × 6,20 % ÷ 20,1877, soit environ 129 points par an.

Comment est calculée la pension complémentaire ?

Votre pension annuelle brute se calcule ainsi : nombre total de points × valeur de service du point. La valeur de service est de 1,4386 € depuis le 1er novembre 2024, inchangée au 1er novembre 2025.

Ce montant s'additionne à votre pension de base pour former votre retraite globale. Plus vous cumulez de points sur votre carrière, plus votre pension complémentaire est élevée, sans plafond individuel de points.

Quels sont les coefficients de minoration et de majoration ?

Qu'est-ce que le coefficient de minoration (décote) ?

Vous pouvez demander votre retraite complémentaire dès 57 ans si vous êtes né à partir de 1955. Un départ sans taux plein au régime de base entraîne un coefficient de minoration définitif, dont l'ampleur dépend du nombre de trimestres manquants ou de votre âge au moment du départ. Le calcul le plus favorable s'applique automatiquement.

  • Départ à 57 ans avec décote la plus forte, réduite progressivement chaque trimestre supplémentaire travaillé ;

  • Minoration définitive : elle s'applique à vie sur le montant de votre pension complémentaire ;

  • Calcul automatique du coefficient le plus avantageux entre les deux méthodes prévues par le régime.

Bon à savoir

Le dispositif de bonus-malus temporaire (coefficients de solidarité), instauré en 2019, a été supprimé le 1er décembre 2023 pour les nouveaux retraités et le 1er avril 2024 pour les retraités déjà concernés. Cette suppression fait suite au relèvement de l'âge légal à 64 ans, qui rendait ce mécanisme redondant. Aucune minoration temporaire ne s'applique donc plus depuis ces dates.

Comment fonctionne la surcote de la pension de base ?

Si vous continuez à travailler au-delà de l'âge légal avec le nombre de trimestres requis, vous bénéficiez d'une majoration de 1,25 % par trimestre supplémentaire sur votre pension de base. Votre retraite complémentaire continue, elle, d'accumuler des points pendant cette période. Cette double dynamique rend le report de départ souvent avantageux si votre état de santé le permet.

Qui a droit aux majorations familiales Agirc-Arrco ?

Si vous avez eu ou élevé 3 enfants ou plus, vous bénéficiez d'une majoration de 10 % sur votre pension complémentaire, plafonnée à 2 367,48 € par an en 2026. Cette majoration s'applique aux droits acquis depuis 2019, avec des règles différentes pour les points acquis avant cette date sous les anciens régimes Agirc et Arrco.

Comment demander sa retraite complémentaire ?

Vérifiez d'abord votre relevé de carrière sur info-retraite.fr ou agirc-arrco.fr :

  • vérification du relevé : contrôlez vos droits acquis avant toute démarche ;

  • délai de dépôt : effectuez votre demande environ 5 à 6 mois avant la date souhaitée, en ligne sur le portail Agirc-Arrco, une demande unique pouvant couvrir les régimes de base et complémentaire ;

  • justificatifs à fournir : pièce d'identité, notification de retraite de base, RIB ;

  • versement : la pension complémentaire est versée mensuellement.

Quels dispositifs de retraite supplémentaire prévoit la convention collective ?

Le titre VIII, chapitre 1er ouvre la possibilité de dispositifs facultatifs :

  • compte épargne-temps (CET) : utilisable pour une cessation anticipée d'activité, principal dispositif confirmé par la convention collective ;

  • plans d'épargne : plans d'épargne entreprise (PEE) et plans d'épargne retraite (PER) collectifs ou obligatoires, relevant du droit commun ou d'accords d'entreprise ;

  • régimes supplémentaires : dispositifs à cotisations définies ou à prestations définies mis en place par accord d'entreprise.

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FAQ – Retraite complémentaire dans la CCN Télécommunications (IDCC 2148)

La part employeur ne peut être inférieure à 60 % du total, la part salarié représentant 40 % au maximum. Cette répartition s'aligne sur la clé standard Agirc-Arrco applicable à l'ensemble des entreprises du privé. Certaines entreprises de la branche appliquent, par accord d'entreprise, une répartition encore plus favorable au salarié, par exemple 65/35. Cette possibilité doit être formalisée par un accord collectif d'entreprise et ne peut jamais réduire la part employeur sous le seuil conventionnel de 60 %.

Les groupes E, F et G ainsi que le groupe D bis, lorsqu'il existe par accord d'entreprise, relèvent des caisses de retraite cadres. Cette classification résulte de l'article 6.1.2 de la convention collective et ne modifie pas le taux de cotisation, identique pour tous les salariés depuis la fusion Agirc-Arrco de 2019. Elle conserve toutefois une importance pour d'autres garanties collectives, notamment la prévoyance complémentaire, souvent renforcée pour les cadres. En pratique, votre employeur vous informe de votre classification dès votre embauche ou lors d'une promotion.

La valeur d'achat du point s'élève à 20,1877 € et sa valeur de service à 1,4386 € en 2026, deux montants inchangés par rapport à 2025. Cette stabilité fait suite à une revalorisation plus marquée les années précédentes, la valeur d'achat étant passée de 18,7669 € en 2023 à 19,6321 € en 2024. Une valeur d'achat stable ou en hausse est moins favorable pour l'acquisition de nouveaux points, tandis qu'une valeur de service stable ou en hausse profite directement aux retraités déjà en paiement.

Non, votre retraite complémentaire n'est jamais versée automatiquement : vous devez déposer une demande, idéalement 5 à 6 mois avant la date de départ souhaitée. Cette demande se fait en ligne sur le portail Agirc-Arrco et peut couvrir simultanément votre retraite de base et complémentaire grâce à la demande unique de retraite. La date de départ choisie doit toujours correspondre au premier jour d'un mois. Sans démarche de votre part, aucun versement ne débute, même si vous avez atteint l'âge et les trimestres requis.

Non, ce dispositif de coefficients de solidarité temporaires a été définitivement supprimé, le 1er décembre 2023 pour les nouveaux retraités et le 1er avril 2024 pour les retraités déjà concernés à cette date. Il avait été mis en place en 2019 pour inciter les salariés à décaler leur départ d'un an après l'obtention du taux plein au régime de base. Sa suppression fait suite à la réforme des retraites de 2023, qui a porté l'âge légal à 64 ans et rendu ce mécanisme redondant. Aucune retraite complémentaire liquidée aujourd'hui ne peut donc subir cette minoration temporaire.

Oui, le titre VIII de la convention collective Télécommunications confirme principalement le compte épargne-temps (CET) comme mécanisme d'aménagement de fin de carrière, permettant de monétiser des jours de repos non pris pour financer une cessation anticipée d'activité. Les plans d'épargne entreprise (PEE) et plans d'épargne retraite (PER) relèvent, eux, du droit commun ou d'accords d'entreprise spécifiques, et ne sont pas systématiquement mis en place. Votre employeur reste libre d'aller au-delà du socle conventionnel via un accord d'entreprise plus favorable. Renseignez-vous auprès de votre service RH pour connaître les dispositifs effectivement ouverts dans votre entreprise.

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